2 Corinthiens 2/10: "A qui vous pardonnez, je pardonne aussi; et ce
que j’ai pardonné,si j’ai pardonné
quelque chose, c’est à cause de vous, en présence de Christ."
Jésus a illustré le pardon de
façon très frappante dans la parabole du serviteur ingrat.
Un esclave qui devait une somme d'argent
considérable demanda grâce à son maître et fut surpris de recevoir
l'acquittement de toute sa dette.
Mais après avoir été acquitté de
son énorme fardeau, ce serviteur fit une chose des plus inattendues: il se
rendit auprès d'un ami qui lui devait une somme d'argent largement inférieure et lui ordonna de payer
immédiatement sa dette.
Quand le maître apprit cette
nouvelle, il modifia radicalement son attitude envers l'esclave.
Matthieu
18/34:"Son maître, irrité, le livra aux
bourreaux, jusqu’à ce qu’il ait payé tout ce qu’il devait."
Pour cet homme, la journée avait
commencé dans la joie et le soulagement et elle finit dans le chagrin et le
désespoir, la torture et la prison.
Quand vous pensez ne pas pardonner,
voici ce qui devrait vous venir à l'esprit:
"C’est
ainsi que mon Père céleste vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son
frère de tout son cœur." Matthieu 18/35
Imaginez que vous vous trouviez
vous-même en prison et qu'en regardant autour de vous, vous pouvez apercevoir
plusieurs autres cellules.
Dans chacune d'elles, vous distinguez
des gens de votre passé, incarcérés, des gens qui vous ont blessé lorsque vous
étiez enfant.
Vous voyez des gens que vous
appeliez autrefois amis et qui vous ont fait du tort à certains moments de
votre vie.
Vous pouvez voir l'un ou l'autre
de vos parents, peut être un frère, une sœur, ou un autre membre de votre
famille.
Même votre conjoint est enfermé à
côté de vous, coincé dans cette prison que vous avez-vous-même fabriquée.
En réalité, cette prison, que
vous voyez, c'est une pièce dans votre cœur.
Cette pièce sombre, humide et
déprimante, existe à l'intérieur de votre cœur chaque fois que vous ne voulez
pas pardonner.
Mais pas loin de là, se tient
Jésus qui vous tend une clé pour libérer tous les détenus.
Mais vous ne voulez pas saisir la
clé qu'il vous tend!
Ces gens vous ont blessé trop profondément.
Pourtant, ils savaient ce qu'ils faisaient,
même votre conjoint, la personne sur laquelle vous comptiez le plus.
Alors vous résistez et vous vous
détournez des clés que Jésus vous tend.
Vous n'êtes pas disposé à rester
là plus longtemps, devant Jésus, devant cette clé, sachant ce qu'il vous
demande de faire.
C'est trop vous demander.
Mais en essayant de vous
échapper, vous faites une saisissante découverte.
Il n'y a pas d'issue et vous
aussi êtes piégé à l'intérieur!
Vous êtes captifs comme tous les
autres détenus.
Votre refus de pardonner, votre
colère, et votre amertume vous ont aussi rendu captif.
Comme le serviteur dans
l'histoire de Jésus qui avait été pardonné d'une grande dette, vous avez choisi
de ne pas pardonner et vous avez été livré aux geôliers et aux bourreaux.
Votre liberté dépend maintenant
de votre pardon.
En venir à cette conclusion, peut
vous prendre du temps.
Nous voyons toutes sortes de
dangers et de risques à pardonner les autres.
Alors nous nous trouvons des
excuses pour ne pas le faire:
Par exemple, nous pensons que ce
qu'ils ont fait était vraiment trop mauvais, qu'ils l'admettent ou pas.
Ils peuvent ne pas être désolés
de ce qu'ils ont fait.
Ils peuvent se sentir
parfaitement en droit d'agir comme ils le font et même aller tellement loin
qu'ils vont vous blâmer pour cela.
Mais le pardon n'absout personne
du blâme.
Cela n'efface pas leur casier
judiciaire auprès de Dieu.
Cela vous dégage juste du souci
de savoir comment punir cette personne.
Quand vous pardonnez à quelqu'un,
vous libérez cette personne.
Vous la remettez à Dieu et vous
pouvez compter sur lui pour s'occuper de cette personne à sa façon.
Vous vous épargnez la peine de
devoir écrire le scénario d'autres disputes ou d'essayer d'avoir le dernier mot
dans cette situation.
Il ne s'agit plus de gagner ou de
perdre.
C'est plutôt une question d'être
libre et de lâcher prise.
C'est pourquoi vous entendez
souvent les personnes qui ont vraiment pardonné dire: "C'est comme un
poids qui est parti de mes épaules".
Oui c'est exactement ça.
C'est comme une bouffée d'air
frais qui envahit votre cœur.
L'obscurité confinée de la prison
est désormais inondée de lumière et de fraîcheur.
Pour la première fois depuis
longtemps vous vous sentez en paix.
Vous vous sentez libre.
Mais comment y parvenir?
Vous devez pour cela délaisser
votre colère et la responsabilité de juger cette personne, au Seigneur.
Romains
12/19: "Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés,
mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la
rétribution, dit le Seigneur."
Comment savoir que vous l'avez
fait?
Vous le savez quand la pensée de
son nom ou la vue de son visage ne vous fait plus bouillir, mais que vous êtes
désolé pour cette personne, que vous ressentez de la compassion pour elle et
que vous espérez sincèrement qu'elle se repentira.
Il y a tellement de choses qui
pourraient être dites et tellement de moyens dont vous auriez besoins pour vous
sortir de là mais les bons mariages, comme les bonnes relations ne sont pas
créées par des gens qui ne se sont jamais blessés mais seulement par des gens
qui ont choisi de ne pas garder rancune.
1
Corinthiens 13/7:"L'amour excuse tout".
Le
défi de la semaine:
Quoi que vous n'ayez pas pardonné
à quelqu'un, choisissez de lui pardonner aujourd'hui. Réfléchissez à ce verset
de Matthieu 6/12: " Pardonne-nous nos offenses, comme
nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés."
Le fait de ne pas avoir pardonné
vous a sûrement conduits en prison.
Choisissez de pardonner
aujourd'hui, remettez tous vos griefs au Seigneur et prenez la clé qu'il vous
tend pour vous libérer de votre cellule sombre et confinée.
Libérez tous ceux qui vous ont
blessé et vous serez vous-même libre!
Dites du plus profond de votre
cœur: "Je choisis de pardonner."
Notre
méconnaissance du grand muscle qu'est le diaphragme
Difficile en
deux mots de parler du diaphragme tant la respiration et ses répercussions sur
l’organisme sont multiples.
Pour
beaucoup, nous savons ce qu’est le diaphragme et où il se situe mais cela en
reste là. Pourtant bien respirer en libérant son diaphragme est clairement une
clé majeure qui ouvre la porte vers le « bien-être ».
Une conséquence
directe d’un diaphragme bloqué (ou crispé) est qu’il engendre en général
une mauvaise respiration que l’on appelle « respiration inversée » (strictement
thoracique ou claviculaire).
La
respiration se fait alors essentiellement par le haut de la poitrine
(scapulaire). Une telle respiration est souvent un signe flagrant d’un état de
stress.
Elle est la
source de nombreux problèmes et désagréments comme :
une respiration limitée
(respiration haute par la poitrine uniquement)
un plexus douloureux et une
sensation d’oppression souvent accompagnée d’anxiété et d’angoisse.
une impression de douleur à
l’estomac (boule au ventre)
une sensation de boule dans la
gorge, de nausée
des répercussions sur le dos
avec des contractures musculaires et des douleurs au niveau des attaches
du diaphragme
une émotivité exacerbée
des troubles de l’élocution
(souffle coupé dont l’origine n’est que respiratoire)
de la fatigue chronique
des difficultés
d’endormissement
des réveils nocturnes avec
sensation de malaise (angoisse par exemple) ou des crampes.
Les raisons
à l'origine d'un diaphragme bloqué et d'un nœud au plexus solaire
Notre vie a
commencé par une inspiration et elle se terminera par une expiration…
Entre-temps,
nous aurons sans doute respiré environ 750 millions de fois.
On considère
le cœur comme le muscle du corps le plus important et on oublie bien souvent
cet autre muscle tout aussi vital qui est le diaphragme.
Notre
respiration réalisée grâce à l’action de notre diaphragme
(contraction-décontraction) est essentielle pour assurer l’approvisionnement en
oxygène (O2) et le rejet du dioxyde de carbone (CO2) de notre organisme.
Mais notre
respiration fait bien plus que cela.
Elle
participe au bon fonctionnement du système digestif complet, facilite
l’élimination des déchets et toxines.
Elle agit
comme une véritable pompe circulatoire et active de nombreuses fonctions
organiques par massage.
Une bonne
respiration aide aussi à l’équilibre de notre colonne vertébrale et de notre
posture en général.
Notre
diaphragme est un muscle fin et aplati qui sépare la cage thoracique de
l’abdomen.
Il laisse
toutefois un passage à l’œsophage, à la trachée, aux nerfs, aux artères et
veines (dont l’aorte) ainsi qu’aux vaisseaux lymphatiques.
On peut donc
dire de suite qu’une crispation ou tension du diaphragme peut avoir une
incidence directe sur ce transit et le bon fonctionnement de ceux qui
empruntent cette voie. C’est le cas, par exemple, avec le système nerveux
sympathique qui active l’organisme en cas de stress (élévation de la fréquence
cardiaque, du rythme respiratoire, dilatation des pupilles…) ou avec le système
nerveux parasympathique qui lui au contraire calme l’organisme (baisse de la
fréquence cardiaque, du rythme respiratoire, rétractation des pupilles…) et le
ramène à l’équilibre (homéostasie).
La respiration
est d’ailleurs capable d’agir sur ce dernier et engendrer calme et retour à
l’équilibre.
Par contre,
si la tension est telle et que le système nerveux est « coincé », il peut alors
être à l’origine de désagrément comme une augmentation du rythme cardiaque ou
une dilatation des pupilles (éblouissement) sans raisons concrètes.
En cas de
stress et donc de tension du diaphragme avec compression du système nerveux,
l’organisme peut donc avoir du mal à maintenir son équilibre.
Lorsque l’on
éprouve « un nœud » ou une pression au plexus solaire (juste en dessous du
sternum), c’est en fait une contraction (tension) maintenue du diaphragme qui
en est la cause. En effet, le diaphragme qui est le muscle principal de la
respiration a tendance à se contracter sous l’effet du stress.
Cette
contraction (réflexe) peut aussi être brusque et involontaire et on parle alors
de spasme. Le hoquet et la fin de pleurs sont également des spasmes du
diaphragme. Ces contractions maintenues ou sous forme de spasmes peuvent avoir
plusieurs origines :
un stress chronique ou du
surmenage
un choc émotionnel (les
émotions ont un impact direct sur notre respiration)
un choc physique tels un coup
sur le plexus, une chute sur le dos, un dos "bloqué".
une mauvaise posture générale
ou liée à une mauvaise position de travail ou tenue trop longtemps (assis
au bureau ou debout toute la journée)
la descente des organes dans
l’abdomen (ptôse)
le froid
une activité physique réalisée
en apnée volontaire (squat, lancé de poids…)
une insuffisance de tonicité du
muscle transverse (muscle profond de l‘abdomen)
Mouvement du diaphragme lors de la respiration humaine.
Foie.
Diaphragme à l'inspiration.
Diaphragme à l'expiration.
Cavité pleurale.
Poumon.
Aorte.
Clavicule.
Sternum.
Cœur.
Os xiphoïde.
Estomac.
Une fois le
diaphragme contracté, il s’obstine souvent après à le rester.
Ce muscle
fin reste crispé et tend à faire durer des émotions désagréables.
On rentre
dans un cercle vicieux car avoir une tension au niveau du plexus est stressant
et le stress renforce la tension.
Si l’on n’y
prend pas garde ou si l’on ne comprend pas la raison de son mal cela pourrait
alors empirer avec crises de panique, insomnies voire dépression.
La
respiration est le reflet de nos émotions
Certains
considèrent le diaphragme comme étant le siège des émotions.
On lui donne
d’ailleurs aussi le nom de « grand muscle de l’émotion ».
Avoir le
souffle court par exemple, découle d’un état émotionnel.
Ce n’est pas
la respiration qui change en elle-même mais le corps qui en réponse à ces
émotions, se raidit, se durcit et l’esprit, lui, se focalise sur la
difficulté.
La
respiration reflète donc notre état psychologique. Inconsciemment nous bloquons
souvent notre respiration (et donc notre diaphragme) lorsque nous sommes
concentrés ou face à une situation riche en émotion.
C’est comme
si nous voulions nous empêcher de ressentir ces émotions qui pourraient nous
perturber.
Autant nous
bloquons notre respiration, autant nous bloquons et gardons nos émotions à
l’intérieur.
Sachez que
libérer son diaphragme peut alors signifier libérer un flot d’émotions
enfouies.
Ne soyez
donc pas surpris si quelques larmes ou rires incontrôlés vous viennent.
Réussir à
libérer et détendre à nouveau son diaphragme (et son plexus) pour bien
respirer, c’est retrouver une aisance respiratoire (fluide et régulière) et une
sensation de bien-être profonde.
Le plexus
solaire est aussi un centre nerveux car de nombreux nerfs rayonnent (solaire)
de cet endroit et innervent notamment les organes de l’abdomen (système nerveux
sympathique).
Comment se
comporte le diaphragme lors de la respiration ?
Lors de
l’inspiration, les fibres musculaires du diaphragme se raccourcissent en se
contractant et entrainent le centre du diaphragme vers le bas.
Pour cela il
faut lutter contre la pression abdominale et pousser le foie, l’estomac et les
autres organes vers le bas. Le muscle transverse de l’abdomen (ventre et
bas-ventre) se détend. L’abaissement du diaphragme crée une dépression (vide)
dans les poumons qui aspire alors l’air extérieur.
Lors de
l’expiration, les muscles du diaphragme se détendent et s’allongent grâce à la
pression abdominale et l’action du muscle transverse qui se retend (abdomen).
Les organes
de l’abdomen remontent et reprennent leurs places en poussant le centre du
diaphragme vers le haut.
On constate
donc qu’à chaque mouvement du diaphragme, les organes sont massés.
Ce massage
continu de tout le système digestif favorise notamment une bonne digestion et
un bon drainage des fluides.
D’un point
de vu énergétique, la respiration et le mouvement du diaphragme réalisés en
pleine conscience permettent l’harmonisation, l’équilibration et
l’intensification de notre champ d’énergie.
Les
multiples conséquences d'un diaphragme bloqué
Lorsque le
diaphragme reste tendu et se crispe, il a tendance à rester dans sa position
basse et à comprimer continuellement les organes de l’abdomen jusqu’au bassin.
Il génère
alors de multiples tensions dans l’organisme et désagréments souvent sans
gravité.
Quelles sont
les conséquences d’un diaphragme bloqué :
une sensation de crispation au
niveau du plexus (nœud)
éventuellement douloureux qui peut s’étendre jusqu’à la colonne
vertébrale. Cette sensation d’oppression est angoissante.
une impression de ventre gonflé due à la pression
continu dans l’abdomen
l’apparition d’un dos vouté (le ventre gonflé fait
ployer le dos) ou la modification de la posture (les attaches du
diaphragme notamment sur la colonne vertébrale communes à d’autres muscles
comme le psoas ou l’iliaque font qu’une tension du diaphragme aura une
répercussion globale sur le corps et sur la posture).
une respiration plus réduite car le mouvement du diaphragme est
plus limité. L’expiration du CO2 est également incomplète.
une digestion plus difficile car le diaphragme abaissé exerce une
pression continue sur le foie, l’estomac et bien d’autres organes comme le
pancréas, les intestins. L’Estomac peut-être douloureux (boule au ventre),
le transit intestinal dérèglé (constipation, transit accéléré,
douleurs..).
l’oppression du cœur avec les perturbations qui peuvent en
découler (palpitation, sensation de malaise cardiaque, sensation augmentée
de battement du cœur, accélération du rythme…) et bien entendu les stress
que ces malaises engendrent.
un mauvais retour veineux notamment au niveau des jambes. Le
mouvement de va-et-vient du diaphragme ainsi que la pression exercée sur
l’abdomen favorisent la circulation du sang (expulsion vers le cœur et
aspiration par le foie). Le mouvement de compression et de décompression
du foie assiste celui-ci dans son fonctionnement qui est notamment
d’épurer le sang.
une hernie hiatale (déplacement de l’estomac par pression
continue du diaphragme) avec de possibles remontés acides dans l’œsophage.
un dérèglement du système neurovégétatif (système de régulation
de la digestion, de la respiration, de la circulation artérielle,
sécrétion des hormones…)
des soucis au niveau du périnée
(muscle) avec notamment ce que l’on appelle un périnée faible et ses conséquences (incontinence, difficulté
à vider sa vessie, descente des organes, constipation, dysfonctionnement
sexuel, douleurs pelviennes ou vaginales…)
Comment
retrouver un mouvement ample du diaphragme ?
Avant toute
chose, au début, ne changez rien et observez !
Prêtez
simplement attention et prenez conscience de la manière dont vous respirez au
quotidien.
Cette
première étape est très importante.
Votre ventre
se gonfle-t-il ?
Quelle est
la durée de votre souffle ?
Avez-vous
l’impression d’être coincé dans un carcan ?
Faites
ensuite quelques expirations profondes et longues plusieurs fois dans la
journée pour débloquer le diaphragme, relâcher les muscles et libérer les
tensions.
Observez
également l’expiration naturelle qui suit l’inspiration.
Au début
gonflez votre ventre à l’inspiration en exagérant un peu.
Observer sa
respiration, c’est observer sa météo intérieure.
Pour
beaucoup, il faut apprendre à libérer
sa respiration.
En effet, si
notre respiration est incorrecte c’est surtout parce qu’elle est entravée,
empêchée, déformée et que notre diaphragme n’est pas libre de se mouvoir comme
il devrait.
Le but est
donc plus de libérer, dégager, assouplir, détendre ou tonifier les muscles de
notre thorax et de notre abdomen plutôt que rééduquer notre respiration.
Ces
exercices ont pour but de faire en sorte que la respiration naturelle reprenne
sa place d’elle-même.
A
l’inspiration, laisser le ventre se détendre et se gonfler.
A
l’expiration, creuser le ventre en rentrant le nombril vers l’intérieur.
Retrouver
une telle respiration peut changer la vie et relaxer son diaphragme permet de
mieux maîtriser le stress.
Rien de
mieux qu’une image pour bien comprendre ce qu’est bien respirer !
Imaginez que
votre corps est une bouteille.
Le
remplissage se fait d’abord par le fond (ventre), puis vient le milieu (la poitrine)
et finit en haut (clavicule, sous les épaules).
Pour la
vidange, c’est le contraire.
On vide en
commençant par le haut (clavicule, sous les épaules), ensuite le milieu (la
poitrine) tout en finissant par le bas (ventre).
Il y a donc
3 niveaux à l’inspiration et 3 niveaux à l’expiration.
Respirer
consciemment permet de régulariser naturellement sa respiration !
Concentrez-vous
1 minute sur votre respiration.
Le simple
fait de prêter attention à sa respiration provoque naturellement une
modification de celle-ci.
Au bout de 1
minute, elle se ralentira, s’allongera pour devenir plus ample, plus fluide et
régulière.
Votre mental
s’apaise.
Il en va de
même si vous avez mal quelque part.
Concentrez-vous
sur votre respiration et la douleur s’atténuera.
Se
concentrer sur sa respiration permet de lâcher-prise et se focaliser sur le
moment présent. C’est un moment où le corps et l’esprit ne font plus qu’un.
Exercice de
respiration abdominale
-Allongez-vous
sur un lit et mettez-vous à l’aise avec éventuellement un coussin sur les
genoux pour décontracter les abdominaux et les lombaires. Faites pareil pour
vos cervicales.
-Mettez une
main sur le ventre (juste au-dessus du pubis) et l’autre main un peu plus-haut
(sous la poitrine). Cela vous permettra de mieux prendre conscience de votre
respiration abdominale. Le but est de vous focalisez sur votre ventre et de
respirer essentiellement par le ventre.
A) Inspirez pendant 3 sec par
le nez et sentez votre ventre qui soulève votre main. Votre pubis également
bouge et se gonfle légèrement. Votre ventre et vos abdominaux doivent être
détendus pour pouvoir se gonfler.
B) Bloquer 2 sec à la fin de
l’inspiration.
C) Expirez profondément pendant 6
sec par la bouche en rentrant votre ventre. Rentrez votre nombril vers
l’intérieur et videz complètement vos poumons sans tension. Sentez votre corps
se relâcher.
D) A la fin de l’expiration, maintenez
le ventre rentré et les poumons vides pendant 2 sec. Inspirer à nouveau.
Remarque
importante : si votre ventre ne bouge pas, c’est que votre respiration est
bloquée. Soyez patient et persévérez tout en douceur. Expirer tranquillement et
longuement. Ne forcez pas, vous ne feriez que vous essoufflez.
Les
bienfaits de cet exercice sont une libération des tensions du diaphragme, une
réduction de l’angoisse et de l’anxiété permanente (liées à la tension
permanente du diaphragme), une amélioration de la digestion par un massage des
organes digestifs ainsi que leur activation, une meilleure circulation veineuse
et lymphatique.
Mais
surtout, cet exercice relaxe le corps.
L’apnée
respiratoire modifie la proportion de gaz dans le sang avec plus de CO2
(dioxyde de carbone) ce qui conduit naturellement à une relaxation générale des
muscles.
Cela permet
alors de soulager les contractures et douleurs de la colonne vertébrale
(lombaires, dorsales, cervicales).
Respiration
globale et ancrage du processus de fonctionnement correct du diaphragme
Cet exercice
ressemble à l’exercice 1 mais sans les pauses en apnée.
On l’appelle
également respiration globale. Inspirer en gonflant d’abord le ventre (en
partant du pubis), puis en écartant les cotes et ensuite en soulevant le haut
du thorax (du bas vers le haut du corps).
Expirer en
commençant par vider la poitrine et en finissant par rentrer le ventre à la fin
de l’expire (du haut vers le bas).
Massage du
diaphragme et détente des points d'attache (auto-ostéopathie)
Masser les
attaches du diaphragme (zones d’insertion) qui se situe notamment au bord des
côtes et au niveau du plexus solaire.
Faites de
même dans votre dos avec les pouces.
Massez juste
en dessous de vos dernières cotes de part et d’autre de la colonne vertébrale.
Cet exercice
détend les points d’attache de votre diaphragme.
Libération
de la mobilité latérale de la cage thoracique (auto-ostéopathie)
Placez vos
mains sur les côtés de votre cage thoracique.
Main gauche
à gauche et main droite à droite.
A
l’inspiration, sentez votre poitrine se gonfler et vos cotes bouger
(respiration latérale).
A
l’expiration, appuyez avec vos mains pour forcer l’abaissement de vos cotes.
Cet exercice
libère la mobilité latérale de la cage thoracique.
Massage pour
libérer la mobilité de la cage thoracique
-Massez
longuement la région du sternum en partant du haut et insistez sur les zones
douloureuses.
-Massez
ensuite la zone en-dessous des clavicules et au niveau des cotes juste à
proximité du sternum.
-Pour terminer
placez vos doigts sur le sternum.
A
l’inspiration appuyer sur la zone pour lutter contre son soulèvement.
A l’expire,
appuyez pour enfoncer d’avantage le sternum.
Cet exercice
libère la cage thoracique des tensions et permet de gagner en amplitude respiratoire.
Massage pour
détendre l'abdomen
Masser votre
abdomen en faisant des petites rotations et en insistant sur les zones
douloureuses.
Progresser
en spirale en partant du nombril afin de masser tout le ventre.
Les huiles essentielles sont des outils remarquables pour lutter contre
les effets délétères du stress. Les huiles essentielles agissent sur le
système nerveux du corps, certaines le stimulent, d’autres ont le
pouvoir de l’aider à relâcher et d’autres encore visent à réguler
l’équilibre entre le système parasympathique et le système
orthosympathique, les deux branches du système nerveux autonome.
Une onction d’huile essentielle sur le plexus solaire dénoue les tensions installées sur cette zone délicate.
Avec une à deux gouttes d’huile essentielle, décrivez sur le plexus
solaire des cercles dans le sens inverse des aiguilles d’une montre,
gardez la main légère et délicate, c’est plutôt une caresse qu’un
massage. Prenez le temps de fermer les yeux et restez présent aux
sensations.
Répétez 2 à 3 fois par jour.
Lavande – lavendula angustifolia : apaisante et douce, harmonisante. En affinité avec le monde maternel
Camomille noble –
chamaemolia nobile : calmante, contre l’anxiété. Pour apaiser les chocs
émotionnels et pour ceux qui se rongent plus qu’ils ne s’extériorisent.
La
respiration est à la base de toute vie et essentielle pour chanter.
Dans les articles précédents je vous ai démontré qu’une respiration
optimale est une respiration sans tension qui associe la respiration
thoracique à la respiration abdominale.
Sachez
que nous respirons en moyenne 20 000 fois par jour.
Malgré tout, nous
ne respirons pas suffisamment profondément pour optimiser nos
performances intellectuelles et physiques.
Pour
chanter, et développer notre plein potentiel vocal, il est important de
mettre en place une respiration plus profonde, ce qui permet de
détendre et de libérer certaines tensions et même d’atténuer le stress,
mais pas que….
Nous allons voir qu’une bonne respiration peut engendrer
des effets et des bienfaits tout à fait étonnants !
Une
étude récente a démontré que pratiquer des exercices de respiration
type respiration optimale pendant 1 mois, aide à calmer l’impulsivité.
Les scientifiques de l'Université de Californie ont même constaté que
bien respirer stimule la production d’endorphine, ce qui a un impact non
négligeable sur la santé mentale, la gestion des émotions et le stress.
L’expiration et très importante car elle permet au corps d’éliminer environ 70% des toxines.
Une bonne respiration aide à diminuer les douleurs émotionnelles et physiques et à lutter contre les accoutumances.
Nous
savons aussi qu’une respiration optimale renforce le système
immunitaire, améliore le sommeil et la digestion et augmente la
vitalité.
Alors
un bon conseil, asseyez-vous, détendez-vous et respirez profondément le
plus souvent possible. C’est peut-être le secret le plus simple pour
améliorer votre bien-être!
........................................................................................................................................Noémie Debleds - Je libère ma voix