mardi 6 mars 2018

Repas source de plaisir



Créez une séquence repas

Avec des outils comme les idéos picto par exemple, on peut créer un déroulé de temps repas en le décomposant : entrée/plat/dessert. Mais pas seulement ! Mettre la table/desservir mais aussi digérer et prendre plaisir à manger… Il faut aborder les repas par l’angle du plaisir pour faire de cette routine  un véritable temps fort de la journée !

Bien protéger ses habits

Dans le domaine du handicap, on a parfois du mal à viser sa bouche ou attraper son verre. C’est pas facile pour tous, et ça s’apprend !
En attendant, il faut juste savoir protéger ses vêtements, pour profiter du festin sans bloquer sur la propreté. On vous partage nos supers équipements pour être tranquille de ce côté là!
Foulards bavoir bibetta pour enfant : Alternatives aux bavoirs traditionnels, en cas de troubles salivaires. 3 couches de protection : une waterproof, les deux autres absorbantes.
Bavoir ultra couvrant junior : Forme très couvrante. Petite poche à l’extrémité recueillant les aliments tombés. Tissu waterproof, résistant aux taches, ultra absorbant, souple et doux au toucher. Lavable à 80° sans impacter forme, couleur et caractéristiques.

Donnez envie et verbalisez

Le repas, c’est aussi se faire plaisir aux yeux ! Ça passe donc aussi par des images. Et pour anticiper, et préparer les repas, pendant qu’on est en cuisine, on peut sortir des imagiers et demander aux loulous de retrouver les fruits et les légumes présents dans le repas. Ces imagiers suscitent l’envie et donnent l’eau à la bouche de nos loulous !
Imagier aliments : Ces 50 photographies d’aliments en gros plan développent le champ lexical de l’alimentation. Les aliments représentés peuvent être classés dans 3 catégories : les aliments d’origine végétale, ceux d’origine animale et les produits laitiers
Maxi mémo des aliments : Sur les 34 grandes cartes en cartons épais de ce jeu de mémo, des photographies d’aliments de base en gros plan sur fond blanc.

Faciliter son premier repas tout seul !

Pour aider les plus petits à apprendre à manger seuls, optez pour du matériel ergonomique qui va faciliter la prise en main : une assiette stable qui ne se renverse pas comme le Happy Mat, des couverts spécialement étudiés pour les petites mains encore malhabiles et un nibbler pour passer progressivement d’une texture moulinée à de petits morceaux.
Happy Mat : Ce plateau assiette en silicone adhère à toute surface lisse : posez-le sur la table, il ne glissera pas ! Il apporte de la bonne humeur au repas avec son assiette compartimentée rigolote pour bien séparer les saveurs.
Cuillère Kizingo : Cette cuillère innovante dispose d’un manche court incurvé pour faciliter le contrôle et la précision du geste des plus petits lorsqu’ils commencent à manger seul. Extrémité peu profonde pour une mise en bouche toute en douceur.
Nibbler : Un «grignoteur» révolutionnaire qui permet aux plus petits de mâcher des gros morceaux sans risque d’étouffement ou de fausse-route. Idéal pour les fruits frais ou surgelés ou les légumes cuits.

Aider un enfant avec des troubles de l’oralité

La dysoralité sensorielle peut se manifester sous des formes très variées, d’un simple dégoût à une aversion beaucoup plus importante pour certaines textures, odeurs et donc aliments. Pour aider un enfant avec des troubles de l’oralité d’origine sensorielle, optez pour une assiette compartimentée pour que les aliments ne se mélangent pas entre eux, une gourde pour apprendre à boire grâce au système Select-Flow qui contrôle le liquide : il monte dans la paille mais ne redescend pas ! Ne contient ni latex ni phtalates et un moulin manuel pour transformer rapidement les aliments en purée.

Assiette ventouse 3 compartiments : Son pied ventouse permet de la fixer temporairement sur la table pour éviter qu’elle ne bouge et faciliter son utilisation. Elle permet de partager en 3 zones les aliments afin d’éviter qu’ils ne se mélangent.
Bouteille ours : Bouteilles pour apprendre à boire grâce au système Select-Flow qui contrôle le liquide : il monte dans la paille mais ne redescend pas !
Moulin mixeur manuel : Votre enfant ne mange que de la nourriture en purée ? Ce moulin devrait bientôt devenir votre meilleur allié lorsque vous vous déplacez. Il s’emporte partout et s’utilise facilement : il suffit de tourner la manivelle pour transformer rapidement les aliments frais en purée.



La dyspraxie



 26 Février 2018, jour où j’ai appris que ma fille de 5 ans est dyspraxique…dyspra quoi ???
Avant ce jour je ne savais pas ce qu’était la dyspraxie, et pour être honnête je ne connaissais pas son existence!
Mais aujourd’hui, en me documentant sur le sujet, je comprends mieux les fonctionnements de ma fille, ses réactions, ses colères, sa fatigue….

Alors concrètement qu’est-ce que la dyspraxie ?
La dyspraxie est un trouble du mouvement qui se manifeste par l’incapacité totale ou partielle d’exécuter des gestes volontairement ou de manière automatique.
Touchant 3 à 6 % des enfants (1 fille pour 3-4 garçons) elle concerne essentiellement « la praxie » c’est-à-dire le geste, non dans son intention, mais dans sa réalisation.
L’exécution motrice d’un geste intentionnel est perturbée alors qu’il n’y a pas de retard mental, de handicap moteur visuel ou auditif, de trouble du développement psychoaffectif ni aucune atteinte lésionnelle sur le plan neurologique. On connait mal les causes de la dyspraxie, mais pour mieux la comprendre il faut d’abord comprendre le fonctionnement des réflexes et des gestes acquis.
En règle générale, chaque fois qu’on apprend quelque chose, le cerveau effectue ce qu’on appelle une « engrammation ». Il s’agit d’une sorte d’empreinte laissée dans notre système nerveux et qui peut être réactivée au besoin, de manière à ce qu’elle se fasse naturellement et automatiquement au moment où on l’évoque.
Les gestes font partie de ces préprogrammations. Malheureusement, alors qu’ils devraient être normalement acquis, l’enfant dyspraxique est incapable de les planifier ou de les automatiser. Même si les muscles responsables des mouvements à effectuer fonctionnent normalement, leur reproduction demande généralement des efforts considérables et le résultat demeure pourtant très maladroit.
Pour cette raison, la dyspraxie est également surnommée « la maladresse pathologique».

Les causes
La dyspraxie est due à un dysfonctionnement cérébral : il s’agit donc d’un handicap majeur touchant le développement de l’enfant. Elle n’est provoquée ni par une paralysie ni par une parésie des muscles concernés par le geste à effectuer, et n’est liée à aucun déficit affectif, psychologique ou intellectuel.
Ce trouble de la planification des gestes volontaires et intentionnels est souvent attribué à une anomalie cérébrale dont l’origine elle-même est incertaine. On peut ainsi supposer qu’il y a deux types de dyspraxie : la dyspraxie développementale et la dyspraxie lésionnelle.

La dyspraxie développementale
On parle de dyspraxie développementale lorsque le trouble est causé par une anomalie du cerveau non-repérée et encore moins expliquée. Autrement dit, l’enfant dysgraphique semble en parfaite santé. On suppose alors que la dysgraphie est due à une défaillance au niveau de la zone cérébrale responsable du développement et subséquemment du mouvement et de la motricité, mais cette hypothèse n’a pas encore été prouvée scientifiquement.

La dyspraxie lésionnelle
Dans 50 % des cas, le trouble de la planification des mouvements automatiques et intentionnels est associé à un traumatisme probablement crânien survenu généralement à la naissance de l’enfant.
Ainsi a-t-on pu remarquer un pourcentage élevé de dysgraphie chez les grands prématurés, mais également chez les nouveau-nés ayant souffert de manque d’oxygène ou de complications pendant l’accouchement.

Les troubles associés
La dyspraxie est un trouble rarement isolé. Dans la majorité des cas, elle est associée et souvent aggravée par un trouble du déficit de l’attention et par d’autres troubles de l’apprentissage tels que la dyslexie, la dysorthographie et la dyscalculie.

Les différents types de dyspraxie
Les dyspraxies constructives : Difficulté à assembler des pièces pour construire un tout. La difficulté est dans l’assemblage des pièces les unes par rapport aux autres.
Exemple : construire un objet avec des légos, assembler des cubes, faire un puzzle,…

La dyspraxie constructive non visuo-spatiale : Dyspraxie constructive associée à des difficultés d’organisation de l’espace

La dyspraxie constructive visuo-spatiale : Elle associe une dyspraxie constructive, un trouble du regard (problème neuro-visuel), un trouble de l’organisation de l’espace.
Exemple : fixer une ligne pour lire, suivre la trajectoire d’un objet, rechercher une information dans un texte, lire un plan, faire une figure géométrique avec des outils, …

La dyspraxie idéatoire : Difficulté de réaliser un geste avec un objet ou un outil.
Exemple : brosse à dent, aiguille à coudre, fer à repasser, ciseaux, tournevis, fourchette, rasoir, crayon…

La dyspraxie idéomotrice : Difficulté de faire des gestes sans outil. Difficulté dans les gestes dits symboliques, les mimes, le « faire semblant »
Exemple : faire « au revoir » de la main, mimer l’action de jouer de la guitare, faire un salut militaire, faire « chut »…

La dyspraxie de l’habillage : Difficultés à agencer, orienter ou disposer les vêtements lors de l’habillage (les habits sont enfilés à l’envers) pour se boutonner, utiliser une fermeture Eclair, faire ses lacets…),

La dyspraxie oro-faciale : Difficulté dans les « gestes » du visage et de phonation : mouvement de langue, gonfler les joues, souffler, se moucher, ton souvent monotone…

Profil et symptômes de l’enfant dyspraxique :
De 0 à 4 ans
Chez le nourrisson, la motricité globale reste acquise de manière globale dans des délais normaux. Par la suite lors de la petite enfance, le jeune enfant dyspraxique présentera des difficultés dans les manipulations faisant appel au visuomanuel (cubes, encastrements, mais également l'habillage). Il y aura aussi, le plus souvent, une instabilité posturale avec parfois des mouvements stéréotypés et une difficulté pour fixer un objectif du regard.
Sur le plan des activités domestiques quotidiennes, le jeune enfant dyspraxique est maladroit : il casse ses jouets par inadvertance, bouscule les meubles et parfois peut tomber seul. Il montre des difficultés pour manger seul, pour s’habiller, et met parfois ses vêtements à l’envers. Il n’arrive pas à se boutonner ou encore nouer ses lacets. Encore une fois, les jeux de construction et d’assemblage sont échoués, même lorsqu’il doit suivre un modèle.
L’apprentissage du vélo ou encore de la nage est long et difficile, l’enfant se fatigue et a peu d’autonomie.
Souvent mal compris, l’enfant dyspraxique ne sera pas volontaire pour faire ce genre d’activité et pourra prétexter ne pas aimer l’activité qui lui posera des difficultés. On entendra parfois les parents dire "mon enfant déteste jouer aux Lego !". Il convient donc d’être vigilant lorsqu’un enfant dit ne pas aimer dessiner ou faire du vélo par exemple.

Après 4 ans
Lors d’un examen du tonus, on pourra repérer des syncinésies (c'est-à-dire des contractions involontaires de muscles associées à des mouvements volontaires ou réflexes d’autres muscles) et de l’hypotonie (diminution de la tonicité musculaire).
L’écriture sera difficile au niveau du déroulement du geste, et l’enfant dyspraxique aura des difficultés à suivre la ligne. L'écriture sera également plutôt lente. En outre, l'enfant aura des difficultés à reproduire des formes graphiques ou à positionner ses doigts correctement, ainsi que pour les praxies manuelles (positions des doigts).
Conscient de l’échec, il dépense beaucoup d’énergie pour réussir son action, ce qui va le fatiguer.
Sur le plan affectif, l’enfant dyspraxique est ressenti comme immature. Il présente une perte de l’estime de soi (confiance en soi) qui favorise des sentiments comme la tristesse ou l’angoisse, faisant même apparaître parfois un état dépressif. Catalogué comme maladroit, étourdit et paresseux, il aura tendance à s’isoler lors des récréations et présentera souvent des troubles du comportement.

Quels sont les conséquences de la dyspraxie sur les apprentissages scolaires ?
La dyspraxie développementale a une répercussion importante sur l'école. Attention toutefois, un enfant dyspraxique ne présente pas systématiquement tous ces troubles !
- Graphisme : On observe des troubles au niveau de la maturation du geste et dans l’organisation et la structuration spatiale. On verra par exemple l’enfant ne pas parvenir à s’orienter sur une feuille.
- Ecriture : L’écriture n’est pas automatique et le résultat est brouillon. Dans le détail, l’enfant dyspraxique écrit les lettres avec une grosseur inégale et bute sur les lettres obliques (N, X, W...), le plus souvent.
- Arithmétique : On observera une dyscalculie spatiale au niveau du dénombrement, de la pose et de la résolution des opérations à effectuer sur la feuille, ou du passage de la feuille au tableau.
- Géométrie : Les directions et relations spatiales ne seront pas respectées. La lecture d’un texte sera lente.
- Lecture : Hésitante et lente, l’enfant dyspraxique a tendance à confondre les lettres semblables (b,d ; p,q ; n,u) et n’arrive pas à découper les mots en syllabes.
- Compréhension des consignes écrites : L’enfant ne sait pas chercher l’information pertinente du fait d’une impossibilité à se représenter la structure du texte.
- Orthographe : Les difficultés d’orthographe sont liées au trouble de la copie. En effet, l’enfant commettra des erreurs de copie notamment en passant du tableau à son cahier.
-Apprentissage des leçons lues : Difficile à cause du manque de repères et de sauts de lignes.
Désorganisations spatiales, manque de repères, sauts de lignes.
- Chant et mime : Les gestes ne pourront pas être reproduits et l’enfant ne parviendra pas à suivre correctement le rythme d’une chanson.
- En éducation physique : Difficultés à apprendre de nouveaux jeux, à suivre le rythme des autres élèves ainsi qu’à viser une cible.
Ces troubles sont invalidants et provoquent un retard dans les apprentissages scolaires ainsi qu’une perte de l’estime de soi. Ces difficultés étant mal cernées par les enseignants et provoquant un rejet chez les autres enfants, il est important de dépister la dyspraxie le plus rapidement possible.
C’est donc un enfant qui sur le plan scolaire va se retrouver en difficulté :
Si la dyspraxie est légère l’enfant va pouvoir compenser avec des rééducations.
Si la dyspraxie est moyenne, l’enfant ne pourra pas compenser, il va falloir l’aider en adaptant les choses. Exemple : adapter les colonnes pour qu’il puisse poser son addition correctement…
Si la dyspraxie est importante les adaptations ne suffisent pas. Il faut contourner le problème. Exemple : calculatrice (s’il n’arrive pas à poser les opérations), ordinateur (écriture)…

Comment savoir si l’on a un enfant dyspraxique ?
Le diagnostic de dyspraxie est affirmé par :
- l’examen psychométrique (demander de préférence une WPPSI ou WISC, en fonction de l’âge de l’enfant), pratiqué par un(e) psychologue montrera des dissociations caractéristiques de ce trouble cognitif. Ce test permet également d’évincer une déficience mentale. Les enfants dys dont les dyspraxiques ont une intelligence normale à supérieure.
- l’examen neuro-psychologique, qui précisera les caractéristiques qualitatives de la dyspraxie, son type (constructive, idéatoire, idéomotrice) et les éventuels signes associés (dyspraxie visuo-spatiale, cf. plus loin) : c’est à partir de cette évaluation que pourront être posées les indications d’une prise en charge adaptée et efficace (rééducations en ergothérapie, aides techniques).
- un bilan psychomoteur ou d’ergothérapie
- un bilan orthophonique
- un bilan orthoptique et neurovisuel.

Comment aider un enfant dyspraxique ? Comment faire au quotidien ?
Avec un enfant touché par une dyspraxie, il faut absolument prendre conscience qu’il fait des efforts depuis tout petit. Effort plus au moins visible, mais effort constant.
Il est alors essentiel de bien déterminer des stratégies en termes de rééducation en ayant bien observé l’enfant dans ses apprentissages pour cibler les plus pertinentes. En ciblant réellement les rééducations, on permet à l’enfant d’apprendre à ne plus se mobiliser sur un point qui le met en réel difficulté et donc à mobiliser ses efforts sur d’autres points. Si les rééducations ne suffisent pas, on pourra mettre en place des stratégies de compensation.
Il convient alors de savoir moduler sa capacité d’effort sans tomber dans un schéma compatissant qui ne lui permettra pas d’avancer. Ce dosage est d’autant plus compliqué quand cela touche nos enfants (ils ne sont que trop réceptifs à toute émotion compatissante et en profitent alors un max !!) et de l’autre côté, les parents doivent aussi les motiver car leur motivation agit aussi sur l’objectif final.
Certains penseront alors mais s’il est motivé, il fera forcément moins d’effort… à ceux-là je répondrai que le niveau de fatigabilité est quand même lié à un trouble neurologique et que de ce fait tout n’est pas qu’une question de volonté. Il est malheureux de constater que ces enfants sont souvent considérés comme fainéants, ne faisant pas d’efforts…
Avec un enfant dyspraxique, la règle d’or est de se montrer patient et compréhensif. Il est très important de favoriser la verbalisation et la représentation mentale plutôt que de lui montrer visuellement. On peut, par exemple, utiliser un vocabulaire de notions spatiales afin d’organiser l’espace.
Si le trouble est trop important, il peut être intéressant d’utiliser le traitement de texte d’un ordinateur afin d’aider l’enfant à se repérer. Il peut aussi être utile de travailler à l’aide de photocopies afin de diminuer le recopiage. On peut également utiliser des repères préalablement établis avec lui (surlignage, vignettes…) ou lui faire apprendre de manière orale les différentes étapes d’une action comme par exemple faire son cartable, pourquoi pas à la manière d’une poésie ou d’une chanson.
De plus, l’enfant dyspraxique étant lent, il convient de lui accorder plus de temps. On préférera également s’intéresser à la qualité du travail fourni plutôt qu’à la quantité. Au niveau scolaire, la mise en place d'aides de type "tiers-temps" seront très favorables à sa réussite.
Enfin, il est important de rappeler que la dyspraxie répond favorablement aux rééducations, notamment en ergothérapie et psychomotricité. En outre, si l’enfant présente une perturbation psychoaffective avérée voir un état dépressif, il sera alors important de proposer une prise en charge psychothérapique.

Le traitement : comment traiter la dyspraxie ?
Le traitement de la dyspraxie passe obligatoirement par la prise en charge de chacun de ses symptômes, qui sont, il faut l’avouer, différents chez tous les dyspraxiques. Il sera donc non seulement personnalisé, mais également pluridisciplinaire et fera intervenir plusieurs professionnels dont :
- Le psychomotricien : Il procèdera à la correction des troubles psychomoteurs, et ce, grâce à des exercices de rééducation portant sur la coordination des commandes cérébrales et de l’articulation du corps, mais également sur la latéralisation, les repères dans l’espace et autres problèmes de motricité.

- L’ergothérapeute : Il se chargera de corriger les problèmes de coordination entre les mouvements oculaires et les mouvements de la main, afin de permettre à l’enfant d’exécuter des gestes plus précis et d’être ainsi plus autonome.

- L’orthophoniste : Il procèdera à la rééducation du langage, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, si l’enfant présente des difficultés dans ces domaines.

- L’orthoptie : Il procédera à une rééducation du regard, pour permettre à l’enfant de mieux maitriser ses mouvements oculaires. Et ce, afin qu’ils soient moins saccadés, plus fixes.

Tous ces professionnels œuvrent dans un seul but : permettre à l’enfant de vivre le plus confortablement et le plus normalement possible avec son handicap. Par le biais des diverses rééducations, ils vont ainsi faire en sorte que l’enfant puisse : Rendre automatiques certains gestes intentionnels (prise et tenue du stylo, d’une cuillère, etc.) ; Pallier à toutes les conséquences de la dyspraxie (dyscalculie, dysgraphie, etc.)

Les aménagements scolaires
L’enfant souffrant de dyspraxie n’est pas obligé d’intégrer une école spécialisée. Il peut tout à fait continuer à travailler dans une école ordinaire à condition d’avoir l’aide d’un AVS (Auxiliaire Vie Scolaire) ou de bénéficier d’un P.P.S (Plan Personnalisé de Scolarisation). Dans ce dernier cas cependant, toutes les conditions devront être réunies pour lui éviter tout échec scolaire : mise en place de support (photocopie, ordinateur, etc.) pour remplacer la copie manuelle, accompagnement individuel et personnalisé pendant les cours… Sinon, il peut poursuivre ses études en CLIS ou dans une Unité Localisée pour l’Inclusion Scolaire.

Article partagé par Noémie Debleds - Blog Havah

Solutions pour le quotidien (Hoptoys)


Citations

  "On pense souvent que la vie chrétienne nous apporte la délivrance de toute épreuve. Ce qu'elle apporte, c'est la délivrance dans l'épreuve, ce qui est tout différent. "Heureux celui que le Très-Haut admet en sa présence... pour qu'il habite dans ses parvis... là, aucun malheur ne l'atteindra" - aucun fléau ne peut vous atteindre dans l'intimité de Dieu. L'enfant de Dieu n'échappe pas aux épreuves, mais Jésus vous dit de ne pas en être surpris : "Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde - ne vous laissez effrayer par rien." Certains qui, avant leur conversion, n'auraient pas songé à parler de leurs épreuves, deviennent souvent, une fois nés de nouveau, des "faiseurs d'embarras", car ils se font une fausse idée de la vie d'un racheté. Dieu ne nous donne pas une vie triomphante, il nous donne la vie à mesure que nous triomphons. L'effort même nous communique une force. S'il n'y a pas d'effort, la force ne nous est pas donnée. Est-ce que vous demandez à Dieu de vous donner la vie, la liberté et la joie ? Il ne vous les donnera pas, tant que vous n'accepterez pas l'épreuve. Dès que vous ferez face à l'épreuve, vous recevrez la force. Surmontez votre crainte, allez de l'avant, et Dieu vous nourrira des fruits de l'arbre de vie. Quand on dépense ses forces physiques, on s'épuise. Mais, Quand on dépense ses forces spirituelles, on devient encore plus fort. Dieu ne nous donne jamais des forces pour demain, ou pour tout à l'heure, mais il nous les donne pour l'effort du moment présent. Nous sommes tentés d'affronter les difficultés en nous appuyant sur notre bon sens commun. Mais l'enfant de Dieu peut se rire des difficultés qui l'écrasent, car il sait que Dieu peut accomplir l'incroyable." Oswald Chambers

"Espérer ne signifie pas ne rien faire. Ce n'est pas une résignation fataliste. Cela signifie aller de l'avant sur nos tâches assignées, confiant que Dieu fournira le sens et les conclusions.  Nous ne sommes pas obligés de travailler à maintenir les apparences avec une spiritualité bidon. Espérer, c'est le contraire des manipulations désespérées et paniquées, de la course et de l'inquiétude. [...] Il ne s'agit pas d'une illusion ou d'un fantasme pour nous protéger de notre ennui ou de notre douleur. Cela signifie une attente confiante et alerte que Dieu fera ce qu'il a dit qu'il allait faire. C'est l'imagination mise dans le harnais de la foi. C'est une volonté de laisser Dieu faire à sa manière et en son temps. C'est le contraire de faire des plans que nous demandons à Dieu de mettre en œuvre, en lui disant à la fois comment et quand le faire car ceci n'est pas espérer en Dieu mais intimider Dieu. "Je prie Dieu et j'attends de voir ce qu'il dira et fera ... Ma vie est sur la ligne devant Dieu, mon Seigneur, attendant et observant jusqu'au matin pour voir ce qu'il fera." Eugene H. Peterson

"Les hôtes du banquet de la grâce sont satisfaits. Non, bien plus, « ils se rassasient de l’abondance. » Il ne s’agit pas de n’importe quelle nourriture, mais de l’abondance, de l’abondance particulière de la propre maison de Dieu. Une promesse fidèle garantit un tel banquet d’abondance à tous les enfants des hommes qui cherchent refuge à l’ombre des ailes de l’Eternel. Je pensais autrefois que, si je pouvais seulement obtenir des miettes et des restes à la porte de service de la grâce de Dieu, je serais satisfait. La femme dans l’Evangile répondit au Seigneur: « Les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres » (Matthieu 15.27). Mais Dieu ne sert jamais des restes et des miettes au moindre de ses enfants. En matière de grâce, nous recevons dix fois plus que ce à quoi nous aurions pu nous attendre et, bien que nos besoins soient énormes, nous nous étonnons souvent devant la merveilleuse abondance de grâce que Dieu nous donne en partage par expérience."
Charles Spurgeon

 
"La prière sans étude serait vide, l'étude sans la prière serait aveugle." Karl Barth

"Ami lecteur, la croix n’est pas faite de duvet, ou doublée de velours. Elle est lourde et humiliante pour les épaules désobéissantes. Mais il ne s’agit pas non plus d’une croix en métal, bien que vos craintes lui aient donné ces couleurs-là. Elle est faite de bois, et il est possible de la porter, car l’Homme de douleurs l’a déjà essayée. Chargez-vous de votre croix et, par la puissance de l’Esprit de Dieu, vous l’aimerez bientôt tellement que, comme Moïse, vous ne voudrez pas échanger l’opprobre de Christ pour tous les trésors de l’Égypte. Souvenez-vous que Christ a porté la croix, et vous en ressentirez la douceur. Rappelez-vous qu’elle fera bientôt place à la couronne, et la pensée de ce poids de gloire à venir allégera grandement le fardeau présent de la difficulté. " Charles Spurgeon

"La prière rassemble les fragments brisés de la création, elle rend l'histoire possible." Jacques Ellul

"Que m’enseigne cette belle prière ? Elle sera ma requête ce soir, mais je désire d’abord m’en instruire dans la méditation. Le texte m’informe pour commencer que David connaissait des doutes. En effet, pourquoi prier: « Dis à mon âme: Je suis ton salut ! », si des doutes et des craintes ne l’étreignaient pas parfois ? Je veux donc prendre courage, car je ne suis pas le seul chrétien qui doit se lamenter de la faiblesse de sa foi. Si David connaissait parfois le doute, nul besoin pour moi de conclure que je ne suis pas chrétien parce que j’éprouve des doutes. Le texte me rappelle que David ne se contentait pas d’un état de doutes et de craintes, mais il se précipitait vers le trône de la grâce de Dieu afin de prier pour obtenir l’assurance, qu’il considérait comme plus précieuse que de l’or fin. Il me faut aussi rechercher un sentiment continu de mon acceptation dans le Bien-Aimé, et je ne peux être dans la joie quand son amour ne se répand pas en mon cœur. " Charles Spurgeon

"Toute vie créée trouve son être dans le mouvement d'amour vers la fécondité et l'union au sein de la Trinité." Jeff Imbach

"Comme l’Esprit de Dieu descendit sur le Seigneur Jésus, le Chef de l’Eglise, il descend aussi, dans une certaine mesure, sur les membres de son corps mystique. Sa descente sur nous s’opère de la même manière que sur notre Seigneur. Elle revêt souvent une rapidité singulière. Avant même que nous en prenions conscience, l’Esprit nous pousse à avancer vers le ciel avec une énergie au-delà de toute attente, sans pourtant que se produise la bousculade d’une hâte terrestre, car les ailes de la colombe divine sont aussi douces que rapides. Le calme semble essentiel à beaucoup de ses opérations. Le Seigneur se trouve dans le murmure doux et léger, et sa grâce se distille en silence dans la rosée. La colombe a toujours porté la belle image de la pureté, et le Saint-Esprit est la sainteté même. Là où il vient, tout ce qui est pur, beau et qui mérite l’approbation abonde, alors que le péché et l’impureté disparaissent. La paix règne aussi là où la sainte colombe vient en puissance, car elle tient en son bec la branche d’olivier qui montre que les eaux du déluge de la colère divine se sont retirées. La douceur est le résultat assuré de la puissance de transformation qu’exerce la colombe divine. Sa bienfaisante influence touche les cœurs, qui deviennent, alors et pour toujours, doux et humbles. L’innocence suit, par nécessité. Les aigles et les rapaces chassent leurs proies, mais la colombe, quant à elle, si elle peut endurer le mal, ne l’inflige pas. Nous devons être simples comme cette colombe. Elle est une image appropriée de l’amour, car son chant est empli d’affection. Pareillement, l’âme que visite l’Esprit divin abonde d’amour envers Dieu et pour les frères, ainsi que pour l’homme pécheur en général. Par dessus tout, elle abonde en amour pour Jésus. Au commencement, les mouvements de l’Esprit de Dieu au-dessus des eaux produisirent l’ordre et la vie et, dans notre cœur, il fait naître et entretient la vie et la lumière. Esprit béni, comme tu reposas sur notre Rédempteur bien-aimé, viens aussi reposer sur nous dès aujourd’hui et pour l’éternité."
Charles Spurgeon


"Une disposition calme et un cœur qui rend grâce à tout moment est le véritable test de la mesure dans laquelle nous aimons Dieu à ce moment-là." Francis A. Schaeffer

 "Je dois passer du temps dans la solitude avec Dieu si je veux posséder un sentiment clair de l’amour de Jésus. Que mes prières cessent, et l’œil de ma foi se trouble. Souvent en prière, souvent au ciel ; lent à la prière, lent dans mon avance vers la gloire. " Charles Spurgeon

"Dieu ne vous donnera que ce que vous auriez demandé si vous saviez tout ce qu'il sait" Timothy J. Keller

"« Dis à mon âme: Je suis ton salut ! » Seigneur, même si tu disais cela à tous tes saints, ce ne serait rien pour moi, à moins que tu me le dises. Seigneur, j’ai péché. Je ne mérite pas que tu me donnes ton sourire. J’ose à peine te le demander, mais, puisses-tu seulement dire à mon âme, oui, mon âme: « Je suis ton salut ! » Donne-moi un sentiment réel, personnel, infaillible et indisputable que je t’appartiens, et que tu m’appartiens." Charles Spurgeon

"Les difficultés présentes ne sont pas faites pour t'écraser même si elles t'attristent pour un peu de temps, elles sont les moyens que Dieu utilise pour marquer ton âme de compassion et pour t'enseigner ; elles te font grandir et mûrir dans sa grâce. Car Dieu veut faire de toi une source d'eau vive qui abreuvera et donnera la vie à un peuple nombreux. Entends le grondement sourd du fleuve de Dieu fort et impétueux qui arrive pour redonner vie au désert, pour emporter l'ennemi et ses hordes loin de la face de ses enfants. Réjouis toi car l'Eternel se lève pour bénir son peuple et faire de lui des sources d'eau vive... Dieu va changer la tristesse en allégresse, il va raffermir ce qui est prêt de flancher, il va armer ses enfants afin que les armes forgées contre eux soient sans effet. " Sophie Lavie

" Vous glorifiez-vous des grâces ou des talents que vous possédez ? Etes-vous fier de vous-même, à cause des saintes dispositions et des douces expériences que vous connaissez ? Prenez alors garde, ami lecteur, car la destruction arrive et s’abattra sur vous. Les fleurs éphémères de votre vanité seront arrachées ; les champignons de vos grâces dépériront dans l’intense chaleur, et votre suffisance deviendra de la paille faite pour le tas de fumier. Si nous oublions de vivre au pied de la croix dans la plus profonde humilité d’esprit, Dieu n’oubliera pas, pour sa part, de nous faire sentir la verge de son châtiment. Une destruction viendra s’abattre sur vous, croyant qui vous exaltez de façon si indue, et elle atteindra vos joies et vos consolations, sans toutefois détruire votre âme. C’est pourquoi, « que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur » (1 Corinthiens 1.31). Charles Spurgeon

"Mon identité ne commence pas quand je commence à me comprendre. Il y a quelque chose qui précède ce que je pense de moi-même, et c'est ce que Dieu pense de moi. Cela signifie que tout ce que je pense et ressens est par nature une réponse, et celui à qui je réponds est Dieu. Je ne parle jamais le premier mot. Je ne fais jamais le premier pas. " Eugene H. Peterson 

lundi 5 mars 2018

Spasmophilie





Appelée maladie invisible, maladie imaginaire, mal être, mal étrange, syndrome d’hyperventilation ou syndrome tout court, la spasmophilie a des symptômes diffus et aussi vagues que ses diverses appellations.
Un trouble de la répartition du calcium est une vérité première.
Ou même si le taux du calcium est normal, les cellules ne le prélèvent pas comme elle devraient le faire.
Elle atteint les femmes en majorité.
Les Américains utilisent le terme de « syndrome d’hyperventilation » puisqu’une personne en crise respire mal et très vite.
Les symptômes varient d’une personne à l’autre : simple fatigue, tremblements des paupières, troubles digestifs, bouffées de chaleur, malaises divers…


Une dysharmonie
Un état très insaisissable apparaît, une brisure du corps, de l’esprit.
Tout le système nerveux et musculaire de l’organisme est hyperexcitable aux moindres alertes.
C’est l’angoisse dans toute sa signification. La dysharmonie du corps et de l’esprit.
Les symptômes les plus caractéristiques sont : des crispations musculaires, des fourmillements, une fatigue sans raison particulière.
Et de surcroît viennent des crises de larmes, des angoisses, avec une impression de boule à la gorge, des troubles respiratoires, des palpitations, des crispations au niveau de l’estomac.
Les spasmophiles sont le plus souvent des femmes ou des jeunes filles sentimentales, qui ont tendance à intérioriser (tempérament INFJ - ISFJ- INFP- ISFP - elles taisent leurs émotions et leur corps parle à leur place) et des personnes hypersensibles surtout à la période de l'adolescence et de la ménopause où les hormones sont en plein bouleversement.
La spasmophilie peut rester latente pendant des années, l' un ou l'autre des symptômes se manifeste de temps à autre, et puis tout à coup, un stress, du surmenage, un bouleversement hormonal .... pourra faire apparaître une crise.

Dr Schwob, spécialiste de la spasmophilie, -auteur de "les 100 visages de la spasmophilie, Hachette" dit que lors de certains passages difficiles de la vie, on peut avoir un état brutal de dysharmonie de l’organisme, qui se situe au niveau du système nerveux végétatif. Celui-ci en prend tout le choc. Le système nerveux central, notre pensée, notre réflexion, notre intelligence fonctionnent. Notre système nerveux végétatif que nous ne contrôlons pas, mais qui dirige notre tension artérielle, notre pouls, notre température, notre fréquence respiratoire, s’emballe, et d’un seul coup c’est le déséquilibre. Les hormones de stress se bousculent. Là commence la spasmophilie.


Une réaction en chaîne
Le spasmophile pourrait donc être comparé à une balance qui réagirait au gramme près alors qu’il lui suffirait de réagir au kilo près.
Notre cerveau est une centrale qui recueille les informations et va donner des ordres coordonnés.
Si le cerveau reçoit trop d’informations, cette centrale se mettra à mal fonctionner, à ne plus faire un tri bien clair, bien net, et à renvoyer des messages désordonnés dans le corps.
Il y a une sorte d’auto-stress, d’où la fameuse chute de magnésium liée à la spasmophilie -le stress entraîne un déficit en magnésium-.
Le désordre apparaît au niveau du système neuro-végétatif, et les hormones de stress se mettent donc à se bousculer…
Une sorte de chaîne en boucle s’entretient, ce qui est une des grandes caractéristiques de cet état. L’adrénaline, hormone de vigilance, est sécrétée de façon exagérée.
Dans cet état excessif, cette hormone devient parasite et pathologique. Tout devient « hyper », en fait. La surabondance d’oxygène liée à l’hyper-respiration superficielle provoque une alcalose dans le sang, une baisse de l’acidité normale.
Trop de sang afflue sur les organes – et de surcroît il s’agit de sang de mauvaise qualité- et annule leurs possibilités de défense.
Le taux de calcium chute. Il y a hyper-excitabilité neuromusculaire. Tout est en place pour la crise.

On n’est pas spasmophile, on « fait » de la spasmophilie.
Ce n’est pas une maladie, mais un syndrome, une affection caractérisée par plusieurs signes.
Dr Schwob dit que nous ne sommes pas spasmophiles comme nous pourrions être diabétiques, nous ne sommes pas d’un tempérament spasmophile, mais nous sommes prédisposés à faire des épisodes de spasmophilie.
Le terrain est là, propice, mais la dysharmonie ne surviendra qu’à la suite d’événements précis : chocs, surcharges de tout, examens, voire croissance trop rapide de l’adolescent.
Les surprises de la vie, les déraillements des choses logiques, les fatigues accumulées, sont des facteurs déclenchants.


Les symptômes d’un mal être
La spasmophilie peut rester latente pendant des années, l’ un ou l’autre des symptômes se manifeste de temps à autre, et puis tout à coup, un stress particulier, du surmenage, elle devient alors ce que l’on appelle décompensée.
C’est la crise, tous les symptômes sont au rendez-vous avec l’impression que l’on va mourir dans les minutes qui suivent.
La tétanie est le paroxysme de la spasmophilie.
Là les crampes conduisent à une tétanisation des membres et de la mâchoire, et il peut même y avoir une perte de connaissance.
La personne spasmophile souffre autant du manque de compréhension rencontré parmi le corps médical que des troubles indéfinissables de ce syndrome.
Elle suffoque tout à coup, ressent une boule au fond de la gorge, un nœud à l’estomac, a des vertiges, des palpitations, des fourmillements, mal au ventre, sent ses mains trembler ou se raidir, a la tête vide, ne peut plus penser ou alors pense qu’elle a perdu la raison et que de toute façon elle va mourir dans les instants qui suivent, elle vit un parfait mal-être.
Certains spasmophiles non identifiés finissent par se terrer chez eux.parce qu’ils ne savent plus où ils en sont de leur vie.


Les femmes d’abord
De façon générale, les femmes sont plus concernées par la spasmophilie que les hommes, surtout dans nos pays industrialisés. Femme au travail et femme au foyer, être parfaite partout...
Dans les pays où les femmes sont au champ à longueur de journée, elles ont certainement d’autres maladies, mais elles ne connaissent pas cette maladie-là, ce syndrome-là.. 
Le système prémenstruel est également un moment critique. Beaucoup de femmes peuvent être très dérangées, au moment de leurs règles, par des bouleversements hormonaux.
Dans les jours qui précèdent, une baisse brutale des oestrogènes se produit, alors que la progestérone descend progressivement.
Ce déséquilibre va entraîner des perturbations multiples, sanguines, psychologiques.
Et l’on retrouve alors les signes de la spasmophilie, les mêmes hormones en déséquilibre, les mêmes malaises, le même état de mal-être.
Les céphalées dont se plaignent les femmes à ces moments-là peuvent être des signes de spasmophilie.
Au moment de la ménopause, où un nouvel équilibre hormonal est en cours, la spasmophilie guette de la même façon


Spasmophilie d’automne
C’est la saison de prédilection de la spasmophilie.
Les arbres perdent leurs feuilles, nous aussi nous perdons nos feuilles.
Il y a beaucoup de nervosité dans l’air, tout se bouscule, même les êtres humains, pourquoi les hormones de stress ne se bousculeraient-elle pas?
Les spasmophiles sont très sensibles à l’ambiance.
C’est à ce moment-là que la spasmophilie peut se décompenser. La baisse de lumière fait le reste. Chute de la sérotonine - qui fait office de médiateur de l’activité du système nerveux central- ce qui rend plus dépressif.
L’équinoxe de printemps –mars- est un moment où les défenses immunitaires de l’organisme ont été usées par l’hiver, il y a une période de faiblesse, de fragilité, et donc de risques de spasmophilie.
On retrouvera des crises aigues, qui peuvent être renforcées par des phénomènes d’allergie.
Mais l’équinoxe d’automne –septembre- est un équinoxe d’anticipation car l’hiver arrive.
En plus, Il y a la fin des vacances, la rentrée des classes, la reprise du travail, c’est la rentrée en tout. On reprend ses problèmes là on les a laissés le temps d’une trêve, et ils ne sont pas résolus.


Le signe de Chvostek
Comment savoir si l’on est spasmophile ?
Puisque certaines troubles indicatifs de la spasmophilie peuvent être liés à d’autres pathologies : problèmes cardiaques, thyroïdiens, neurologiques, dépression, il est d’autant plus important de consulter et d’investiguer.
En cabinet, si votre médecin vous soupçonne d’être spasmophile, il recherchera ce que l’on appelle le signe de Chvostek.
Il procédera à un test en vous percutant la joue avec un marteau à réflexe sur le trajet du nerf facial, allant du lobe de l’oreille à la commissure des lèvres. Vous garderez les lèvres entre ouverte.
En état de spasmophilie, votre système nerveux est excitable, la lèvre du côté du marteau réflexe se relèvera sans que vous en ayez conscience.
Si vous réagissez à ce test alors que vous ne présentez aucun malaise, vous êtes en terrain favorable, le moindre choc émotionnel pourra faire apparaître une crise.


Que faire en état de crise ?
Avant tout, essayer de se relaxer.
Si l’on est seul, téléphoner à une personne amie ou à son médecin.
Le simple fait de pouvoir parler à quelqu’un pendant deux minutes pourra aider.
Si une autre personne est présente, elle pourra appliquer des compresses chaudes sur la gorge, tapoter visage et thorax de la personne en crise.
Un comprimé de calcium effervescent peut être pris sans danger, autant pour son action correctrice du sang que pour son action sédative.
A défaut, un yaourt géant ou un grand verre de lait .
Et, si possible, une ampoule de magnésium, en oligo élément,.ou Magnesia Phos en 5 ch, trois granules, pour aider à bien repartir.
Dès que possible, faire une friction de la plante des pieds avec de l’huile essentielle de mandarine.
Pour ou contre le sac en plastique, dont on a beaucoup parlé ?
Puisque la crise de spasmophilie s’accompagne d’une surabondance d’oxygène dans le sang, on recourt fréquemment à ce sac en plastique, dans lequel le malade respirera son propre gaz carbonique, ce qui fait effectivement baisser son taux d’oxygène.
Mais on peut ne pas être partisan de cette méthode. La personne en crise se sentira plus isolée, alors qu’elle a au contraire besoin de communication.
Mieux vaut recourir à une seconde méthode : calmer la respiration en se bouchant le nez.
Résister le plus longtemps possible, recommencer 2 à 3 fois.
Cela fait baisser le taux d’oxygène dans le sang, met le cœur au repos.
Au bout de quelques minutes, les impressions de vertige, les palpitations, les fourmillements se calment.

 
Homéopathe à St Cyr sur mer

Comment se soigner

L’homéopathie
L’homéopathie est une médecine de terrain, de prévention, elle sera en première ligne du traitement de fond de la spasmophilie, puisqu’elle ne se contente pas de traiter les symptômes apparents, mais qu’elle s’occupe du malade d’une façon globale.
Ignatia semble en parfait accord avec les symptômes de spasmophilie.
Il est donné le plus souvent en 9 ch pour cet état-là, 3 granules 2 fois par jour, et de préférence aux heures Ignatia : 11h et 18 heures.
Ce remède correspond à une personne ayant des sensations d’étouffement, une hypersensibilité, aussi bien nerveuse qu’ émotive, une impression fréquente de boule dans la gorge. Emotivité exagérée. Mélancolie et tristesse, tendance à se chagriner en silence. Spasmes des paupières. Bourdonnements d’oreilles par le bruit et la musique. Humeur changeante...

Il y a aussi Cocculus, dans les premières urgences  en 9 ch. : trois granules de cinq minutes en cinq minutes, puis de quart d’heure en quart d’heure, suivant l’évolution des choses.
Cocculus a dans ses symptômes : une faiblesse extrême, paralytique, s’accompagnant d’un état nauséeux et de vertiges. Une faiblesse mentale, le malade répond lentement, a de la difficulté à s’exprimer et à parler Triste et extrêmement irritable, il ne peut supporter le moindre bruit, la moindre contradiction, la moindre secousse, le moindre mouvement. Tête vide avec faiblesse extrême des muscles du cou, telle que le malade ne peut maintenir la tête droite et doit la soutenir et l’appuyer.
Nous sommes dans les excès insurmontables, les extrêmes de la spasmophilie.


L’aromathérapie: se soigner comme on respire
Une première façon de soigner sa spasmophilie peut être tout simplement de respirer une huile essentielle, la lavande, par exemple, antispasmodique puissant, décontractant musculaire.
Autre usage, les onctions, qui donnent de grands résultats.
Une huile essentielle fait le tour de l’organisme entre 20 et 45 minutes, puis elle est éliminée après avoir atteint les endroits où elle doit aller.
Masser les points où se situent les crampes, les spasmes, et penser aux creux des poignets, du coude, penser à la nuque, ne pas oublier le bout des doigts lorsqu’il y a danger de crise.
La plante des pieds est un merveilleux moyen de faire pénétrer les huiles.
On ne les utilisera jamais pures, mais diluées dans de l’huile végétale, à raison de 5 ml d’huile. L’huile de sésame sera un parfait véhicule pour les huiles essentielles.

La mandarine : antispasmodique, relaxante, hypnotique léger, très indiquée pour la spasmophilie, parfaite pour utiliser sous la plante des pieds. Mais attention, pas de soleil ensuite, car elle est photo sensibilisante.

La lavande : anti spasmodique puissante, décontractante sur un plan musculaire, calmante, sédative, hypotensive.

L’angélique : sédative, répond à l’anxiété et aux troubles abdominaux

Le basilic et l’estragon : deux puissants antispasmodiques qui, tous deux, portent dans leurs indications « spasmophilie ». Ils correspondent à une situation déjà nettement plus établie.

La verveine citronnée : si l’impression de dépression domine.

A titre préventif : après la douche ou le bain, onction de lavande sur la plante des pieds et sur le plexus solaire.

Therascience

Les éléments indispensables : oligo-éléments
Le magnésium reste l’allié numéro un du spasmophile, puisqu’il favorise la décontraction musculaire. Il permet de lutter contre l’asthme, donc augmente les capacités respiratoires.
Le déficit favorise l’oppression, et peut donner le départ des premiers signes de spasmophilie : crises de larmes, tremblements des paupières, crispations.
Le zinc intervient dans le fonctionnement de certaines hormones –insuline- qui contribuent à régler l’utilisation des sucres, et stimulent donc le fonctionnement du système de défense de l’organisme.
Le sélénium stimule le système immunitaire et joue un rôle de protection du système cardio-vasculaire.
L’iode régularise la thyroïde. Celle-ci produit une hormone, la thyroxine, qui joue un rôle important dans la désintoxication de l’organisme et la circulation du sang. Et la thyroïde joue un rôle fondamental dans le fonctionnement des neurotransmetteurs.
Le lithium est sédatif et a une action bénéfique sur l’humeur.
Le manganèse, associé au cobalt, est un grand réducteur de spasmes et de douleurs diffuses.
Le cuivre, l’or et l’argent agissent sur les états dépressifs.


Alimentation
Privilégiez les aliments riches en calcium et magnésium et une alimentation alcaline.


                                                             Pour en savoir plus ...

Et en bonus un petit message de D. Morissette à propos de l'anxiété 
 
« Ne vous inquiéter de rien ! » Plus facile à dire qu’à faire dans ces temps particulièrement difficiles ! Alors, comment mettre en pratique un conseil qui semble impossible devant des problèmes qui semblent insurmontables ?
Le conseil de Jésus semble irréaliste. Il nous dit de ne pas nous inquiéter. Mais soyons honnêtes! Nous nous en faisons trop souvent pour tout et pour rien. Le sens de l’inquiétude dont fait mention ce texte n’adresse pas tant toutes les petites préoccupations qui jalonnent nos journées, mais davantage nos sources d’anxiété. Vous conviendrez qu’il y a une différence d’intensité entre être inquiet et être anxieux. On a appelé le XXe siècle, le siècle de l’anxiété. Pouvons-nous dire que les choses se sont améliorées dans le présent siècle ? Évidemment non.
Il semble qu’en ce moment même les bases stables de nos sociétés soient ébranlées par cette pandémie mondiale.
  • Qu’est-ce qui va nous arriver?
  • Quel est l’avenir qui se dessine pour chacun de nous?
  • Qu’adviendra-t’il de nos emplois? De l’économie?
  • Combien de temps cela va durer?
Il y a évidemment de quoi être anxieux.
Mais, lorsque l’on s’arrête sur les paroles de Jésus, nous découvrons des alternatives pour nous aider à mieux faire face à tout ce qui nous inquiète et nous rend anxieux. Prenez le temps de revoir l’article « 5 raisons de ne pas s’inquiéter » pour comprendre l’inutilité de nos inquiétudes.
Voici donc 5 petits conseils tirés des enseignements de Jésus sur les inquiétudes (Matt. 6/24-34) :
1- Regardez à la création et à la nature : Dieu prend soin de sa création !
 « Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers… Considérez comment croissent les lis des champs : ils ne travaillent ni ne filent ; cependant je vous dis que Salomon même, dans toute sa gloire, n’a pas été vêtu comme l’un d’eux. » [Mat 6:26-28]
L’effervescence et le stress de la vie moderne nous amènent à perdre de vue certaines des réalités que je qualifie de « spirituelles ». Nous nous retrouvons trop souvent dans une course effrénée où le stress nous submerge. Nous n’avons pas beaucoup le temps ou nous ne prenons pas le temps pour nous arrêter et faire le point. Dans ce texte, c’est comme si Jésus nous disait : « Ho!, stop ! Arrêtez-vous un peu… » Il ajoute : « Regardez… Considérez… » Et il nous ramène ainsi à la nature et à la beauté de la création. Il est fascinant d’observer que la nature n’est pas du tout stressée et, au contraire, d’elle émane la paix et l’harmonie.
Bien souvent, dans mes voyages, je suis exposé à la beauté de la nature et de ses paysages. Je pense à l’île de la Réunion où j’étais il y quelques mois. Cette île est magnifique et étonnante dans sa diversité : son volcan, sa nature luxuriante, ses cirques naturels et à ses couchers de soleil qui semblent fondre dans l’océan indien. Je pense au Canada, à ses forêts immenses, à la multitude de ses lacs et à ses saisons bien démarquées. À chaque fois, je rends gloire à Dieu pour sa création et la nature.
Pourquoi toute cette beauté ? Cette diversité ? Lorsque j’étais en Martinique,  quelqu’un m’a dit qu’il y avait 120 variétés de bananes dans cette île. Pour valider cette information, j’ai fait quelques recherches pour découvrir qu’il y aurait plus de 1000 variétés à travers le monde. Tout cela pourquoi ? En fait, tout cela pour qui ? POUR NOUS.
Le Dieu créateur nous offre la nature comme lieu de détente et de pause. Lorsque l’on s’y arrête, notre esprit se calme et nos perceptions se renouvellent et nous remettons tout dans une juste perspective.
Nous avons besoin de trouver Dieu. Il ne peut pas être trouvé dans le bruit et l’agitation. Dieu est l’ami du silence. Regardez comme la nature, les arbres, les fleurs, l’herbe croissent en silence. Regardez les étoiles, la lune, le soleil. Ils bougent en silence. Nous avons besoin de silence pour toucher des âmes. — Mère Thérèsa
2- Réalisez votre place dans la création : Dieu se soucie de vous !
« Regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » [Mat 6:26]
Malgré la splendeur et la beauté de la création, ce que Dieu considère de plus précieux dans toute sa création, c’est vous et moi. Il est difficile d’être pleinement conscient de notre valeur aux yeux de Dieu. Dieu n’a pas envoyé son Fils pour les oiseaux, les animaux et le reste de sa création, mais pour nous. Nous sommes le summum de sa création et sa priorité suprême. Malheureusement, lorsque nous nous inquiétons, nous perdons de vue son souci pour nous, parce que nous avons tendance à nous retourner sur nous-mêmes et à plonger la tête dans ce qui nous angoisse au point de perdre de vue ce que nous sommes pour Lui et qu’Il est là pour nous. Dieu se soucie de vous !
3- Reconnaissez qui est Dieu et ce qu’il désire : Dieu prend soin de vous !
Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas : que mangerons-nous ? que boirons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les non-croyants qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. [Mat 6:31-32]
Le christianisme se différencie des autres religions sur plusieurs aspects. Dans la plupart des autres religions, l’homme est à la recherche de Dieu par des efforts et des moyens de l’apaiser ou de le satisfaire afin d’éviter une certaine infortune. Dans le christianisme, Dieu est la recherche de l’homme et du moyen de le sauver et de le bénir. Voilà pourquoi, Jésus rassure son auditoire en mentionnant que si Dieu prend soin des oiseaux ou revêt l’herbe des champs à combien plus forte raison, prendra-t-il soin de chacun d’eux. Dieu nous rassure donc quant à son désir de répondre à nos besoins. Évidemment, il y a une profonde différence entre besoin et désir. Illusoire est l’idée de croire que Dieu répondra à tous nos caprices. Ne vous laissez donc pas envouter par tous ceux qui prêchent un évangile magique qui vous promet d’être riche. Une large part de déception chez beaucoup de croyants réside justement dans les attentes irréalistes que certains ont semé en eux.
Cependant, ayez pleine confiance que Dieu saura assurer une réponse satisfaisante à vos besoins réels. Il ne vous laissera pas tomber. Ne doutez pas de lui, ni de son amour, ni de son souci pour vous. Je vous le dis avec l’assurance et la conviction de quelqu’un qui marche avec lui depuis plus de 45 ans.
« La foi, ce n’est pas de croire que Dieu va nous donner tout ce que nous voulons, mais la certitude qu’il va faire tout ce qu’il faut pour combler nos besoins. »
4- Revenez aux vraies priorités de la vie [6-33]
Cherchez plutôt le royaume de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Ne crains point, petit troupeau ; car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.
Il est facile de nous dévier de nos priorités en particulier à notre époque. Nous sommes sollicités de toutes parts par un flot d’informations. Celles-ci nous submergent à un point tel que nous ne savons souvent plus où donner de la tête.
Avez-vous observé les enfants ? Ils ne s’inquiètent pas. Ils ne se disent pas : « J’espère que mes parents vont me nourrir aujourd’hui. » Ils vivent dans une certaine insouciance me direz-vous. Effectivement, meurent-ils de faim pour autant ? Bien sûr que non puisque des parents attentionnés veillent sur eux. Comme Dieu avec nous.
Au lieu de nous inquiéter, Jésus nous encourage à chercher le royaume de Dieu. Cela signifie qu’au lieu de se préoccuper des choses matérielles, il faut se concentrer sur les choses spirituelles. Il dit. « Cherchez plutôt ». Au lieu de vous inquiéter… cherchez plutôt!  Il s’agit de déployer notre énergie à la bonne place. Au lieu de la gaspiller sur les inquiétudes qui ne changent rien, il faut canaliser nos efforts sur des priorités qui importent.
5- Revoyez votre conception du futur [6 : 34]
« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. »
Jésus dit : «Le lendemain aura soin de lui-même. » Drôle d’expression n’est-ce pas ? Le lendemain n’est pas une personne. Comment peut-il prendre soin de lui-même ? En fait, le futur ou l’avenir fait partie de la conception que nous avons, nous les humains, du temps. Comme le passé et le présent. Avant toute chose, ce sont des notions. Le dictionnaire décrit le futur comme l’ensemble des possibilités qui n’existent pas encore. Demain n’est pas là ! Vous et moi n’avons aucun pouvoir face à ce qui peut arriver demain. On peut présumer, imaginer, élaborer des scénarios possibles ou probables. Mais c’est tout.
Le problème est que dans les temps d’incertitude ou de crise, nous élaborons des scénarios pessimistes, parfois catastrophiques. Ceux-ci ne font qu’amplifier nos craintes et nourrir nos doutes. Ce sur quoi nous avons un certain contrôle est le temps présent. Voilà pourquoi Jésus a dit : « À chaque jour suffit sa peine ! ». Consacrons nos énergies à bien vivre aujourd’hui. Ne passons pas à côté du présent par crainte du futur !
« Vivez dans le présent, souvenez-vous du passé et ne craignez pas l’avenir, car il n’existe pas. Il n’y a que maintenant qui importe ! »

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...