dimanche 26 mai 2019

Atelier "Des parents à contre courant" - Plan d'Aups 2019

Samedi 25 mai 2019 à Plan d'Aups - Weekend famille

Atelier "Parents à contre courant"  

"J'ai choisi cet atelier parce que je ne sais pas si je fais bien, si je suis trop sévère ou trop laxiste dans l'éducation que je donne à B et S." FB

J'ai choisi cet atelier parceque mes fils sont ce que j'ai de plus important dans ma vie, mais parfois je me demande si c'est eux ou moi qui a un problème." ZS

"J'ai choisi cet atelier parce que je me demande si à vouloir trop en faire, je n'en fais pas trop. Et je sais que Dieu sait mieux gérer les choses que moi." LP

"J'ai choisi cet atelier parce que je veux élever mon fils dans les voies de Dieu et être la maman que Dieu veut que je sois. Connaitre Dieu me donne une nouvelle vision de la parentalité." MA

"J'ai choisi cet atelier parce que pour moi la famille c'est la base de tout, c'est de là que part la stabilité de notre vie. Je veux être une maman à contre courant et je sais que Dieu me lance ce défi même s'il n'est pas toujours facile à relever." MP

J'ai choisi cet atelier parce que je veux toujours faire des progrès en tant que maman." ND

"J'ai choisi cet atelier parce que j'ai la parentalité à coeur et je recherche des clés pour naviguer à contre courant." YR

"J'ai choisi cet atelier parce que je pense que la famille c'est la base, le point de départ de tous les autres domaines de notre vie." AP

"J'ai choisi cet atelier parce que la famille c'est ce qui m'intéresse le plus dans la vie." JF

"J'ai choisi cet atelier parce que j'aime ce qui est à contre courant et je veux prendre mes responsabilités de père." DF

"J'ai choisi cet atelier parce que la famille c'est très important et parce que je veux prendre mes responsabilités de père et guider mon fils dans le bon chemin." TD

"J'ai choisi cet atelier parce que c'est ma femme qui l'animait." XL
 

Les participants se sont mis en binômes pour réfléchir aux versets 3 à 5 du Psaumes 127 pendant 30 minutes. Le principe était de leur faire découvrir (ou redécouvrir) une méthode de méditation de la bible et de leur donner des outils pour explorer des versets bibliques.
Lien pour le Psaumes 127 et sa méditation. Nous n'avons pas eu le temps de voir cette méditation, car les six binômes nous ont partagé leurs réflexions personnelles sur les versets 3 à 5.
Réflexions notées sur paperboard pour partager ensuite avec les membres des autres ateliers (Chercher la volonté de Dieu - La vision de Dieu sur le travail).


Dans un deuxième temps les binômes ont réfléchi sur différents articles et ont partagé au groupe leurs pensées sur ce qu'ils avaient lu.
Nous avons noté leurs réflexions sur paperboard pour les partager avec les membres des autres ateliers.

Atelier Famille – Des parents à la hauteur
Beaucoup se demandent s'ils sont à la hauteur des tâches que Dieu leur confie...
Une maman est-elle à la hauteur quand son enfant est diagnostiqué dyspraxique ?
Un papa est-il à la hauteur quand il apprend que son poste est supprimé ?
Une monitrice est-elle à la hauteur des enfants qu'on lui confie ?
Un jeune marié est-il à la hauteur des nouvelles responsabilités qui lui incombent ?
Un pasteur est-il à la hauteur pour gérer son église ?

Définitivement NON, nous ne sommes jamais à la hauteur !
Et il ne s'agit pas de l'être !

Ce qui importe c'est de savoir que Dieu l'est... D'y croire et d'en faire l'expérience.
Dieu est à la hauteur de toutes les situations périlleuses, nouvelles, délicates, difficiles... auxquelles on doit faire face.
Dieu est à la hauteur face à tous nos imprévus, à toutes nos faiblesses et à toutes nos lacunes.
Dieu est à la hauteur parce qu'il est au-dessus de toutes choses, voilà ce qui importe !

Nous ne sommes pas à la hauteur, mais Dieu est à la hauteur, alors si nous sommes avec lui et lui avec nous, nous sommes malgré tout à la hauteur!!!

Philippiens 4:13  "Je puis tout par celui qui me fortifie."
Non grâce à mes forces et à mes capacités mais grâce à lui.

Jésus l'a dit dans Jean 15:5  "Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire."

 Tony et Karalee Reinke ont écrit que cinq pains et deux poissons ont nourri une foule de milliers de personnes affamées, qu'un jeune berger a terrassé un géant féroce, qu'un roi adultère et meurtrier est devenu un homme selon le coeur de Dieu, qu'une prostituée est entrée dans la généalogie du Christ, qu'un homme enterré depuis plusieurs jours est sorti de son tombeau vivant, qu'une femme malade depuis des année a été guérie juste en touchant sa tunique, que le vent et la mer se sont calmés à sa voix, que la mort a été vaincue et que la malédiction a été ôtée à jamais, grâce à Lui !

 Nous sommes à la hauteur, parce que nous avons été choisis, adoptés, honorés, pardonnés, rachetés...
par la foi en Dieu et grâce à Christ, nous sommes ressuscités, nous sommes victorieux et remplis de la vie de résurrection.
Par sa toute suffisance, nous pouvons encore vivre aujourd'hui et relever les défis qu'il nous lance, sans paniquer ni nous mettre la pression.
Nous ne serons jamais à la hauteur, mais nous sommes remplis de celui qui le sera toujours, de celui qui veut se glorifier dans nos faiblesses et nous bénir au sein de nos détresses.

Je suis née dans une génération de filles libérées qui rêvaient de faire carrière et de profiter de la vie, plutôt que de se marier et avoir des enfants.
Alors qu'elles couraient après les garçons, les concerts et les boites de nuit, l'esprit enfumé par toutes sortes de substances addictives, je rêvais déjà d'un foyer paisible, d'un mari à aimer et d'un bébé à dorloter… il faut dire que j'étais ce genre de petite fille qui aimait materner son poupon avec toutes sortes d'accessoires de nurserie, et cette adolescente toujours prête à faire du babysitting.

Mais, à cette époque, désirer être une mère au foyer était déjà considéré comme une tare, ou au mieux comme un signe de fainéantise, voire un manque d'ambition…
Élever des enfants devait irrémédiablement passer après les études, les loisirs, les voyages, le confort matériel, l'ambition professionnelle… bref, c'était envisagé comme une corvée inintéressante, épuisante et abrutissante. Il y avait tellement mieux à faire ailleurs ! Il y avait tellement de gens à rencontrer et d'univers à découvrir, que rester au foyer pour éduquer des enfants paraissait la dernière chose à faire. Ces petites créatures pleurnichardes et sales ne faisaient pas le poids, même si elles affichaient une jolie frimousse et que l'horloge biologique de ces dames sonnait l'heure fatidique…

Résultat :  J'ai marché à contre courant de ma génération "anti-famille" et je me suis mariée à 20 ans pour devenir  maman au foyer à 21 ans,  alors que la plupart de mes amies ont eu une vie sentimentale et familiale chaotique et décevante, peu d'enfants et sur le tard... des enfants sans foi ni loi, errant de foyers en foyers, de nourrices en nourrices... des enfants désillusionnés par la vie, méfiants, apeurés, et paralysés dans un monde courant à sa perte...

Certes, la maternité n'est pas un passe-temps et nous ne devons pas désirer un bébé comme on désire un jeune chiot, parce que c'est mignon ! 
Si nous faisons un enfant, ce n'est pas pour nous en occuper négligemment à nos heures perdues et nous en débarrasser la plupart du temps à grands renforts de nounous, de crèches, de centres de loisirs et autres colonies de vacances… La maternité est un appel divin et les mamans chrétiennes doivent porter leur progéniture dans une société qui leur est hostile, au cœur d'une civilisation matérialiste où les enfants sont encore sacrifiés à des idoles (comme Mammon, Dieu de l'argent).
Mes propos sont-ils trop forts ?
Pourtant l'enfant ne passe-t-il pas trop souvent après les vacances et les loisirs : l'écran plat, l'i-phone, internet et tout le confort moderne vanté par les magasines et les émissions de télé, après les repas entre amis, les séances de sport et de détente au spa ?
Estimons-nous la valeur des enfants comme le monde le fait ou comme Dieu le veut ?
Sommes-nous en train de marcher à contre-courant de la culture ambiante ou nous baignons-nous allègrement dedans, sans aucune mauvaise conscience ?
Sommes-nous prêtes à donner notre vie pour nos enfants ou voulons-nous la garder ?
Sommes-nous prêtes à renoncer à nos rêves et à notre soi-disant liberté ou sacrifierons-nous l'essentiel aux dépends de nos ambitions égoïstes ?
Pouvons-nous mourir à ce monde et à nous-mêmes, pouvons-nous laisser derrière nous nos idéaux (qui ne sont que des idoles) et adopter le point de vue de Dieu qui aime les enfants et qui veut que nous les aimions sans compter ? (et il n'est pas ici question d'en faire des enfants rois)
Vos enfants sont-ils plus importants que vous-mêmes ? Arrêtez de vous accrocher à votre confort et cramponnez-vous à la croix ! Vous verrez qu'il y a d'abondantes joies de l'autre côté de la mort à soi...


Atelier Famille – Un champ parmi les champs
Etes-vous idéaliste et toujours insatisfait ? Normal, le cœur de l'homme n'a pas été créé pour vivre sur une terre délabrée, corrompue par le péché... il a été créé pour un Eden magnifique et pur qui pouvait pleinement le combler. Depuis la chute d'Adam, il erre sur cette terre, il erre dans ses rêves et ses pensées à la recherche d'un paradis perdu qui ressemble à un mirage après lequel il court sans jamais pouvoir le saisir.
Ainsi, certains chrétiens portent encore ces stigmates de la chute et courent après des rêves plutôt que d'être contents de l'état dans lequel ils se trouvent ici et maintenant...
Les collégiens rêvent d'être déjà diplômés, les lycéens rêvent de conduire leur première voiture, les jeunes célibataires rêvent de se marier, et une fois que l'adulte a tout ça il repense avec nostalgie à son enfance insouciante... Nous ne sommes jamais satisfaits parce que nous idéalisons toutes formes de réalités et que cette réalité n'est jamais conforme à nos rêves.
A contre courant des coachs de développement personnel et de certaines formes de christianisme qui s'en sont imprégnées, j'oserais vous dire : Vivez dans l'ici et le maintenant pour ne pas passer à côté de votre vie !
Comme le dit si bien Karalee Reinke "Tout le monde veut changer de planète, mais personne ne veut aider maman à faire la vaisselle!"
C'est vrai que lorsque vous êtes mère au foyer, personne ne vous soutient par ses prières, personne ne vous demande une lettre de nouvelle mensuelle, personne n'est ébahi par vos sacrifices et ne cherche à vous soulager dans vos tâches, puissent-elles être épuisantes et hyper contraignantes ! Papa qui vous levez à cinq heures chaque matin pour entrer dans la routine quotidienne d'un travail harassant ou stressant, et qui supportez les sarcasmes d'un chef intransigeant, personne ne prie et ne s'inquiète pour vous alors qu'une église entière prierait pour un missionnaire à l'autre bout de la planète. Il est alors facile de vous décourager, en pensant que ce que vous faites ne compte pas pour grand chose.
Il est facile de se perdre dans le méandre des chaussettes dépareillées, des boutons à recoudre et des nausées du petit matin... Il est facile de confondre ses actes avec sa valeur et de se croire inutile.
C'est pourquoi, il est temps de changer de vision, de replacer les priorités là où elles doivent être et cesser de rêver orgueilleusement à toucher les étoiles alors que notre rôle est ici dans notre foyer, dans notre usine ou à notre bureau, bref à l'endroit où Dieu nous a placés.
Comme l'a dit Jim Elliot : "Il est fou celui qui renonce à ce qu'il ne peut garder pour obtenir ce qu'il ne peut pas perdre."
Votre rôle d'époux et de parents est de sacrifier vos rêves et vos idéaux pour obtenir ce que vous ne pourrez jamais perdre : les âmes éternelles de vos enfants et de vos proches, c'est ça votre champ missionnaire ! Donner votre vie pour l'évangile c'est peut être renoncer à la carrière dont vous rêviez, c'est peut être refuser un travail intéressant qui vous éloignerait des vôtres, c'est sacrifier des grasses matinées, des loisirs, de l'argent ou votre corps pour votre foyer. En tant que parents, en tant qu'époux, en tant qu'employés ou en tant que fidèles dans votre église, croyez que votre place est stratégique et aussi importante que celle d'un missionnaire au bout du monde !   Pourquoi serait-ce moins important d'essuyer un petit nez pour la cinquantième fois ici plutôt qu'ailleurs ? Pourquoi serait-ce plus gratifiant d'éplucher des kilos de pommes de terre dans votre cuisine plutôt que du manioc dans le réfectoire d'un orphelinat ? Pourquoi une nuit blanche à cause de votre enfant malade aurait moins d'importance qu'une autre nuit passée à soigner un enfant au bout du monde dans un hôpital ? Pourquoi sacrifier vos weekends pour votre église aurait moins d'impact que de les sacrifier sur un autre continent ? Nous ne changerons jamais le monde là-bas, si nous ne sommes pas capables de le changer ici. Nous ne pouvons pas dire que nous aimerons ceux que nous ne connaissons pas si nous ne sommes pas capables de supporter ceux qui nous sont proches et que Dieu nous a donnés.



Atelier famille – Amnésie parentale

L'évangile ne se limite pas non plus à des moments paisibles mis à part dans notre lieu secret et à des périodes de profondes réflexions.
Il s'applique aussi quand tout est sans dessus dessous dans la maison et que nos nerfs sont mis à dure épreuve.
Oui Dieu est présent dans ces moments autant que dans ceux de nos douces communions.
L'école de Dieu est en alternance, il nous apprend, il nous conduit et il nous forme à chaque instant.
Il veut que nous mettions en pratique ses enseignements à chaque instant de notre vie et surtout quand nous serions tentés de céder aux pulsions de notre chair irrégénérée !
Oui, comme l'a si bien dit Gloria Fürman, l'amnésie parentale ne décrit pas seulement les moments où nous entrons dans une pièce sans savoir ce que nous sommes venus y faire ! L'amnésie parentale, c'est quand nous oublions demain et l'éternité.
C'est quand nous oublions que nos enfants ne resteront pas toujours des bébés mais qu'ils grandiront et deviendront des adultes...
Et c'est quand nous oublions que nos enfants sont des êtres créés à l'image de Dieu et qu'ils ont une âme éternelle.
Lorsque la banalité du quotidien nous obstrue la perspective éternelle, nous finissons par oublier Dieu et par oublier qui nous sommes et qui sont nos enfants.
Quand nous ne parvenons plus à faire face à aujourd'hui et que notre quotidien semble une continuelle vie d'urgences, nous oublions nos lendemains et de surcroit notre éternité...
Nous avons alors besoin de recul pour retrouver une perspective divine et éternelle !

Si nous ne permettons pas à la parole de Dieu de renouveler nos pensées, l'amnésie parentale risque de nous envelopper pendant longtemps comme une brume occultant la lumière divine et nous clouant au sol dans un profond découragement !
Notre mission en tant que parents ne se résume pas à des tâches matérielles mais à nous souvenir de l'éternité, à regarder au-delà des circonstances, au-delà d'aujourd'hui, au delà de nos tentations de considérer nos enfants ou nos maris (ou femmes) comme des obstacles à notre volonté.
Non voyons nos enfants et nos époux comme des cadeaux de Dieu, utiles entre Ses mains pour nous façonner à Son image et selon Sa volonté !
En vue de l'éternité, saisissons les occasions quotidiennes pour aider ceux qui nous entourent à lever les yeux vers Dieu pour l'admirer, l'adorer et refléter joyeusement son image.
Parfois Dieu utilisera nos enfants pour nous rappeler des perspectives éternelles que nous avons oubliées...


Atelier famille – Les rôles de père et de mère

Le rôle désigne des comportements, des actes ou des attitudes conscientes, volontaires, concrètes, interchangeables et relatifs comme les tâches ménagères ou de pourvoyeurs.
La fonction est à l’inverse des rôles car celle-ci est inconsciente, psychologique (non volontaire), unique, spécifique et absolue (identité sexuée).
Aucune mère, malgré sa bonne volonté, ne peut remplir la fonction paternelle, elle ne peut remplir que sa fonction maternelle.
Au tout début, le nouveau-né est dans une situation de dépendance absolue vis-à-vis de l’entourage.
La mère y  répond par la préoccupation maternelle primaire, c’est-à-dire une capacité à s’identifier à l’enfant pour le comprendre. Au cours de cette période, elle est littéralement en résonance avec les besoins du bébé. Elle éprouve une irrépressible nécessité de les satisfaire. La détresse de son enfant lui est intolérable. Le nourrisson et sa mère forment une dyade, une réunion de deux principes qui se complètent. C’est ce que certaines personnes appellent l’instinct maternel, cette capacité à être en résonance totale avec les besoins du bébé et y répondre instantanément parfois même juste avant qu’il ne soit exprimé.  Ceci est vrai dans le cas de l’allaitement où les mères peuvent parfois sentir la montée de lait, se réveiller juste avant que le bébé ne se réveille. La fonction maternelle est d’abord une fonction de matrice, de source nourricière, d’enveloppe, de réceptacle de vie, de rétention. La mère représente l’abri, la sécurité, la protection, la chaleur, l’affection, la fusion, la compréhension La mère représente l’amour.
Il y a trois fonctions maternelles indispensables au bon développement de l’enfant :
·         La présentation de l’objet : c’est le fait d’être présente, la mère est là tout le temps pour l’enfant
·         Le fait de tenir, de contenir : c’est le fait de donner des repères simples et stables, c’est aider l’enfant à comprendre ce qu’il ressent (faim, soif, besoin d’être changé)
·         La manipulation physique du bébé : les soins lui permettent de prendre conscience qu’il a un limite corporelle, une tête, un tronc avec un ventre, des bras, des jambes…

La transition vers le rôle du père est simple schématiquement, elle réconforte, lui stimule.
Il est intéressant de noter que la naissance de la fonction maternelle est d’ordre biologique (la grossesse) alors que celle du père est un processus symbolique lié à l’environnement. En effet, il y a des hommes pour qui être père est très abstrait, ils vivent la grossesse de loin sans comprendre trop ce qui se passe même si le mental est là et l’entourage pour lui dire « c’est chouette tu vas être papa ! » ils ne comprennent pas trop ce qui arrive.
La fonction du père en est une de séparation, d’expulsion du sein maternel, de distinction, de différenciation. Le père doit éduquer ses enfants dans le sens étymologique du mot "educare": faire sortir, tirer dehors, conduire au-dehors avec soin. J’appuie particulièrement sur le "conduire au-dehors avec soin" car cette notion de soin est importante pour la suite de ce qu’est la fonction paternelle. En effet, la fonction du père est de séparer l’enfant de la mère.  Il doit s’interposer entre la mère et l’enfant pour permettre à l’enfant de développer son identité en dehors de la symbiose maternelle et rappeler à la mère qu’elle est aussi une femme, une amante, un être de plaisir, non seulement un être de devoir généreux. Si la mère représente l’amour fusionnel, le père représente les limites, les frontières, la séparation psychologique et ceci doit être fait avec grand soin et douceur !

5 fonctions paternelles :

·         La protection : protéger les siens et donc pour ce faire être présent physiquement et psychologiquement
·         L’éducation : Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi
·         L’initiation : initier l’enfant aux règles de la société pour vivre avec les autres
·         La séparation : séparer la mère de l’enfant et l’enfant de la mère pour que l’un et l’autre puisse s’épanouir ; la mère en tant que femme et l’enfant en tant qu’adulte
·         La filiation : pour que l’enfant sache qui est son père et qu’il puisse s’inscrire dans une lignée.

On comprendra à la lecture de cet article que la fonction paternelle a été bien bousculé ces dernières années.  Les mères ont pris une partie de ces fonctions par les rôles qu’elles ont joué, peut être parce que les hommes des générations précédentes avaient oublié que leur fonction doit être réalisée avec soin et non autoritarisme.

D'après Donald Winnicott et Marie-Christine Eustache


Sophie Lavie

vendredi 24 mai 2019

Philippiens 4.8


Philippiens 4.8 (version littérale amplifiée) "Enfin, frères, que tout ce qui est vrai (réel), tout ce qui mérite d'être respecté, tout ce qui est juste (raisonnable et approuvé par Dieu), tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable (rempli d'amour et d'humilité), tout ce qui mérite l'approbation (ce qu'il est bon de dire), ce qui est vertueux (de bonne moralité), ce qui est digne de louange, soit l'objet de vos pensées et de vos croyances."

Après avoir exhorté les philippiens à ne pas se focaliser sur leurs problèmes et leurs inquiétudes, mais de faire confiance à Dieu (verset 6), l'apôtre Paul leur donne une "to do list" pour vivre en paix avec Dieu et en Dieu.
Il dit aussi que nous devons ardemment rechercher ces choses ; elles ne viendront pas d'elles-même, nous avons notre part à faire ; nous devons donc essayer sincèrement et promptement de les acquérir par la foi et grâce à notre communion avec Christ.
Cette liste des six qualificatifs, décrivant les meilleures des pensées, était connue des penseurs de l'antiquité païenne qui ambitionnaient de la vivre sans jamais parvenir à la mettre en pratique.
La bonne nouvelle, c'est qu'en Christ ce que les hommes ne peuvent pas faire par leurs efforts personnels, est possible.
Ceci est aussi un témoignage au milieu des païens, comme l'exprime 1 Pierre 2/12  "Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera."

A quoi occupons-nous nos pensées ?
Qu'est-ce qui focalise notre attention ?
Passons-nous notre temps à murmurer et à geindre ?

L'apôtre nous exhorte à cesser de regarder à nous-mêmes et à nous focaliser sur Christ pour mieux lui ressembler et avoir les pensées et les sentiments qui sont dans son coeur.
Philippiens 2.5 " Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ"

1 Jean 3/18 "Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité."

Nous sommes donc exhortés à faire reposer nos pensées sur les réalités que Dieu nous offre et non sur les mensonges du Diable, ou sur des illusions, des projections négatives...
Ephésiens 4.25 "C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres."

Nous devons aussi avoir des pensées respectables, exemptes de péché, car nous devons vivre dans la lumière, en toute transparence, des pensées justes, raisonnables et approuvées par Dieu.
Nos intensions et nos motivations doivent être pures aussi. Cf. Romains 12/19 à 21 
Nos pensées doivent être empreintes d'amour et d'humilité. Cf. 1 Corinthiens 13.4-7
Elles doivent être exemptes de flatteries et reposer sur une moralité exemplaire inspirée par le fruit de l'Esprit. Cf. Galates 5/22 - 2 Pierre 1/5-7 - 2 Corinthiens 10.5 - 1 Corinthiens 2.16

Vision pendant notre temps de prière

J'étais assise côte à côte de Jésus, bras contre bras comme sur la photo ci-dessus.
Nous étions au sommet d'une falaise, les pieds dans le vide, les regards vers le panorama grandiose qui s'étendait devant nous. Mes pensées allaient vers lui, elles étaient pleines d'amour et de paix.
Je ne pensais ni au passé ni à l'avenir, ni à ce qui pouvait bien se passer dans la vallée. 
Je profitais juste de ce moment silencieux, faisant de Jésus mes délices (comme le dit le Psaume 37.4).
Au bout d'un moment, il tapota mon bras du bout des doigts comme pour me rassurer et me dire "Je suis là, ça va aller..."
Alors la brume qui remplissait la vallée s'est dispersée et j'ai vu un immense chantier, des pelleteuses, des dameuses, des camions... des ouvriers qui travaillaient comme pour créer le fondement immense et profond d'un immeuble.
Jésus a dit : "J’œuvre dans l'invisible. Je bâtis mon Église et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle."


 Sophie Lavie et Fémi Scala - 23 mai 2019

samedi 18 mai 2019

Ephésiens 4.1 à 6


Éphésiens 4.1 à 6 (version littérale amplifiée) "Je vous encourage instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur à vous conduire dignement et conformément à l'appel qui vous a été adressé avec une entière humilité et docilité, vous soutenant et vous affermissant les uns les autres avec patience, endurance, constance et persévérance dans un amour inconditionnel et sacrificiel, vous appliquant ardemment et promptement à conserver l'unité de l'Esprit par les liens de la paix et de la bienveillance. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu vous a appelés. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous."

Paul est emprisonné lorsqu'il écrit cette épitre, mais cette situation, loin de l’humilier, ne fait qu’ajouter à la confiance avec laquelle il prie Dieu pour les Éphésiens et à l’autorité avec laquelle il les exhorte.
Cet emprisonnement lui fournit l’occasion de leur donner l’exemple de cette humilité et de cette docilité (ou soumission à Dieu) qu’il veut leur recommander. (Cf. 1 Corinthiens 11.1)
Paul est esclave de Christ avant toutes choses ! 1 Corinthiens 7:22 

Paul encourage donc vivement les disciples de Jésus Christ à se comporter convenablement et conformément à l'appel au salut qu'ils ont préalablement reçu du Christ. (Cf. 2 Timothée 1.9)
L'humilité et la docilité (le fait d'être malléable entre les mains de Dieu, obéissant et soumis à sa volonté) sont deux conditions essentielles à l'unité parmi les chrétiens.
Ces deux vertus sont à la base du caractère de l'apôtre, comme le montre ici son état de captivité, et ailleurs le commencement de son discours aux pasteurs d’Éphèse dans le livre des Actes 20.
 Ils sont également à la base de la première exhortation du Seigneur qui nous est rapportée dans Matthieu 5.3-5 et du caractère même du Seigneur défini par lui-même dans Matthieu 11.29 "Je suis docile et humble de cœur." 

Ensuite, l'apôtre leur montre comment les disciples peuvent se soutenir et s'affermir les uns les autres: avec patience, endurance, constance et persévérance.
Il leur montre aussi sur quel fondement poser toutes ces vertus : un amour inconditionnel et sacrificiel. L'amour agape est la base de tout ! (Cf 1 Corinthiens 13)

Sur cette base et en se donnant du mal pour être constants et patients, les disciples pourront conserver l'unité du Saint Esprit que Dieu leur a donné.

Ils doivent être un en Dieu, un en Christ, un dans l'Esprit, à l'unisson avec la trinité !
Il ne faut pas s’étonner de voir les chrétiens exhortés à garder une unité qui est le fruit du Saint-Esprit, car, s’il n’est pas en leur pouvoir de la créer, il dépend d’eux de la troubler.

L’unité qu’il recommande ici diffère d’avec l’unité que l'on peut essayer de maintenir entre tous les membres d’une église locale.
L’unité de l’Esprit est celle qui règne entre tous les membres du corps de Jésus-Christ, L’Église invisible.
L'unité de l'Esprit est un fruit de l'amour et de l’unité même de l’Esprit, car Élohim est un.
(Cf. Jean 17.11 à 27)

La vie chrétienne est donc essentiellement une vie commune et  l’union des membres entre eux est aussi nécessaire à la santé du corps, que l’union de chacun d’eux avec la tête.
Cette unité fraternelle a des promesses spéciales pour la paix de l’individu (Cf. 1Jean 3:14)  et pour la prospérité de l’Église (Psaumes 133) et pour le témoignage rendu au monde (Jean 13:35).
Tout cela s’est vérifié dans l’histoire de l’Église primitive.

Plus nous étudions le Nouveau Testament, et plus nous y voyons grandir la place qu’y occupe l’amour fraternel, à côté de l'amour général, dont il est soigneusement distingué.
2 Pierre 1.7  "Ajoutez à la piété l’amour fraternel (philadelphia), et à l’amour fraternel l'amour (agape)."

"Par le lien de la paix" peut se traduire ainsi : "Par le lien qui procure la paix".
Et quel est ce lien qui procure la paix ?
Il n’est autre que l’amour lui-même, qui est appelé aussi dans Colossiens 3.14, le lien de la perfection.
Mais la paix elle-même fournit le lien, ou est le lien, par lequel nous devons maintenir l’unité de l’Esprit. (Cf.1Corinthiens 3.3)
L'apôtre nous informe que l’unité est conservée par la paix.
On suit communément l’ordre inverse: on cherche la paix par l’unité.
On croit qu’il faut commencer par se mettre d’accord, et qu’alors seulement on pourra goûter ensemble l’amour et la paix fraternelle.
Mais selon Paul, au contraire, il faut commencer par l’amour et la paix, et alors seulement on se mettra d’accord.
Cette différence est admirable, car ceux qui attendent d’être d’accord pour s’aimer, pourront n’avoir jamais ni accord ni amour, alors que ceux qui commencent par l’amour finiront toujours par se mettre d’accord.
Ce n'est pas l’harmonie des vues qui rapproche les cœurs, c’est le rapprochement des cœurs qui a produit l’harmonie des vues.
Dans une Église dont tous les membres s’aimeraient les uns les autres fortement d’un cœur pur, l’amour créerait le désir et le besoin de s’accorder; et la plupart des causes de divergence seraient ôtées.
L’amour par l’accord, c’est le chemin naturel de l’orgueil et de l’égoïsme, mais l’accord par l’amour, c’est le triomphe d’un amour divin.

L’Apôtre a d’abord indiqué les conditions de l’unité, l’humilité et la douceur au verset 2 ; puis il a montré les moyens de l’unité : l’amour et l’esprit de paix aux versets 3 et 4.
Dans les versets qui suivent, il en indique les motifs : cette unité, à laquelle il exhorte les croyants, existe en Dieu.

Ces versets sont un passage où la doctrine de la Trinité est clairement rappelée sans être exposée directement.
Il est en effet question du Saint-Esprit dans tout le verset 4, du Fils, appelé Seigneur, dans tout le verset 5, et du Père au  verset 6.


Le corps qui est un n’est pas l’Église visible, mais l’ensemble des véritables croyants nés de nouveau et unis sous une même tête, Christ.
(Cf. 1 Corinthiens 12.12 à 30 et Romains 12.5)

Et c’est le Saint-Esprit qui forme ce corps, parce que c’est lui qui unit les croyants à Christ.
Ce corps qui est UN est donc l’ouvrage du Saint Esprit qui est UN.

Et ce Saint Esprit qui est UN est celui qui a appelé les élus dans la grâce et dans la paix, c'est à dire  en Dieu.

"Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" se rapporte à Jésus-Christ.
 Il y a un seul Seigneur, une seule foi en lui, un seul baptême en son nom.

Un seul Dieu et Père de tous ; non pas de tous les hommes, mais de tous les croyants car L’Église est une famille, celle de Dieu unie à lui par des liens plus puissants qu'aucun autres.

Au-dessus de tous, au milieu de tous, et au-dedans de tous.
Après avoir montré qu’il y a un seul Esprit, un seul Père et un seul Dieu, l’Apôtre rappelle que les trois là sont UN.
Le Père, c’est Dieu régnant au-dessus de tous.
Le Fils, c’est Dieu descendu sur la terre et séjournant au milieu de tous.
Le Saint-Esprit, c’est Dieu pénétrant dans les cœurs des élus et habitant en eux.

Réalisons l'unité en Élohim, le Dieu trinitaire qui est UN.
Réalisons les liens puissants et éternels qui nous unissent au Dieu trinitaire et à nos frères et sœurs en Christ.
Marchons conformément à cette la grâce qui nous a été faite, avec amour, humilité et docilité.
Persévérons dans l'unité accomplie par Dieu.
Soyons des artisans de paix pour conserver cette unité.
Les regards fixés sur notre espérance de vivre au cœur de la trinité divine pour l'éternité, comportons nous comme il convient, selon l'invitation merveilleuse que Dieu nous a faite, d'accéder à son amour, à sa paix et à cette unité parfaite qui ne sont possibles qu'en lui.

Fémi et Sophie - 16 mai 2019

vendredi 10 mai 2019

Savoir aimer 15 - La voie par excellence


 
1. Relie les mots suivants à leur définition :


  • 1.      Orthodontiste d
  • 2.      Orthodoxie f
  • 3.      Orthographe e
  • 4.      Orthopédiste b
  • 5.      Orthophoniste a
  • 6.      Orthopraxie g
  • 7.      Orthoptiste c
  • a)      Professionnel dont le métier consiste à prévenir, repérer et traiter les troubles de la voix, de la parole et du langage chez les enfants et les adultes.
  • b)      Professionnel dont le métier consiste à prévenir et corriger les difformités du corps.
  • c)      Professionnel dont le métier consiste à corriger les défauts de la vision binoculaire.
  • d)      Professionnel dont le métier consiste à traiter les anomalies de positionnement des dents.
  • e)      Manière d'écrire un mot qui est considérée comme la seule correcte.
  • f)       Ensemble des doctrines, des opinions considérées comme vraies par la fraction dominante d'une Église et enseignées officiellement.
  • g)      Accomplissement d'une action menée avec justesse ou rectitude, selon le droit et la justice.

2. A votre avis que signifie le préfixe ortho ?
Cela signifie DROIT en grec.

3. La bible parle à plusieurs reprises d'une voie DROITE dans laquelle nous devons marcher.
Imaginez l'infrastructure routière à l'époque biblique, comment la voyez-vous ?
Quelle image cette infrastructure routière nous donne-t-elle au sujet des comportements humains ? (Ecclésiaste 7.29)

La plupart des routes n'étaient que des sentiers taillés dans les broussailles ou à fleur de montagne, des chemins poussiéreux formés par le passage des hommes et des bêtes qui contournaient les obstacles. Ils étaient donc longs, pénibles et souvent dangereux.
Les romains ont commencé à construire de véritables routes en pierres et en ligne droite, en 312 avant JC, les "Vias". Elles partaient de Rome et permettaient de parcourir plus rapidement qu'avant l’ensemble de l’Empire. (D'où l'expression : tous les chemins mènent à Rome !)
Les voies droites étaient donc exceptionnelles au temps biblique et encore rares au temps de Jésus.
C'est pourquoi les livres bibliques comparent les comportements humains à des chemins tortueux et la voie divine à la voie droite. Dieu a fait les hommes droits; mais ils ont cherché beaucoup de détours !

4. Qui peut nous conduire dans cette voie et quel en est l'avantage ?
(2 Samuel 22.33, Psaumes 18.32 et Psaumes 143.10)
C’est Dieu qui est ma puissante forteresse, et qui me conduit dans la voie droite.
C’est Dieu qui me ceint de force, et qui me conduit dans la voie droite.
Enseigne-moi à faire ta volonté! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite!
Comment comprenez-vous l'image de la forteresse associée à la conduite dans la voie droite? N'est-ce pas paradoxal ?
On peut voir cette forteresse comme une conduite fortifiée, un tunnel, un abri dans lequel on peut marcher en toute sécurité…

5. Qui peut marcher dans cette voie droite ? Et pourquoi ? (Osée 14.9)
Les voies de l’Eternel sont droites; Les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont. Les justes sont ceux que Dieu a justifiés par Jésus Christ, lavés et purifiés de leurs péchés ; ceux qui sont nés de nouveau, qui ont la foi en Christ et marchent en nouveauté de vie.
Les rebelles sont ceux qui par sentimentalisme, religiosité, superstition ou intellectualisme adhèrent au christianisme mais qui vivent toujours sous l'empire du péché et transgressent la volonté de Dieu, ses commandements. Ceux là ne peuvent persévérer sur la voie droite ; tôt où tard, ils trébucheront, tomberont, chuteront, se lasseront… succomberont.

6.  Qu'est-ce qui distingue Josias (2 Rois 22.2) des insensés décrits dans les proverbes 12.15 et 14.12?
Josias ne s'est pas détourné de la voie droite, ni à gauche ni à droite.
L'insensé suit sa propre voie et s'imagine être dans la voie droite, il n'écoute pas les sages conseils, il suit un chemin qui le sépare de plus en plus de Dieu et l'amène donc à la mort éternelle.
L'insensé des proverbes est une personne qui prend des libertés par rapport à la voie droite !

7. Que faisait Elymas pour pervertir la voie droite du Seigneur ? (Actes 13.10)
Il pervertissait la voie droite du Seigneur en la corrompant, en se détournant du droit chemin, en déformant la vérité biblique. Il était plein de ruse, c’est-à-dire de mensonges et de fraude. Il aimait avoir du pouvoir. Il était aussi paresseux, ingénieux et vif d'esprit pour faire le mal; c'est ce que signifie plein de ruse et de fraude. Son nom veut dire mage ou magicien ; cela ne veut pas dire qu'il était véritablement magicien mais plutôt qu'il avait pris ce titre de mage pour se donner une importance auprès du proconsul Sergius Paulus.

8. La voie droite n'est-elle que spirituelle et suivie qu'à l'église ?
A quoi nous exhortent le psaume 101.2 et le proverbe 23.19 ?
Non, la voie droite concerne toute notre vie. Le psaume nous exhorte à marcher dans la droiture et la pureté, l'authenticité et la perfection, la sagesse et l'intelligence renouvelée dans notre maison (hors des regards d'autrui) pour avoir un bon témoignage partout et être crédible pour nos enfants. Afin que la bonne conduite se reproduise sur les générations suivantes.

9. Comment le Seigneur s'y prend-il pour nous faire de l'orthopédie spirituelle, selon Hébreux 12.13 "Faites de bonnes pistes pour vos pieds. Alors celui qui boite ne se tordra pas la cheville, au contraire, il guérira."? (version PDV)
(La traduction Louis second : "Suivez avec vos pieds des voies droites," est condamnée par la majorité des exégètes.)

Les mains affaiblies, des genoux fléchissant qui rendent l’homme boiteux, impotent, correspondent au relâchement général de la vie spirituelle : les doutes qui obscurcissent et paralysent la foi, les infidélités dans la conduite qui éloignent de la communion de Dieu; en un mot, un état d’âme qui entraine la chute.
Mais il y a un remède à ce mal redoutable qui doit être appliqué sans retard; c’est celui que conseille ici l’auteur de l'épitre aux hébreux : Engagez vos pas sur des sentiers bien droits !
C’est-à-dire, ôtez de votre chemin les pierres et tout ce qui serait pour vous une occasion de chute.
Soumettez votre âme à une discipline vigilante afin de ne pas sortir de la voie droite.

10. Quelle est donc cette voie droite ?
L'apôtre Paul l'expose dans 1 Corinthiens 12.31.
Cette voie par excellence, c'est l'amour agape qu'il décrira en détails au chapitre 13.
Suivre cette voie c'est la garantie d'être protégés et conduit en toute sécurité jusqu'à bon port, dans la maison du Père.
C'est se maintenir dans la pureté et la sainteté, la sagesse et l'intelligence et avoir un bon témoignage partout où nous sommes.
C'est recevoir les forces qui nous manquent pour avancer sans se laisser corrompre par le péché et les tentations.



 Vendredi 10 mai 2019 - Sophie Lavie

jeudi 9 mai 2019

Jean 16.32-33

Jean 16.32-33 (version littérale amplifiée)
"Voici l'heure vient et elle est déjà venue, où vous serez dispersés au loin et dans toutes les directions, chacun chez soi, et vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul car le Père est avec moi. Je vous ai dit tout cela, afin que par moi vous ayez la paix. Dans ce monde, vous aurez des souffrances, des persécutions, des oppressions et des difficultés, mais rassurez-vous, soyez confiants car j'ai vaincu le monde."

A travers ces paroles nous voyons que Jésus sait tout à l'avance. Il sait ce qu'il doit endurer à la croix et ce que ses disciples feront pendant et après sa mort. Il sait qu'ils fuiront par peur des romains et qu'ils l'abandonneront à son supplice,  mais il leur a déjà pardonné leurs errances et leurs fautes.
Il sait aussi que Dieu sera avec lui, même si à la croix il a dit "Père, Père pourquoi m'as tu abandonné ?"

Pendant un temps, il devait être seul pour prendre le péché de l'humanité ; mais ce moment crucial et inévitable était déterminé par Dieu qui veillait au bon déroulement de son plan de salut.

Jésus a donc prévenu ses disciples afin que les évènements difficiles qu'ils allaient traverser ne les fassent pas chuter. (Cf. Amos 3.7)
Il les rassura que même s'ils devaient passer par la tristesse, celle-ci serait changée en joie. 
Il les assura de leur donner sa paix au cœur des difficultés.
Il les prépara à traverser le pire en les assurant de la victoire remportée par lui-même et les exhorta à se montrer courageux.
Tout le chapitre 15 et le début du chapitre 16 révèlent toutes les choses que Jésus a dites à ses disciples pour qu'ils aient la paix.
Jésus leur a révélé qu'il était le cep sur lequel ils étaient greffés et duquel il avait la vie.
Il les a exhortés à rester accrochés à lui, autant que lui était accroché à eux.
Il les a assurés de son amour et les a exhortés à demeurer dans cet amour divin.
Il les a assurés qu'en lui ils pouvaient recevoir une paix et une joie parfaites malgré les circonstances difficiles.
Il les a assurés de sa souveraineté, de son amitié et du fait qu'il ne les laisserait pas seuls.
Le consolateur allait prendre le relais...

Les disciples n'ont pas compris tout ce que Jésus leur a dit ; en tous cas pas avant qu'il ne leur ouvre les yeux et cela après sa résurrection ! (Cf. Luc 24.16 à 31)

Ne sommes nous pas aussi lents à comprendre et lents à mettre la parole de Dieu en pratique ?

En Jésus nous avons pourtant tout ce dont nous avons besoin : la paix, la victoire, la vie, l'amour, la joie, la consolation, l'enseignement...

Le verset 33 utilise du présent (je vous dis), du futur (vous aurez), de l'impératif (rassurez-vous) et du passé composé (J'ai vaincu).
La parole de Jésus est dans un aujourd'hui qui dure encore pour nous et retentit à nos oreilles.
Ses paroles sont prophétiques et elles s'appuient sur un passé divinement et parfaitement accompli.
C'est pourquoi ses injonctions sont dignes d'êtres écoutées et mises en pratiques.
Notre foi doit s'appuyer sur ses paroles !

Cf Jean 14.27 et 1 Jean 5.4.

Manquons-nous de confiance en lui alors qu'il a tout préparé ?
 
Soyons comme Josué, forts, braves, solides, fermes et déterminés. (Amats en hébreux = courageux).
Cf. Josué 1.6-8

La solution, c'est de ne pas être négligents et oublieux mais de méditer les paroles de Jésus sans cesse pour en être imprégnés. Soyons disciplinés en alliant foi et obéissance pour marcher dans la victoire.
Maitrisons nos pensées plutôt que de nous laisser aller au doute et à la crainte.
Cf. 2 Corinthiens 10.5

09 mai 2019 - Fémi et Sophie


Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...