Appelée
maladie invisible, maladie imaginaire, mal être, mal étrange, syndrome
d’hyperventilation ou syndrome tout court, la spasmophilie a des
symptômes diffus et aussi vagues que ses diverses appellations.
Un
trouble de la répartition du calcium est une vérité première.
Ou même si
le taux du calcium est normal, les cellules ne le prélèvent pas comme
elle devraient le faire.
Elle atteint
les femmes en majorité.
Les Américains utilisent le terme de « syndrome
d’hyperventilation » puisqu’une personne en crise respire mal et très
vite.
Les symptômes varient d’une personne à l’autre : simple fatigue,
tremblements des paupières, troubles digestifs, bouffées de chaleur,
malaises divers…
Une dysharmonie
Un état très
insaisissable apparaît, une brisure du corps, de l’esprit.
Tout le
système nerveux et musculaire de l’organisme est hyperexcitable aux
moindres alertes.
C’est l’angoisse dans toute sa signification. La
dysharmonie du corps et de l’esprit.
Les symptômes les plus
caractéristiques sont : des crispations musculaires, des fourmillements,
une fatigue sans raison particulière.
Et de surcroît viennent des
crises de larmes, des angoisses, avec une impression de boule à la
gorge, des troubles respiratoires, des palpitations, des crispations au
niveau de l’estomac.
Les
spasmophiles sont le plus souvent des femmes ou des jeunes filles sentimentales, qui ont tendance à
intérioriser (
tempérament INFJ - ISFJ- INFP- ISFP - elles taisent leurs émotions et leur corps parle à leur
place) et des personnes
hypersensibles surtout à la période de l'adolescence et de la ménopause où les hormones sont en plein bouleversement.
La spasmophilie peut rester latente pendant des années, l' un ou l'autre des symptômes se manifeste de temps à autre, et puis tout à coup, un stress, du surmenage, un bouleversement hormonal .... pourra faire apparaître une crise.
Dr Schwob, spécialiste de la spasmophilie,
-auteur de "les 100 visages de la spasmophilie,
Hachette" dit que lors de certains passages difficiles de la vie, on peut avoir un
état brutal de dysharmonie de l’organisme, qui se situe au niveau du
système nerveux végétatif. Celui-ci en prend tout le choc. Le système
nerveux central, notre pensée, notre réflexion, notre intelligence
fonctionnent. Notre système nerveux végétatif que nous ne contrôlons
pas, mais qui dirige notre tension artérielle, notre pouls, notre
température, notre fréquence respiratoire, s’emballe, et d’un seul coup
c’est le déséquilibre. Les hormones de stress se bousculent. Là commence
la spasmophilie.
Une réaction en chaîne
Le
spasmophile pourrait donc être comparé à une balance qui réagirait au
gramme près alors qu’il lui suffirait de réagir au kilo près.
Notre
cerveau est une centrale qui recueille les informations et va donner des
ordres coordonnés.
Si le cerveau reçoit trop d’informations, cette
centrale se mettra à mal fonctionner, à ne plus faire un tri bien clair,
bien net, et à renvoyer des messages désordonnés dans le corps.
Il y a
une sorte d’auto-stress, d’où la fameuse chute de magnésium liée à la
spasmophilie -le stress entraîne un déficit en magnésium-.
Le désordre
apparaît au niveau du système neuro-végétatif, et les hormones de stress
se mettent donc à se bousculer…
Une sorte de chaîne en boucle
s’entretient, ce qui est une des grandes caractéristiques de cet état.
L’adrénaline, hormone de vigilance, est sécrétée de façon exagérée.
Dans
cet état excessif, cette hormone devient parasite et pathologique. Tout
devient « hyper », en fait. La surabondance d’oxygène liée à
l’hyper-respiration superficielle provoque une alcalose dans le sang,
une baisse de l’acidité normale.
Trop de sang afflue sur les organes –
et de surcroît il s’agit de sang de mauvaise qualité- et annule leurs
possibilités de défense.
Le taux de calcium chute. Il y a
hyper-excitabilité neuromusculaire. Tout est en place pour la crise.
On
n’est pas spasmophile, on « fait » de la spasmophilie.
Ce n’est pas une
maladie, mais un syndrome, une affection caractérisée par plusieurs
signes.
Dr Schwob dit que nous ne sommes pas spasmophiles comme
nous pourrions être diabétiques, nous ne sommes pas d’un tempérament
spasmophile, mais nous sommes prédisposés à faire des épisodes de
spasmophilie.
Le terrain est là, propice, mais la dysharmonie ne
surviendra qu’à la suite d’événements précis : chocs, surcharges de
tout, examens, voire croissance trop rapide de l’adolescent.
Les
surprises de la vie, les déraillements des choses logiques, les fatigues
accumulées, sont des facteurs déclenchants.
Les symptômes d’un mal être
La
spasmophilie peut rester latente pendant des années, l’ un ou l’autre
des symptômes se manifeste de temps à autre, et puis tout à coup, un
stress particulier, du surmenage, elle devient alors ce que l’on appelle
décompensée.
C’est la crise, tous les symptômes sont au rendez-vous
avec l’impression que l’on va mourir dans les minutes qui suivent.
La
tétanie est le paroxysme de la spasmophilie.
Là les crampes conduisent à une
tétanisation des membres et de la mâchoire, et il peut même y avoir une
perte de connaissance.
La personne spasmophile souffre autant du
manque de compréhension rencontré parmi le corps médical que des
troubles indéfinissables de ce syndrome.
Elle suffoque tout à coup, ressent
une boule au fond de la gorge, un nœud à l’estomac, a des vertiges, des
palpitations, des fourmillements, mal au ventre, sent ses mains trembler
ou se raidir, a la tête vide, ne peut plus penser ou alors pense
qu’elle a perdu la raison et que de toute façon elle va mourir dans les
instants qui suivent, elle vit un parfait mal-être.
Certains spasmophiles non identifiés
finissent par se terrer chez
eux.parce qu’ils ne savent plus où ils en sont de leur vie.
Les femmes d’abord
De
façon générale, les femmes sont plus concernées par la spasmophilie que
les hommes, surtout dans nos pays industrialisés. Femme au travail et
femme au foyer, être parfaite partout...
Dans les pays où les femmes sont au champ à
longueur de journée, elles ont certainement d’autres maladies, mais
elles ne connaissent pas cette maladie-là, ce syndrome-là..
Le système prémenstruel est également un moment critique. Beaucoup
de femmes peuvent être très dérangées, au moment de leurs règles, par
des bouleversements hormonaux.
Dans les jours qui précèdent, une baisse
brutale des oestrogènes se produit, alors que la progestérone descend
progressivement.
Ce déséquilibre va entraîner des perturbations
multiples, sanguines, psychologiques.
Et l’on retrouve alors les signes
de la spasmophilie, les mêmes hormones en déséquilibre, les mêmes
malaises, le même état de mal-être.
Les céphalées dont se plaignent les
femmes à ces moments-là peuvent être des signes de spasmophilie.
Au
moment de la ménopause, où un nouvel équilibre hormonal est en cours, la
spasmophilie guette de la même façon
Spasmophilie d’automne
C’est
la saison de prédilection de la spasmophilie.
Les arbres perdent leurs
feuilles, nous aussi nous perdons nos feuilles.
Il y a beaucoup de
nervosité dans l’air, tout se bouscule, même les êtres humains, pourquoi
les hormones de stress ne se bousculeraient-elle pas?
Les spasmophiles
sont très sensibles à l’ambiance.
C’est à ce moment-là que la
spasmophilie peut se décompenser. La baisse de lumière fait le reste.
Chute de la sérotonine - qui fait office de médiateur de l’activité du
système nerveux central- ce qui rend plus dépressif.
L’équinoxe de printemps –mars- est un moment où les défenses
immunitaires de l’organisme ont été usées par l’hiver, il y a une
période de faiblesse, de fragilité, et donc de risques de spasmophilie.
On retrouvera des crises aigues, qui peuvent être renforcées par des
phénomènes d’allergie.
Mais l’équinoxe d’automne –septembre- est un
équinoxe d’anticipation car l’hiver arrive.
En plus, Il y a la fin des
vacances, la rentrée des classes, la reprise du travail, c’est la
rentrée en tout. On reprend ses problèmes là on les a laissés le temps
d’une trêve, et ils ne sont pas résolus.
Le signe de Chvostek
Comment
savoir si l’on est spasmophile ?
Puisque certaines troubles indicatifs
de la spasmophilie peuvent être liés à d’autres pathologies : problèmes
cardiaques, thyroïdiens, neurologiques, dépression, il est d’autant plus
important de consulter et d’investiguer.
En cabinet, si votre médecin
vous soupçonne d’être spasmophile, il recherchera ce que l’on appelle
le signe de Chvostek.
Il procédera à un test en vous percutant la joue
avec un marteau à réflexe sur le trajet du nerf facial, allant du lobe
de l’oreille à la commissure des lèvres. Vous garderez les lèvres entre
ouverte.
En état de spasmophilie, votre système nerveux est excitable,
la lèvre du côté du marteau réflexe se relèvera sans que vous en ayez
conscience.
Si vous réagissez à ce test alors que vous ne présentez
aucun malaise, vous êtes en terrain favorable, le moindre choc
émotionnel pourra faire apparaître une crise.
Que faire en état de crise ?
Avant
tout, essayer de se relaxer.
Si l’on est seul, téléphoner à une
personne amie ou à son médecin.
Le simple fait de pouvoir parler à
quelqu’un pendant deux minutes pourra aider.
Si une autre personne est
présente, elle pourra appliquer des compresses chaudes sur la gorge,
tapoter visage et thorax de la personne en crise.
Un
comprimé de calcium effervescent peut être pris sans danger, autant
pour son action correctrice du sang que pour son action sédative.
A
défaut, un yaourt géant ou un grand verre de lait .
Et, si possible, une
ampoule de magnésium, en oligo élément,.ou Magnesia Phos en 5 ch, trois
granules, pour aider à bien repartir.
Dès que possible, faire une friction de la plante des pieds avec de l’huile essentielle de mandarine.
Pour
ou contre le sac en plastique, dont on a beaucoup parlé ?
Puisque la
crise de spasmophilie s’accompagne d’une surabondance d’oxygène dans le
sang, on recourt fréquemment à ce sac en plastique, dans lequel le
malade respirera son propre gaz carbonique, ce qui fait effectivement
baisser son taux d’oxygène.
Mais on peut ne pas être partisan de cette
méthode. La personne en crise se sentira plus isolée, alors qu’elle a au
contraire besoin de communication.
Mieux vaut recourir à une seconde
méthode : calmer la respiration en se bouchant le nez.
Résister le plus
longtemps possible, recommencer 2 à 3 fois.
Cela fait baisser le taux
d’oxygène dans le sang, met le cœur au repos.
Au bout de quelques
minutes, les impressions de vertige, les palpitations, les
fourmillements se calment.
Comment se soigner
L’homéopathie
L’homéopathie
est une médecine de terrain, de prévention, elle sera en première ligne
du traitement de fond de la spasmophilie, puisqu’elle ne se contente
pas de traiter les symptômes apparents, mais qu’elle s’occupe du malade
d’une façon globale.
Ignatia semble en parfait accord avec
les symptômes de spasmophilie.
Il est donné le plus souvent en 9 ch
pour cet état-là, 3 granules 2 fois par jour, et de préférence aux
heures Ignatia : 11h et 18 heures.
Ce remède correspond à une personne
ayant des sensations d’étouffement, une hypersensibilité, aussi bien
nerveuse qu’ émotive, une impression fréquente de boule dans la gorge.
Emotivité exagérée. Mélancolie et tristesse, tendance à se
chagriner en silence. Spasmes des paupières. Bourdonnements d’oreilles
par le bruit et la musique. Humeur changeante...
Il y a aussi Cocculus, dans les premières urgences en 9
ch. : trois granules de cinq minutes en cinq minutes, puis de quart
d’heure en quart d’heure, suivant l’évolution des choses.
Cocculus
a dans ses symptômes : une faiblesse extrême, paralytique,
s’accompagnant d’un état nauséeux et de vertiges. Une faiblesse
mentale, le malade répond lentement, a de la difficulté à s’exprimer et à
parler Triste et extrêmement irritable, il ne peut supporter le moindre
bruit, la moindre contradiction, la moindre secousse, le moindre
mouvement. Tête vide avec faiblesse extrême des muscles du cou, telle
que le malade ne peut maintenir la tête droite et doit la soutenir et
l’appuyer.
Nous sommes dans les excès insurmontables, les extrêmes de la spasmophilie.
L’aromathérapie: se soigner comme on respire
Une
première façon de soigner sa spasmophilie peut être tout simplement de
respirer une huile essentielle, la lavande, par exemple, antispasmodique
puissant, décontractant musculaire.
Autre usage, les onctions,
qui donnent de grands résultats.
Une huile essentielle fait le tour de
l’organisme entre 20 et 45 minutes, puis elle est éliminée après avoir
atteint les endroits où elle doit aller.
Masser les points où se situent
les crampes, les spasmes, et penser aux creux
des poignets, du coude, penser à la nuque, ne pas oublier le bout des
doigts lorsqu’il y a danger de crise.
La plante des pieds est un
merveilleux moyen de faire pénétrer les huiles.
On ne les utilisera
jamais pures, mais diluées dans de l’huile végétale, à raison de 5 ml
d’huile. L’huile de sésame sera un parfait véhicule pour les huiles
essentielles.
La mandarine : antispasmodique, relaxante,
hypnotique léger, très indiquée pour la spasmophilie, parfaite pour
utiliser sous la plante des pieds. Mais attention, pas de soleil
ensuite, car elle est photo sensibilisante.
La lavande : anti spasmodique puissante, décontractante sur un plan musculaire, calmante, sédative, hypotensive.
L’angélique : sédative, répond à l’anxiété et aux troubles abdominaux
Le
basilic et l’estragon : deux puissants antispasmodiques qui, tous deux,
portent dans leurs indications « spasmophilie ». Ils correspondent à
une situation déjà nettement plus établie.
La verveine citronnée : si l’impression de dépression domine.
A titre préventif : après la douche ou le bain, onction de lavande sur la plante des pieds et sur le plexus solaire.
Les éléments indispensables : oligo-éléments
Le magnésium reste l’allié numéro un du spasmophile, puisqu’il favorise la
décontraction musculaire. Il permet de lutter contre l’asthme, donc
augmente les capacités respiratoires.
Le déficit favorise l’oppression,
et peut donner le départ des premiers signes de spasmophilie : crises de
larmes, tremblements des paupières, crispations.
Le zinc
intervient dans le fonctionnement de certaines hormones –insuline- qui
contribuent à régler l’utilisation des sucres, et stimulent donc le
fonctionnement du système de défense de l’organisme.
Le sélénium stimule le système immunitaire et joue un rôle de protection du système cardio-vasculaire.
L’iode
régularise la thyroïde. Celle-ci produit une hormone, la thyroxine, qui
joue un rôle important dans la désintoxication de l’organisme et la
circulation du sang. Et la thyroïde joue un rôle fondamental dans le
fonctionnement des neurotransmetteurs.
Le lithium est sédatif et a une action bénéfique sur l’humeur.
Le manganèse, associé au cobalt, est un grand réducteur de spasmes et de douleurs diffuses.
Le cuivre, l’or et l’argent agissent sur les états dépressifs.
Alimentation
Privilégiez les aliments riches en calcium et magnésium et une
alimentation alcaline.
Pour en savoir plus ...
Et en bonus un petit message de D. Morissette à propos de l'anxiété
« Ne vous inquiéter de rien ! » Plus facile à dire qu’à
faire dans ces temps particulièrement difficiles ! Alors, comment mettre
en pratique un conseil qui semble impossible devant des problèmes qui
semblent insurmontables ?
Le conseil de Jésus semble irréaliste. Il nous dit de ne pas nous
inquiéter. Mais soyons honnêtes! Nous nous en faisons trop souvent pour
tout et pour rien. Le sens de l’inquiétude dont fait mention ce texte
n’adresse pas tant toutes les petites préoccupations qui jalonnent nos
journées, mais davantage nos sources d’anxiété. Vous conviendrez qu’il y
a une différence d’intensité entre être inquiet et être anxieux. On a
appelé le XXe siècle, le siècle de l’anxiété. Pouvons-nous dire que les
choses se sont améliorées dans le présent siècle ? Évidemment non.
Il semble qu’en ce moment même les bases stables de nos sociétés soient ébranlées par cette pandémie mondiale.
- Qu’est-ce qui va nous arriver?
- Quel est l’avenir qui se dessine pour chacun de nous?
- Qu’adviendra-t’il de nos emplois? De l’économie?
- Combien de temps cela va durer?
Il y a évidemment de quoi être anxieux.
Mais, lorsque l’on s’arrête sur les paroles de Jésus, nous découvrons
des alternatives pour nous aider à mieux faire face à tout ce qui nous
inquiète et nous rend anxieux. Prenez le temps de revoir l’article «
5 raisons de ne pas s’inquiéter » pour comprendre l’inutilité de nos inquiétudes.
Voici donc 5 petits conseils tirés des enseignements de Jésus sur les inquiétudes (Matt. 6/24-34) :
1- Regardez à la création et à la nature : Dieu prend soin de sa création !
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne
sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers…
Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni
ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa
gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. » [Mat 6:26-28]
L’effervescence et le stress de la vie moderne nous amènent à perdre
de vue certaines des réalités que je qualifie de « spirituelles ». Nous
nous retrouvons trop souvent dans une course effrénée où le stress nous
submerge. Nous n’avons pas beaucoup le temps ou nous ne prenons pas le
temps pour nous arrêter et faire le point. Dans ce texte, c’est comme si
Jésus nous disait :
« Ho!, stop ! Arrêtez-vous un peu… » Il ajoute :
« Regardez… Considérez… »
Et il nous ramène ainsi à la nature et à la beauté de la création. Il
est fascinant d’observer que la nature n’est pas du tout stressée et, au
contraire, d’elle émane la paix et l’harmonie.
Bien souvent, dans mes voyages, je suis exposé à la beauté de la
nature et de ses paysages. Je pense à l’île de la Réunion où j’étais il y
quelques mois. Cette île est magnifique et étonnante dans sa
diversité : son volcan, sa nature luxuriante, ses cirques naturels et à
ses couchers de soleil qui semblent fondre dans l’océan indien. Je pense
au Canada, à ses forêts immenses, à la multitude de ses lacs et à ses
saisons bien démarquées. À chaque fois, je rends gloire à Dieu pour sa
création et la nature.
Pourquoi toute cette beauté ? Cette diversité ? Lorsque j’étais en
Martinique, quelqu’un m’a dit qu’il y avait 120 variétés de bananes
dans cette île. Pour valider cette information, j’ai fait quelques
recherches pour découvrir qu’il y aurait plus de 1000 variétés à travers
le monde. Tout cela pourquoi ? En fait, tout cela pour qui ? POUR NOUS.
Le Dieu créateur nous offre la nature comme lieu de détente et de
pause. Lorsque l’on s’y arrête, notre esprit se calme et nos perceptions
se renouvellent et nous remettons tout dans une juste perspective.
Nous avons besoin de trouver Dieu. Il ne peut pas être
trouvé dans le bruit et l’agitation. Dieu est l’ami du silence. Regardez
comme la nature, les arbres, les fleurs, l’herbe croissent en silence.
Regardez les étoiles, la lune, le soleil. Ils bougent en silence. Nous
avons besoin de silence pour toucher des âmes. — Mère Thérèsa
2- Réalisez votre place dans la création : Dieu se soucie de vous !
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne
moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père
céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » [Mat
6:26]
Malgré la splendeur et la beauté de la création, ce que Dieu
considère de plus précieux dans toute sa création, c’est vous et moi. Il
est difficile d’être pleinement conscient de notre valeur aux yeux de
Dieu. Dieu n’a pas envoyé son Fils pour les oiseaux, les animaux et le
reste de sa création, mais pour nous. Nous sommes le summum de sa
création et sa priorité suprême. Malheureusement, lorsque nous nous
inquiétons, nous perdons de vue son souci pour nous, parce que nous
avons tendance à nous retourner sur nous-mêmes et à plonger la tête dans
ce qui nous angoisse au point de perdre de vue ce que nous sommes pour
Lui et qu’Il est là pour nous. Dieu se soucie de vous !
3- Reconnaissez qui est Dieu et ce qu’il désire : Dieu prend soin de vous !
Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : que
mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car
toutes ces choses, ce sont les non-croyants qui les recherchent. Votre
Père céleste sait que vous en avez besoin. [Mat 6:31-32]
Le christianisme se différencie des autres religions sur plusieurs
aspects. Dans la plupart des autres religions, l’homme est à la
recherche de Dieu par des efforts et des moyens de l’apaiser ou de le
satisfaire afin d’éviter une certaine infortune. Dans le christianisme,
Dieu est la recherche de l’homme et du moyen de le sauver et de le
bénir. Voilà pourquoi, Jésus rassure son auditoire en mentionnant que si
Dieu prend soin des oiseaux ou revêt l’herbe des champs à combien plus
forte raison, prendra-t-il soin de chacun d’eux. Dieu nous rassure donc
quant à son désir de répondre à nos besoins. Évidemment, il y a une
profonde différence entre besoin et désir. Illusoire est l’idée de
croire que Dieu répondra à tous nos caprices. Ne vous laissez donc pas
envouter par tous ceux qui prêchent un évangile magique qui vous promet
d’être riche. Une large part de déception chez beaucoup de croyants
réside justement dans les attentes irréalistes que certains ont semé en
eux.
Cependant, ayez pleine confiance que Dieu saura assurer une réponse
satisfaisante à vos besoins réels. Il ne vous laissera pas tomber. Ne
doutez pas de lui, ni de son amour, ni de son souci pour vous. Je vous
le dis avec l’assurance et la conviction de quelqu’un qui marche avec
lui depuis plus de 45 ans.
« La foi, ce n’est pas de croire que Dieu va nous donner
tout ce que nous voulons, mais la certitude qu’il va faire tout ce qu’il
faut pour combler nos besoins. »
4- Revenez aux vraies priorités de la vie [6-33]
Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses
vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau ; car
votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.
Il est facile de nous dévier de nos priorités en particulier à notre
époque. Nous sommes sollicités de toutes parts par un flot
d’informations. Celles-ci nous submergent à un point tel que nous ne
savons souvent plus où donner de la tête.
Avez-vous observé les enfants ? Ils ne s’inquiètent pas. Ils ne se
disent pas : « J’espère que mes parents vont me nourrir aujourd’hui. »
Ils vivent dans une certaine insouciance me direz-vous. Effectivement,
meurent-ils de faim pour autant ? Bien sûr que non puisque des parents
attentionnés veillent sur eux. Comme Dieu avec nous.
Au lieu de nous inquiéter, Jésus nous encourage à chercher le royaume
de Dieu. Cela signifie qu’au lieu de se préoccuper des choses
matérielles, il faut se concentrer sur les choses spirituelles. Il dit.
« Cherchez plutôt ». Au lieu de vous inquiéter… cherchez plutôt! Il
s’agit de déployer notre énergie à la bonne place. Au lieu de la
gaspiller sur les inquiétudes qui ne changent rien, il faut canaliser
nos efforts sur des priorités qui importent.
5- Revoyez votre conception du futur [6 : 34]
« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »
Jésus dit : «
Le lendemain aura soin de lui-même. »
Drôle d’expression n’est-ce pas ? Le lendemain n’est pas une personne.
Comment peut-il prendre soin de lui-même ? En fait, le futur ou l’avenir
fait partie de la conception que nous avons, nous les humains, du
temps. Comme le passé et le présent. Avant toute chose, ce sont des
notions. Le dictionnaire décrit le futur comme l’ensemble des
possibilités qui n’existent pas encore. Demain n’est pas là ! Vous et
moi n’avons aucun pouvoir face à ce qui peut arriver demain. On peut
présumer, imaginer, élaborer des scénarios possibles ou probables. Mais
c’est tout.
Le problème est que dans les temps d’incertitude ou de crise, nous
élaborons des scénarios pessimistes, parfois catastrophiques. Ceux-ci ne
font qu’amplifier nos craintes et nourrir nos doutes. Ce sur quoi nous
avons un certain contrôle est le temps présent. Voilà pourquoi Jésus a
dit : « À chaque jour suffit sa peine ! ». Consacrons nos énergies à
bien vivre aujourd’hui. Ne passons pas à côté du présent par crainte du
futur !
« Vivez dans le présent, souvenez-vous du passé et ne
craignez pas l’avenir, car il n’existe pas. Il n’y a que maintenant qui
importe ! »