samedi 26 décembre 2020

2020


2020 fut une année incomparable à bien des égards.

Tout d'abord, il y eut une semaine de prières programmée dans notre église du 23 février au 1er mars qui fut particulièrement bénie. Nous l'avions organisée dans le but de connaitre les directives de Dieu au sujet d'un potentiel achat de local, et il s'est avéré que le Seigneur Souverain sur toutes choses ait mis la focale sur l'unité du corps de Christ, l'humilité, la repentance et la restauration des cœurs brisés et dysfonctionnels.

Pas étonnant, vu que le 16 mars commença le premier confinement conduisant à la fermeture de l'église jusque mi-mai. Les mesures de distanciations, les protocoles sanitaires (désinfections des locaux, port du masque et gel hydroalcoolique), les réunions en zooms et les cultes en vidéo devinrent notre quotidien et un second confinement se mit en place du 30 octobre au 15 décembre. Lors du premier confinement, les parents durent se charger de la scolarisation de leurs enfants et plusieurs furent contraints de travailler à domicile (télétravail). Nous avons connu pour la première fois de notre vie les attestations de sorties avec des restrictions de 1 km à 20 km autour de notre domicile selon les périodes. Le quotidien et ses routines, les projets, la vie économique... tout fonctionna au ralentis ou fut irrémédiablement bouleversé !

Pendant les confinements, plusieurs furent atteints de la Covid 19, avec fièvres, courbatures, grosses fatigues et pertes du goût pendant plusieurs jours et seul l'un de nos frères a dû être hospitalisé en réanimation. Beaucoup connurent aussi de longues périodes de stress car les pertes de nos libertés associés à la solitude ou à la promiscuité au sein des familles furent difficiles à gérer.


Psaumes 119.105 "Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier."

Témoignages personnels à la suite de la semaine de prière :

Alors que les ténèbres s'épaississaient dans notre pays et dans le monde en général, le 03 mars 2020, je fus interpellée par un terme grec (phaneroo) signifiant : L'apport à la lumière, l'éclairage, la mise en évidence... Le Seigneur m’expliqua que le Saint Esprit était actuellement en train de faire cette œuvre dans notre église : il frappait nos regards, faisait sortir ce qui était caché pour le mettre à la lumière, il éclaircissait notre vision, pour que nos pensées soient amenées à Sa vérité sur Dieu, sur nous-mêmes, sur nos circonstances, sur notre passé, notre présent, notre avenir et aussi sur les autres... 

En mars 2020, juste avant le premier confinement, Dieu m’avait expliqué que je ne devais pas reprendre le service d’intercession là où je l’avais laissé en 2016. Il désirait me faire rentrer dans l’aire, telle une maman aigle veillant sur la couvée, pour être une pédagogue et éduquer les aiglons dans la prière, à l’écoute du grand Aigle… Et il m'avait aussi dit de ne pas regarder ce qui se passait sous les nuages, là où il y avait confusion et chaos, mais de regarder à lui et d’écouter sa voix. Il s'était présenté comme le grand Aigle qui veillait sur sa couvée, en prenait soin, la couvrait de ses ailes… Il nous demandait de proclamer la victoire qu’il avait acquise pour nous, de lui rendre grâce pour tous ses bienfaits et de poursuivre avec l’aide du Saint Esprit le tri dans nos cœurs.

Le 15 mars 2020, je perçus les ténèbres envahissant tout, autant le ciel que la terre comme une marée d'encre noire qui montait de l'abîme, mais sur laquelle les enfants de Dieu pouvaient marcher, plutôt que de s'y enfoncer. Leurs pieds reposaient sur des boules de lumière qui les faisaient flotter. Avançons donc par la foi, alors que les ténèbres s'épaississent ! 

Le 22 Mars 2020, les versets : "Arrêtez et sachez que je suis Dieu." me revinrent en mémoire.

Dans son sens étymologique hébreu, le mot "Arrêtez" semble indiquer un ralentissement plutôt qu’un arrêt complet. Et c'est ce que je vis : l'Esprit de Dieu planant à la surface du globe terrestre comme pour ralentir sa course. Et j'entendis une voix qui faisait "Chut", comme une maman qui souhaite calmer son bébé... Tout cela n'est qu'une image, mais je comprenais que Dieu s'était levé pour interpeller l'humanité et lui intimer l'ordre de se calmer, de ralentir sa course folle vers la perdition et lui demander d'écouter sa voix ; la voix du créateur et du sauveur, la voix du Père qui voulait rassembler ses enfants.

Le 14 mai 2020, alors que je priais avec une sœur en Christ, je me suis vue dans une prairie verdoyante inondée de lumière aux côtés de Jésus. J'étais une petite fille de quatre ans qui lui donnait la main et qui gambadait insouciante, totalement confiante et joyeuse. Je le suivais, sans me poser de questions. Dans la prairie, il y avait des traces, comme des coups de vent qui avaient couché les hautes herbes à divers endroits. Ces traces ressemblaient à des chemins sans issues partant dans tous les sens… mais quand Jésus et moi passions à côté, l'herbe se redressait et les traces étaient effacées, comme si elles n'avaient jamais existé.

Le 07 juillet 2020, en pleine nuit le Seigneur me rappela une citation de L. Yeomans : "L'Eternel se réjouit lorsque ses enfants enjambent le néant douloureux, sans autre appui sous leurs pieds que la parole de Dieu."

Puis il me dit : "Quand je te dis "la parole de Dieu" je ne parle pas de la bible mais de la voix du Père".

Il me replongea ensuite dans des souvenirs d'enfance jusqu'alors oubliés : j'entendis des cris et compris que c'était mon père qui était en colère contre moi. Par mégarde, j'avais cassé une bouteille et il  était très en colère. Penaude j'ai remonté l'escalier en pleurant, sans un mot. Je n'étais pas seule ; Jésus était à mes côtés pour me consoler.

A travers ce souvenir, Dieu voulait me montrer que même si mes parents et moi, nous ne le connaissions pas à cette époque, il était présent à mes côtés pour me consoler. Il me montra l'impact de la voix de mon père qui criait souvent et faisait taire et obéir toute la famille, juste en haussant la voix. Sa voix était synonyme de peur et d'autorité abusive, pas vraiment représentative de la bienveillance et de l'amour divins. Elle m'avait paralysée, mise sur la réserve, rendue obéissante, soumise, disciplinée, presque muette… D'autant plus que j'étais l'ainée et on attendait toujours de moi que je montre l'exemple et que j'aide ma mère (comme une petite mère). J'étais Sophie et je connaissais la signification de mon prénom, tant on me l'avait répété pour m'inciter à la sagesse. J'étais une enfant sage, tranquille et obéissante, appliquée, intuitive, affective et organisée. Mais aussi très introvertie et hypersensible. J'ai demandé à Dieu comment la voix de mon père avait pu avoir tant d'impact sur moi, et il m'a répondu : "A cause de ton hypersensibilité." Alors je lui ai demandé pourquoi il m'avait créée hypersensible et il m'a répondu : "Pour que tu sois sensible à ma voix." La boucle était bouclée !

Dieu se sert des circonstances douloureuses pour nous émonder et purifier notre foi. Et pour moi, le creuset avait un nom étrange: Quinolone !

Le 21  juillet 2020, j'ai "fortuitement" appris que les quinolones étaient étroitement surveillés depuis 2007 et qu'ils avaient des effets indésirables graves, durables et invalidants (pendant plusieurs mois, plusieurs années et parfois irréversibles) touchant le système musculosquelettique (tendinites, ruptures de tendon, douleurs musculaires, faiblesses musculaires, douleurs articulaires, gonflements articulaires, troubles de la marche) et le système nerveux périphérique, entraînant des troubles sensitifs et/ou moteur telles les paresthésies, ainsi que des insomnies, de la dépression, de la fatigue, des troubles de la mémoire, de la vue, de l'audition, de l'odorat et du goût !

En 2013, j'ai souffert d'une cystite pendant quatre mois et un urologue m'a prescrit deux antibiotiques de la famille des quinolones. Ils m'ont provoqué une candidose digestive, une fatigue extrême et des vertiges. Puis, j'ai commencé à souffrir d'insomnies qui n'ont fait que s'aggraver jusqu'à leur point ultime, quatre ans plus tard. Et j'ai souffert de paresthésies, c’est-à-dire d'engourdissements d'une jambe, d'un bras et d'une moitié du visage, pendant six mois. Ce n'est que 7 ans plus tard que j'ai compris qu'il y avait un rapport entre les quinolones et tous ces symptômes que les médecins prenaient à la légère, comme si j'étais une malade imaginaire. (Une IRM cérébrale n'avait rien décelé et une consultation avec un neurologue n'avait rien changé à mon état). Grâce à Dieu, le 1er mai 2014, mon mari avait prié pour moi et j'ai été instantanément et complètement été guérie des paresthésies. Mais deux mois plus tard, j'ai commencé à avoir le syndrome des jambes sans repos, aussi appelé impatiences nocturnes : c'est un trouble neurologique qui cause un besoin irrépressible de bouger les jambes. Encore une fois, les médecins, les examens et les médicaments n'y changèrent rien ! Pendant huit mois, je dus porter des bas de contention et mes nuits étaient un supplice ! Heureusement, pendant la nuit du 2 mars 2015, alors que je ne pouvais dormir à cause de mes souffrances, j'ai supplié Dieu d'intervenir en ma faveur et il m'a guérie.

Toutes ces épreuves commencées en 2013 se sont vraiment intensifier à partir du 7 novembre 2016. C'est aussi ce jour-là qu'a débuté notre duo de prière avec Fémi, durant lequel Dieu nous a révélé ce qui m'attendait et ce qu'il voulait accomplir en nous et dans notre église dans les mois et les années à venir. Il nous avait parlé à travers l'image d’une pelleteuse qui creusait la terre et d’une maison où certaines salles étaient fermées et obscures. Il nous avait expliqué qu’il allait amener à notre conscience des choses cachées (enfouies sous terre ou tapies derrière des portes closes) et il avait ajouté qu’il ferait de nous des pionnières (celles qui marchent devant et creusent un chemin) et qu’il découlerait de notre expérience des ricochets de bénédictions.

L'image de la pelleteuse, en train de creuser et de ramener en surface ce qui était enterré, et celle de la salle illuminée contenant des portes fermées et obscures, voulaient dire la même chose : elles représentaient notre vie consciente, spirituelle et pleine de lumière, mais aussi les parties inconscientes de notre vie où Jésus n’était pas encore entré. S’il nous avait révélé ces choses, s’il désirait ouvrir ces portes et creuser dans nos vies, c’était pour nous faire prendre conscience des choses cachées, et pour revisiter, avec lui et à sa lumière, ce que nous avions négligé. Dieu voulait rentrer avec nous dans ces lieux sombres, les illuminer, les ranger et les nettoyer avec notre aide. Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons le revisiter et sonder notre cœur avec l’aide du Saint Esprit pour voir les choses comme Dieu les voit et non comme nous les avions autrefois perçues. Cela peut être long et pénible d’être à nouveau confrontés à des choses douloureuses, mais si Dieu souhaite ouvrir ces portes, c’est que c’est nécessaire à notre sanctification et à notre maturité spirituelle. Si Dieu veut élargir l’espace de nos cœurs parce qu’il s’y sent à l’étroit, s’il veut prendre plus de place dans nos vies, c’est tout à son honneur et pour sa gloire, mais aussi pour notre bien.

Le 03 aout 2020, alors que mon mari prêchait sur "N'aie pas peur", le Seigneur me rappela divers moments de mon enfance où j'avais peur : peur du noir, des montres, du loup, peur d'aller seule à la cave, peur chaque fois que mes sœurs ont eu des accidents domestiques (fronts ouverts, dent cassée, morsure de chien…), et aussi quand ma sœur (2 ans ½ est tombée dans le bassin à poissons chez mes grands-parents paternels. J'étais seule avec elle (j'avais 5 ans). Plutôt que de lui porter secours, complètement affolée et pensant que ma sœur s'était noyée, j'ai alerté ma mère et ma grand-mère. Je me suis faite disputée de ne pas avoir assez bien surveillé ma sœur et de ne pas avoir essayé de la tirer de là… Elle est sortie couverte de vase, saine et sauve ! Et ce dimanche, Jésus m'a dit qu'il était près d'elle pour la secourir. Jésus m'a dit qu'il était près de nous à chaque instant, même si nous n'en étions pas conscientes et que nous ne le connaissions pas encore. 

Le 13 août 2020, dans un premier temps , je reçois la vision d'une barque dans laquelle je suis assise entre les jambes de Xavier ; nous sommes sans force (surtout moi) ; Jésus est debout à la poupe, une lanterne à la main ; la barque est presque immobile dans la nuit. Soudain Jésus enfonce son bras dans le dos de Xavier puis le mien et semble tourner un mécanisme en nous, comme pour synchroniser nos cœurs à l'unisson et avec passion avec le sien. Ensuite, je me vois debout entourée du bras de Jésus, à la poupe de la barque ; Xavier est assis à la proue, il est plein de force et d'enthousiasme, de joie. La barque avance vite et l'eau l'éclabousse.(Ces deux visions s'accomplirent en décembre 2020 grâce encore à la lumière divine !)

Nous avons aussi reçu le texte d’Ésaïe 55 et le chant extrait des versets 12 et 13. "Oui, vous sortirez avec joie, et vous serez conduits en paix ; Les montagnes et les collines éclateront d’allégresse devant vous, et tous les arbres de la campagne battront des mains. Au lieu de l’épine s’élèvera le cyprès, au lieu de la ronce croîtra le myrte ; et ce sera pour l’Eternel une gloire, un monument perpétuel, impérissable."

Le myrte est le symbole de la paix et de la joie. Le cyprès est symbole de vie et d'éternité bienheureuse. Alors que ronces et épines sont symboles de tourments, dévastation et malédiction.


Le 15 août 2020, Dieu nous a rappelé une promesse reçue le 28 octobre 2018 pour nous montrer qu'elle avait commencé à s'accomplir : J'avais vu le lit d'un fleuve à sec, et un berger y marcher avec son troupeau. (J'entendais même le roulis des pierres sous leurs pas). Une bergère marchait derrière le troupeau, fatiguée et dubitative. Le berger s'appuyait sur son bâton et avait les yeux rivés sur ce qui les attendait au bout du chemin : une oasis verdoyante pleine de cours d'eau… J'ai vu le cœur de ce berger et un scalpel divin l'ouvrir ; un fleuve de vie a jailli de son cœur et a coulé jusque dans le lit du fleuve, le remplissant à hauteur de ses chevilles. Un feu brûlait dans son cœur, une chaleur, une bienveillance, un courage et une détermination qui le motivait à aller de l'avant. Et soudain, des dizaines de personnes dévalèrent les collines (à droite et à gauche de cet oued) en courant et se joignirent au troupeau. Quand elles arrivaient dans l'oued, elles se transformaient en brebis ou en aide du berger. L'arrivée dans l'oasis vient bientôt et c'est la véritable adoration. 

D'autre part, Dieu nous a rappelé que nous demeurons en lui et lui en nous. Nous devons être comme une éponge naturelle saturée d'eau de mer, et pas seulement nous contenter d'être imprégnés d'eau au bord d'une baignoire. L'eau doit être dedans et dehors pour que l'éponge vive pleinement sa vie d'éponge de mer ! Ainsi même si nous avons la sensation d'être un misérable vase face à un océan, nous pouvons être remplis et immergés dans cet océan.

Le 28 aout 2020, alors que nous partions du gîte où nous avons passé nos vacances et traversions la forêt, j'ai demandé à Dieu de me parler en me montrant un animal illustrant le Psaume 42 et ma soif de faire de Dieu mes délices.Après un tournant, une dizaine de chevaux en liberté se sont retrouvés sur notre chemin. J'avais demandé un animal, Dieu m'en montra dix !Il ne faut pas minimiser ce que Dieu peut faire dans nos vies. Mon mari m'a rappelé que pour passer au milieu de cette horde de chevaux, il avait coupé le moteur et avancé en roues libres pour ne pas les effrayer. Pour lui, traverser cette harde illustrant la guerre, en silence et dans la paix, signifiait demeurer dans le calme et la confiance au sein des combats.

"Mentionné dans de nombreux passages de la Bible, le cheval n’y figure que sous l’angle belliqueux, il ne sert qu’à faire la guerre ! Pas un seul texte ne nous parle de chevaux de trait ou de chevaux de loisir. Le cheval est seulement mentionné comme un instrument de guerre. Le cheval représentait alors, ce qu’un char représente aujourd’hui dans l’armée. Dans tous les textes, le cheval symbolise la puissance guerrière." Paul Calzada 

A propos d'intercession, le 2 septembre 2020, le Seigneur a réitéré une leçon qui n'avait pas été acquise en 2014.  

 Le 04 septembre 2020, le Seigneur me mit à cœur le Psaumes 18.31 à 37 (PVV avec notes) pour que je le médite, le comprenne, m'en imprègne avec foi et m'en serve dans le combat spirituel !

 Cette partie du Psaume exalte le nom de Dieu, c'est à dire Dieu lui-même. Dieu est présenté comme El ou Eloha, le Dieu fort, IHVH- Adonaï : Celui qui est Maitres et Seigneurs, Elohîms Dieu puissant. (Elohîms est le pluriel de Eloha et Adonaï le pluriel d'Adon - des pluriels qui se conjugue au présent et qui parlent de la trinité divine : Dieu le Père, Jésus Christ le Fils et le Saint Esprit).Rien que cette présentation des noms de Dieu montrant sa force et sa puissance, son unité dans la trinité et sa solide stabilité tel le roc, nous pousse à la louange, à la reconnaissance et à l'adoration.On pourrait appeler cette partie du Psaume 18 : "Dieu, l'exécuteur de notre victoire" ou "Dieu agissant pour notre victoire".

Et cela confirme que nous sommes passés à une autre étape, que nous avons tourné une page… les vacances passées en Ariège avec Xavier et Fémi ont été un véritable sabbat ; mais la victoire avait été actée le soir du 15 aout. Toutes ces années de combat, nous ont démontré plus que jamais que sans Dieu, nous ne sommes que faiblesse et fragilité et que nos cœurs sont tortueux et dysfonctionnels... Mais Dieu nous a montré sa grandeur, son omniscience, son omniprésence, son immanence, son omnipotence, sa Toute-Puissance et sa transcendance à travers ses actions dans nos vies. Il nous a montré qu'il était proche de nous, personnel et intime pour se révéler à nous et se manifester en nous et à travers nous. Sa droite triomphante est sa justice, sa droiture et sa vérité !

Dieu s'est abaissé à me tendre la main pour me relever et me faire grandir en maturité spirituelle.Il nous éduque et nous instruit tel un père. Il nous relève par sa bonté et sa grâce. Il corrige nos erreurs, nous redresse parfaitement en allant jusqu'au bout du processus, c'est pourquoi nous ne pouvons pas hâter la fin de nos épreuves par nos supplications ; c'est seulement en son temps qu'une page peut se tourner, pas avant ! Toutefois avec lui et grâce à lui, nous pouvons avancer sûrement. Même si nous avons l'impression de stagner extérieurement, intérieurement, nous sommes en croissance.

Le chantier entrepris par la trinité bouleverse notre vie et la met sens dessus dessous, nous perdons tous nos repères et avons l'impression d'être délaissés à notre triste sort, mais Dieu veille et ne nous délaisse jamais. Il œuvre même comme jamais en profondeur ! Il élargit l'espace de nos cœurs pour que nous l'adorions en esprit et en vérité, il ôte les pierres de nos cœurs et en fait un autel de témoignage, il attendrit nos cœurs pour que nous accomplissions le bien avec compassion et amour envers notre prochain. Il nous donne son cœur. Et finalement, il donne de l'aisance et de la sécurité à nos pas, il nous donne de la stabilité et de l'assurance en lui. Il a ôté tant de tapis de mensonges et d'illusions que nous nous faisions sur nous-mêmes, sur lui et sur les autres. Maintenant, nous sommes debout sur le rocher des siècles, sans autre appui sous nos pieds que la parole de Dieu. Alors nos jambes ne fléchissent pas, nos chevilles ne se tordent pas et nos talons ne chancèlent pas. Il les a raffermis, il a fait de l'orthopédie pour que nous marchions droit, sans nous détourner à droite ou à gauche, pour que nous fusionnions avec ses jambes, comme une même plante, comme des frères siamois ; il nous a donné une discipline de cœur, en circoncisant notre cœur par son Esprit.Et la trace de nos pas laissées sur le chemin sont autant de témoignages pour la gloire de Dieu afin que d'autres suivent Christ. Dieu a tout préparé à l'avance pour que nous devenions des intercesseurs efficaces. Il fait venir les choses de loin.

Nous avons vu sa fidélité et ses promesses s'accomplir au fil des années. Ce qu'il avait dit s'est accompli ! Les pièces de puzzle (chacune de ses révélations) se sont rassemblées peu à peu et notre vision s'est éclaircie, élargie… En jetant un œil en arrière, nous pouvons voir tout ce qu'il a fait et comprendre ses voies, sa pédagogie, son infinie sagesse, tous les tenants et les aboutissants de ces dernières années, mais aussi tous les liens destructeurs qu'il a brisés et qui nous rattachaient à un lointain passé… Une page se tourne, mais l'histoire est sans fin !

Ce 04 septembre 2020, à la réunion de prière, mon mari nous a lu le Psaume 91.

Ce Psaume nous montre que l'enfant de Dieu n'est pas épargné des épreuves, mais qu'il est épargné de tout ce qui finalement ne contribuerait pas à son bien. La souveraineté de Dieu doit l'empêcher de craindre les difficultés, mais elle doit l'amener à les considérer comme des interpellations divines à changer de voies, à être émondé ou purifié... Ne rechignons pas contre le sécateur entre les mains de Dieu qui vient émonder notre vie, mais faisons notre part : Celui qui confesse qui est Dieu pour lui, affirme avec assurance sa foi. Et la réponse de Elohîms fait suite à l'appel filial. Toutes les bénédictions ne dépendent pas seulement de la fidélité de Dieu, nous avons notre part à faire : Demeurer en Dieu - Nous confier en lui - Nous reposer sur lui - Le chercher de tout notre être - Ne pas craindre mais croire seulement - Regarder à lui et à ses œuvres. Si nous accomplissons notre part, nous n'avons rien à craindre ; dans sa fidélité Dieu répond à nos cris et puisqu'il nous aime, il vient lui-même à notre secours, finit par nous délivrer et se glorifier dans nos vies ! Sa parole est la vérité et elle agit comme un grand bouclier nous mettant à l'abri de tous les dangers.

Alors que je prie je me sens protégée d'un épais et solide rempart. Je me sens comme dans la tour d'un château fort, devant une meurtrière (fente verticale par laquelle on peut envoyer des projectiles sur les assaillants). Je vois le paysage extérieur des hauteurs ; je bande mon arc, prête à tirer une flèche ; je suis à l'affût comme un "snipper" oreilles et regards aiguisés, prête à tirer sur l'ordre de mon Seigneur, avec sa force pour atteindre le but et remporter la victoire. Je sens qu'il est à mes côtés, il met ses mains sur les miennes et c'est sa droite triomphante qui s'associe à mes faibles bras. Il combat pour moi et je reste dans le calme et la confiance. Il ne m'envoie pas sur un champ de bataille meurtrier ; non, il me demande de rester en lui, à l'abri de "ses ailes", en lui qui est mon rempart, ma tour forte et ma sécurité. En lui, je n'ai rien à craindre et notre collaboration dans les combats n'est qu'une joyeuse communion, à travers laquelle j'apprends encore à dépendre toujours plus de lui, à écouter sa voix, à me reposer sur son omniscience et son omnipuissance. Je suis là au cœur de la trinité, dans ce palais royal, comme une enfant de quatre ans qui jouit pleinement de la présence bienveillante de son Père céleste, profitant de son amour ultime et de la meilleure des pédagogies ! Je fais de Elohîms mes délices tout en combattant, comme une enfant qui apprendrait à chasser avec le meilleur et le plus aimants des papas ! Mais mon père est plus que cela, il est le Roi des rois, le créateur de l'univers, il est Dieu au-dessus de tout. Sa seule présence remplit mon cœur de louanges et d'amour, alors je comprends David qui disait au Psaume 27.4"Je demande à l'Eternel une chose, que je désire ardemment : je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l'Eternel, pour contempler la magnificence de l'Eternel."

Dans la nuit du 21 octobre 2020, Dieu m'a de nouveau parlé à travers l'image d'un immense nid d'aigles dans lequel il m'a dit de monter. Mais plutôt que de ressembler à un aigle, je me sentais comme une caille trop fatiguée pour voler et j'en ressentais un grand découragement. Mais Dieu a pris le nid d'aigle dans sa main et l'a élevé vers le ciel, comme un ascenseur montant en haut d'un gratte-ciel. Quand l'ascension s'est terminée, près de moi, j'ai vu un aigle immense dont les ailes déployées couvraient la moitié du nid. Je savais qu'il représentait Jésus Christ. Il s'apprêtait à s'élancer dans les airs et m'a incitée à le suivre. J'ai obéi, même si mon aspect de caille épuisée ne m'inspirait pas confiance. Mon désir de voler était plus grand ! Au moment où je me suis élancée dans le vide, je suis devenue un aigle aussi grand que celui représentant Christ. Quelques secondes plus tard, il me portait sur lui et le bout de nos ailes étaient attachées ensemble. Il m'a dit : "Non plus jamais seule !" Sous-entendant : plus jamais tu ne voleras seule, quand et comme tu le souhaites.

 Puis, j'ai vu une salière géante devant mes yeux, qui me rappela aussitôt le verset de Matthieu 5.13.

"Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel perd sa saveur, avec quoi le salera-t-on? Il ne vaut plus rien qu’à être jeté dehors, et à être foulé aux pieds par les hommes. !"

Après avoir (dans les béatitudes) caractérisé ceux qui sont enfants de son royaume et leur avoir prédit d’inévitables persécutions dans un monde ennemi de Dieu, Jésus a voulu faire sentir à ses disciples tout le sérieux de leur position et la grandeur de leur vocation, afin que, loin de se laisser abattre par l’opposition, ils n’en deviennent que plus courageux et fidèles.Les disciples du Christ sont, en effet, le sel de la terre. Le sel a pour but d'éloigner la corruption et de rendre les aliments savoureux et sains. Le sens spirituel de l’image est évident car pour les rabbins, le sel symbolisait la sagesse. Par leur conduite et leurs paroles avisées, les disciples de Jésus devraient influencer la société. Ils doivent être le sel de la terre, destiné à pénétrer toute la masse de l’humanité. Mais si le sel venait à devenir insipide, rien ne pourrait lui rendre sa saveur, il deviendrait une matière inutile, bonne à être jetée.

Le monde est semblable à un morceau de viande qui est en train de pourrir. Le mal est présent partout. L’homme désobéit à Dieu. Il devient spirituellement corrompu comme une viande avariée. Nous voyons dans l'ancien testament que chaque fois que le peuple juif désobéissait à Dieu, celui-ci lui envoyait des prophètes pour l’inciter à la repentance. Les prophètes étaient comme du sel. Ceux qui tenaient compte de leur parole étaient purifiés. De la même façon, les chrétiens sont appelés à être du sel.

Le sel possède une autre caractéristique : il est très salé. Une dose minuscule de sel peut avoir de grands effets. Une petite pincée suffit pour saler une grande quantité d’eau. Le sel fait la différence, il est efficace. Les chrétiens, doivent être semblables au sel ; leur présence doit faire la différence dans le monde. Leur tâche est de modifier la saveur du monde.

Si nous perdons notre saveur, nous ne valons rien. Nous sommes de faux chrétiens. Le sel devenu fade n’est même pas utile pour le fumier. Il ne sert à rien. En Orient, le sel utilisé était impur, mélangé à des herbes et à des substances organiques ; il pouvait donc perdre toute sa salinité. Et il restait encore une grande quantité de matière du sel sans saveur qui ne servait à rien sinon, comme le dit le texte, à être jeté sur les chemins et les sentiers, comme du gravier.Il en est ainsi du chrétien sans saveur.

Le progrès est un sujet très à la mode. Tous les pays aspirent à la croissance. Mais de quel progrès ont-ils besoin ? Du progrès chrétien. Plus que de routes, d’usines ou de confort, les gens ont besoin de Dieu. Ils aspirent à la paix, à l’amour, au pardon et au salut. En d’autres termes, ils ont besoin du sel spirituel. Chaque chrétien est semblable à un grain de sel. Seuls les croyants sont aptes à apporter un véritable progrès, le progrès spirituel.

Mais pourquoi Dieu m'avait-il montrée sous la forme d'une caille ?

Les cailles sont des oiseaux migrateurs qui volent rapidement, mais à la faveur du vent. S’il change de direction, ou si les cailles sont épuisées par un vol prolongé, elles tombent. Devant se reposer au sol un jour ou deux avant de reprendre leur migration, ces volatiles deviennent des proies faciles.

Paul avait raison de dire que peu de sages, de nobles et de puissants ont été choisis pour accomplir l'œuvre de Dieu, afin que personne ne se glorifie.

Dieu choisit des gens avec des manquements et des faiblesses ; il leur confie des tâches à accomplir et les équipe d'une grâce suffisante pour qu'ils en soient capables.

Nos faiblesses sont en réalité une merveilleuse opportunité de démontrer la puissance et la capacité de Dieu. Dieu nous maintient dans l'humilité et la dépendance à lui afin que nos vies le glorifient. Oh combien en cette année nous avons pu comprendre qu'il se glorifie dans nos faiblesses !

Cette année de confinement m'a permis de reprendre l'écriture... j'ai ainsi pu faire éditer un livre de nos généalogies, un livre de fiction : "Montaine", et la compilation des 3 tomes du Royaume du Trine. J'ai aussi écrit un livre de témoignages et d'étude et commencé un autre livre de fiction : "Le secret d'Augustin".


Cette année mon CD préféré est : "Dévotion" de Noémie

Les livres que j'ai préféré lire cette année :  "Prendre plaisir en Dieu" de John Piper et "Connaître Christ" de Mark Jones.

 

Merci à mon mari pour son amour, son soutien, nos temps des prière et de méditations bibliques... merci à Fémi pour sa fidélité dans notre duo de prières et de méditations bibliques et pour son amitié partagée surtout cet été ;) Merci à Isabelle pour nos longues conversations toujours édifiantes. Merci à ma famille (enfants et petites filles) et à la bonne nouvelle annoncée par Emmanuel et Raphaëlle pour une petite fille prévue début avril 2021. Merci à Maraka et Laurent, Gisèle et Yolande pour leur générosité et à tous ceux qui nous ont aidés dans leurs services à l'église... Merci à mes monitrices des aiglons pour leur adaptabilité en ces temps de distanciations (Raphaëlle, Camille, Patricia et Coraline)... Merci à Dieu pour  sa lumière qui a brillé encore plus fort dans les ténèbres, merci pour toutes les choses révélées, pour sa Souveraineté, son amour et sa patience à notre égard.

 

 Et je conclurai par une citation de Larry Crabb extraite d'un livre lu 

pour la énième fois cette année et qui me parle toujours :

"Quand vos rêves volent en éclats, Dieu vous trace un chemin

 insoupçonné vers la joie."

"Les êtres humains sont d'une arrogance désespérante et assez fous pour croire qu'ils sont le centre du monde. Leurs sentiments de bien être personnel compte plus que tout. Ils cultivent l'égocentrisme comme une vertu leur permettant d'assurer la réussite de leur vie. Ils ne se voient pas comme d'incorrigibles arrogants, dignes des tourments éternels. Pourtant leur désir funeste de faire passer leur bien être avant la gloire de Dieu provoque sa colère. Dieu est saint et sa colère est ardente, mais ils ont réduit cette vision en parlant trop vite de la grâce et en créant une grâce à bon marché. Ils ont rejeté les normes divines dans leur croisade contre ce qu'ils appellent à tort du légalisme et ils ont réduit Dieu à un assistant, à un dieu docile."