mercredi 29 janvier 2020

Comment priez-vous ?



Un jour, Peter Beskendorf, barbier de Martin Luther, a pris la liberté de poser la question suivante à son éminent client: “Docteur Luther, comment priez-vous?”
Martin Luther n’a pas trouvé indigne de lui de répondre par écrit, à son coiffeur, une longue lettre de quarante pages, qui a été publiée au printemps 1535 sous le titre: A un bon amiune manière simple de prier. Cette lettre est très précieuse, car elle offre un aperçu sur la piété de Luther et elle constitue un exemple classique de cure d’âme menée avec compétence. Voici le texte du premier paragraphe de cette lettre :
“Cher maître Pierre, voici ce que j’ai de meilleur: comment je prie. Que notre Seigneur Dieu vous accorde ainsi qu’à quiconque de faire mieux.”
Luther grandit son interlocuteur et s’abaisse lui-même. Il se place dans son univers et cela lui permet de le faire cheminer vers lui.
“Un barbier habile, lorsqu’il est en train de faire la barbe à un client, doit fixer toute son attention sur le rasoir et la barbe. S’il ne fait que parler, regarder ailleurs ou penser à autre chose, il risque fort d’entailler la bouche ou la gorge de son client. Ainsi, pour faire quelque chose de bien, il faut y impliquer tout son être. Comme on dit: Celui qui pense à trop de choses ne pense à rien et n’accomplit rien de bon ! A plus forte raison, la prière, pour être une bonne prière, doit-elle être seule à occuper totalement le cœur !”
Luther se met à la place de son interlocuteur et il nous donne un bon exemple de ce que l’on peut faire par lettre. Son premier paragraphe est également très réconfortant pour nous, car il nous apprend que son rédacteur a eu le même problème que nous à résoudre dans sa vie de prière: le manque de concentration. Voici la première aide qu’il nous apporte:
« Il est bon que la prière soit notre première et notre dernière occupation de la journée. Il faut écarter la pensée fausse et trompeuse suivante: ‘Attends un peu; dans une heure ou plus, tu prieras. Termine d’abord ceci ou cela.’ Si nous accueillons cette pensée, la journée se passera à l’accomplissement de tâches diverses sans que nous priions. »
Luther écrit aussi:
« Veillons à ne pas nous laisser détourner de la prière sous prétexte que telle ou telle tâche est plus urgente – ce qu’elle n’est pas en réalité – et, ainsi, à devenir négligent, paresseux, insensible et soucieux. Le diable, lui, qui rôde autour de nous, n’est ni négligent, ni paresseux. »
Tout comme Maître Pierre a dû l’être, nous nous sentons compris. Qui d’entre nous ne connaît pas des moments plus ou moins longs où le culte personnel devient un devoir sans signification, pénible, voire détesté et, à tout le moins, bien ennuyeux. Or, l’ennui est l’ennemi mortel du Saint-Esprit.
Quelle aide Luther offre-t-il pour échapper à la froideur satanique et retrouver la chaleur et la lumière que suscite le Saint-Esprit?
Luther préconise une période préalable “d’échauffement”. Les expressions “échauffer le cœur” jusqu’à ce “qu’il soit bien disposé”, “qu’il ait envie” se trouvent à plusieurs reprises dans cette lettre. La lettre tout entière n’est, en fait, qu’une instruction pratique et détaillée à cet égard; l’étude de la Bible ne doit être entreprise qu’ensuite. Elle se termine par l’affirmation que “celui qui fait ainsi peut utiliser un chapitre de l’Ecriture à la manière d’un briquet pour embraser son cœur”.
Pour Luther, la position du corps a de l’importance. La position assise ne convient pas.
“Agenouillez-vous ou restez debout, les mains jointes et les yeux tournés vers le ciel.”
Et il avertit :
“Veillez à ne pas être trop exigeant afin que votre esprit ne se fatigue pas. Une bonne prière n’a pas besoin d’être longue ou prolongée. Il est préférable qu’elle soit fréquente et ardente.”
Son contenu ? Nos besoins et nos préoccupations personnelles ? Non ! Luther répond:
“Commencez par les Dix Commandements .”
Luther les prie; il ne les récite pas à toute vitesse. Comme ancien prêtre catholique romain, il a beaucoup à dire contre l’amoncellement “des vaines paroles” (Mt 6:7), le bavardage, le babillage et le papotage qu’il compare à des bulles de savon. Pour éviter cela, Luther considère un seul commandement à la fois, “afin que mon esprit soit aussi désencombré que possible avant de prier”.
Voici comment Luther partage avec son barbier sa façon personnelle de formuler une prière libre:
Je fais de chaque commandement une guirlande de quatre brins tressés ensemble. En d’autres termes, chaque commandement est d’abord un enseignement – ce qu’il est effectivement – et je réfléchis à ce que le Seigneur me demande si sérieusement. Chaque commandement est, en second lieu, un sujet de louange; en troisième lieu, une confession et, enfin, une requête.
Ensuite, Luther prend la peine et le temps de considérer l’un après l’autre chacun des Dix Commandements et de proposer, à titre d’exemple pour son barbier, autant de guirlandes à quatre brins.
Au sujet du commandement “Tu ne commettras pas de vol”, Luther écrit:
Premièrement, j’apprends, ici, que je ne dois ni prendre, ni posséder, publiquement ou en secret, quelque chose qui appartient à mon prochain; que je ne dois être ni déloyal ou malhonnête dans mes négociations, mon service ou mon travail, afin que mon gain ne soit pas celui d’un voleur. Je dois plutôt gagner mon pain à la sueur de mon front et manger mon pain avec les honnêtes gens. En même temps, j’aiderai mon voisin à ne pas être victime de voleurs.
En second lieu, je remercie Dieu de m’avoir donné ainsi qu’à tous les hommes, dans sa fidélité et sa bonté, un si bon enseignement, nous assurant de la sorte protection et sécurité. Car, sans sa protection, il ne restera dans notre maison ni le moindre argent, ni un morceau de pain.
Troisièmement, je dois confesser mon péché et mon ingratitude pour avoir fait tort à quelqu’un ou l’avoir trompé et, aussi, pour toutes les fois où j’ai manqué à ma parole.
Quatrièmement, je demande à Dieu de nous faire la grâce, à moi-même comme au monde entier, d’avoir une conduite améliorée. Je le prie qu’il y ait moins de vols, de détournements, d’exploitations, d’escroqueries et d’injustices. Je le supplie aussi que tous ces maux disparaissent bientôt, au jour du jugement. Tel est l’objectif auquel tendent les prières de tous les chrétiens et auquel aspire la création tout entière (Rm 8:22).
Telle est la prière selon Martin Luther. Elle ne consiste pas seulement à supplier, réciter et parler, mais aussi à apprendre, méditer, analyser avec minutie et acquérir ainsi la perspective de l’éternité.
Et après? Luther indique de procéder avec le Notre Père comme avec les Dix Commandements . Prendre une des requêtes à la fois – une seule est probablement suffisante par jour – et tresser ensemble les quatre brins pour faire une guirlande. Et, de nouveau, Luther explique à Maître Pierre comment faire pour chaque requête.
Luther estime que le Notre Père est “le texte le plus maltraité sur terre, tordu, trahi par chacun”. Cependant, en le priant selon la méthode de la guirlande, le Réformateur dit:
“Je l’absorbe comme un nourrisson, je le mange et le bois comme un vieillard et n’en suis jamais rassasié.”
Quand il en a “le temps et le loisir”, après le Notre Père , Luther procède de la même manière avec le Symbole des Apôtres .
A un moment donné, cependant, Luther interrompt son explication pour partager avec le destinataire de sa lettre l’expérience suivante:
Il arrive souvent que je me perde dans des pensées si riches (littéralement, que “mes pensées partent en promenade”) à propos d’une des demandes du Notre Père que j’abandonne les six autres. Quand il en est ainsi, il faut laisser de côté les autres prières et accueillir ces pensées, les écouter en silence et ne les réprimer en rien. C’est le Saint-Esprit lui-même qui prêche et un seul mot de son sermon vaut mieux que les milliers prononcés dans nos prières. J’ai ainsi plus appris dans une seule prière que par beaucoup de lectures et de réflexions.
Nous voyons, ici, que, pour Luther, prier ne signifie pas seulement parler, mais aussi rester silencieux et écouter. Pour lui, la prière n’est pas à sens unique, mais à double sens. Il parle à Dieu et, ce qui est encore plus important, Dieu lui parle.
C’est exactement ce que nous espérons en étudiant la Bible: que Dieu nous parle. L’étude de la Bible est une prière. Aussi l’enseignement de Luther sur la prière peut-il s’appliquer à notre étude de l’Ecriture et nous apporte-t-il une aide considérable pour mettre en évidence tout le sens d’un passage biblique en vue de son application dans notre vie. Il s’agit, verset après verset, de tresser une guirlande faite de quatre brins.
Pour varier un peu et en mettant, en dernier, ce que Dieu demande, beaucoup de chrétiens ont enrichi leur culte personnel en rédigeant les quatre questions suivantes:
1. De quoi dois-je être reconnaissant? (action de grâces)
2. Qu’est-ce que je regrette? (confession)
3. Que devrais-je demander? (intercession)
4. Que ferai-je? (action)
Faisons de nouveau attention à une mise en garde de Luther:
« N’exigez pas trop de vous-même de peur de lasser votre esprit… il suffit de comprendre une fraction d’un verset biblique, ou même moitié moins, pourvu qu’elle suscite une étincelle dans votre cœur… car (c’est là une pensée très profonde que Luther partage avec son barbier) l’âme, si elle se concentre sur une seule chose, bonne ou mauvaise, de façon vraiment sérieuse, peut faire plus en un moment que la langue dans un discours de dix heures et qu’une plume grattant du papier pendant dix jours. Ainsi, l’âme, ou l’esprit, est un instrument précis, délicat et puissant.
Ce qui est déterminant n’est pas le nombre de versets bibliques lus. Il est parfois plus fructueux de se limiter à quelques versets seulement et à se comporter avec eux comme avec les branches d’un arbre pour en faire tomber les fruits. Ce faisant, l’étude de la Bible se transforme d’un devoir ennuyeux en une aventure passionnante.
Il convient, d’abord, de poser strictement chaque question. Qu’est-ce qui, dans ce texte, me rend reconnaissant? Qu’est-ce qui, dans ce texte, me reprend, m’invite au changement et à la repentance? Quels sujets d’intercession – non pas mes propres souhaits – le texteme suggère-t-il? Qu’est-ce qui, dans ce texte, me pousse à l’action?
Une réponse ne sera pas trouvée, chaque fois, à toutes ces questions. Parfois les réponses seront imbriquées les unes dans les autres. Ce qui m’incitera à la repentance peut devenir mon sujet d’intercession du jour, et même me pousser à réparer ou à demander pardon.
D’un autre côté, tout en nourrissant nos pensées, le texte ne doit ni les réduire, ni les limiter. En réfléchissant, de nouveau, à partir de ces quatre questions, nous les appliquerons aux détails concrets de notre vie quotidienne; pensons aussi aux petites choses dont nous sommes reconnaissants: une journée ensoleillée, un salut amical, une jolie fleur, l’arrivée d’une bonne lettre. Nous nous souviendrons aussi d’une parole non dite ou du nom de personnes pour lesquelles nous voudrions prier, de façon particulière, ce jour-là. En répondant à la quatrième question, nous planifierons la journée qui s’ouvre devant nous, découvrant ainsi une solution pratique au problème avec lequel se débattent de nombreux chrétiens: comment connaître la volonté de Dieu? »
Selon le témoignage de Luther dans sa lettre, il est évident qu’il croyait fermement que Dieu parlerait à son esprit en prière, lorsque “le cœur est échauffé” et qu’il se trouve “dans l’atmosphère créée par les Dix Commandements , le Notre Père et le Symbole des Apôtres ”.
“Le Saint-Esprit peut et doit le faire et il continuera à vous instruire si votre cœur se soumet à la Parole de Dieu et s’il est libre de préoccupations et de pensées étrangères.”
Luther donne, cependant, à son ami, quelques conseils pratiques que nous ne devrions pas oublier. Il lui recommande de faire son culte personnel avec un crayon et du papier, afin de noter ce que Dieu lui dit :
Je répète ce que j’ai déjà dit à propos du Notre Père . Si le Saint-Esprit vient alors que vous êtes dans ces dispositions d’esprit, et prêche à votre cœur vous donnant des pensées riches et lumineuses, honorez-le en écartant vos idées préconçues, en restant tranquille et en écoutant celui qui parle mieux que vous; notez ce qu’il dit, écrivez-le et vous expérimenterez ce dont parle David : “Ouvre mes yeux pour que je contemple les merveilles de ta loi !” (Ps 119:18).
Ceux qui ont l’habitude de faire leur culte personnel en prenant des notes ne l’abandonnent pratiquement jamais. Ce qui rend notre recueillement si peu attrayant et ennuyeux tient au fait que, chaque jour, chacun de nous a le même type de pensées générales et pieuses. D’où la monotonie. Nos pensées sont lointaines et abstraites et n’ont pas de lien avec notre vie quotidienne. Ecrire, comme le suggère Luther, est une manière d’incarner la Parole de Dieu. Elle devient tangible, visible et concrète, et cela nous oblige à être exact, précis et méticuleux. La monotonie fait place à la variété et à l’étonnement. Prendre des notes rend également capable de vérifier si ce qui a été décidé le matin a été accompli. Selon un proverbe chinois : “L’encre la plus pâle est plus forte que la plus forte mémoire.”
Mettre par écrit ce que Dieu nous dit permet aussi d’en faire part à un compagnon de prière. Ma femme et moi choisissons ensemble le texte de notre culte quotidien. Cela est particulièrement utile lorsque nous sommes séparés. Lorsque nous nous retrouvons, nous pouvons nous dire ce que nous avons écrit et nous faisons ainsi l’expérience de “choses merveilleuses”.
Cela exige un peu de pratique. De la même manière que pour se préparer à une épreuve sportive et obtenir le meilleur résultat possible, un échauffement est nécessaire, de la même manière notre vie spirituelle a besoin que notre cœur soit “échauffé”. Martin Luther utilise exactement ces termes. Il faut une formation et de la pratique pour distinguer ses propres pensées et celles de Dieu. Lorsqu’on ouvre un robinet dans un nouveau bâtiment, il en sort parfois, au début, un liquide brunâtre; mais peu à peu, la patience aidant, l’eau devient claire.
Nous pouvons faire la même expérience dans notre culte personnel. Si notre prière, de parole devient silence, et si ce silence se transforme en écoute, la voix du Bon Berger se fera clairement entendre. “L’Esprit veut et doit nous accorder cela si notre vœu est soumis à sa Parole”, a écrit Luther.

Walter Trobisch (1923-1979)

vendredi 10 janvier 2020

Ephésiens 1.15 à 19

Éphésiens 1.15 à 19 PVV "Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de la manière pratique par laquelle vous l’exprimez, en aimant tous ceux qui appartiennent à Dieu, je ne me lasse pas, dans toutes mes prières pour vous, de témoigner ma reconnaissance (pour l’oeuvre accomplie en vous). Ce que je demande, c’est que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père qui possède toute gloire, vous donne l’esprit de sagesse et de pénétration spirituelle pour que vous puissiez sonder ses mystères afin d’arriver à mieux le connaître. Qu’il vous accorde une pleine lumière et qu’il augmente l’acuité de votre vision spirituelle afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance vivante à laquelle vous avez été appelés et que vous sachiez quelles merveilles vous êtes en droit d’attendre-car inépuisable est la richesse du glorieux héritage que Dieu réserve à ceux qui lui appartiennent. Que vous preniez conscience de l’étendue incommensurable du pouvoir dont il dispose en faveur de nous qui plaçons notre confiance en lui."

Ce qui nous a touchées dans cet extrait de la lettre de Paul aux Éphésiens, c'est que l'apôtre prend le temps de prier pour les membres d'une église qu'il n'a jamais rencontrés. Il est inspiré par le Saint Esprit pour prier pour eux de façon précise et personnelle. Il ne s'arrête pas à l'action de grâce mais il donne une perspective de progression spirituelle pour eux. Il ne donne pas une liste des désirs égocentriques des chrétiens pour qui il prie, mais il recherche les désirs et les priorités de Dieu pour eux.
Cela nous a fait penser aux versets de Jacques 4.3 et Matthieu 6.33 
"Lorsque vous demandez, vous n’êtes pas exaucés, parce que vous priez dans de mauvaises intentions: vous ne cherchez qu’à satisfaire votre désir insatiable de plaisirs."
" Préoccupez-vous donc en premier lieu du Règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux, alors tout le reste vous sera donné par-dessus."

Au verset 15, le "c'est pourquoi" se rattache à tout le début du chapitre 1.
Sur la base de tout ce qu'ont reçu ceux qui sont nés de nouveau, voici en quelque sorte ce qu'ils peuvent demander à Dieu dans leurs prières.
La base sur laquelle ils peuvent s'appuyer c'est qu'ils sont : élus  (choisis) par Dieu, saints (sanctifiés, mis à part pour Dieu), irrépréhensibles (rendus parfaits), prédestinés à être ses enfants adoptifs, libérés et délivrés de nos péchés, ils ont reçu une abondance de sagesse et de connaissance, sa volonté, ils sont ses héritiers, ils sont scellés par le Saint Esprit, et tout cela pour la gloire de Dieu...

Paul ne s'attarde pas sur les manquements ou les fautes des chrétiens d'Ephèse, mais il les voit à travers les yeux de Dieu, il les voit à travers la grâce déployée sur leur vie. Il voit tout ce que Dieu leur a donné et l’œuvre qu'il a accompli en eux et à travers eux. Il voit leur foi et leur amour, deux vertus qui leur ont été accordées par Dieu et qui sont essentielles à la vie chrétienne. Et voir les chrétiens et leurs circonstances à travers la grâce divine pousse à l'action de grâce, c'est à dire à la reconnaissance.

Mais Paul ne s'arrête pas là ; il commence par l'action de grâce puis poursuit par la prière.
Et il précise qu'il ne cesse de rendre grâce et de prier.
Cette expression utilisant  le verbe "pauo" signifie plus précisément que Paul prenait le temps pour prier et rendre grâce ; si nous ne prenons pas le temps de faire une pause pour prier et rendre grâce nous n'aurons jamais le temps !
Ce verbe racine "pauo" qui donne un sens de pause mais aussi de persévérance signifie que rien ne pouvait empêcher Paul de prier et rendre grâce, il ne laissait pas un obstacle l'en empêcher.

Paul adresse ses prières à Dieu ; le Dieu qui a envoyé Jésus Christ, qui l'a ressuscité et glorifié, le seul vrai Dieu qui puisse être notre Dieu. (Cf. Éphésiens 1.3 et 1.17)

Le Père de gloire possède la plénitude de toutes les perfections et il est pourtant uni à nous par le lien le plus intime : nous sommes ses enfants ! Il est à la fois souverain et personnel.

Paul prie pour que les éphésiens reçoivent de Dieu un esprit de sagesse (l'intelligence pour comprendre les Écritures, leurs circonstances...) et un esprit de révélation pour comprendre les mystères de Dieu, les choses cachées... (Cf. Jérémie 33.3, Deutéronome 29.29, Matthieu 13.35 et 2 Pierre 1.3 à 8)

Il prie que Dieu les éclaire, illumine les yeux de leur coeur et les imprègne de la connaissance divine.
(Cf. Psaumes 119.105 - 2 Corinthiens 4.6 - ce qui diffère des païens qui vivent dans les ténèbres et sont aveuglés : Cf. Matthieu 13.15 et Romains 1.21)

Il prie afin qu'ils sachent ce qu'ils peuvent espérer et ne s'attendent pas à des rêves inatteignables, qu'ils ne se fassent pas d'illusions, qu'ils ne passent pas non plus à côtés des grâces divines...), qu'ils sachent à quoi correspond leur héritage et l'infinie grandeur de la puissance divine.

L’espérance qui s’attache à son appel est en rapport avec l’avenir ; elle signifie la destinée finale qu’Il avait en vue quand Il nous a appelés.
Y est compris le fait que nous serons avec Christ et comme lui à jamais.
Nous serons manifestés à l’univers comme fils de Dieu et nous régnerons avec lui en tant que son épouse sans tache.
Nous l’espérons non comme s’il y avait le moindre doute, mais parce qu’il s’agit d’un aspect de notre salut qui est encore à venir et vers lequel nous tendons.

La richesse de la gloire de son héritage qu’Il réserve aux saints est le deuxième grand champ que les croyants peuvent explorer.
Paul accumule les mots afin de produire un effet d’immensité et de grandeur:

On peut comprendre ces expressions de deux manières différentes ; les deux sont si parlantes que nous les présentons toutes les deux. Selon la première, ce sont les saints qui sont son héritage, et Il les considère comme un trésor d’une valeur incomparable.
C’est certainement par une grâce inouïe que des pécheurs vils et indignes, sauvés par Christ, peuvent occuper une telle place dans le coeur de Dieu qu’Il peut en parler comme de son héritage.

La deuxième manière de comprendre cela consiste à penser que l’héritage signifie tout ce que nous hériterons.
En bref, c’est tout l’univers placé sous le règne de Christ avec nous, son épouse, en tant que corégnants.
Si nous apprécions vraiment à sa juste valeur quelle est la richesse de la gloire qu’Il nous réserve, les attractions et les plaisirs de ce monde pâliront en comparaison.

Les chrétiens doivent constamment être conscients de la puissance de la résurrection qui leur donne la vie éternelle, la vie du Christ.
Combien grand est ce pouvoir ! C’est par lui que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts.
C’est par lui que Jésus règne dans les cieux, au-dessus de toute principauté, autorité, puissance, souveraineté (verset 21).
Il règne sur Satan, sur tous ses esprits et ses démons. Il règne sur le mal et sur la mort.
Il règne sur toute chose, dans le ciel comme sur la terre, présente comme future.
Il règne dès aujourd’hui, et Il régnera éternellement, par la puissance de Dieu.
L’homme dispose-t-il d’une force suffisante pour ramener un mort à la vie ? Non. Mais Dieu, oui.
Car rien n’est impossible à Dieu. La puissance mise en œuvre pour ressusciter Jésus des morts est accessible à ceux qui croient.
Par cette puissance, nous qui étions morts par nos péchés, nous avons été rendus à la vie en Christ qui nous a fait asseoir avec Lui dans les lieux célestes. *
Cette même puissance est à notre disposition jour après jour ; n’omettons pas de la demander.

Dieu a mis des bénédictions spirituelles pour nous dans son Fils le Seigneur Jésus; mais il exige de nous de les en retirer et de les atteindre par la prière.
Même les meilleurs chrétiens ont besoin de prier pour cela: et tandis que nous entendons parler du bien-être de nos amis chrétiens, nous devons prier pour eux.
Même les vrais croyants ont grandement besoin de sagesse céleste.
Est-ce que le meilleur de nous n’est pas peu disposé à venir sous le joug de Dieu, bien qu’il n’y ait pas d’autre chemin pour trouver le repos pour l’âme?
Est-ce que pour un petit plaisir nous ne renonçons pas souvent à notre paix?
Et si nous nous disputions moins, si nous cherchions à prier plus avec les autres et pour les autres, nous devrions voir quotidiennement de plus en plus quelle est l’espérance de notre vocation, et la richesse de la gloire Divine dans cet héritage.
Il est désirable de ressentir le pouvoir puissant de la grâce Divine, commençant et faisant avancer l’oeuvre de la foi dans nos âmes.
Mais il est difficile d’amener une âme à croire complètement en Christ, à tout miser sur lui, et à mettre l’espérance de la vie éternelle sur sa justice.
Rien de moins qu’un pouvoir Tout-puissant ne peut faire cette oeuvre en nous.
Il est signifié ici que c’est Christ le Sauveur, qui pourvoit à toutes les nécessités de ceux qui ont confiance en lui, et qui leur donne toutes les bénédictions dans l’abondance la plus riche.
Et en étant participants de Christ lui-même, nous arrivons à être remplis de la plénitude de la grâce et de la gloire en lui.
Comment font alors ceux qui cherchent la justice hors de lui! Ceci nous enseigne à venir à Christ.
Et si nous savions ce à quoi nous sommes appelés, et ce que nous pouvons trouver en lui, nous viendrions certainement, et en serions des prétendants.
Lorsque nous ressentons notre faiblesse et le pouvoir de nos ennemis, nous percevons encore plus la grandeur de ce pouvoir puissant qui effectue la conversion du croyant, et qui est engagé à parfaire son salut. Ceci nous contraindra par amour à vivre à la gloire de notre Rédempteur.

Duo de prière et de méditation biblique du 10 janvier 2020 - Fémi et Sophie

mardi 7 janvier 2020

La prière renouvelée - Extraits


Extraits et réflexions autour du livre...
Si nous prions si peu, c'est parce que nous ne planifions pas des temps de prière.
La vie spirituelle, et plus particulièrement la prière méthodique, requiert un effort.
Nous ne ferons pas de progrès tant que nous ne mettrons pas délibérément du temps à part pour le consacreer exclusivement à la prière.
C'est la raison essentielle pour laquelle il est tellement important de réserver un moment précis de la journée à la prière.
Les moyens de remédier à nos divagations (manque de concentration sur Christ et sa parole) sont nombreux. Un des plus efficace consiste à prier à haute voix. Une autre solution est de prier à partir de textes de l'Ecriture. (lectio divina) et de tenir un journal de prière. On peut aussi prier avec des listes de prière et trouver un partenaire de prière. 
N'oublions pas que la prière c'est aussi la confession, l'adoration, l'intercession, les actions de grâce...

"Priez jusqu'à ce que vous priiez !" cela signifie qu'il faut parfois du temps pour entrer dans un esprit de prière ou plutôt pour prier en Esprit...
Si nous prions jusqu'à ce que nous priions, il viendra un temps où nous prendrons plaisir à la présence de Dieu, où nous nous reposerons dans son amour et où nous chérirons sa volonté.
Mais il est précieux pour nous, chrétiens occidentaux, qui ressemblons trop souvent à ces garnements qui appuient sur les sonnettes des portes d'entrée avant de s'enfuir en courant..

Packer a écrit que la vie de prière de chaque chrétien, comme chaque mariage, présente des caractéristiques que l'on retrouve chez d'autres, mais aussi un caractère absolument unique. Vous êtes vous et je suis moi et chacun doit trouver sa propre approche de la prière. Il n'existe pas de recette pour prier, comme ces manuels techniques ou ces livres de cuisine qui vous garantissent la réussite à condition que vous suiviez les instructions à la lettre. La prière n'est pas comme le bricolage ou la cuisine, elle est une relation active et personnelle, une sorte d'amitié avec le Dieu vivant et son fils Jésus Christ. 
La prière est un dialogue, un échange de paroles et de silences dans l'écoute.

Nos prières ne devraient pas se dissocier de nos actions de grâce ; Elles ne doivent pas se cantonner à des sujets égocentriques et matériels mais surtout avoir une visée spirituelle, pour nous, notre famille, nos frères et soeurs en la foi...
Prions et rendons grâce pour nos progrès dans la foi.
Prions pour notre persévérance malgré les épreuves.
Prions pour notre confiance en la justice divine.
Prions en recherchant la gloire de Dieu en ayant une vie centrée sur Christ et en l'honorant par nos actions de grâce et notre adoration ; mais aussi en réclamant sa gloire dans nos vies transformées de jours en jours en son image.

Il est essentiel que toute notre vie de prière repose sur une vision biblique de la personne de Dieu, de ce qu'il a fait, de ce que nous sommes en lui et sans lui, de notre avenir et de ce que doivent être nos priorités.
Cette vision doit façonner nos prières pour que nos priorités et nos préoccupations soient conformes à celles de Dieu. C'est ainsi que nous pourrons persévérer dans la prière jusqu'au but que Dieu lui-même nous a fixé.
Nous ne devons pas nous tromper de priorité ; tout ce que nous faisons au sein de l'Eglise n'est pas une fin en soi, mais un moyen de servir le peuple de Dieu.
Le service dans l'Eglise n'est pas le but ultime. Servir les autres ce n'est pas servir Dieu, mais l'amour pour Dieu nous donne la mesure pour aimer nos frères et soeurs en la foi.
Nous ne devons cependant pas oublier que dans l'Eglise, ce ne sont pas les personnes qui doivent fixer le programme. Car le programme : ce sont les personnes  !  Les chrétiens doivent rechercher constamment ce qui est le meilleur pour le peuple de Dieu en servant les intérêts de Christ, en découvrant non pas ce que les chrétiens estiment bon pour eux, mais ce que Jésus Christ déclare bon !

Voilà pourquoi la prière, et l'intercession en particulier, est si importante.
Nous ne devons pas prier pour réclamer à Dieu ce que les uns et les autres désirent, mais prier Dieu de nous révéler ce qu'il désire pour chacun. Nous devons rechercher la volonté de Dieu et prier en nous appuyant sur les Ecritures nous y aidera.

Il faut aussi situer nos prières dans la perspective de l'éternité et leur but ne doivent jamais avoir d'autres buts que de glorifier Dieu.


1 Corinthiens 1.4 à 7

 1 Corinthiens 1.4 à 7 (PVV) "Je ne cesse d’exprimer ma reconnaissance à Dieu pour la grâce divine qu’il vous a accordée dans la communion avec Jésus-Christ. Je le remercie pour toutes les richesses et les bénédictions dont il vous a comblés. En effet, dans la communion avec lui, votre pensée s’est considérablement enrichie, votre connaissance s’est élargie, votre compréhension de la vérité s’est approfondie; vous avez reçu son enseignement et le don de le communiquer à d’autres. Ainsi ce que nous avons dit en rendant témoignage au Christ lorsque nous étions chez vous, s’est trouvé confirmé par votre expérience. La prédication du Christ a été revêtue de tant de force et elle a trouvé un terrain si favorable qu’elle a plongé de solides racines en vous. En ce qui concerne les qualifications spirituelles, vous n’êtes donc pas défavorisés (par rapport aux autres Eglises). Car il ne vous manque aucun don de la grâce en ce temps d’attente de la révélation de notre Seigneur Jésus-Christ. Avec joie et confiance, vous regardez vers le jour où il apparaîtra et se manifestera publiquement."




En tout temps,  nous devons avoir conscience de la grâce que Dieu nous a faite et de toutes les faveurs qu'il nous accorde jours après jours. Nous devons donc avoir un coeur reconnaissant et jamais dépourvu d'actions de grâces.
Notre lecture biblique, nos prières et notre vie doivent demeurer christocentriques. Christ étant le centre et la priorité de notre vie. De lui découlent toutes les bénédictions. Il a tout accompli, mais entre le déjà et le pas encore, nous devons persévérer pour voir se manifester ses promesses jours après jours. Nous devons nous affermir en lui et dans sa parole.

Dans ces versets, l'apôtre Paul démontre qu'il a une perspective divine de l'église de Corinthe.
Il ne la voit pas avec les yeux de sa chair mais avec ceux de Dieu. C'est pourquoi il l'encourage malgré ses fautes et ses manquements. Paul est ici un exemple d'encouragement qui nous pousse à voir les perspectives divines.

Cela nous a rappelé les versets de 2 Pierre 1.2 à 4 "Que la grâce et la paix vous soient multipliées par une connaissance de plus en plus approfondie de Dieu et de Jésus, notre Seigneur. Par sa puissance, Dieu nous a donné tout ce qu’il faut pour accéder à la vie véritable et pour vivre dans l’attachement à Dieu. En effet, il nous a fait connaître celui qui nous a appelés à partager sa propre gloire et sa puissance. Par cette gloire et cette puissance divines, nous avons reçu des promesses d’une suprême importance et d’un prix inestimable: grâce à elles, vous pourrez échapper à l’empire des passions qui mènent ce monde à la ruine et devenir participants de la nature divine."

Nous devons avoir une révélation de tout ce qu'inclut la grâce toujours plus grande et cela est possible si nous demeurons en communion avec Christ.
Nous devons suivre le témoignage de Christ, c'est à dire son exemple, son modèle.
Nous devons marcher dans ses traces, demeurer en lui et lui en nous pour être transformés de gloire en gloire à son image.

2 Corinthiens 3.18  "Or c’est sans voile, le visage découvert, que nous tous, nous contemplons, comme dans un miroir, la gloire du Seigneur. Ainsi nous sommes constamment transformés d’après son modèle, pour lui ressembler davantage de jour en jour et en refléter une image toujours plus fidèle. Sa gloire devient progressivement nôtre. Il ne saurait en être autrement, car celui qui agit en nous, c’est le Seigneur lui- même par son Esprit."

 1 Jean 3.24  "Celui qui obéit à ses commandements demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui. Et comment reconnaissons-nous qu’il demeure en nous? A la présence, dans nos coeurs, de l’Esprit qu’il nous a donné."

Par le Saint Esprit et en obéissant à ses ordonnances, nous demeurons en Christ et lui en nous, et nous nous affermissons de cette communion.

Psaumes 119.105 "Ta parole est une lampe qui éclaire mes pas, une lumière sur ma route."

En nous affermissant, nous sommes comblés de dons, c'est à dire de bénédictions : dons spirituels, fruit de l'Esprit qui grandit, vertus, foi, connaissance de la parole et de Dieu...

En résumé : celui qui est né de nouveau et qui obéit à Dieu ne peut être délaissé en arrière dans la course ni échouer pour atteindre le but. Il ne peut reculer ni être dans le besoin.

Si nous éprouvons un manque, si nous avons le sentiment de stagner ou pire de reculer, nous devons réviser nos priorités et nous demander si nous n'avons pas désobéi à Dieu.

Et cela me fait penser à une citation ô combien importante de Larry Crabb : "Nous avons nos propres idées sur la façon dont un Dieu bon devrait intervenir en notre faveur et ce sont justement ces idées préconçues qui nous empêchent de comprendre ce qui est bon pour nous. Comme des enfants, notre définition de ce qui est bon penche davantage du côté de la crème glacée et rarement du côté des épinards. Mais il existe une crème glacée dans l'économie divine ayant la valeur nutritive des épinards : Le rêve le plus noble, le désir intense qui nous rendrait plus heureux que toute autre bénédiction, est de connaitre Dieu, d'en faire l'expérience réelle et profonde." 

En réalité, nous devons toujours être dépendants de Dieu car sans lui nous ne pouvons rien faire de bon. Jean 15.5

Dieu est au contrôle de tout, il est souverain et rien ne lui échappe !

 Ésaïe 30.20-21 "Quand tu seras dans le malheur, le Seigneur te donnera de la nourriture. Quand tu seras écrasé, il te donnera à boire. Celui qui t’enseigne ne se cachera plus, et tu pourras le voir de tes yeux. Tu entendras derrière toi ces paroles : Voici le chemin que tu dois prendre pour aller à droite ou à gauche !"


Duo de prière et de méditation biblique du vendredi 3 janvier 2020. Fémi et Sophie

Et pour tous ceux qui aiment la version PVV de la bible, vous pouvez trouver le nouveau testament ici, les Psaumes et d'autres portions de la bibles.

lundi 9 décembre 2019

La grâce dans la souffrance - Extraits

 "Non seulement la souffrance sert d'épreuve de vérité mais elle sert aussi de catalyseur, c'est à dire qu'elle déclenche une réaction par sa seule présence. Elle révèle et façonne la foi authentique et démasque et détruit la fausse foi." David Powlison

"La sagesse pour bien souffrir est comme la manne, on doit la recevoir et s'en nourrir chaque jour.
A travers les épreuves, Dieu met à jour nos espoirs illusoires ; C'est en fait la compassion divine qui se manifeste ainsi sous un aspect sévère mais ô combien nécessaire, pour nous faire grandir en maturité émotionnelle et spirituelle" David Powlison

Psaumes 46:10 46-11 Arrêtez, et sachez que je suis Dieu: Je domine sur les nations, je domine sur la terre.
"Dieu vous forcera à vous arrêter. Vous aurez des difficultés, vous serez déconcertés, vous souffrirez... Il prendra son temps. Votre amour et votre foi gagneront en maturité. Dieu sera votre joie la plus profonde. Le processus semblera très difficile mais finalement meilleur que vous l'aurez imaginé, car la réponse de Dieu se traduit toujours par quelque chose de mieux que ce à quoi nous avions pensé. Il est lui même la réponse !" David Powlison

"Le Seigneur se sert des épreuves pour affermir et approfondir notre foi. L'épreuve nous fait découvrir à quel point nous manquons de sagesse. Par conséquent, nous devons la demander à Dieu qui donne généreusement ce dont nous avons besoin et qui renouvelle notre intelligence." David Powlison

"L'affliction en elle-même n'est pas une bonne chose, mais Dieu la fait concourir à notre bien suprême, ramenant l'âme ignorante et entêtée à son repos. La foi persévérante et la soumission active au Seigneur constituent l'un des plus beaux fruits de l'Esprit. Or on ne peut porter ce genre de fruit sans avoir traversé une rude épreuve..." David Powlison

 "Ceux qui souffrent ont besoin d'entendre la voix de Dieu et de savoir, par expérience, que Dieu oeuvre en eux dans un but précis. Lorsque nous entendons, croyons et savons qu'il est avec nous, un grand changement s'opère en nous, même si la situation reste la même." David Powlison

"Livrés à nous-mêmes, nous avançons à l'aveuglette. Les problèmes nous obsèdent , nous dérangent, nous dépriment. Nous nous raccrochons au moindre espoir, mais ils sont souvent vains. Dieu semble invisible, silencieux, lointain... Les menaces, la douleur et la privation font entendre leur voix haut et fort, tandis que la voix de la foi est à peine perceptible. La confusion et le chagrin sont omniprésents. Nos prières sont comme des leitmotivs répétitifs et irréels. La pression et la douleur nous absorbent complètement. Nous nous sentons glisser dans un tourbillon d'angoisses, d'amertume, de solitude et d'incertitudes. Mais la bonne nouvelle c'est que Dieu est à l'oeuvre pour briser la spirale descendante du désespoir et de notre écoute déficiente. Dieu fait ce qu'il dit ! Ceux qui souffrent éveillent leur oreille pour écouter Dieu et voir sa main au milieu de leurs épreuves. il faut écouter et lui faire confiance, ouvrir nos yeux à son oeuvre. Il est avec nous dans la vallée et brise nos faux espoirs pour nous libérer de nos illusions. La voix de Dieu a plus de profondeur que la souffrance, plus d'éclat que les ténèbres, plus de permanence que les privations et plus de vérité que les circonstances. Sa voix donne un sens à nos épreuves et nous transforme peu à peu en l'image de l'homme de douleur, habitué à la souffrance : Jésus Christ !" David Powlison

"En réalité, nous sommes des réfugiés en Christ, des migrants en quête de notre véritable patrie." David Powlison

"Croire que nous sommes libres de faire et d'être ce que nous voulons est une des plus grandes illusions de notre culture." David Powlison

"Dans l'épreuve, la crainte et l'inquiétude résument avec justesse nos sentiments intérieurs. nous nous sentons ébranlés, dépassés, préoccupés, désorientés, irrités, menacés. Sans parler des luttes incessantes ; un véritable combat se livre en notre for intérieur lorsque nous sommes aux prises avec une difficulté. Si nous ne ressentions pas la pression ou la précarité de la situation, si nous restions de marbre, nous ne serions pas humains. Les êtres humains faits à l'image de Dieu ne sont pas insensibles. Dans une certaine mesure, la crainte et le désarroi sont des réactions normales, mais la situation s'aggrave lorsque Dieu ne fait pas partie du processus. L'inquiétude naturelle de la foi se transforme en irritation dans laquelle Dieu n'occupe aucune place. Plus la difficulté subsiste, plus elle exerce d'emprise sur les pensées, les conversations, les émotions, l'avenir et la foi. Elle nous garde éveillés la nuit jusqu'à ce que nous tombions finalement endormis et elle revient nous hanter dès le réveil. Le désarroi couvre un vaste éventail de tentations : du simple trouble à la perte de la raison, de la déception au désespoir, de l'inquiétude à la panique, de la frustration à la rage. C'est pourquoi Dieu doit rester au coeur de nos pensées au milieu de nos épreuves afin que nous les traversions au mieux et non au pire de ce qu'elles peuvent nous apporter." David Powlison

"Certains refusent de voir la réalité en face et se livrent à une véritable gymnastique mentale pour se distancer de la souffrance. Or les écritures ne prônent jamais le stoïcisme. D'autres deviennent cyniques, cependant les écritures ne prônent jamais le cynisme. D'autres s'isolent, s'entourent d'un mur de protection, mais les écritures ne prônent jamais l'isolement comme moyen de défense. D'autres fuient la douleur en cherchant un refuge trompeur et euphorique dans les plaisirs, les loisirs, la nourriture, l'alcool, la drogue... Or les écritures ne prônent jamais la dépendance pour apaiser les souffrances. Les écritures nous encouragent à regarder la faiblesse et la douleur en face, avec réalisme, comme Jésus ou les psalmistes... Et puisque les épreuves nous donnent de bonnes raisons de nous inquiéter, Dieu nous donne de meilleurs raisons de lui faire confiance." David Powlison

"Le problème majeur dans l'épreuve, n'est pas l'affliction par elle-même mais le fait que la notion de Dieu devienne de moins en moins pertinente tant la souffrance et les moyens de l'éradiquer nous obsède. Quand Dieu n'occupe plus la première place dans nos pensées, la douleur déclenche de mauvaises réactions liées à l'incrédulité et à l’idolâtrie." David Powlison

"Nous avons peut être du mal à ralentir suffisamment pour écouter ou nous ne voulons tout simplement pas écouter ! Nous sommes sans doute occupés à écouter des milliers d'autres voix autour de nous, y compris la nôtre. Ou encore nous sommes trop las et découragés pour écouter.
Le fait d'être sourds à la voix de Dieu est pourtant notre principal problème." David Powlison

"Dans l'épreuve notre problème le plus important est notre surdité. pourtant Dieu parle sans se lasser et il ne nous abandonne jamais." David polisown

"Dieu prend d'abord en considération la peur, le désarroi et l'isolement inhérents à l'épreuve et il répond par l'impressionnante promesse de sa grâce : "Je suis avec toi, je suis la réponse." David Powlison

 "Dieu nous appelle à traverser de grandes eaux ; Dieu fixe les limites de nos afflictions ; Dieu est avec nous et il œuvre sans relâche pour que nos épreuves contribuent à notre bien. Dieu nous transforme au milieu des circonstances difficiles." David Powlison

 "Rien n'est le fruit du hasard, aucun malheur n'est inutile et la malchance n'existe pas. Il n'y a même pas de fin tragique si nous sommes en Christ ; la vie, la joie et l'amour auront le dernier mot. En Dieu il n'y a ni fatalisme ni déterminisme. Notre Dieu souverain ne vise même pas qu'on soit résigné à accepter les souffrances sans comprendre. Il veut que nous apprenions à le connaitre toujours plus, que nous lui fassions toujours plus confiance et que nous l'aimions toujours plus!" David Powlison

Philippiens 3.7-8 "tout me semble une perte en comparaison du privilège inestimable d’avoir pu reconnaître en Jésus- Christ mon Seigneur. Le bien le plus précieux, celui qui, de loin, surpasse tous les autres, c’est de le connaître et de le comprendre de mieux en mieux. Pour l’amour du Christ, je me suis dépouillé de tout, considérant mes avantages comme bons à être mis au rebut quand il s’agit de gagner le Christ."
"Regardons-nous toutes choses comme une perte ? Notre utilité ? Notre productivité ? Notre argent ? Notre niveau social et professionnel ? Nos biens ? Notre santé ? Nos forces ? Nos capacités physiques et intellectuelles ? Notre mémoire ? Nos amis ? Notre famille ? Nos enfants ? Notre conjoint ? Notre vie ? " David Powlison

"Les impuretés cachées au fond de notre coeur et nos péchés les plus tenaces ne doivent plus nous définir et nous devons même avoir de l'aversion pour eux. Nous devons être pleinement conscients que ces choses nous font souffrir et que ce que nous aimions autrefois nous tourmente aujourd'hui.
Quels péchés exercent encore une emprise sur vous ?
Est-ce une vie centrée sur vous-même et l'oubli de Dieu ?
Est-ce l'orgueil qui vous donne une attitude défensive ou vous rend sûr de vous ?
Est-ce la paresse, l'activisme ou un mélange des deux ?
Est-ce l'irritation, le jugement et les plaintes ?
Est-ce des fantasmes et des pulsions immorales ?
Est-ce la peur de manquer d'argent ?
Est-ce le besoin obsessionnel de manger ou de vous divertir?
Est-ce la crainte du jugement des autres ?
Est-ce une rigueur religieuse dénuée d'amour et de compassion?
Est-ce l'envie des avantages dont les autres jouissent (bénédictions divines y comprises) ?
Est-ce un langage vain et inutile ou même destructeur au lieu d'une sagesse constructive, pleine de grâce et de vérité ?
Est-ce une propre justice aveugle dénuée d'objectivité et de vérité ?
VOILA LE PÉCHÉ QUI SÉVIT AU QUOTIDIEN !"
David Powlison


 "Le péché représente à lui seul la force la plus destructrice qui perturbe notre vie. Rien d'autre dans l'univers ne menace autant notre vie et notre bien être." David Powlison

 "Lorsque nous tenons à tous prix à avoir le dernier mot, quand nous perdons du temps devant la télévision, quand nous nous inventons un monde romantique ou érotique, quand nous maugréons contre le temps qu'il fait, quand nous sommes obsédés par nos performances pour impressionner des gens importants, lorsque nous nous angoissons, quand nous critiquons, quand nous parlons mal des autres, c'est nous et personne d'autre qui agissons ! Nous ne pouvons incriminer personne d'autre que nous-mêmes." David Powlison

"Il y a toujours une tension entre notre inclination à pêcher et notre loyauté envers notre rédempteur. Nous voulons aimer Dieu avec joie mais nous nous perdons dans les méandres de notre complaisance ; nous voulons aimer les autres mais nous manquons d'amour ; nous voulons pardonner mais nous remâchons notre amertume ; nous voulons donner aux autres mais nous les ignorons ; nous voulons écouter et apprendre mais nous sommes entêtés et limités. C'est dans le miroir que nous voyons notre plus grand ennemi nous regarder dans les yeux." David Powlison

 1 Pierre 1.6-7 "Il faut que vous soyez un peu affectés en étant jetés dans la douleur, incommodés par la peine, l'affliction et la tristesse, à travers diverses sortes d'épreuves afin que l'épreuve de votre foi et de votre fidélité plus précieuse que l'or périssable qui néanmoins est éprouvé par le feu, soit trouvée pour la récompense la gloire et l'honneur lorsque Jésus Christ apparaitra."

 "Dieu a commencé en nous une belle oeuvre de foi et d'amour. Le feu purificateur produit de l'or pur au milieu de l'affliction. Les bienfaits les plus inestimables ne peuvent émerger que dans le contexte de la souffrance. La foi et la grâce nous enseignent la persévérance qui s'appuie sur les consolations et les encouragements divins et elles nous enseignent à aimer avec sagesse." David Powlison

"Comment être transformé ? Par Dieu qui ne nous abandonne pas et qui resplendit dans toutes choses belles. Nous sommes transformés par les Écritures qui nous enseignent la compassion de Dieu, sa protection, sa force et sa volonté. Nous sommes transformés grâce à nos amis fidèles qui nous soutiennent. Nous sommes transformés parce que nous empruntons une route sombre parsemée d'obstacles dévastateurs, sans savoir s'il existe une solution ou une explication à notre souffrance. Nous sommes transformés parce que nous espérons en Dieu et nous nous accrochons à lui avec foi et aussi parce que nous nous tournons vers les autres avec amour, renversant ainsi notre tendance à l'égocentrisme et à l'indépendance." David Powlison

 "Même si nous sommes pressés et que nous aimerions que les évènements fâcheux passent rapidement. Même si nous voulons que nos problèmes soient résolus promptement pour passer à autre chose. Dieu nous impose son rythme et on ne peut accélérer le processus de formation et de maturation." David Powlison

"On apprend à bien vivre en tenant compte des limites de la vie. Et la prise de conscience de ces limites n'est pas décourageante si nous tenons compte de Jésus Christ." David Powlison

"Marcher dans la vallée de l'ombre de la mort incarne une réalité concrète non un concept abstrait. Au sein de nos grandes souffrances, nous ressentons comme jamais notre besoin de la grâce de Dieu et son aide. Lorsque l'ombre de la mort se rapproche et nous couvre en murmurant ou hurlant, Dieu déclare : Je suis avec toi ! JE SUIS avec toi ! JE SUIS AVEC TOI !" David Powlison

"Si vous réalisez pleinement que Dieu est avec vous, vous pouvez affirmer en toute honnêteté : je ne crains aucun mal!" Si le Dieu de la vie est avec vous, il vous portera pour vous amener à bon port, même s'il vous faut emprunter des chemins difficiles. Cependant, si vous écoutez la voix de votre bon berger, vos craintes se dissiperont. Vous serez porté dans la tempête, soutenu dans les combats et enfin transporté dans un havre de paix, loin de toutes les batailles, hors de portée de tous vos ennemis, là où il n'y a ni mort, ni cri, ni douleur. La vie et la joie triompheront de la mort et du désespoir." David Powlison

 "La vie quotidienne ordinaire, vécue à l'ombre de la mort, est aussi vécue sous la puissance du malin. Satan est à la fois l'accusateur et le meurtrier des pécheurs. Il détient la puissance de la mort (cf. Hébreux 2.14). Le malin se camoufle dans la confusion du champ de bataille, la mort sous toutes ses formes constitue son champ d'activités. Le diable est un menteur et un tentateur qui sait manier le péché avec habilité. Il est un meurtrier et un bourreau qui sait manier la souffrance avec adresse. L'incrédulité sous toutes ses formes constitue son champ d'activités. Notre vieille nature pécheresse, la mort et le diable nous affligent considérablement tous les trois.Nous savons que nous appartenons à Dieu, nous faisons donc partie de sa famille, alors que le monde entier est sous la coupe du diable.
Mais nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu’il nous a ouvert les yeux, pour que nous apprenions à connaître le Dieu véritable-et pour que nous le connaissions de mieux en mieux. Ainsi, nous sommes en communion avec le vrai Dieu depuis que nous sommes en communion avec son Fils Jésus-Christ. Il est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle. (1 Jean 5.19-20). Dieu ne nous abandonnera donc jamais à nos ennemis. L'âme qui a trouvé en Jésus son repos, il ne la délaissera jamais. Grâce à la vie de résurrection, la vie triomphera. Grâce à la résurrection, nous ne vivons pas en vain." David Powlison


"Dieu est prêt à le répéter jusqu'à ce que nous l'ayons compris : il ne nous abandonnera jamais. Le péché, la misère et la mort abondent mais la grâce, la joie et la vie surabondent. Même si nous perdons facilement courage, même si nous ressentons avec force les choses qui nous déconcertent et nous perturbent, même si nous doutons, Dieu nous répète inlassablement qu'il ne nous abandonnera jamais et que son amour aura le dernier mot. Dieu est fidèle. Son amour dure à toujours." David Powlison

"Très souvent la réaction instinctive aux épreuves consiste à demander pourquoi moi ? Pourquoi cette épreuve ? Pourquoi maintenant ? Jésus Christ nous aide à tenir bon et travaillera avec nous jusqu'au bout. Il nous portera, même au sein des épreuves les plus difficiles. Cette réalité transforme les questions suscitées par notre cœur. L'être replié sur lui-même qui demande "Pourquoi moi?" est ainsi apaisé. Il lève les yeux, regarde à Jésus. Pourquoi le Prince de vie est-il mort pour moi? Pourquoi a-t-il quitté son ciel de gloire pour connaitre les privations, la faiblesse, les épreuves, la tristesse et la mort ? Il l'a fait pour moi, par amour. Quand nous réalisons que l'univers ne tourne pas autour de nous mais autour de lui ! L'histoire de Dieu donne la juste mesure à notre vie ; nous ne sommes ni trop grands, ni trop petits. Notre regard sur nous-mêmes, sur les autres, et sur le monde change. Notre évaluation devient plus sensée. Nous affrontons de grandes difficultés mais nous avons déjà reçu un bienfait inestimable qui ne nous sera jamais enlevé et qui donnera un sens à notre parcours. Nous sommes alors capables d'exprimer une véritable reconnaissance au milieu des difficultés, parce que nous comprenons que nos souffrances se trouvent à l'abri de sa compassion. C'est alors que nous sommes prêts à poser, en toute sincérité une question presque impensable : Pourquoi pas moi ? Pourquoi pas cette épreuve ? Pourquoi pas maintenant ? Si notre foi devait servir à éclairer ce monde de ténèbres comme une veilleuse de 3 watts, pourquoi pas moi? Si nous avions le privilège de combler ce qui manque aux souffrances de Christ? (Colossiens 1.24) S'il sanctifiait pour nous nos détresses les plus profondes ? Si nous ne devions plus craindre aucun mal ? Si notre faiblesse devait montrer que la puissance de Dieu nous sauve de tout mal ? Si par nos luttes sincères, nous devions enseigner à d'autres qui souffrent comment réagir au sein de leurs détresses? Si notre vie devenait une source d'espoir pour les autres ? Alors pourquoi pas moi? " David Powlison

"Bien entendu personne n'aime souffrir ; mais comme notre sauveur nous devons accepter de dire : "S'il est possible que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ma volonté mais la tienne!" (Matthieu 26.39) Comme Christ nous devons apprendre l'obéissance par nos souffrances. Comme lui nous aurons de la compassion pour la faiblesse des autres. Comme lui nous ferons preuve de bienveillance envers les ignorants et les égarés. Comme lui nous montrerons la foi à un monde incrédule, l'espérance à un monde désespéré, l'amour à un monde sans amour et la vie à un monde qui se meurt. Si Dieu tient toutes ses promesses pourquoi pas moi ? Capitulons et accomplissons sa volonté de tout notre cœur, sans aucune crainte." David Powlison

Commentaire de Colossiens 1.24 :
Les chrétiens suivent Christ dans la voie où il a marché. Il leur a frayé le chemin de la gloire. Christ demeure et vit en eux. Ils sont son corps. Christ souffre donc en son corps qui est sur la terre ; il est persécuté dans ses membres (Actes 9.4-5).
Ils sont une même plante avec lui et dans sa mort, ils meurent avec lui. (Romains 6.5-8 et 2 Corinthiens 5.14-15).
Ils portent toujours et partout en leur corps la mort du Seigneur Jésus (2 Corinthiens 4.10). Ainsi les afflictions des fidèles sont bien les souffrances de Christ. C'est dans cet unique sens qu'il manque aux afflictions de Christ quelque chose qui peut être accompli et achevé par l’Église. Seul Christ a tout accompli, néanmoins les souffrances de chaque membre de l’Église contribuent puissamment au bien de tout le corps, par la communion qui existe entre les membres. Quand un membre souffre pour Christ, Christ souffre réellement avec lui. Christ souffre encore au travers des souffrances de son corps : l’Église. Les souffrances d'un seul sont au profit du corps (Galates 4.19) et l'évangile se propage plus rapidement par la souffrance des chrétiens.

 "Devenir plus saint ne veut pas dire que nous devenons quelqu'un d'éthéré, de spectral, qui plane au-dessus des tempêtes de la vie dans un complet détachement. Devenir saint veut dire que nous devenons des personnes plus sages au sens biblique du terme. Nous apprenons à bien gérer notre vie, nous devenons un meilleur ami, un meilleur parent, un meilleur conjoint... Lorsque nous parlons, nous communiquons aux autres plus de bon sens, plus de profondeur, plus de joie, plus d'authenticité. Nous apprenons à prier avec plus d'honnêteté en reliant la réalité de la nature même de Dieu à la réalité du besoin humain. Croître en sainteté ne signifie pas que nous parlons à voix basse en citant un verset biblique toutes les trois phrases. Cela signifie que notre vie est basée sur une espérance clairvoyante. Nous savons quel est le but de notre existence et que nous faisons ce que nous avons à faire avec courage. Nous éprouvons une honnête reconnaissance pour les bienfaits que nous avons reçus. Nous affrontons honnêtement la déception, la souffrance, la maladie et la mort." David Powlison

La sagesse selon Dieu est liée au renouvellement de notre intelligence, au discernement que nous accorde le Saint Esprit, aux expériences que nous avons vécues avec Dieu, au fait que nous nous appuyons sur une orthodoxie saine, que nous agissons dans une orthopraxie saine et que notre maturité émotionnelle soit restaurée et croissante.

Sage (en grec sophos) signifie : habile et instruit pour former les meilleurs plans et en employant les meilleurs moyens pour leur exécution, c'est à dire bibliquement parlant : suivre scrupuleusement les desseins et les voies de Dieu.

Proverbes 1.7 "La crainte respectueuse de Dieu, c'est le commencement de la sagesse."
La sagesse ne peut commencer son processus si l'on n'éprouve pas d'abord une forte considération, un profond respect, et de la vénération envers Dieu. Ces sentiments se manifestent alors par une attitude de déférence et le souci de ne pas porter atteinte à la relation que nous avons avec Dieu, de ne pas le peiner par notre attitude insensée et notre vie déréglée.


Proverbes 2.2 à 5 "Si tu rends ton oreille attentive à la sagesse, Et si tu inclines ton cœur à l’intelligence; Oui, si tu appelles la sagesse, Et si tu élèves ta voix vers l’intelligence,
Si tu la cherches comme l’argent, Si tu la poursuis comme un trésor, Alors tu comprendras la crainte de l’Éternel, Et tu trouveras la connaissance de Dieu."


Pour comprendre la crainte respectueuse que nous devons avoir envers Dieu et pour connaitre sa volonté, il faut prêter l'oreille à sa voix et y incliner son cœur. C'est à dire être ouvert à la parole de Dieu, l'écouter, la comprendre et la mettre en pratique ; se laisser influencer par elle et non par le monde ou nos désirs charnels.

Et pour ceux qui veulent aller plus loin : 

lundi 2 décembre 2019

Psaumes 57

Psaumes 57 "Au chef des chantres. Ne détruis pas. Hymne de David. Lorsqu’il se réfugia dans la caverne, poursuivi par Saül. Aie pitié de moi, ô Dieu, aie pitié de moi ! Car en toi mon âme cherche un refuge; Je cherche un refuge à l’ombre de tes ailes, jusqu’à ce que les calamités soient passées. Je crie au Dieu Très-Haut, au Dieu qui agit en ma faveur. Il m’enverra du ciel le salut, tandis que mon persécuteur se répand en outrages ; pause. Dieu enverra sa bonté et sa fidélité. Mon âme est parmi des lions ; je suis couché au milieu de gens qui vomissent la flamme, au milieu d’hommes qui ont pour dents la lance et les flèches, et dont la langue est un glaive tranchant. Elève-toi sur les cieux, ô Dieu! Que ta gloire soit sur toute la terre ! Ils avaient tendu un filet sous mes pas : mon âme se courbait ; ils avaient creusé une fosse devant moi : ils y sont tombés. Pause. Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je ferai retentir mes instruments. Réveille-toi, mon âme! réveillez-vous, mon luth et ma harpe ! Je réveillerai l’aurore. Je te louerai parmi les peuples, Seigneur ! Je te chanterai parmi les nations. Car ta bonté atteint jusqu’aux cieux, et ta fidélité jusqu’aux nues. Elève-toi sur les cieux, ô Dieu ! Que ta gloire soit sur toute la terre !"

Ce Psaume est un chant de David dont le titre est "Ne détruis pas !"
Il semble que David soit en proie au doute face à ses ennemis.
Car qui est réellement le destructeur ?
Jésus a dit dans Jean 10.10 "Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles soient dans l’abondance." 

En tant qu'enfant de Dieu, nous pouvons comme David ou l'apôtre Paul, être pressé de toutes manières (Réf 2 Corinthiens 4.8-9), c'est à dire brisés, opprimés, abattus ou même humiliés, mais nous ne serons pas détruits au sens de "shabar" en hébreux qui signifie anéantis.
Seuls ceux qui ne connaissent pas Dieu seront réellement détruits.
Ceux qui sont dans la main de Dieu peuvent souffrir, mais ils ne seront jamais ravis de la main divine, ni anéantis. Dieu veille à ce qu'ils ne soient pas éprouvés au-delà de leurs forces et que leur foi ne défaille pas.
Luc 22.31-32 "Satan a demandé le droit de vous passer tous au crible, comme on secoue le blé pour le séparer de la balle. Mais moi, j’ai prié pour toi, pour que tu ne perdes pas la foi."

Et encore, contrairement aux incroyants, les enfants de Dieu savent que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.

Romains 8.28 à 39 "Nous savons du reste que les intentions bienveillantes de Dieu sont à l’origine de tout ce qui nous arrive: Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment, car c’est conformément à son plan qu’ils ont été appelés au salut. En effet, ceux que Dieu a enveloppés d’avance dans son plan d’amour, il les a aussi destinés, depuis le commencement, à porter son image. Il a décidé de faire d’eux ses enfants au même titre que son propre Fils et de les façonner pour qu’ils lui ressemblent, afin qu’il soit l’aîné d’une nombreuse famille de frères. Ceux à qui Dieu a réservé d’avance une telle destinée, il les a aussi appelés à venir à lui; ceux auxquels il a adressé son appel ont aussi été déclarés justes, et ceux qu’il a fait accéder à cette justice et à cette vie nouvelle ont été revêtus de la beauté de la sainteté, Dieu leur a accordé leur part de la gloire céleste. Que dire de plus? Si Dieu se place ainsi de notre côté, qui peut tenir contre nous? Il n’a même pas épargné son propre Fils, mais l’a sacrifié pour nous sauver tous; comment ne nous donnerait-il pas aussi tout ce dont il désire nous combler ? Qui osera encore accuser les élus de Dieu ? Dieu lui-même les déclare justes et les acquitte. Qui pourrait les condamner ? Celui qui a subi la peine de mort pour eux, c’est Jésus-Christ; bien plus: il est ressuscité ! Il est assis à la droite de Dieu et il plaide notre cause. Qu’est-ce qui pourra s’interposer entre l’amour du Christ et nous ? Nos soucis ou nos épreuves ? Lorsque nous sommes persécutés, que nous manquons de pain, d’habits ou d’argent, est-ce parce qu’il ne nous aime plus ? Quand nous sommes exposés au danger ou menacés d’une mort violente, est-ce le signe que Dieu nous a abandonnés ? Non, car l’Ecriture nous rapporte cette prière : “Parce que nous t’appartenons, Seigneur, nous sommes journellement en danger de mort. On nous considère comme des brebis destinées à l’abattoir.” Mais dans tous ces combats, celui qui nous a tant aimés est près de nous; avec lui nous restons vainqueurs et nous allons de victoire en victoire. Oui, j’en ai l’absolue certitude : rien ne pourra nous arracher à l’amour de Dieu: ni la mort ni la vie, ni les anges ni les puissances infernales, ni les dangers présents ni l’incertitude de l’avenir; aucune autre force de l’univers, qu’elle vienne d’en-haut ou de l’Abîme, aucune autre créature, non, rien au monde ne peut mettre de séparation entre nous et l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur et dont nous jouissons en communion avec lui."

Dans un premier temps, David  s'est focalisé sur ses ennemis au lieu de fixer ses regards sur Dieu, c'est pourquoi sa foi a défailli et qu'il a perdu pieds.

Voyons comment il décrit ses ennemis avec émotion (en scrutant l'étymologie hébraïque des termes qu'il emploie) :
  1. Mon persécuteur se répand en outrages = ceux qui me persécutent halètent (respirent bruyamment) comme des animaux assoiffés de sang, ils me défient et leurs insultes m'engloutissent.
  2. Ils sont comme des lions de la gueule desquels sortirait un feu menaçant de me consumer.
  3.  Leurs dents sont comme des lances et des flèches et leur langue comme une épée tranchante.
  4. Ils avaient tendu un filet sous mes pas pour me piéger et me capturer.
  5. Ils avaient creusé une fosse devant moi pour que j'y tombe.
Alors que ses yeux étaient fixés sur ses circonstances difficiles, l'âme de David pliait sous le poids de la peur. Il ne recherchait qu'une seule chose : un refuge en l’éternel.
En réalité, il s'était aussi abrité dans la caverne d'Adullam.

David a le bon réflexe de crier à Dieu pour exprimer toutes ses vives émotions, toutes ses craintes et ses doutes. Il a répandu son âme devant Dieu, sans rien cacher à Dieu, sans essayer de rationaliser ou de minimiser ses sentiments.
Et à force d'épancher son cœur de tout ce qui le faisait ployer sous un lourd fardeau, il s'est senti plus léger, il a doucement mais sûrement repris ses esprits.

Il s'est souvenu de la fidélité de son Dieu et l'a proclamée :
  1. J'appelle Élohim ‘Elyown, le Dieu Trine, le Roi des rois, celui qui agit parfaitement.
  2. Sa main me délivrera du ciel, il viendra à mon secours, me libèrera, me délivrera.
  3. Il m'enverra sa grâce pleine d'amour, de compassion, de fidélité, de vérité et de clémence. 
Il demande à Élohim, la trinité céleste de se lever au-dessus des cieux et de montrer sa gloire.           En réalité Dieu est élevé au-dessus de toutes choses, mais cette expression montre que David réclame l'action glorieuse de Dieu ; il invoque sa toute puissance...

Dans les difficultés, il est bon de se souvenir de tout ce que Dieu est et de tout ce qu'il fait en notre faveur.
Dieu n'est pas amnésique pour qu'on ait besoin de lui rappeler toutes ces choses et il sait parfaitement de quoi nous avons besoin avant même que nous puissions le prier. Mais lui parler nous soulage, nous apaise et nous éloigne de la confusion.
Vider notre âme devant lui nous permet ensuite d'avoir un cœur disposé à recevoir ses paroles, ses consolations et ses encouragements.
Psaumes 94.19  "Quand les pensées s’agitent en foule au dedans de moi, tes consolations réjouissent mon âme. "

Le Saint Esprit peut alors parler à notre cœur
Jean 14.26 "Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. et nous rappeler la parole de Dieu, sa fidélité et ses promesses."

L’œuvre du Saint Esprit qui nous console et nous apaise, qui nous rappelle la parole de Dieu, sa fidélité et ses promesses, nous permet alors de reprendre courage, d'être fortifiés et de sortir de notre torpeur pour pouvoir proclamer comme David :
"Mon âme est fortifiée, elle se sent enfin sécurisée, car elle a trouvé en Dieu la stabilité et un terrain ferme fait de convictions solides et inébranlables."

David secoue son âme, il lui demande de se réveiller pour se réjouir et célébrer la victoire par des chants de triomphe.
Psaumes 34.5 "Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie..."

Dans un bel élan poétique, le psalmiste personnifie ses instruments et les invite à rompre le silence, pour s’associer à sa joie. Avec eux, il veut réveiller l’aurore, la prévenir, l’appeler, pour qu’elle aussi participe à son triomphe. David a passé la nuit en prière. L’aurore est pour lui l’emblème des jours paisibles où, délivré de ses ennemis, il pourra faire parvenir la louange de son Dieu jusqu’aux nations étrangères.





David est rassuré, rempli de reconnaissance et de louanges envers son Dieu.

Sa foi est ravivée ; il n'est plus défaitiste, il ne ploie plus sous un lourd fardeau.
Il ne voit plus ses ennemis comme des bêtes féroces mais comme des animaux pris au piège.

Comme David, nous devons crier à Dieu avec humilité et sans rien lui cacher de nos peurs, de nos doutes...
Si nous nous confions avec foi en Lui, il nous apaisera, nous consolera et nous secourra.
Nous ne devons pas être passifs et fatalistes, frustrés et nous contenter d'un statut de victimes désabusées.
Nous devons pleinement chercher la face de Dieu, crier à Lui en exprimant tout ce que nous avons sur le cœur, humblement.
Voilà notre part !
La sienne est d'entendre nos supplications et de nous secourir, de nous délivrer, de nous faire mûrir, mais aussi de nous consoler, de nous éviter la chute et la mort spirituelle et de nous ouvrir de nouveaux horizons pleins d'espérance.
Quand Dieu intervient les lamentations se changent en louange et en reconnaissance.
Si nous sommes désorientés comme ce Psalmiste, Dieu nous réoriente.
Dieu veut engloutir nos difficultés dans sa gloire et nous immerger dans sa présence restauratrice et pleine de joie.
Si nous sommes en incapacités de changer nos circonstances et de contrôler nos émotions, nos cris de désespoir doivent nous amener à entendre l'appel de Yahvé ; et son appel doit surpasser peu à peu nos cris de détresses, jusqu'à les anéantir.
Nos brisements doivent nous pousser vers l'espérance ultime, celle de nous rapprocher toujours plus de Dieu et de recevoir ses consolations, sa paix et sa joie qui surpassent toutes nos détresses.
Même si les épreuves durent, même si nous ne les comprenons pas et qu'elles n'ont pas d'application pratiques et immédiates dans notre vie, Dieu nous désire et attend de nous une obéissance volontaire de tout notre être.
Dieu utilise les ténèbres pour intensifier notre désir de lumière, il utilise le silence pour nous dérouter, l'abandon pour nous faire réagir et ses assauts pour nous pousser vers Lui.
Les Psaumes nous montrent que les émotions sont meilleures et plus nécessaires qu'on l'imagine habituellement.
Ils nous montrent aussi que Dieu éprouve aussi des émotions mais de manière pure et glorieuse ; ce qui devrait nous pousser à l'adoration et à la sainteté.
Les épreuves créent des brèches et mettent en lumière des problèmes plus profonds cachés dans nos cœurs par la routine et la spiritualité.

Pourquoi sommes-nous vraiment en colère ?
De quoi avons-nous vraiment peur ?
Quels espoirs enfouis sont-ils brisés?
Voir la vérité en face, répondre à des questions qu'on avait jamais eu le courage de se poser à propos de nous-mêmes, des autres et de Dieu, confronter nos sentiments et les analyser, nous pousse à nous  remettre en question.
Nier ou refouler nos sentiments et nos émotions nous dessèche et nous garde distants de Dieu et des autres.
Nous devons admettre que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement, plutôt que de chercher à tout prix d'échapper à la souffrance par toutes sortes de moyens matériels ou psychologiques.
Nous ne devons pas nous mentir à nous mêmes, mais être honnêtes et avouer à Dieu et aux autres notre vulnérabilité.
Nos émotions sont des messagères qui reviennent des premières lignes du combat.
Nous ne devons pas tuer ces messagères mais les écouter attentivement pour apprendre à combattre et remporter la victoire.
N'imaginons pas que c'est en calmant les vives agitations de nos émotions que nous rencontrerons Dieu!
"Les blessures et les mutilations de l'existence constituent la toile de fond sur laquelle brilleront la lumière divine et l'espérance qu'elle fait naitre. C'est l’absence de tumulte plus que sa présence qui est néfaste pour l'âme." Dan B.Allender 
Dieu vient à nous au sein de nos faiblesses et non dans la proclamation de notre force.
Dans notre désir de quiétude, nous nous contentons parfois de solutions faciles et nous cherchons à nous endurcir.
Mais le Psalmiste nous invite à confronter nos émotions et à les exprimer devant Dieu.
Les Psaumes sont le miroir de l'âme humaine. 
Ils débusquent nos dénis.
"Les Psalmistes exposent leurs pensées et leurs émotions les plus intimes. Ils incitent chacun à s'examiner minutieusement soi-même afin qu'aucune de ces infirmités auxquelles nous sommes soumis et aucun des nombreux vices qui prolifèrent en nous ne demeurent cachés." Jean Calvin
 
Sophie Lavie  

samedi 30 novembre 2019

Psaumes 123



Psaumes 123 "Cantique des degrés, je lève mes yeux vers toi, qui sièges dans les cieux. Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, ainsi nos yeux se tournent vers Adonaï, notre Élohim, jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous. Aie pitié de nous, Adonaï, aie pitié de nous ! Car nous sommes assez rassasiés de mépris; notre âme est assez rassasiée des moqueries des orgueilleux, du mépris des hautains."

Ce Psaume est parfois appelé : Soupirs d'un peuple méprisé.
Ce qui nous a touchées en premier lieu c'est le verset 2 qui montre combien nous devons avoir les fixés sur notre maître et sur sa main, comme l'esclave qui répond au moindre geste de son maître pour lui obéir et le servir ; de cet esclave qui connait tellement son maître que celui-ci n'a pas besoin de lui parler pour qu'il comprenne, de cet esclave qui se tient prêt à répondre avec promptitude aux désirs de son maître. Et qui attend aussi en retour que le maître le protège et pourvoie à ses besoins.

1 Corinthiens 7.22 "L’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ."

Combien nous avons besoin que Dieu ouvre les yeux de notre cœur afin que nous discernions sa main à l’œuvre dans nos vies et autour de nous !

Au Psaume 121, le psalmiste disait : "Je lève les yeux vers les montagnes, d'où me viendra le secours?" 

Au Psaume 123, il ne se pose plus la même question ; il s'est rapproché du temple à un tel point qu'il est face à face avec Dieu, ce Dieu qui est trine et qui règne au-dessus de toutes choses.
Ses yeux posés sur sa main dévoilent ses espérances et ses supplications ; et plus que l'espoir d'un secours, ce regard attend d'être rassasié de Dieu lui-même.
C'est un regard plein de persévérance qui attend la bénédiction jusqu'à ce qu'elle vienne.

Cela nous a rappelé la persévérance de Jacob lorsqu'il a dit dans Genèse 32.26 "Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni."

Et le Psaume 130.6 "Mon âme attend le Seigneur, plus que les sentinelles n’attendent le matin..." 

Lorsque le psalmiste implore la pitié de Dieu, le mot hébreu utilisé est "chanan"  et il signifie aussi : la grâce implorée, les compassions recherchées.

A ce stade, nous avons pensé à ce verset des Lamentations de Jérémie 3.26 "Il est bon d’attendre en silence le secours de l’Éternel."

Et Ésaïe 41.10 à 13 "Ne crains rien, car je suis avec toi ; Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; Je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, tous ceux qui sont irrités contre toi ; Ils seront réduits à rien, ils périront, ceux qui disputent contre toi. Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, ceux qui te suscitaient querelle ; Ils seront réduits à rien, réduits au néant, ceux qui te faisaient la guerre. Car je suis l’Eternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis : Ne crains rien, je viens à ton secours."

Ainsi que Luc 18.1 "Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher."

Méprisé par le monde, le petit troupeau de fidèles se réunit sous le regard du Seigneur, implorant sa grâce. Il compte sur sa protection et sur la nourriture que sa main distribue.

Cela nous a rappelé ce verset de Romains 12.19 "Ne vous vengez point vous-mêmes, bien-aimés, mais laissez agir la colère; car il est écrit: A moi la vengeance, à moi la rétribution, dit le Seigneur."

Et Hébreux 10.30 "Car nous connaissons celui qui a dit: A moi la vengeance, à moi la rétribution !"

Ainsi que Apocalypse 22.12 "Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son œuvre."

Le psalmiste implore la pitié de Dieu pour son peuple, parce qu'il est rassasié de mépris et de moqueries de la part des orgueilleux et des hautains.
L'étymologie hébraïque du mot "orgueilleux" signifie : de ceux qui se sentent à l'aise, insouciants et arrogants, tranquilles, sûrs d'eux et même folâtres, c'est à dire plaisantins.
Quant à "hautains" cela signifie : ceux qui oppriment, qui traitent les autres violemment, qui les maltraitent, les vexent et leur font du mal.

Pourquoi ce peuple était-il repus de mépris et de moqueries ?
Pourquoi s'était-il laissé atteindre par ses ennemis ?

Parce qu'il n'était pas rempli de toute la plénitude divine !
Celui qui est rempli ne peut en contenir davantage.
Celui qui demeure dans la plénitude d’Élohim ne peut recevoir tous les sarcasmes de l'ennemi.
C'est comme une éponge imbibée d'huile, rien d'autre ne peut pénétrer en elle ; elle est saturée.
Si nous demeurons dans la plénitude divine, rien de mauvais ne peut nous ébranler.

Mais si nous sommes rassasiés de mauvaises choses, comment les grâces de Dieu peuvent-elles nous remplir ?

Notre cœur ne peut contenir des sources souillées et des sources d'eau pures en même temps !
Que Dieu vienne à notre secours pour faire cet échange de plénitudes !
Qu'il vienne nous remplir de sa grâce toute suffisante !
Qu'il nous remplisse de foi et de son Esprit, afin que l'ennemi n'est aucune part avec nous !

Jésus a regardé au Père sur la croix. (Luc 23.34)
Étienne a contemplé la gloire céleste alors qu'il se faisait lapider. (Actes 7.55)

Et nous, sur quoi nos yeux sont-ils posés alors que nous sommes en proie au mépris et aux oppressions ?

Laissons Dieu agir, car il combat pour nous ! (Exode 14.14)
Sous l'oppression, gardons les yeux fixés sur lui. 
Il est notre forteresse, notre bouclier et notre libérateur. (Psaumes 18.2)

Gardons les yeux fixés sur sa main protectrice car il œuvre parfaitement en nous et pour nous 
(Jean 10.29 et Romains 8.28).

Tournons nos yeux vers celui qui veut nous rassasier, non de mépris et de moqueries, mais de toutes ses grâces abondantes et infinies.

Alors comme une réponse aux SOS d'un peuple en détresse, voici la réponse du Seigneur par la bouche du prophète Ésaïe 55.1 à 4 "Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer ! Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Ecoutez-moi donc, et vous mangerez ce qui est bon, et votre âme se délectera de mets succulents. Prêtez l’oreille, et venez à moi, écoutez, et votre âme vivra : Je traiterai avec vous une alliance éternelle, pour rendre durables mes faveurs envers David. Voici, je l’ai établi comme témoin auprès des peuples, comme chef et dominateur des peuples."

Sophie et Fémi - Duo de prière et de méditation biblique du 29 novembre 2019

 Et pour ceux qui veulent aller plus loin : Message sur la plénitude de la grâce 


vendredi 8 novembre 2019

Psaumes 66;1 à 4

Psaumes 66.1 à 4 "Poussez des cris de joie vers Dieu, toute la terre ! Chantez la gloire de son nom, rendez glorieuse sa louange. Dites à Dieu: Que tes oeuvres sont terribles! Tes ennemis se soumettent à toi, à cause de la grandeur de ta force. Toute la terre se prosternera devant toi, et chantera tes louanges; elle chantera ton nom. Sélah."

Le psalmiste invite toute la terre à louer Élohim.
La trinité divine est digne d'être louée.
Toute la terre est concernée, pas seulement Israël !
Tous devraient reconnaitre leur créateur et l'adorer.

1 Chroniques 16.33 "Que les arbres des forêts poussent des cris de joie devant l’Eternel ! "

Psaumes 148.7 à 13 "Louez, de la terre, l’Éternel, vous, monstres des eaux, et vous, tous les abîmes !  Feu et grêle, neige et vapeur, vent de tempête qui exécutes sa parole ; Montagnes, et |vous|, toutes les collines, arbres fruitiers, et tous les cèdres ; Animaux et tout le bétail, reptiles et oiseaux ailés ; Rois de la terre et tous les peuples, princes et tous les juges de la terre ; Jeunes hommes et les vierges aussi; |vous|, vieillards, avec les jeunes gens : Qu’ils louent le nom de l’Éternel ! car son nom seul est haut élevé; sa majesté est au-dessus de la terre et des cieux."

Psaumes 150.6  "Que tout ce qui respire loue l’Éternel ! Louez l’Éternel ! "

Tous sont appelés à pousser des cris de joie, c'est à dire des cris de triomphe accompagnés de chants et d'applaudissements en l'honneur de la trinité divine.

Comme le dit si bien le Psaumes 34.5 "Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie."  Autrement dit on rayonne, notre cœur s'illumine !

L'apôtre Paul l'a dit aux Philippiens 4.4 "Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur; je le répète, réjouissez-vous."

Tous sont invités à chanter en s'accompagnant d'instruments de musique pour célébrer la splendeur et  la magnificence d’Élohim, pour témoigner de la gloire que l'on a vue et reçue en sa présence et de l'abondance de tous les trésors qu'il nous offre en partage.

Tous doivent célébrer son nom, même ceux qui ne le connaissent que par sa renommée ou sa réputation. Ceux qui sont au loin et qui bénéficient de la grâce commune à toute la terre, et ceux qui sont prêts de Dieu et bénéficient du salut et de son intimité au quotidien, tous sont appelés à le célébrer.

Romains 1.20 "Depuis la création du monde, les œuvres de Dieu parlent à la pensée et à la conscience des hommes de ses perfections invisibles: quiconque sait regarder, peut y discerner clairement sa divinité et sa puissance. Aussi, depuis les temps anciens, les hommes qui ont sous les yeux la terre et le ciel et tout ce que Dieu a créé, ont connu son existence et son pouvoir éternel. Ils n’ont donc aucune excuse de dire qu’ils ne savent pas s’il y a un Dieu."

Les œuvres de Dieu, c'est à dire sa création et tout ce qu'il fait jours après jours sur toute la terre, doivent inspirer à tous de la crainte et du respect.
Même les ennemis de Dieu s'inclineront tôt ou tard devant lui et renieront ce qu'ils sont et ce qu'ils auront dit ou pensé, quand ils se trouveront devant lui.

Romains 14.11 "Il est écrit: "Aussi vrai que je vis, dit le Seigneur, tout genou fléchira devant moi, et toute langue reconnaîtra la justice de ma sentence." Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même."

Colossiens 1.16 " Car en Christ ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui."

Si tous ne se prosterneront pas devant lui pour l'adorer et lui rendre hommage, tous vraiment tous reconnaîtront tôt ou tard humblement la souveraineté de l’Éternel.

Cette première strophe du Psaume 66 se termine par une pause (Selah en hébreu).
Le selah nous incite à mettre en pratique ce que le psalmiste a dit, car ce mot hébreu signifie  :  "Elevez vos yeux et bénissez Dieu".
Prenons un temps pour nous et pour Dieu, un tête à tête en esprit et en vérité pour contempler Élohim et ses œuvres, pour se remémorer les bénédictions qu'il nous a offertes.

Faisons comme Marie qui conservait précieusement, dans sa mémoire, le souvenir des événements empreints de grâce divine et y repensait souvent. (Luc 2.19)

Pensons que les intentions bienveillantes de Dieu sont à l’origine de tout ce qui nous arrive et que Dieu fait concourir toutes choses à notre bien. (Romains 8.28) Célébrons-le donc pour les épreuves qu'il nous a fait traverser.
Célébrons-le pour sa fidélité, pour ses conseils, parce qu'il veille, parce qu'il est tous les jours avec nous, parce qu'il se révèle toujours plus à nous, parce qu'il nous parle de différentes manières, il nous prévient et accomplit ce qu'il a promis, il nous soutient, il nous restaure, il nous guérit, il nous reprend chaque fois que c'est nécessaire, il nous éduque, il nous transforme à l'image de Christ, il nous protège,... parce que nous sommes ses enfants et que nous avons de l'importance à ses yeux.

Célébrons-le pour sa parole pleine de grâce et d'enseignements pour notre bien, pour son Esprit qui vit en nous, pour les frères et sœurs qu'il nous a donnés, pour notre famille...

Célébrons-le parce qu'il ouvre nos yeux à ses œuvres et nos oreilles à sa voix, parce qu'il renouvelle notre intelligence, parce qu'il nous fait la grâce de se servir de nous comme des instruments de bénédictions entre ses mains...

Célébrons-le parce qu'il pourvoit à tous nos besoins, parce qu'il nous console, parce qu'il fait grandir en nous le fruit de l'Esprit...

Il y a tellement de motifs de le célébrer !

Et vous pouvez-vous aussi faire une pause et vous remémorer tout ce qu'il a fait pour vous cette année ?
Que vos cœurs et vos bouches l'exaltent ; il a tant fait !


Sophie et Fémi - Méditation et duo de prière du 7 novembre 2019
Nous célébrons aussi en cette occasion les 3 ans de notre duo !
Que Dieu vous bénisse!

 

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...