vendredi 8 janvier 2016

Vivre par l'Esprit


Voyons ce que n'est pas le Saint Esprit à travers  le témoignage d’un pasteur africain, très connu en Afrique francophone, le pasteur Kassoum Keïta :
« Je suis né de parents fortement attachés à la religion traditionnelle en Afrique, c’est-à-dire animiste. Depuis mon enfance, j’ai été témoin de la manifestation de certaines puissances : les idoles, les sorciers, les devins, etc. À cette époque-là, lorsque je pensais au Saint-Esprit, je m’attendais à une puissance de ce genre que des paroles magiques déclencheraient… Mon problème était que je voulais faire du Saint-Esprit une puissance à ma disposition dont je pourrais déclencher les effets selon mon bon vouloir et à des fins purement égoïstes. En fait, je refusais l’enseignement de la Bible à son sujet. En effet, tel n’est pas l’enseignement biblique : la Bible nous enseigne que le Saint-Esprit est Dieu, la troisième personne de la Trinité. Il a les mêmes attributs que Dieu le Père et Dieu le Fils. Ces choses sont très importantes : c’est diminuer l’Esprit de Dieu que de vouloir le comparer à des influences, à des puissances momentanées dont les actions ne sont d’ailleurs pas bénéfiques. »

Le Saint-Esprit est Dieu, et non pas « quelque chose », une influence divine ou un nuage blanc et floconneux. Il n’est pas non plus un fantôme ou une idée.
LE SAINT-ESPRIT EST DIEU, EN TOUS POINTS ÉGAL AU PÈRE ET AU FILS ET POSSÉDANT LES MÊMES ATTRIBUTS.
Le Saint-Esprit a une intelligence infinie (I Corinthiens 2.11), une volonté (I Corinthiens 12.11) et des sentiments (Romains 15.30), attributs caractéristiques d’une personne et non ceux d’un concept indéfini.
Dieu est unique, mais il se manifeste de trois manières différentes.
Jésus-Christ a révélé le Père et le Saint-Esprit nous rend capables de connaître Jésus-Christ.
Peut-on pleinement comprendre cette dimension trinitaire de Dieu?
Cela semble difficile… Notre intelligence limitée a bien du mal à appréhender le caractère infini de Dieu; mais asseyons tout de même de l’illustrer par un ou deux exemples, certes très limités, mais significatifs.
  • L’eau ( H2O) peut se présenter sous plusieurs formes, selon les conditions de température et de pression dans laquelle elle se trouve : elle peut être liquide, solide ou gazeuse. N’en demeure-t-elle pas pour autant de même nature, de même composition chimique dans ces trois états?
  • N’est-il pas fréquent de voir un même homme être à la fois époux, père et fils? Selon la situation qu’il rencontre, cet homme ce manifestera plus précisément sous l’une ou l’autre de ses fonctions : mais ne s’agit-il pas toujours d’un seul et même être humain?
Le Saint-Esprit est évoqué pour la première fois dans la Genèse, chapitre 1, verset 2.
Son influence se fait sentir tout au long de l’histoire d’Israël dans l’Ancien Testament, et devient évidente dans la vie et le ministère terrestres de Jésus.
Mais il faudra attendre la Pentecôte pour que le Seigneur envoie son Consolateur sur tous les croyants (Jean 14.26 et 15.26) : « Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur tout être humain;[…] oui, je répandrai de mon Esprit sur mes serviteurs et mes servantes en ces jours-là. » (Actes 2.17-18)

POURQUOI LE SAINT-ESPRIT EST-IL VENU SUR LA TERRE?
Jésus a qualifié le Saint-Esprit de Consolateur, en grec, parakletos, ce qui signifie « celui qui accompagne le chrétien comme un ami. »
« Quand viendra l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. Il ne parlera pas avec sa seule autorité, mais il dira tout ce qu’il aura entendu et vous annoncera ce qui doit arriver. Il révélera ma gloire, car il recevra de ce qui est à moi et vous l’annoncera. » (Jean 16.13-14)

Voilà bien explicitée par Jésus lui-même la vocation du Saint-Esprit vis-à-vis des chrétiens :

1.       Le Saint-Esprit est venu rendre gloire à Jésus.
L’un des buts essentiels du Saint-Esprit est de faire reconnaître Jésus comme Fils de Dieu : c’est la gloire du Seigneur qu’il veut manifester, non celle du chrétien ni même la sienne propre! En fait, le Saint-Esprit est le plus souvent très discret à son propre sujet.

2.       Le Saint-Esprit a pour mission de conduire les chrétiens dans toute la vérité.
C’est sous son inspiration qu’a été écrite la Bible et c’est par lui que cette Parole possède une autorité divine. C’est par lui, l’Esprit de vérité, que nous pouvons aujourd’hui encore comprendre les réalités que cette Parole nous révèle. Ne vous est-il jamais arrivé de relire un passage biblique en ayant l’impression de le découvrir pour la première fois et de le comprendre d’une façon toute nouvelle, alors que vous l’aviez déjà vu ou entendu des dizaines de fois? Ceci atteste que la Bible est la Parole de Dieu : elle est rendue vivante par l’action du Saint-Esprit qui nous en dévoile les richesses au fur et à mesure de nos besoins. Seule une personne dirigée par l’Esprit de Dieu peut en saisir le contenu et la profondeur (I Corinthiens 2.10).

3.       Le Saint-Esprit nous donne la puissance de rendre témoignage à Jésus-Christ.
Le Saint-Esprit est encore venu accomplir une mission dont Jésus nous donne la définition dans le livre des Actes : « Vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins, vous parlerez de moi à Jérusalem, dans toute la région de la Judée et de la Samarie, et jusqu’au bout du monde. » (Actes 1.8)
Comment pourrions-nous, en effet, rendre un témoignage efficace et fructueux du Christ ressuscité, sans l’action du Saint-Esprit venu pour rendre gloire à Jésus et conduire les hommes dans la vérité? Nos interlocuteurs pourraient-ils jamais parvenir à cette connaissance si l’Esprit de Dieu ne la leur donne par son action?

QUE SIGNIFIE « ÊTRE REMPLI DU SAINT-ESPRIT »?
Être rempli du Saint-Esprit, c’est être rempli de Jésus-Christ.
Le chrétien rempli du Saint-Esprit ne voit plus en Jésus celui qui l’aide à faire une œuvre chrétienne, mais plutôt celui qui accomplit cette œuvre par lui.
En fait, le Christ ne veut pas que nous travaillions pour lui, mais plutôt que nous le laissions agir en nous. Voilà la glorieuse expérience que connaissait l’apôtre Paul quand il disait : « J’ai été mis à mort avec le Christ sur la croix, en sorte que ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi. » (Galates 2.20)
Être rempli du Saint-Esprit, c’est laisser Jésus-Christ habiter notre corps, penser par notre intelligence, aimer par notre cœur, parler par nos lèvres; c’est soumettre notre volonté à la sienne, ainsi que notre personnalité, nos dons, nos intérêts.
«Frères, puisque Dieu a ainsi manifesté sa bonté pour nous, je vous demande de vous offrir vous-mêmes comme un sacrifice vivant, réservé à Dieu et qui lui est agréable. C’est là le véritable culte que vous lui devez. Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer par un changement complet de votre intelligence. Vous pourrez alors comprendre ce que Dieu veut : ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait. » (Romains 12.1-2)
Une telle attitude est-elle une démission de notre part?
Non, la vie chrétienne a des normes si élevées que seul Jésus peut les atteindre.
En lui laissant une pleine liberté en nous, nous pourrons vivre et expérimenter au quotidien cette vie surnaturelle qu’est la vie chrétienne.
Osons prendre Jésus au mot : ses promesses se réaliseront, promesses d’une vie de plénitude, promesses d’amour, de joie et de paix. N’est-il pas merveilleux de pouvoir vivre une telle relation de confiance et d’amour avec Jésus-Christ?
Jésus dit : « Je vous aime comme le Père m’aime. Demeurez dans mon amour. »(Jean 15.9)
« La vie humaine qui est la mienne maintenant, je la vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et a donné sa vie pour moi. » (Galates 2.20)

PORTER DU FRUIT
Jésus nous dit : « Venez avec moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. » (Marc 1.17)
« Demeurez unis à moi, comme je suis uni à vous. Un sarment ne peut porter de fruit tout seul, sans être uni à la vigne : de même, vous ne pouvez pas porter du fruit si vous ne demeurez pas unis à moi. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure uni à moi, et à qui je suis uni, porte beaucoup de fruit, car vous ne pouvez rien faire sans moi… Voici comment apparaît la gloire de mon Père : quand vous portez beaucoup de fruit et que vous vous montrez ainsi mes disciples. Moi, je vous ai choisis, je vous ai chargés d’aller, de porter du fruit et du fruit durable. » (Jean 15.4,5,8,16)

C’est en portant du fruit que nous glorifions Dieu.
Ce n’est pas en vivant une vie vertueuse, conforme à la morale, en étant actifs dans notre communauté, en disant nos prières et en lisant régulièrement notre Bible que nous prouvons notre identité de chrétien.
Selon Jésus, nous prouvons que nous sommes ses disciples en portant beaucoup de fruit, c’est-à-dire en aidant d’autres personnes à rencontrer Jésus-Christ.
Tout chrétien rempli du Saint-Esprit est équipé par Dieu pour être fécond pour lui.
Dès le moment où nous devenons chrétiens, nous pouvons vivre dans la puissance du Saint-Esprit et porter du fruit en aidant des personnes à confier leur vie à Jésus-Christ, même si nous nous en sentons incapables.
Pas plus que le sarment ne peut produire de fruit en dehors de la vigne, nous ne pouvons produire de fruit en dehors de Jésus-Christ.
C’est grâce à la sève vivifiante montant des racines et circulant jusqu’au sarment que se forme le fruit : il en va de même pour le chrétien : hors du Saint-Esprit agissant à travers le pied de vigne (Jésus-Christ) et débordant jusque dans les sarments (les chrétiens), il est impossible de produire du fruit pour Dieu (de nouveaux chrétiens).
Personne ne pourra jamais se vanter d’avoir converti quelqu’un à Jésus-Christ, car seul le Saint-Esprit peut le faire.
Nous ne sommes que des instruments au moyen desquels le Saint-Esprit pourra agir dans la vie d’autres personnes.
Plus nous serons disponibles, plus son action sera efficace.
Dieu honorera notre obéissance et notre foi, mais le mérite du résultat accompli revient au Saint-Esprit, car c’est lui et lui seul qui aura agi à travers nous.

Agape France

La plénitude du Saint Esprit



Il y a bien longtemps, un homme voulut quitter l’Europe pour émigrer en Amérique du Nord, le Nouveau Monde d’alors, espérant y trouver une vie meilleure.
Il économisa longtemps et avec beaucoup de difficultés l’argent nécessaire au voyage.
Mais quelle joie et quelle espérance, le jour où il put enfin monter à bord du navire!
Son baluchon était mince : quelques vêtements, un paquet de biscuits et un morceau de fromage, ce qui semble bien peu pour un si long voyage.
Au début, son fromage et ses biscuits lui parurent excellents…
Mais deux semaines plus tard, malgré un rationnement sévère, il ne lui restait qu’un seul biscuit et un petit bout de fromage… guère appétissant. Il commença à avoir faim.

Devant ses yeux écarquillés, il voyait passer des serveurs, chaque heure de repas, les bras chargés de victuailles délicieuses.
Lui, pendant ce temps, ne pouvait grignoter que ses dernières miettes de biscuits…
Alors un jour, n’y tenant plus, il se jeta, suppliant, aux pieds d’un serveur et lui dit : « S’il vous plaît, j’ai faim, j’ai si faim, je suis prêt à faire n’importe quels travaux à bord pourvu que vous me donniez à manger! S’il vous plaît! Je n’en peux plus! »
Le serveur resta interloqué… S’étant ressaisi, il lui demanda alors : « Monsieur, vous avez bien payé votre billet, n’est-ce pas? Ne saviez-vous donc pas que le prix des repas était inclus dans le prix du billet? »

********
Jésus a dit : « Moi, je suis venu pour que les hommes aient la vie et l’aient en abondance. »
Et pourtant, à quoi ressemblent nos vies chrétiennes?
Ne vous apparaissent-elles pas plus souvent aussi pénibles que la vie de ce pauvre voyageur mourant de faim sur ce navire à deux pas d’une nourriture à laquelle il avait droit?
Où est cette abondance de vie dont parle Jésus — la joie, la paix du cœur, un témoignage qui porte du fruit?
Tout cela semble bien utopique, impossible à vivre au quotidien ou alors réservé à quelques privilégiés.
Aux prises avec cette incapacité de vivre selon les promesses du Seigneur, nous réagissons alors selon nos tempéraments respectifs en tombant dans l’un ou l’autre des sentiments suivants :

La lassitude et la frustration : « Il doit certainement y avoir quelque chose de plus dans la vie chrétienne, mais je ne l’ai pas trouvé », pensons-nous.

La culpabilité : « Si je n’y arrive pas, cela doit être de ma faute. Il doit y avoir quelque chose dans ma vie qui n’est pas résolu. »
Le légalisme : « Ma vie chrétienne n’est pas si mauvaise puisque je me conforme avec application à la plupart des règles morales commandées par le Seigneur. Que pourrais-je faire de plus? »

Comment résoudre ces tensions?
Est-il réellement possible de vivre la plénitude promise par Jésus-Christ?
Ouvrons nos Bibles au livre des Actes et examinons quelle était la qualité de vie des premiers chrétiens. Étaient-ils des gens extraordinaires? Non, assurément!
Mais après avoir placé leur foi, leur confiance, en Jésus-Christ, leurs vies sont devenues extraordinaires. Pour nous, la vie chrétienne est souvent limitée à l’accomplissement d’un devoir religieux; pour eux, c’était une réalité de la vie quotidienne.
Nous sommes tentés de réduire la foi chrétienne à un code, au mieux à une règle de vie morale : pour ces hommes, la nouvelle qualité de vie qu’ils expérimentaient était si profonde qu’ils n’hésitaient pas à dire, pour la qualifier, que c’était le « Christ lui-même qui vivait en eux. »(Voir Galates 2.20.)


D’où vient cette différence?


Les chrétiens du premier siècle, remplis du Saint-Esprit et de l’amour du Christ, ont ébranlé le monde entier. Le Saint-Esprit agissait puissamment en eux.
Avant son ascension, Jésus-Christ donna à ses disciples l’ordre missionnaire d’aller apporter cette Bonne Nouvelle à toutes les nations (Marc 16.15). 
Il leur dit encore « Ne vous éloignez pas de Jérusalem, mais attendez ce que le Père a promis, le don que je vous ai annoncé.
Car Jean a baptisé avec de l’eau, mais dans peu de jours, vous serez baptisés avec le Saint-Esprit…
Vous recevrez une force quand le Saint-Esprit descendra sur vous.
Vous serez alors mes témoins, vous parlerez de moi à Jérusalem, dans toute la région de la Judée et de la Samarie, et jusqu’au bout du monde.» (Actes 1.4-5,8)
Jésus-Christ avait donné aux disciples la mission d’aller par tout le monde annoncer l’Évangile, mais il avait ajouté : « Restez dans la ville jusqu’à ce que la puissance d’en haut descende sur vous. » (Luc 24.49)
Il ne suffisait pas qu’ils aient vécus avec Jésus pendant trois ans et plus.
Il ne suffisait pas qu’ils l’aient entendu enseigner comme aucun autre ne l’a jamais fait.
Il ne suffisait pas qu’ils l’aient vu rendre la vue aux aveugles, guérir les malades et ressusciter les morts, ni qu’il leur eût démontré qu’il était vraiment le Messie, celui que Dieu avait promis.
Jésus voulait qu’ils attendent d’être remplis de la puissance du Saint-Esprit.
Avant le jour de la Pentecôte où le Saint-Esprit est descendu sur les premiers chrétiens, nous avons pu observer à loisir les conséquences d’une vie chrétienne vécue sans l’Esprit de Dieu : trahison de l’un de ses disciples, abandon et fuite de tous les autres lors de l’arrestation de Jésus et de sa condamnation.
Pourtant, à la Pentecôte, quelque chose change dans la vie de ces hommes : Pierre prend courageusement la parole parmi les Juifs pour annoncer avec puissance la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ.
Son message est si bien reçu que durant ce seul jour, trois mille personnes se tournent vers Jésus-Christ et lui confient leurs vies (Actes 2.41)!
Que s’est-il donc passé?
Ce jour-là, Pierre a fait l’expérience que ce ne sont pas notre sagesse, notre éloquence, notre esprit logique, notre personnalité ou même notre don de persuasion qui amènent des hommes à Jésus-Christ.
C’est Jésus-Christ lui-même, le Fils de l’homme, qui vient chercher et sauver ceux qui sont perdus
 (Luc 19.10).

« Je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais. Il en fera même de plus grandes, parce que je vais auprès du Père. Et je ferai tout ce que vous demanderez en mon nom. » (Jean 14.12-13)

Cette même puissance, la puissance du Christ vivant et ressuscité qui demeure dans le cœur des chrétiens et se révèle à eux par le Saint-Esprit, est tout aussi disponible et efficace pour les chrétiens d’aujourd’hui qu’elle l’était pour les chrétiens du premier siècle.
Dieu ne change pas : il demeure à jamais le même.
C’est pourquoi nous pouvons, nous aussi, expérimenter dès aujourd’hui cette vie de plénitude.
Ce n’est pas une utopie, mais une réalité.
Cette découverte d’une vie remplie du Saint-Esprit est, sans aucun doute, le message le plus important à transmettre et à répandre parmi tous les chrétiens qui nous entourent : des vies en seront métamorphosées, rendues victorieuses, fertiles pour notre Dieu.
Le monde sécularisé qui nous entoure s’ouvrira de nouveau aux questions spirituelles.
Cette vie abondante promise par Jésus-Christ n’est pas un « plus », un « superflu » à s’offrir ou non, mais un devoir en tant que chrétien : elle fait partie de notre héritage!

Agape France

L'épiphanie

 

Qu'on préfère la galette à la frangipane ou la couronne briochée aux fruits confits, janvier est le mois de la galette des rois. 
Mais quels symboles se cachent derrière?
 D'où vient cette tradition?

En réalité cette fête n'a rien à voir avec l'histoire des mages venus célébrer le Christ dans la crèche.
L'origine remonte à l'époque romaine avec les Saturnales pendant lesquelles un roi fantoche était élu et donnait des gages.
Durant ces fêtes, au moment du solstice d'hiver, maîtres et esclaves étaient sur un pied d'égalité et tout le monde mangeait à la même table.
L'expression 'tirer un roi' était commun dès le Moyen-Age, le 5 janvier.
La fève fait partie des symboles du solstice d'hiver.
C'est le premier légume qui pousse au printemps.
Surtout, ce légume, comme l’œuf, contient un embryon.
La fève est très importante, notamment chez les Grecs car elles contenaient l'âme des morts selon les pytahgoriciens et les Romains. Ces derniers jetaient des fèves dans le dos les 9, 11 et 13 mai pour chasser les ombres des morts.
On ne sait pas comment on en est arrivés au gâteau.
Mais la coutume du partage est ancienne.
La pâtisserie change en fonction de la région et du pays.
Ainsi au Danemark, une amande est cachée dans du riz bouilli.
En France, chaque région à son gâteau: 'gâteau des rois' en Provence, en Aquitaine et en Languedoc, 'pogne', dans le Dauphiné, 'garfou' en Gascogne et Béarn, 'galette des rois' en Ile-de-France...
Certains sont fourrés à la frangipane, mais d'autres sont briochés, à la fleur d'oranger, aux fruits secs... 

Luthériens, calvinistes et certains catholiques se sont opposés à cette coutume païenne.
Pourtant, jusque dans les années 1960, l’épiphanie était un jour férié qui tombait le 6 janvier.
Le partage du gâteau était souvent célébré le 5 au soir.
C'est Vatican II (1962-1965) qui a décidé que l’épiphanie serait célébrée le premier dimanche suivant le 1er janvier. De nombreux pays cependant ont conservé la date originelle du 6 janvier.
En fait, c'est le partage du gâteau qui est traditionnel, et il se fait maintenant plusieurs fois dans le mois.



Susan's log - day 6 - Prier pour se nourrir


Qu'est-ce que la manne?
Les israélites cheminaient dans le désert, lorsqu'un matin ils constatèrent qu'une couche de brume entourait leur camp.
Lorsque cette brume  fut dissipée, ils découvrirent quelque chose comme une poudre, de fines écailles blanches ou du givre qui recouvraient le sol.
"Qu'est ce que c'est ?" se demandèrent-ils les uns les autres, car ils n'avaient jamais vu cela.
Moïse leur expliqua que c'était le pain descendu du ciel, la nourriture que Dieu leur envoyait providentiellement.

Et vous connaissez-vous la nourriture céleste ?
Peut-être en avez-vous déjà entendu parler comme Moïse?
Peut-être en avez-vous déjà vu comme les israélites ce jour là, mais l'avez-vous goûtée?

Jean 6.31-35 "Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit: Il  leur donna le pain du ciel à manger. Jésus leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, Moïse ne vous a  pas donné le pain du ciel, mais mon Père vous donne le vrai pain du ciel ; car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et qui donne la vie  au monde. Ils lui dirent: Seigneur, donne-nous toujours ce pain. Jésus leur dit: Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura  jamais faim, et celui qui croit en moi n’aura jamais soif."

Si les israélites ont mangé cette nourriture providentielle pendant quarante ans dans le désert, Jésus précise qu'ils n'avaient jamais goûté le véritable pain descendu du ciel.
Et cette véritable nourriture céleste capable de rassasier la vie spirituelle et non le corps, Jésus révèle à ses disciples, que c'est lui-même.
Jésus utilise cette parabole de la manne pour expliquer qu'au delà de la nourriture quotidienne essentielle à notre santé et à notre vie physique, il existe aussi une nourriture céleste et divine essentielle à notre santé et à notre vie spirituelle.
Jésus étant la Parole vivante, nous devons "manger" cette parole quotidiennement pour vivre et avoir des forces chaque jour.

De la part de Dieu, Moïse recommanda aux israélites de récolter un omer (2 litres) de manne par personne chaque matin.

Exode 16.16-20 "Voici ce que l’Eternel a ordonné: Que chacun de vous en ramasse ce qu’il  faut pour sa nourriture, un omer par tête, suivant le nombre de vos  personnes; chacun en prendra pour ceux qui sont dans sa tente. Les Israélites firent ainsi; et ils en ramassèrent les uns plus, les  autres moins. On mesurait ensuite avec l’omer; celui qui avait ramassé plus n’avait rien de trop, et celui qui avait ramassé moins n’en manquait pas. Chacun  ramassait ce qu’il fallait pour sa nourriture. Moïse leur dit: Que personne n’en laisse jusqu’au matin. Ils n’écoutèrent pas Moïse, et il y eut des gens qui en laissèrent jusqu’au  matin; mais il s’y mit des vers, et cela devint infect." 

Cette nourriture était vraiment providentielle, non seulement parce qu'elle tombait du ciel chaque matin, mais aussi parce qu'elle suffisait à chacun (gros ou petit appétits) et elle était bonne ! Elle avait le goût de miel.
Ce n'était pas à Moïse ou aux sacrificateurs de ramasser cette manne pour tout le peuple, mais chaque responsable de sa tente devait aller chercher la nourriture pour sa famille.

Cela illustre le caractère personnel et la responsabilité de chaque famille d'aller chercher la nourriture céleste pour sa maison au quotidien.
On ne doit pas seulement attendre le sermon du pasteur pour recevoir sa nourriture spirituelle...
Celle-ci doit être quotidienne et personnelle.
On ne peut bénéficier de la nourriture du voisin, parce que le voisin n'a pas forcément les mêmes besoins que nous.
On ne peut bénéficier de la manne de la veille, parce qu'elle se corrompt et doit être renouvelée chaque 24h.

Lamentations de Jérémie 3.22-23 "Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont  pas à leur terme ; Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande!"

Dieu a une parole pour chacun de ses enfants, chaque jour.
Il en a un omer plein pour chacun, qu'il ait un petit ou un gros appétit, qu'il soit un bébé spirituel ou un adulte en pleine maturité.
Celui qui mange le pain descendu du ciel sera rassasié quelque soient ses besoins journaliers.
Qu'il ait besoin d'être encouragé, fortifié, consolé, réprimandé, recadré, édifié... peu importe...
Dieu sait exactement et même mieux que nous, ce dont nous avons beoin aujourd'hui.
Il suffit juste de sortir de notre tente et d'aller chercher notre manne du matin.

Dieu ne vous l'apportera pas sous votre tente ; il faut quand même faire l'effort d'aller la chercher : c'est à dire de vous connecter à Dieu dans votre lieu secret et de l'écouter vous parler, jusqu'à ce que votre boisseau soit rempli, jusqu'à ce que vous ayez reçu votre ration quotidienne ; celle qui vous suffira et vous rassasiera jusqu'au lendemain.

Êtes-vous allé chercher votre manne ce matin ?

Une petite citation de Dwight L. Moody pour vous mettre en appétit :
"Un homme ne peut pas prendre une provision de grâce pour l'avenir comme il ne peut manger suffisamment aujourd'hui pour lui permettre de tenir pour les six prochains mois. Il ne peut pas respirer suffisamment d'air dans ses poumons en une inspiration pour pouvoir vivre pendant toute une semaine. Nous sommes autorisés à puiser dans le magasin de la grâce de Dieu au jour le jour comme nous en avons besoin."

Sophie Lavie

jeudi 7 janvier 2016

Susan's log - day 5 - Prier revêtus de Christ


Revêtez Christ

Éphésiens 6.13-18 (version littérale)
 "Prenez l'armure de Dieu pour vous en servir, afin d'être capable, fort et puissant pour résister dans les jours d'adversité et de vous tenir fermement debout ayant été parfaitement et totalement formé, préparé. Par conséquent tenez vous prêts, fermement debout sans déroger ni hésiter, ayant attaché à vos reins la vérité, ayant revêtu la cuirasse (consistant en deux parties et protégeant le corps des deux côtés du cou jusqu'au ventre) de la justice divine, ayant lacé à vos pieds la préparation et la disponibilité de la bonne nouvelle de paix, ayant pris par dessus tout cela le grand bouclier oblong de la foi avec lequel vous serez capables d'éteindre toutes les flèches enflammées du Malin, ayant pris aussi le casque du salut et de la délivrance, assurant votre sûreté et votre sécurité et l'épée de l'Esprit qui est la Parole dite (rhéma) de Dieu. Priez en tous temps par l'Esprit..."

L'armure décrite ici est en réalité Christ que nous avons revêtu.

Romains 13.12 et 14 "La nuit est avancée, le jour approche. Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. (...) revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la  chair pour en satisfaire les convoitises."

Revêtus de Christ, nous sortons du domaine de la chair, où nous sommes vulnérables aux attaques et nous nous plaçons dans la sphère d'influence du Christ où le Malin ne peut nous atteindre.
Satan n'a rien en Christ.

1 Jean 5.18-20 "Celui qui  est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas. Nous savons que nous sommes de Dieu, et que le monde entier est sous la  puissance du malin. Nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu, et qu’il nous a donné  l’intelligence pour connaître le Véritable; et nous sommes dans le  Véritable, en son Fils Jésus-Christ." 

Tant que nous demeurons en Christ et lui en nous, nous sommes revêtus de cette armure complète.
Jésus a dit : "Je suis la vérité" dans Jean 14.6 ; c'est donc lui qui affermit nos reins et nous donne la force de résister et de nous opposer à l'ennemi, le roi du mensonge!
Le seul moyen de perdre notre ceinture et de surcroit nos forces, serait de croire en ses mensonges ou de mentir nous-même.

Romains 8.30  "Ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés..."
Par sa grâce, par son sang, Christ nous a justifiés, c'est à dire rendus justes.
par conséquent, lorsque Satan nous décoche une flèche accusatrice, nous pouvons répondre : "Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il  est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou  l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? (...) nous sommes plus que vainqueurs par celui  qui nous a aimés." Romains 8.33-37

 Le seul moyen d'avoir des brèches dans notre cuirasse et d'être touché  serait de commettre des iniquités et de ne pas nous en repentir. Mais si vous prenez conscience de vous être conduit injustement, regrettez-le, confessez-le et délaissez votre péché!
1 Jean 1.9  "Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité."

Jésus Christ est aussi la Parole personnifiée (le logos). L'épée est le rhéma, c'est à dire la Parole proclamée.
Il est important de connaitre et de proclamer les promesses de Dieu, tout comme Jésus l'a fait lorsqu'il fut tenté au désert.
Le Saint Esprit est en vous pour vous rappeler ces paroles. (Jean 14.26)
C'est une épée puissante contre l'ennemi ; une arme qui le fait fuir.
Jacques 4.7  "Placez-vous donc volontairement sous les ordres de Dieu pour coopérer avec lui ; résistez  à l'accusateur (le diable), et il fuira loin de vous."

Oui Jésus Christ est tout pour nous, il est notre salut, notre bonne nouvelle, le chemin, la vérité, la vie, il est la parole faite chair, il a tout accompli pour nous !

Éphésiens 1.7-23 "Que le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la  gloire de son héritage qu’il réserve aux saints,  et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance,  se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force. Il l’a déployée en Christ, en le ressuscitant des morts, et en le faisant  asseoir à sa droite dans les lieux célestes,  au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de  toute dignité, et de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le  siècle présent, mais encore dans le siècle à venir. Il a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise,  qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous."

Sophie Lavie


Le casque
La cuirasse
La ceinture
Les sandales 
Le bouclier
L'épée


Susan's log - Day 4 - Prier pour prendre courage


Trouver le courage dans l'intercession

La première fois que l'on trouve le mot "courage" dans la bible, c'est lorsque Moïse envoya ses espions en Canaan. Il leur dit : "Ayez bon courage, et prenez des fruits du pays!"
L'expression "Ayez bon courage" en hébreu "chazaq" signifie : Fortifiez-vous, prévalez sur les circonstances, soyez fermes et résolus, montrez vous vigoureux et forts.
Quelques soient ceux qui vous entourent, quelque soit le terrain sur lequel vous marchez "Ayez bon courage".
Et comment cela pouvait-il prendre place ?
Parce qu'ils montèrent sur la montagne ; en montant sur la montagne ils avaient une vision globale de leurs circonstances.
Marcher par la foi ce n'est pas faire abstraction de ses circonstances, vivre dans le déni ou être inconscient, mais c'est mettre sa confiance dans le Dieu qui est au dessus de ces circonstances, c'est mettre sa confiance et obéir à sa parole malgré l'opposition. 

C'est voir Dieu au milieu des géants et derrière les forteresses et savoir qu'il prévaut sur nous.
Monter sur la montagne nous donne du recul et nous accorde une vision plus céleste que terrestre de nos circonstances.
Monter sur la montagne, c'est aussi s'asseoir en Christ, dans les lieux célestes, pour recevoir ses instructions et ses encouragements, avant de redescendre dans la vallée des combats.
La vie spirituelle devrait être faite de montées et de descentes, pas au niveau de notre moral ni de notre spiritualité, mais au niveau des temps de prière sur les hauteurs et des temps de combats dans les vallées.
Ce sont les deux qui nous permettent de remporter des victoires et d'entrer dans notre Canaan.
Deux espions l'avaient compris : Josué et Caleb. Les huit autres ont conservé une "mentalité des vallées" au lieu de conserver une "attitude des hauteurs" et ils sont morts dans le désert...
Prenons exemple sur Josué et Caleb : Ayons bon courage en nous appuyant sur les paroles de notre Dieu et sur sa force toute puissante!


Sophie Lavie

Susan's day 3 - Prier au lieu de trop parler



Un temps pour parler et un temps pour se taire 

Ecclésiaste 3.1 et 7 "Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux (...) un temps pour se taire et un temps pour parler."

Le problème vient de ce que l'on ne sait pas toujours quand c'est le moment de parler et quand c'est le moment de se taire.
Certes Dieu nous a donné une bouche pour parler, mais il nous a aussi donné deux oreilles pour écouter et une intelligence pour discerner les moments les plus propices pour le faire avec sagesse, amour et fermeté.

Certes il est écrit dans 2 Timothée 4.2  "Proclame la parole, sois prêt à intervenir que l'occasion soit favorable ou non, réfute et réprimande sévèrement, console, encourage et fortifie avec toute patience, persévérance et longanimité mais en instruisant."

Mais Jésus recommande aussi dans Matthieu 7.6  "Ne donnez pas les choses saintes aux chiens (hommes à l'esprit impur et effronté), et ne jetez pas vos perles (mots de grande valeur) devant les pourceaux, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds ( repoussent, traitent avec négligence et d'une manière insultante), ne se retournent et ne vous déchirent."

Quand vous exhortez  ou conseillez une personne et qu'elle ne veut pas écouter et s'entête dans sa mauvaise voie, il vaut parfois mieux se taire et intercéder pour elle que d'engendrer une querelle.
Intercéder vous permet de rester en paix et de laisser Dieu combattre pour vous.

Dans la bible, la reine Esther a prié, jeûné et cherché le temps de Dieu avant d'aborder le roi pour une question de la plus haute importance.
L'enjeu était de taille et elle en était consciente.
Elle n'est pas arrivée en courant et en hurlant.
Elle ne s'est pas laissée emportée par ses émotions (crainte, colère...), elle n'a pas usé de stratagèmes humains (pétition, grève, débat...), elle a plutôt commencé par intercéder puis elle a abordé son mari, le roi, avec les paroles que Dieu avait mis sur son cœur.

De son côté, Dieu a aussi disposé le cœur du roi et posé les jalons de la bénédiction qu'il souhaitait accordé à ses enfants.
Le Seigneur nous donnera toujours le timing,  les mots et l'attitude qu'il faut si nous lui demandons.

Proverbes 29.11 dit que l'insensé exprime toute sa passion et laisse libre cours à ses sentiments, alors que le sage les contient.

Plutôt que d'entrer dans des polémiques sans fin, il vaut mieux confier les personnes entêtées entre les mains de Dieu qui dispose les cœurs par divers moyens.
Certes vous devez communiquer la vérité mais une fois que la personne l'a entendue, vous ne pouvez pas la contraindre à la croire et à l'accepter.
Seul le Saint Esprit convainc de péché, de justice et de jugement (Jean 16.8) et Philippiens 2.13  dit que c’est Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon  plaisir.

Nos paroles peuvent engendrer des querelles et mettre les autres en position de défensive parce qu'ils ressentent une pression de notre part (même si notre intention était bonne).
Il vaut mieux prier et laisser Dieu intervenir.
Quand c'est Lui qui met la pression, que peuvent dire les hommes ?
Même s'ils pestent et lèvent le poing contre Lui, que peuvent-ils lui faire ?

Ce n'est pas la quantité de mots que nous prononçons qui fait la différence, mais la puissance de Dieu qui les accompagne.
Une fois que vous aurez prié et entendu ce que Dieu veut accomplir avec ou sans vous, vous serez surpris de voir l'impact de votre prière sur la personne pour laquelle vous avez prié.
Intercédez et laissez donc Dieu agir!
S'il vous demande de parler, parlez quand et comme il le souhaite.
S'il vous demande d'agir, agissez quand et comme il le souhaite.

Sophie Lavie

Susan's log - day 2 - Prier avec puissance



La puissance de l'intercession

En méditant sur l'intercession, j'ai compris que les visions que le Seigneur me donnait étaient comme des cibles que je devais viser dans la prière. 
Fin novembre 2014 lors d'une réunion d'intercession à l'église, j'ai reçu une forte onction ainsi qu'une vision de la part de Dieu dans laquelle je me voyais assise sur l'océan, contemplant Jésus qui intercédait. 
Bouleversée je me suis mise à sangloter, paralysée, comme si j'étais compressée par un puissant étau d'amour divin. 
Sous mes yeux ébahis, j'ai alors vu mon épaule et mon bras droit se désatomiser et se mêler à des particules du bras tout puissant de Jésus. 
Pouvant à peine respirer, je finis par le supplier  de relâcher son étreinte en secouant mon bras ankylosé. Que s'était-il passé ? 
Que signifiait cette expérience hors du commun ? 
Jésus n'avait même pas relevé la tête de ses genoux repliés et intercédait toujours. 
En le regardant avec insistance, je compris soudain qu'il  m'avait accordé sa force pour bander l'arc qu'il m'avait confié, car sans sa force comment aurais-je pu atteindre les cibles qu'il me montrait?


Jacques 5/16-18: "La prière puissamment agissante (energeo) du juste a une grande force. Elie était un homme qui avait les mêmes souffrances que nous, il pria avec instance pour qu'il ne pleuve pas et il ne tomba pas de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois. Puis il pria de nouveau; alors le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit." 
Le terme grec utilisé pour "agissante" est "energeo" et il décrit la puissance de Dieu libérée, active et agissante.

Dans le nouveau testament 2 mots grecs décrivent la puissance de Dieu:

Energeia dont on a tiré le mot énergie, qui décrit la puissance de Dieu libérée et active.

Dunamis dont on a tiré le mot dynamite, qui décrit la puissance de Dieu potentielle et immanente à notre Dieu. 
 

Parabole pour expliquer ces principes:

Imaginez que vous avez devant vous une grotte contenant d'immenses trésors, mais fermée par un éboulis de grosses pierres.

Vous avez en votre possession des bâtons de dynamite et un briquet.

Vous pouvez donc faire exploser l'entrée de cette grotte pour vous emparer des trésors qu'elle contient. Pour que ce soit possible, vous n'avez qu'à embraser les mèches de vos bâtons de dynamites que vous aurez placés au bon endroit, prendre du recul et regarder les rochers exploser.

Dans cette parabole, la dynamite représente la puissance que Dieu vous a donnée par son Esprit, c'est une puissance potentielle qui ne dépend pas de vos propres forces mais qui est  inhérente à Dieu.

D'autre part, vous avez le briquet qui représente l'énergie divine en action et qui s'allume lorsque vous priez.

Prier efficacement c'est donc activer la toute puissance de Dieu (dunamis) grâce à la prière.

Prier efficacement c'est placer la puissance de Dieu au bon endroit, en étant guidés par Dieu dans nos sujets de prière, prendre du recul en nous élevant dans la présence de Dieu, et regarder Dieu agir et nous ouvrir ses bons trésors.

La prière met la puissance de Dieu en action ; si vous voulez que la puissance de Dieu soit libérée il faut prier! 

Jacques 4:2  "… vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas."

Sans prière fervente (energeo) le juste est assis devant une grotte fermée remplie de trésors divins.

Il a un tas de dynamite pour ouvrir la grotte à sa disposition  mais l'explosion n'aura pas lieu, rien ne changera, s'il ne prie pas. 

Dieu nous a donné des bénédictions potentielles, mais nous ne pourrons les obtenir si nous ne prions pas.
Il faut allier les paroles frappantes à des prières puissantes! 
A moins que nous ne fassions cela nous ne connaitrons jamais la libération de la puissance de Dieu.
Nous ne réussirons pas à créer un impact sur le monde avec l'action efficace de Dieu.
 Tout ce qui nous restera sera un aperçu de ce qui aurait été possible si nous avions prié. 
Pour que la parole de Dieu agisse avec puissance il faut prier.
Si nous ne prions pas nous risquons fort d'être désillusionnés, découragés et de finir par douter. 

Sophie Lavie

Susan's log - day 1 - Prier assis dans les lieux célestes

 Assis dans les lieux célestes
Ce que nous devons savoir au sujet de l'intercession, c'est que les seuls versets du nouveau testament qui parlent d'intercession sont attribués au Saint Esprit et à Jésus:  
Romains 8:26-27  "De même aussi l’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons  pas ce qu’il nous convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit  lui-même intercède par des soupirs inexprimables; et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l’Esprit,  parce que c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints." 

Romains 8:34  "Qui les condamnera? Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il  est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous!"

Méditons donc ceci :
L'intercession a donc lieu dans les lieux célestes, c'est pourquoi  un peuple attaché à la terre ne peut pas intercéder.

Les intercesseurs sont ceux qui prennent de la hauteur par l'Esprit et qui ont compris qu'ils sont assis en Christ dans les lieux célestes, dans un lieu de révélation, où ils ont accès à la salle du trône pour communiquer directement avec Dieu.

Intercéder c'est tirer des flèches dans la cible que Dieu nous a montrée en étant assis en Christ dans les lieux célestes!

Intercéder c'est plaider une cause devant Dieu pour quelqu'un.

Intercéder implique souvent d'entrer dans le conflit qui oppose la volonté de Dieu à celle de Satan et de prévaloir.

Quand vous voulez intercéder pour quelqu'un vous devez entrer en relation avec le Saint Esprit qui connait le besoin mieux que vous-même; l'identification vous saisit alors, c'est ce qu'on appelle se tenir sur la brèche. Le Saint Esprit ne souhaite pas que cette identification soit émotionnelle ou intellectuelle mais spirituelle!
 
Sophie Lavie

Susan's log - introduction



 "Susan's log" signifie "le journal de bord de Susan".
Je vous propose de suivre le journal de prière de Susan pour vous entrainer dans la prière d'intercession pendant 100 jours.

Pourquoi avoir choisi "Susan" alors que je m'appelle Sophie ?

Tout simplement parce que dans la nuit du 21 au 22 août 2014 je me suis vue en vision vêtue comme Susan Pevensie (Narnia) avec le carquois et les flèches ; sur l'instant et pendant plus d'un mois je n'ai pas réellement compris la profonde signification de cette vision ; mais celui qui cherche trouve, alors j'ai trouvé ceci :
Intercéder  du grec "entugchano" veut dire : frapper le but en lançant une flèche et le mot "tugchano" a sa racine en "tikto" qui signifie enfanter ou porter du fruit! 
Depuis août 2014, le fruit a mûri et le Seigneur a continué à m'instruire sur ce sujet.
Voudriez-vous intercéder en frappant le but ?
Voudriez-vous enfanter des âmes et des projets divins ? 
Voudriez-vous porter du fruit à la gloire de Dieu ?
Voilà pourquoi nous devons apprendre à intercéder efficacement...
Pour conclure cette introduction, je vous propose de regarder le film "War room" , car il est un puissant encouragement pour ceux qui veulent intercéder. 

Sophie Lavie
 

mardi 5 janvier 2016

Entêtement ou persévérance ?


Beaucoup de chrétiens confondent l'entêtement et la persévérance dans leur quotidien.
Si la persévérance est une vertu chrétienne, l'entêtement est un mal en nous qu'il faut combattre avec vigueur ainsi que toute les raisons qui l'animent comme l'orgueil, l'ambition personnelle, animée d'un désir de succès et la volonté d'avoir toujours raison.
L'entêtement est une manifestation de la chair et ne doit donc pas être justifié ou défendu...
Alors comment trouver la limite entre la persévérance et l'obstination ?
Comment faire la différence entre l'entêtement et la persévérance ?
Jusqu'où....ou...jusqu'à quand devons nous persévérer ?
Un chrétien trouvera sans doutes toutes les bonnes raisons pour justifier ses désirs personnels et charnels.
Il placera autour de chacun de ses désirs l'intérêt de Dieu, la volonté de le glorifier et de le servir en chacun de ses accomplissements.
Mais, agir de la sorte, c'est se tromper soi-même par ses propres raisonnements, c'est manifester un esprit de tromperie ou d'usurpation tout en témoignant d'une mauvaise écoute de Dieu.
Il est vrai que nous vivons actuellement une période bien troublée ou des adeptes de la pensée positive et des sciences du développement sont aujourd'hui en fonction derrière les pupitres des églises pour insuffler cette philosophie ou pire cet esprit anti-biblique qui consiste à dire: « Avec Dieu, vivez vos rêves », « si vous y croyez vous y arriverez », « si vous le voulez, vous le pourrez »
Quel mensonge, quelle hérésie...!
Rien n'est pire que de promettre quelque chose qui ne sera jamais atteint...car hors de la volonté de Dieu!
Il ne suffit pas de vouloir une chose ou de désirer une chose pour qu'elle se réalise!
Annoncer de telles choses, c'est préparer une génération de déçus, d'individus plein d'amertume et de futurs rebelles.
Croyons-nous qu'il suffit de vouloir ou de désirer une chose fortement et obstinément pour que Dieu n'ait plus qu'à s'exécuter?
Dieu est-il donc à notre service?
Un tel évangile n'est pas celui qui est écrit dans la Bible!
La Bible tout entière nous enseigne qu'il faut rechercher la volonté de Dieu et non la nôtre, la vision de Dieu et non satisfaire notre ambition ou à nourrir nos rêves et notre égo.
L'évangile nous appelle dans toutes ses pages à mourir à soi-même et non à chercher à s'accomplir personnellement ou à se réaliser tout en appelant Dieu à l'aide pour y parvenir.

Mais de qui se moque t-on en agissant de la sorte?
Certains disent: « mais si Dieu ne m'approuve pas, il m’arrêtera. »
Relisez l'histoire de Jonas pour être sûrs d'une telle affirmation!
Et si la finalité du prophète fut un rétablissement de dernière minute, il aurait évité nombreux déboires s'il avait été moins têtu !

Ne vivez pas en poursuivant vos fantasmes, en courant après vos rêves, car même si vous parvenez à les atteindre et à les réaliser, rien ne permet d'affirmer qu'ils sont l'aboutissement de la volonté de Dieu.
Avec Dieu, il faut accepter de tout faire mourir, de faire mourir ses projets, ses ambitions, ses désirs, sa volonté afin que la puissance de la résurrection, si telle est la volonté du Seigneur, ramène à la vie ce qui a été livré à la mort, car il n'y a que les choses ressuscitées qui sont réellement approuvées et authentifiées de Dieu.
Ainsi, le lâcher prise est la meilleure attitude pour ne pas sombrer dans l'entêtement et l'obstination.

Il faut faire la différence entre la persévérance et l'entêtement...
L'entêtement fait de nous des personne obstinées qui poursuivent leurs actions sans rien vouloir entendre, sans tenir compte des conseils.
Nous ne sommes alors jamais très loin du parti pris ou de l'esprit d'opposition.
Si la persévérance nous enseigne qu'il est bon de ne jamais abandonner, il faut pour cela que la volonté de Dieu soit clairement exprimée.
Ainsi, les chrétiens sont appelés à se soumettre à la volonté de Dieu et à ne pas se contenter d'avancer en espérant que Dieu actionnera les bons aiguillages au fur et à mesure de leur progression.
La vie spirituelle ne s'écrit pas dans le marc de café, mais dans l'écoute et l'obéissance à la parole de Dieu pas après pas.
La ligne est fine entre la persévérance et l'obstination alors, comment pouvons-nous faire la différence ?

Posons-nous simplement et objectivement les questions suivantes:
- Qu'est-ce que je poursuis réellement et qu'est-ce que je souhaite atteindre?
- La gloire de Dieu et uniquement sa gloire est-elle mon but?
- Mon ambition est-elle dans mon cœur plus importante que Dieu lui-même?
- Suis-je poussé par un esprit de perfectionnisme?
- Est-ce que j'ai fait mourir réellement mes projets dans mon cœur?
- Est-ce que je suis mort à moi-même?

La réponse à chacune des ces questions nous aidera sans doute à y voir un peu plus clair sur nos réelles intentions.
Si notre motivation ou notre désir consiste à obtenir plus de succès, plus de gloire personnelle, plus de satisfaction de la chair nous sommes probablement têtus, orgueilleux et il vaut mieux lâcher prise rapidement.
Il faudra aussi s'occuper avec l'aide de Dieu de notre coeur qui parfois fonctionne comme une machine à désirs et à projets, alimentée par la pompe de notre orgueil et de notre égocentrisme.
Beaucoup poursuivent des chimères...non parce qu'ils courent après l'irréalisable, mais parce qu'ils courent à l'opposé de la volonté de Dieu.
Dieu n'a pas pour ses enfants un bonnet d'âne, mais une couronne de justice incorruptible et bien plus glorieuse que tous les trophées que le monde et le diable pourraient nous offrir.

2 Timothée 4.3-8 " Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. Mais toi, sois sobre en toutes choses, supporte les souffrances, fais l’œuvre d’un évangéliste, remplis bien ton ministère. Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais, la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement."

 Xavier LAVIE

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...