mardi 17 mars 2020

Être parents



1. Appel
Au milieu de notre emploi du temps souvent surchargé, il est essentiel de garder en tête une vision globale des choses.
En fait, rien n'est plus important dans votre vie que d'être un instrument de Dieu pour façonner une âme humaine.
Réfléchissez-y un instant ! Dieu vous a placé là où vous êtes en tant que parent pour façonner les pensées, les désirs et les choix les plus importants dans le cœur et la vie de vos enfants, pour aider vos enfants à connaitre le monde selon Dieu et tout ce que cela implique.
On ne peut pas laisser quoi que ce soit se mettre en travers de cela.
Vos biens matériels peuvent devenir un obstacle à cette priorité quand ils prennent trop d'importance à vos yeux.
Cela peut devenir une cause de tension entre vos enfants et vous.
Le succès professionnel peut aussi vous éloigner d'eux en réclamant tout votre temps, vos efforts et votre énergie.
Même votre engagement dans le ministère peut se mettre en travers de cet engagement fondamental et essentiel.
Si vous êtes parent, vous devriez peut être vous faire une note qui dit : Rien n'est plus important dans ma vie que d'être un instrument de Dieu pour une âme humaine.
Vous serez ainsi constamment encouragé à endosser vos responsabilités, conscients de l'importance et du côté sacré de la tâche à laquelle Dieu vous appelle.

2. Grâce
Dieu ne vous confie jamais un rôle de parent sans vous équiper pour que vous puissiez réaliser cette tâche. Il ne vous envoie jamais en tant que parent sans vous accompagner.
Ce qu’il faut vraiment comprendre en tant que parent, c’est que Dieu n’appelle pas des gens à devenir parents parce qu’ils sont compétents, mais parce que lui, est compétent.
Il ne vous appelle pas parce que vous êtes sage, mais parce que lui, est sage.
Il ne vous appelle pas parce que vous êtes fidèle, mais parce que lui, est fidèle.
Il ne vous appelle pas parce que vous êtes fort, mais parce que lui, est fort.
Il vient à rencontre dans sa grâce. Combien cela est important ?
Vous allez un jour l’autre vous tromper, mais il vous pardonne vos erreurs.
Vous serez parfois faible, mais il est votre force dans ces moments de faiblesse.
Il y aura des moments où vous ne saurez plus quoi faire, mais il est la sagesse dont vous aurez alors besoin.
En tant que parent, vous n’êtes jamais abandonné à vos seules ressources limitées.
Votre Sauveur a envahi votre parentalité de sa grâce.
Sa grâce est votre espérance.
Elle vous permet d’assumer vos faiblesses.
Elle vous permet de confesser vos erreurs.
Elle vous permet de reconnaitre que vous avez fait fausse route, sans paniquer, parce que Dieu est présent dans chaque instant de votre vie de parent à travers sa grâce glorieuse, suffisante et tendre, une grâce qui pardonne et transforme.

3. Loi
Parents, vos enfants ont réellement besoin de la loi de Dieu, mais en tant que parent, vous ne pouvez pas demander que la loi fasse ce que seule la grâce peut accomplir.
C’est dans ce domaine que nous nous trompons tous en tant que parents.
Réfléchissez un instant : si les principes et les règles avaient le pouvoir de changer le cœur de votre enfant, et produire en eux le désir de se soumettre à Dieu et de faire les bons choix, Jésus n’aurait jamais eu besoin de venir ! Tout ce en quoi nous disons croire s’oppose à cela.
La loi est importante, car elle à cet effet merveilleux de révéler le péché, les faiblesses et les échecs de votre enfant.
La loi est un formidable guide pour notre vie quotidienne.
Mais la loi n’a en rien le pouvoir de changer le cœur de votre enfant, de le sauver de lui-même.
Votre éducation doit donc être imprégnée de grâce et orientée par la grâce.
Mais il y a une chose qu’il faut bien comprendre : la grâce n’appelle jamais le mal bien.
Si le mal était bien, on n’aurait aucunement besoin de la grâce.
Mais la grâce avance dans la vie de cet enfant difficile, rebelle et désobéissant, avec amour, tendresse, espérance, pardon, sagesse et direction.
La force de transformation la plus puissante qui soit dans tout l’univers, c’est la grâce de Dieu.
Elle peut accomplir ce que les principes et les règles ne feront jamais dans le cœur d’un enfant. Votre approche doit être toujours empreinte de grâce.
Votre enfant n'adore pas seulement le dimanche. Il adore à chaque instant de la journée.
On pourrait même dire que la seule chose que votre enfant fait c'est adorer.

4. Incompétence
En tant que parent, reconnaitre que l'on n'est pas capable est essentiel.
Dieu ne nous a pas appelés à devenir parents parce que nous avons le pouvoir de changer nos enfants.
Tout parent doit accepter cette vérité : il n'est pas capable de changer son enfant.
Si nous en avions le pouvoir, la personne et l'œuvre de Jésus n'auraient pas été nécessaires.
Et si vous pensez pouvoir changer vos enfants, si vous n'acceptez pas la réalité de votre incapacité, vous finirez par faire des choses que vous ne devriez pas faire.
Vous essayerez de créer ce que vous ne pouvez créer par la force de votre personnalité, par le ton de votre voix, par les mots que vous utiliserez, par la crainte, par des récompenses ou la honte… En faisant cela vous créerez des tensions, de la distance et du découragement dans vos relations avec vos enfants.
Je vous encourage à recevoir et à accueillir cette réalité selon laquelle vous n'avez pas ce pouvoir de changer vos enfants.
Vous n'avez pas à porter ce poids ! C'est le travail de Dieu.
Il vous demande seulement d'être un instrument entre ses mains expertes.

5.  Identité
Voilà une chose à laquelle nous réfléchissons peu mais qui a un énorme impact sur notre parentalité, si vous ne vous reposez pas sur votre identité en Christ, vous rechercherez votre identité dans vos enfants.
Il n'existe que deux endroits pour chercher notre identité : vous pouvez la chercher horizontalement ou verticalement.
Rechercher son identité à travers ses enfants est une bien piètre manière de vivre.
Réfléchissez un peu : votre enfant ne se lève pas le matin en disant : aujourd'hui je vais trouver douze manières d'aider mes parents à prendre conscience de leur valeur.
Un enfant ne pense pas à cela. En réalité vous élevez un être humain déchu qui a besoin du salut et qui aura ses mauvais jours.
Il dira des choses qu'il ne devrait pas et il fera des mauvais choix.
Si vous donnez trop d'importance à l'identité, vous êtes trop centré sur la réussite, la réputation, le contrôle et cela produit de terribles tensions dans vos relations avec vos enfants.
C'est un lourd fardeau pour un enfant de devoir porter l'identité de ses parents.
Vous avez reçu une identité glorieuse en tant qu'enfant de Dieu. Vous êtes acceptés.
Même dans vos pires moments, vous êtes aimés.
Même dans vos mauvais choix, vous êtes pardonnés.
Dieu ne vous tournera jamais le dos.
Reposez-vous donc sur votre identité verticale.
Cela vous permettra de ne pas rechercher votre identité horizontalement, dans ce que vous faites et réussissez avec et pour les autres.

6. Processus
Il est essentiel de cultiver une vision à long terme dans votre parentalité, parce que le changement est un processus, pas un évènement isolé.
Peut être rêvez-vous qu'il vous suffirait d'aller voir vos enfants et d'avoir une seule conversation avec eux pour les entendre confesser spontanément : j'ai compris, je suis pêcheur et j'ai besoin d'un sauveur. Je me repens et je promets d'obéir tout le reste de ma vie !
Mais ça ne marche tout simplement pas comme ça !
En réalité, le rôle de parents ressemble plutôt à une conversation sans fin.
Parents, si vos yeux voient et que vos oreilles entendent le péché, la faiblesse et les erreurs de votre enfant, ce n'est jamais pour rien.
Ce n'est jamais une parenthèse gênante et désagréable, mais c'est une GRACE !
Dieu aime cet enfant ; il l'a placé dans votre famille qui connait Dieu et il vous révèle les besoins de cet enfant afin que vous puissiez participer à son processus de changement.
Chaque conversation est une occasion pour le Saint Esprit de travailler dans la vie de votre enfant. Il faut donc que vous vous engagiez à faire partie de ce processus.
Il faut que ce processus soit une source de joie pour vous, même quand cela bouleverse vos projets et votre emploi du temps.
Dieu vous donnera des occasions répétées de faire partie de ce processus dans la vie de vos enfants.
Elever des enfants ne se résume pas à une série d'évènements, il s'agit d'un processus.
Et ce processus c'est la grâce de Dieu qui travaille à travers nous dans la vie de nos enfants !

7. Perdus
En tant que parents, vous ne devez pas vous intéresser seulement au mauvais comportement de vos enfants mais à ce qui le provoque.
Dans la bible, une des manières de présenter les pécheurs c'est d'en parler en termes de perdus. Il faut regarder les choses en face : vos enfants sont perdus.
Et de quoi a besoin quelqu'un qui est perdu ?
D'être compris et de quelqu'un qui vienne à son secours.
Il a besoin de sagesse et de direction.
Vous pouvez comprendre cette réalité chez votre enfant ainsi :
Tout enfant vient au monde en croyant deux mensonges.
Le premier mensonge est celui de l'autonomie et ce mensonge clame ceci : Ma vie m'appartient et j'ai le droit d'en faire ce que j'en veux.
Ce mensonge de l'autonomie pousse votre enfant à résister à votre autorité.
Et le deuxième mensonge est celui de l'autosuffisance.
Ce mensonge clame ceci : j'ai tout ce qu'il me faut en moi pour devenir ce que je suis sensé devenir et faire ce que je suis sensé faire.
Ces deux mensonges sont destructeurs et vont détruire la vie de vos enfants.
C'est pour cela que vos enfants ont besoin d'être sauvés d'eux-mêmes.
Ils n'ont pas besoin d'être gérés et contrôlés, mais secourus par la sagesse, la compréhension, la direction, par la grâce qui pardonne et transforme.
Regardez vos enfants aujourd'hui et ne voyez pas seulement en eux de petits rebelles, ne voyez pas seulement leurs mauvais choix qui vous rendent fous ou leurs paroles blessantes.
Regardez dans leurs yeux et voyez des personnes perdues.
Allez vers eux avec des paroles de grâce, avec la puissance rédemptrice de Jésus.





8. Autorité
L'une des difficultés fondamentales dans la vie de tout enfant, c'est l'autorité.
Enseigner et illustrer par l'exemple la beauté protectrice de l'autorité est un des fondements d'une bonne éducation.
Voilà comment Dieu fonctionne. Quelle merveille quand on y réfléchit !
Dieu rend son invisible autorité visible dans la vie des enfants à leur donnant à vivre l'autorité de leurs parents.
Parents voilà ce que cela signifie pour vous : en tant que parents votre autorité n'est pas indépendante. Votre autorité a pour but de refléter celle de Dieu.
Je pense que rien ne pourrait être plus saint que ce que je m'apprête à écrire : Cela signifie qu'à chaque fois que j'exerce une autorité dans la vie de mon enfant, cela doit être une belle image de l'autorité de Dieu ! Je suis là pour enseigner à mon enfant que l'autorité est une bonne chose, quelque chose d'empreint d'amour, de patiente, d'aimable, de tendre, quelque chose qui pardonne, qui sécurise, qui est fidèle.
La manière dont j'exerce l'autorité est extrêmement importante.
Une autorité empreinte de dureté, d'impatience, de colère, d'égoïsme et de condamnation va accroitre la rébellion naturelle d'un enfant à l'encontre de votre autorité, mais aussi à celle de Dieu.
Votre travail est d'enseigner à vos enfants combien l'autorité est bonne, afin que progressivement ils puissent se soumettre avec joie à l'autorité que Dieu a placée dans leur vie et finalement soumettre leur cœur à l'autorité de Dieu.

9. Folie
La folie intérieure de votre enfant est clairement bien plus dangereuse pour lui que toutes les tentations extérieures.
Il y a une chose dont vous devez absolument vous rappeler :
Premièrement, ce n'est pas qu'à cause de cette folie intérieure que votre enfant se tourne vers les folies du monde extérieur.
Je ne viens pas au secours d'un enfant simplement en le protégeant du monde extérieur.
Je dois l'aider à prendre conscience de la folie qui existe dans son être intérieur.
Mais il y a une autre chose. Comment la bible parle-t-elle la folie ?
Les Psaumes nous révèlent que l'aspect le plus dramatique de la folie, c'est le rejet de Dieu.
Quand les Psaumes abordent ce sujet, il ne s'agit pas d'un athéisme philosophique, il s'agit de ceux qui vivent comme si ils n'avaient pas besoin de Dieu, pas besoin de sa sagesse, de sa puissance, de sa présence et de sa grâce.
Quand je me dis que je n'ai pas besoin de Dieu, quand Dieu n'est pas au centre de ma vision du monde, qui prend cette place ? Je me place moi-même au centre ; je fais tout tourner autour de moi : mes désirs, mes sentiments, mes projets.
Mais ceci n'est jamais le chemin d'une vie de paix, de joie, de satisfaction, et d'espoir, jamais !
De quoi ont besoin les insensés ?
Ils ont besoin de quelqu'un qui vienne à leur secours.
Et seule la grâce de Dieu a le pouvoir de secourir les insensés parce qu'ils ont besoin d'être sauvés d'eux-mêmes.
Je peux m'enfuir loin d'une situation ou d'un lieu, de circonstances, mais je ne peux pas m'enfuir loin de moi-même.
C'est aussi vrai pour vos enfants. Regardez vos enfants. Comprenez qu'ils sont insensés et engagez vous à être un instrument entre les mains de Dieu pour venir à leur secours.

10. Caractère
C'est la vérité, tout le mal que votre enfant fait n'est pas systématiquement le fruit d'une rébellion ouverte contre l'autorité.
C'est souvent une question de défaillance, de faiblesse ou de mauvais caractère.
L'enfant a besoin de développer son caractère. 
Réfléchissez un instant à la manière à la manière dont Dieu travaille dans nos propres vies, à travers sa grâce qui justifie, il pardonne notre rébellion contre lui et nous donne un cœur nouveau.
Mais il ne s'arrête pas là. Son œuvre de grâce en nous se poursuit dans le long terme, progressivement, afin de nous transformer au niveau de notre caractère et de notre cœur.
J'aime ce que dit la bible à ce sujet car elle explique quelque chose d'essentiel au sujet de notre caractère.
La bible fait le lien entre le caractère de votre enfant et ce que son cœur adore.
Il y a toujours quelque chose qui domine le cœur de votre enfant.
Votre enfant vit toujours pour quelque chose.
Et ce qui domine le cœur de votre enfant va aussi contrôler ses pensées, ses désirs, ses choix et ses actions.
C'est une vérité que j'aime profondément.
Chaque fois qu'une question de caractère intervient c'est une occasion qui est offerte de parler de l'aspect le plus important de la vie humaine : l'adoration.
Tout dans la vie de votre enfant, chaque jour de son existence est fait pour être vécu à la lumière de Dieu.
Ne cherchez pas seulement à débusquer la rébellion, soyez à l'affût de ses défaillances de caractère parce qu'elles vous donnent l'occasion de parler de ce qui est le plus important dans la vie humaine : l'adoration.

11. Faux dieux
C'est essentiel de vous rappeler que vous éduquez des adorateurs.
Et si vous éduquez des adorateurs cela signifie que ce qui domine le cœur de vos enfants inspirera leur comportement.
Il y a des questions que se posent tous parents et que peut être vous vous posez plusieurs fois par jour : Pourquoi mon enfant agit-il ainsi ?
Pourquoi les repas sont-ils toujours un champ de bataille ?
Pourquoi mon enfant me résiste-t-il lorsque je lui demande de ranger sa chambre ?
Pourquoi mon ado ne fait-il jamais ce que je lui demande de faire avec joie ?
Pourquoi mes enfants agissent-ils comme ils le font ?
Si vous vous posez ce genre de questions, vous vous posez aussi celle-ci : Comment le changement peut-il s'opérer dans la vie de mon enfant ?
Quand vous voyez votre enfant faire quelque chose de dangereux, de mauvais ou d'inapproprié, vous voulez être un instrument de changement, alors comment pouvez-vous le devenir ?
Je trouve cela stupéfiant de constater que la bible répond à toutes ces questions par un seul mot : adoration.
Voilà ce qui se passe : il y a de l'idolâtrie dans le cœur de vos enfants.
Cela signifie que tout ce qui existe sur terre (les gens, les choses, les plaisirs) ont tendance à devenir plus importants pour eux que ce qu'ils devraient.
Tout cela commence à contrôler leur comportement plus que cela ne le devrait, selon ce que Dieu affirme être vrai et bien.
Mais voilà ce qu'il faut savoir : votre enfant ne s'en rend pas compte.
Si vous demandez à votre enfant : pourquoi fais-tu cela ? Il ne vous répondra pas : parce que je suis un idolâtre.
Notre tâche est donc d'aider à nos enfants à comprendre que la plus grandes des batailles de leur vie ne se joue pas contre nous ou toute autorité.
Le plus grand combat a lieu en eux.
C'est la guerre pour le contrôle de leur cœur, pour la domination de leur âme.
Ils ont besoin d'un sauveur qui combattra pour eux, qui les délivrera de l'esclavage le plus profond qui soit : l'asservissement à soi-même, esclave de la création.
Quelle merveille d'avoir été chois par Dieu pour combattre sur ce terrain, pour le bien de nos enfants !

12. Contrôle
L'objectif de l'éducation parentale n'est pas le contrôle comportemental mais la transformation du cœur et de la vie.
Réfléchissez à ceci un instant : si tout ce que vous faites en tant que parents c'est de  mettre en place un système complet et cohérent pour contrôler le comportement de votre enfant, quand il quitte la maison, il part les mains vides.
Chaque année, il y a des milliers de jeunes qui se disent chrétiens, qui quittent la maison pour aller à l'université et qui abandonnent leur foi.
Je crois qu'en réalité ils n'abandonnent pas leur foi, car ils ne l'ont jamais eue.
C'était la foi de leurs parents et ils vivaient sous ce système de contrôle qui ne s'attaquait pas au vrai problème de leur cœur : les pensées, motivations et désirs du cœur qui contrôlent réellement leur comportement.
L'un de mes objectifs en tant que parent est d'être utilisé par Dieu pour aider mes enfants à comprendre cette vérité essentielle qui est aussi une source d'humilité : mon problème le plus sérieux, le plus profond dans la vie n'est pas extérieur à moi, il est en moi, dans mon cœur.
Parce que mon cœur (mon être intérieur, ma chair) recherche ce qu'il ne devrait pas rechercher, il pense ce qu'il ne devrait pas penser, il désire ce qu'il ne devrait pas désirer, il croit ce qu'il ne devrait pas croire.
Un changement durable dans le comportement de votre enfant passe toujours par le chemin de son cœur.
Je veux donc être un outil dans la vie de mon enfant pour mieux comprendre et connaitre son cœur.
Je veux donner à mon enfant les moyens de voir lui-même son cœur, de le comprendre et de le connaitre.
Je veux le conduire à une confession, parce que ce n'est que lorsque le cœur change que le comportement peut changer durablement.

13. Repos
Seul le repos dans la grâce et la présence de Dieu fera de vous un parent joyeux et patient.
Soyons honnêtes ! C'est difficile d'être parents.
Je me souviens clairement de nombreuses circonstances dans notre vie de parents…
Je me souviens qu'un jour ma femme a soupiré, en disant : je crois que je commence à oublier comment on parle avec des adultes.
Elle avait l'impression de passer tant de temps seule avec les enfants en bas âge, qu'elle ne trouvait plus ses mots pour parler avec des adultes.
Je me souviens qu'un jour où j'étais parti faire quelques courses au supermarché, je me suis dit sur la route du retour : C'est trop dur, c'est trop lourd d'être parent, je ne peux plus porter cette charge.
 Voilà pourquoi il est tellement important de se reposer sur le fait que Dieu est en vous, avec vous, pour vous et que vous n'êtes jamais seul dans votre rôle de parents.
Dans le dernier paragraphe de l'évangile de Matthieu, il y a le passage que nous appelons "le grand ordre missionnaire"; c'est l'un des rappels les plus merveilleux pour tous les parents.
Il dit deux choses : "Tout pouvoir m'a été donné sur la terre et au ciel…"
Il n'y a donc pas de situation, de lieu ou de relations dans notre vie de parents qui ne soit pas sous l'autorité du Roi des rois.
Puis Jésus ajoute ceci : "Je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde."
Dieu est avec vous. Il est avec vous dans chaque moment. Il a promis de ne jamais vous laisser ou vous abandonner.
J'aime voir les choses ainsi : sur la croix, Jésus a pris sur lui toute notre rébellion jusqu'à la dernière miette.
Donc, même dans nos pires expériences en tant que parents, Dieu ne nous tournera jamais le dos.
Nous ne verrons jamais Dieu se détourner de nous ou nous abandonner.
Si vous chargez vos épaules de tout ce dont vos enfants ont besoin, vous vous sentirez écrasés, dépassés, découragés et peut même sans espoir en tant que parents.
Vous devez vous rappeler encore et encore que Dieu est avec vous, pour vous et en vous.
Il dirige ce que vous ne pouvez diriger. Il vous donne ce que vous ne pouvez produire par vous-mêmes.
Vous pouvez vous reposer sur cette vérité : Jour après jour dans mon rôle de parents je ne suis jamais seul.

14. Miséricorde
Aucun parent n'accorde mieux sa miséricorde que celui qui est convaincu qu'il en a lui-même désespérément besoin.
Je veux vous inviter à accepter avec joie la réalité de qui vous êtes.
La vérité, c'est qu'en tant que parents je ressemble plus à mes enfants que je ne suis différent d'eux.
Je peux me montrer si impatient ! Je peux être si irritable.
Je peux dire des choses si méchantes. Je peux inutilement être critique.
Je peux m'en prendre à mes enfants quand je rentre du travail de mauvaise humeur.
Quand je suis humblement capable d'avouer qu'il m'est impossible de faire ce à quoi Dieu m'appelle sans sa miséricorde, alors je désire cette même miséricorde pour mes enfants.
C'est cette tendresse du cœur qui me rend tendre envers mes enfants.
Voilà la réalité : Etre parents est une mission de miséricorde pour toute la vie.
De manière très réelle, vous êtes appelés à être les "premiers secouristes" de Dieu.
Et quelle est votre responsabilité dans ce rôle ?
C'est d'apporter courageusement le secours que vous pouvez offrir à ceux que vous savez être dans le besoin.
Les premiers secours ne sont pas là pour juger, critiquer ou faire la morale face aux problèmes dans lesquels les gens sont embourbés.
Imaginez que vous êtes face à un immeuble en feu, que les premiers secours arrivent sur place, et qu'ils se contentent de faire la leçon au sujet des normes de sécurité incendie, avant de repartir. Vous seriez vraiment en danger !
Le rôle de parents va plus loin que cela.
Oui, vous voulez que votre enfant comprenne comment il peut parfois se mettre dans des situations périlleuses, mais vous voulez aussi le secourir avec miséricorde, pardon, sagesse, direction, aide et amour.
Quand vos enfants ont besoin de votre aide, rappelez-vous de votre propre besoin de miséricorde et précipitez-vous vers eux avec la puissance et la beauté de la miséricorde divine.


Des vidéos sur le sujet c'est ici
Pour voir le livre dont sont tirés ces extraits c'est ici




vendredi 13 mars 2020

2 Chroniques 7.14


2 Chroniques 7.14 "... si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie, et cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies, je l’exaucerai des cieux, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays."

Le verset 14 fait partie de la réponse de Dieu (versets 12 à 22) faite à la prière de Salomon au chapitre 6.14 à 42.
Dieu répond favorablement à la requête de Salomon, mais il met toutefois des conditions à ses bénédictions.
Le peuple pour qui le roi intercède n'est pas en mauvaise posture au moment de sa requête, mais il le sera à la fin du règne de Salomon parce qu'il n'aura pas rempli les conditions données par Dieu.

Ce verset nous indique que le peuple est uni dans la bénédiction comme dans la malédiction ; il doit l'être aussi dans son humiliation et dans ses prières.



S'humilier : c'est se voir tels que nous sommes, avec nos faiblesses, nos limitations, nos natures pécheresses et le confesser, c'est à dire l'avouer publiquement. Le mot "confesser" en grec se dit "homologeo" ce qui signifie : dire à l'unisson, parler en accord avec ce que l'on est réellement.
A la lumière du Saint Esprit et de la parole qui est une lampe à nos pieds, nous prenons conscience de qui nous sommes vraiment ; ce qui était voilé ou caché à nos yeux nous est révélé !

Dégoûtés par la noirceur de notre cœur et de notre nature pécheresse si persistante, nous ne pouvons que nous humilier devant Dieu qui lui est si saint !
Nous pouvons aussi nous humilier devant nos frères et soeurs qui sont comme nous des pécheurs, sauvés par grâce !
Romains 3.9-12 "...sommes-nous meilleurs que les autres? Avons-nous encore quelque supériorité? Nullement. Nous avons, en effet, démontré que tous les hommes, tant Juifs que non-Juifs, vivent sous l’empire du péché. L’Ecriture le dit: “Il n’y a pas de juste, pas même un seul. Pas d’homme sensé, capable de comprendre, pas un qui cherche sérieusement Dieu. Tous ensemble ils se sont fourvoyés et corrompus, ils sont devenus inutilisables pour Dieu. Aucun ne fait le bien, pas même un seul."

Notre nature est corrompue par le péché, mais Dieu nous a fait grâce et nous sauve par Jésus Christ !
Nous devons le reconnaitre et être reconnaissants envers ce qu'il a accompli à la croix en notre faveur.
Romains 5.8  "Elohîms prouve son amour à notre égard: le messie est mort pour nous alors que nous étions encore fautifs."

1Jean 1.9 "Si nous reconnaissons que nous avons péché et si nous avouons nos fautes, nous pouvons nous fier à Dieu; il agira selon ce qu’il a promis et ce qui est juste: il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout ce qui n’est pas juste."

Dieu seul nous sanctifie  car sans lui nous ne pouvons nous racheter de notre ancienne manière de vivre.
C'est Dieu qui nous guérit, nous restaure et nous assainit !
Il est un feu dévorant qui consume les pécheurs et la lumière qui nous éclaire !

Jacques 1.23-25 "si quelqu’un se contente d’écouter la Parole sans y conformer ses actes, il ressemble à un homme qui observe son visage dans un miroir : à peine est-il parti, qu’il a déjà oublié ce qu’il a vu (et qui devrait être mis en ordre.) Par contre, si quelqu’un scrute attentivement la loi parfaite qui nous donne la vraie liberté et s’il l’étudie assidûment, s’il vit avec elle et lui demeure fidèlement attaché, il en arrive ainsi, non à écouter pour oublier, mais à agir ponctuellement d’après ce qu’il aura entendu. Un tel homme trouvera le bonheur en obéissant à la Parole."

Quand Dieu nous révèle l'état de notre cœur, nous n'avons pas à nous plaindre et à ressasser ce que nous avons vu, nous devons nous laver par l'eau de la parole en avouant nos fautes et en les délaissant, c'est à dire en les abandonnant, en y renonçant !

Proverbes 28.13 "Celui qui cache ses transgressions ne prospérera point, mais celui qui les confesse et les abandonne obtiendra miséricorde."

L'humilité doit nous amener à l'unité et la sainteté par la prière, en recherchant la présence de Dieu et en implorant sa grâce pour nous et nos frères et sœurs.

2 Samuel 22.28 " Tu viens au secours du peuple humilié, mais tu regardes avec mépris les orgueilleux."

Nous devons persévérer dans l'humilité et la prière pour que chacun réforme ses voies à la lumière de Dieu et avec son aide, ainsi chacun sera béni comme Dieu l'a promis.


Duo de prière de Fémi et Sophie - Jeudi 12 mars 2020. 

lundi 9 mars 2020

Métamorphose du papillon



La chenille est le bébé du papillon, on dirait un ver tout mou...
Pour grandir la chenille doit beaucoup, même énormément manger, de feuilles.
Certaines chenilles mangent aussi du bois et même d’autres chenilles.
Au fur et à mesure qu’elle mange, la chenille grossit et donc sa peau devient étroite.
Que doit faire la chenille pour se sentir mieux ? Un régime ? Non la chenille doit muer.
Et certaines chenilles vont même muer plusieurs fois.
Et plus elle va muer, plus le papillon qu’elle va devenir sera grand.
Lorsqu’elle a atteint le niveau nécessaire pour sa transformation, elle va s’accrocher à un fil de soie puis rester immobile.
Quelques jours après elle va encore changer de peau, mais cette fois si elle va devenir une chrysalide ; c’est à l’intérieure que la transformation va s’opérer pour qu’elle devienne un beau papillon.
La durée de vie d’un papillon varie selon son espèce, ça peut être juste quelques jours ou plusieurs semaines.

Mais pourquoi je vous parle de papillons ce matin ?
Est-ce qu’on peut en tirer une leçon pour notre vie avec Dieu ?
C’est ce qu’on va voir ensemble, à travers l’histoire d’une petit chenille.
Vous voulez bien l’entendre ?

« Sous le regard attendri et bienveillant de l’astre du jour, une toute petite chenille naquit. Découvrant pour la première fois le monde, elle semblait à la fois radieuse et fragile dans sa robe en soie délicatement colorée. Tenaillée par la faim, elle se jeta bouche béante sur le végétal [...]. La plante pourtant succulente lui parut, dès la première bouchée, dure et consistante. La petite gloutonne comprit que dorénavant, c’est au prix de nombreux efforts qu’elle devrait inlassablement broyer sa nourriture pour assouvir sa faim De plus en plus agile pour se déplacer et trouver des vivres, elle grandit et prit rapidement de l’embonpoint. [...] Son habit la serrait à tel point, qu’il commençait à craquer par endroits. Elle leva alors les yeux vers celui qui l’avait vue naître et dont elle chérissait tant la douce chaleur qui l’enveloppait avec amour. 
- Pourquoi, ma robe me serre-t-elle ainsi ? Je peux à peine me déplacer ! Pourquoi je me sens si mal? 
- La nourriture que tu absorbes prend de la place en toi. Il est donc nécessaire qu’au fur et à mesure, tu lui laisses de l’espace, car tu n’as pas fini de croitre, au contraire, tu commences à peine.
- Mais que dois-je faire alors ? 
- Tu dois l’abandonner. Sinon, tu ne pourras plus te développer. Tu resteras dans ton état actuel. 
- Mais j’aime cette robe ! 
- N’ai crainte, tu en auras une nouvelle encore plus belle. »

D'après un texte d'Isabelle Chan

La chenille doit muer, elle se débarrasse ainsi sa veille peau, pour laisser place à une toute nouvelle peau avec de nouvelles couleurs ou de nouveaux motifs.
Dieu ne fait il pas aussi de merveilleuses choses dans nos vies, quand nous aussi nous abandonnons des choses de notre ancienne vie ?
Trouvons ensemble des exemples.
La Parole de Dieu dit qu’il nous transforme de gloire en gloire, pour nous emmener à ressembler à  Jésus. 
2 Corinthiens 3.18 « transformés en la même image (Jésus), de gloire en gloire… ».

Mais pour la chenille, chaque mue est douloureuse et longue et pour nous c’est pareil quand Dieu nous transforme ça peut être dur. C’est pour cette raison que vous voyez parfois vos parents pleurer quand Dieu leur parle.
Et puis nous devons faire preuve de patience car Dieu fait les changements petit à petit dans nos vies.
Comme vous vos parents apprennent encore à grandir avec Dieu.
Maintenant vous pourrez apprendre à les regarder comme des petites chenilles qui muent. 
Mais revenons à notre petite chenille.

« Après avoir changé plusieurs fois de parure, après avoir [...] grandi, appris à choisir avec soin sa nourriture, alors qu’elle maniait avec aisance ce corps rebondi, passant avec agilité de végétal en végétal, elle fut soudain prise de douleurs violentes à l’abdomen. Se tordant au bout de son fil de soie, tout à coup elle se vida complètement. 
- Mais que m’arrive-t-il encore ? Tout allait bien pourtant. Alors pourquoi ces douleurs qui me coupent le souffle, l’appétit et tout mouvement ? Regardant vers le ciel, elle implora celui qui, fidèle, veillait sur elle : 
- Je voudrais m’envoler, me retrouver plus près de toi. Je veux me réfugier, là dans le creux de tes bras. 
- Cela viendra. Car tu n’as pas été destiné seulement à ramper. Tu n’es tout simplement pas encore achevée. Sache que toute cette nourriture amassée avec soin est d’une richesse insoupçonnée et contient des éléments précieux et utiles pour t’amener à la perfection. 
- Je ne comprends pas… que veux-tu dire ?... Je ne peux pas rester comme je suis ? 
- Te dépouillant pour la dernière fois de ta robe de soie, tu vas entrer dans un processus de transformation. Pendant un temps, tu ne pourras plus te nourrir, ta respiration sera réduite et tes mouvements seront bloqués.  Après cela, tu ne seras plus la même, ta nourriture également ne sera pas comparable. 

Emue par les révélations que lui faisaient le gardien et l’auteur des mystères de la vie, son coeur s’apaisa et ses craintes se dissipèrent. Dans le calme et la confiance, elle s’abandonna et laissa les paroles de celui qui l’avait toujours aimé, prendre place dans son être tout entier. 
- Dans ta prison de satin, tu seras comme entourée de chaines. Mais tu auras de l’espérance, car le jour où je les briserai, est déjà fixé. Alors, tu sortiras au grand jour et étendras tes ailes. 
- Que ferais-je sans toi ? Quand je suis prête à chavirer, tu me retiens. Quand les vagues viennent me submerger, tu prends ma main et me ramènes près de toi. Tu me redonnes l’espoir. » 

D'après un texte d'Isabelle Chan

Voilà que notre chenille se vide de tout ce qui est mauvais en elle, elle va bientôt rentrer dans sa chrysalide. On peut comparer cette étape essentielle à celle de la purification.
Se vider de ce qui n’est pas de Dieu, de ce qui n’a pas encore été réglé dans nos vies, se vider entièrement de nous-mêmes pour que Jésus prenne toute la place en nous. 
Jean-Baptiste disait : il faut qu’il croisse, et que je diminue. (Jean 3.30)

Voyons maintenant où en est notre chenille devenue chrysalide. 
« Emprisonnée dans son alvéole de satin, elle suffoque, elle s’affole. Elle a l’impression que tout se referme sur elle tel un sépulcre dont on scelle l’issu. Sournoisement l’angoisse l’envahit peu à peu, cherchant à gagner son être tout entier. C’est alors que lui reviennent à l’esprit, une à une les paroles de celui qui veille sur elle, nuit et jour. Elle les répète et répète encore afin d’en imprégner chacune de ses pensées, apaisant ainsi la tempête qui tourmente son coeur. Là, dans le calme retrouvé, elle réalise soudain la profondeur et la puissance de l’amour qu’il a toujours manifesté pour elle. Fermant les yeux, elle s’abandonne. Durant des jours, telle de l’argile entre les mains d’un potier, subissant tour à tour, pression, étirement, façonnage, mais aussi fournaise, elle endure, immobile et sans geindre, les douleurs et les changements. Comme suspendue en dehors du temps, elle patiente et espère en la promesse faite par celui qui sera pour toujours son repère. S’approchant, l’astre du jour l’interpelle dans le silence. Elle sent une main l’entourer avec une infinie douceur et un souffle chaud et léger se répandre dans son écrin de soie. 
- Debout, demoiselle ailée !... ta lumière arrive, car mon éclat se lève sur toi. 
- Tu ne m’as pas oublié… combien tes promesses sont certaines et combien ta voix est douce à mon oreille… mais là… il m’est impossible de bouger. 
- Avant même de vouloir t’agiter, tu dois respirer.[...] Jusqu’à maintenant ta respiration était courte et rapide… aujourd’hui ton souffle doit être lent et profond… tu n’es plus la même… par conséquent il te faut t’adapter à ta nouvelle physionomie… de plus tu t’apprêtes à entrer dans ce pourquoi tu as vu le jour. A la fois hésitante et impatiente, elle marque un temps, puis finalement prend une grande inspiration, [...]augmentant ainsi la pression entre son abdomen et les parois de sa cellule.[...] Soudain, alors qu’elle se sent défaillir, un bruit tel un déchirement se fait entendre. 
- Que se passe-t-il ? - Tes chaînes viennent de se briser !… tu peux maintenant sortir… mais… Sans en écouter d’avantage, elle se hâte de sortir au grand air. Perchée sur sa dernière demeure, elle bat des ailes, prête à s’envoler. 
- Ne te précipite pas !... tu ne peux t’envoler maintenant !... tes ailes sont encore bien trop petites. 
- Je pensais être prête pourtant !... Que dois-je faire encore ? 
- Attendre en écoutant mes instructions… car ta respiration doit être encore plus profonde afin d’alimenter jusqu’à la plus petite nervure de tes ailes et ainsi leur donner l’envergure qui te permettra d’atteindre le nectar du ciel… au fur et à mesure qu’elles se développeront une onction se répandra sur chacune d’elle… après cela, tu pourras prendre ton envol… Désormais, chaque matin tu te tiendras devant ma face les ailes ouvertes afin de recevoir mes provisions… ainsi partout où tu iras, tu répandras l’odeur de ma connaissance… reflèteras ma lumière… et porteras sur toi l’empreinte de mes pas. » 

D'après un texte d'Isabelle Chan

Comme la chenille qui a fermé les yeux et s’est abandonnée pour cette ultime transformation. 
Nous aussi nous devons prendre cette ferme décision de le laisser s’approcher de nous afin qu’Il accomplisse en nous Sa volonté. 
N’ayons pas peur de souffrir lors de cette transformation car l’amour de Dieu est sans limite il nous tiendra la main jusqu’à la fin.
Une fois ses ailes totalement déployées, le papillon devra encore attendre qu’un liquide se soit répandu sur toute la surface, afin de donner aux ailes la fermeté nécessaire à de nombreuses heures de vol. 
Quand nous prenons, comme Jésus, la résolution « de ne plus faire notre propre volonté, mais celle de Dieu » Matthieu 26.39, nous prouvons notre totale confiance dans les plans de Dieu ainsi que notre obéissance. Si nous allons de l'avant, avec nos propres forces, nous finirons par tomber car nos ailes ne pourront pas nous porter.
Si par contre, notre cœur et notre espérance sont tournés vers le ciel, nous serons alors comme « portés » au-dessus des difficultés et nous pourrons apprécier pleinement la valeur de l'appel de Jésus-Christ !

Camille Ayala - Leçon des Aiglons - 08 mars 2020

Creuser d’anciens puits

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