vendredi 29 mai 2020

Psaumes 42

Psaumes 42 - PVV
Au chef de chœur - Poème didactique des fils de Koré
Comme un cerf qui languit après les courants d'eau,
ainsi languit mon âme après toi ô mon Dieu.
Mon âme a soif de Dieu, du Dieu fort et vivant.
Quand donc pourrais-je entrer, paraitre devant Dieu ?

Mes larmes sont le pain de mes jours et mes nuits.
Sans cesse, on me répète : "Où est-il, ton Dieu ?"
Je suis ému aux larmes, lorsque je me souviens
du temps où je marchais, entouré de la foule,
vers la maison de Dieu, avec des cris de joie
et des actions de grâces de tout un peuple en fête.

Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue ?
Pourquoi te replier sur toi-même et gémir ?
Mets ton espoir en Dieu.
Je te louerai encore car il est mon Sauveur.
Mon âme est abattue. Ô mon Dieu, c'est pourquoi
du pays du Jourdain, des cimes de l'Hermon
et du pays de Misar, je me souviens de toi.

S'appelant l'une l'autre,
les vagues se répondent quand mugit la tempête,
au bruit de tes cascades, tous les flots et tes lames ont déferlé sur moi.
Pourtant pendant le jour, Dieu m'accordait sa grâce,
et je passais la nuit à chanter ses louanges.
J'adressais ma prière au Dieu qui est ma vie.

Je veux dire à ce Dieu qui est mon seul rocher,
Pourquoi donc m'oublies-tu ?
Pourquoi dois-je marcher sombre et dans la tristesse, pressé par l'ennemi ?
Mes membres sont meurtris, mes ennemis m'insultent.
Sans cesse, ils me demandent : "Où donc est-il, ton Dieu ?"

Pourquoi donc, ô mon âme, es-tu si abattue ?
Pourquoi te replier sur toi-même et gémir ?
Mets ton espoir en Dieu.
Je te louerai encore car il est mon Sauveur,
mon secours et mon Dieu.



Ce poème chanté a été écrit dans le but d'instruire, d'informer et d'enseigner les croyants afin qu'ils sachent trouver en Dieu l'unique source qui rafraichit, purifie et rassasie les âmes assoiffées.

La soif de Dieu est un désir ardent et vital répondant à l'appel de Dieu ; C'est Dieu qui créé en nous ce besoin afin que nous allions vers lui, la source de vie !

Ce Psaumes nous rappelle que dans les bons ou les mauvais moments, il nous faut regarder à Dieu et non aux circonstances qui font fluctuer nos âmes des sommets aux abîmes, de la joie à la tristesse ou de l'enthousiasme au désespoir. Regarder en arrière avec nostalgie ne peut atténuer nos tristesses présentes, mais regarder à Dieu nous remplira de joie, car il est fidèle hier comme aujourd'hui et éternellement.

Tous les verbes d'action de ce Psaume montre les contrastes et l'agitation de l'âme humaine assoiffée qui soupire, qui s'abat et gémit tout en allant et venant, mais qui est aussi capable de chanter, de louer et de prier. Alors que Dieu dans sa majesté, immuable et souverain, demeure dans la sérénité et accorde ses grâces ! 

Cela nous a ramené au verset d’Ésaïe 30.15 "C’est en revenant et en vous tenant en repos que vous serez sauvés; dans la tranquillité et dans la confiance sera votre force. Mais vous ne le voulez pas."

Si nous demeurerions dans le calme et la confiance en Dieu, nous nous épargnerions beaucoup d'agitation, de fatigue inutile, d'anxiétés et de tristesses !

Le psalmiste l'a bien compris et ne perd pas son temps à chercher ailleurs son secours.
Il enjoint son âme à se soumettre aux impulsions de l'Esprit de Dieu et non à sa chair.
Il exhorte son âme à obéir à Dieu et à lui faire confiance afin de trouver en Lui tout ce dont il a besoin. Il incite son âme à réagir aux impressions qui l'abattent.

Dieu est la source ! Ce ne sont pas ses bénédictions qui le sont.
Psaumes 36.9 "Car auprès de toi est la source de la vie ; Par ta lumière nous voyons la lumière."

Nous ne devons pas rechercher les bénédictions mais le donateur des bénédictions ! 

La soif de Dieu est vitale, c'est pourquoi à travers nos combats, nos déserts, nos échecs, nos frustrations, ou nos désillusions, nous devons comprendre que Dieu seul est la source de notre bonheur.
Jérémie 2.13 "Mon peuple a commis une double faute : il m’a abandonné, moi, la source d’eau fraîche qui donne la vie. Et il a creusé des citernes. Mais ces citernes sont fendues, elles ne retiennent pas l’eau !"

La soif créé la douleur pour qu'on se tourne vers Dieu, pour qu'on creuse davantage dans sa Parole et en Lui.
Dieu se sert de la douleur pour nous amener à lui, pour nous faire comprendre qu'il est la seule source et que sans lui le monde est un immense désert.
Il est l'eau vive qui nous donne la vie et sans lui, nous sommes morts.

Bien que nous nous perdons parfois dans les méandres de nos affections charnelles et de nos rêves illusoires, Dieu vient à notre secours et nous rappelle qui il est.

Saint Augustin a écrit : "La tristesse vient des péchés qui font obstacle à l’obtention du bien désiré ou des vexations d'autrui."

Tout et tout le monde peut nous décevoir mais Dieu ne nous fera jamais défaut.

Psaumes 65.9 "Ô Dieu, ta rivière est pleine d’eau"

Saint Augustin a écrit à propos de ce Psaume que le cerf a la propriété d’écraser de ses pattes les serpents et de les les manger: et ainsi brûlant de soif sous l’action du venin, il court alors vers l’eau, et s’en trouve restauré. De même que le cerf désire les eaux, ainsi le fidèle désire Dieu, car il est comme un cerf qui éprouve l’ardeur du venin en lui, parce qu’il a été distillé par la suggestion du serpent. Le péché originel résulte de ce venin: "Le péché est entré dans ce monde par un seul homme." Et ce venin est la souillure des désirs charnels et de l'amour des plaisirs, la souillure du premier péché. Ézéchiel 36.25 "Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés de toutes vos souillures, et je vous purifierai de toutes vos idoles."  Et l’homme, qui a été affermi comme le cerf, est établi sur un rocher. Habakuk 3.19 "L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; Il rend mes pieds semblables à ceux des biches, Et il me fait marcher sur mes lieux élevés." 

Blaise Pascal a quant à lui écrit : "Il y a eu autrefois dans l'homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu'il essaie inutilement de remplir de tout ce qu'il l'environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu'il n'obtient pas dans les présentes. Or, toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu lui-même."  

Jésus qui est Dieu a dit dans Jean 7.37-38 "Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Ecriture."

Et dans Jean 4.14 "celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle."

En contemplant les sources du Jourdain, celles de l'Hermon, ou celles d'autres collines environnantes, le psalmiste est inspiré par la nature pour en faire des illustrations spirituelles et des comparaisons édifiantes.

Comme lui laissons nous instruire par la nature et par la Parole de Dieu qui nous appellent à nous rapprocher de notre Sauveur.
Comme lui, posons-nous les bonnes questions*!
*Les questions relais sont de bons moyens de réfléchir ou de répondre à ceux qui cherchent des réponses. Elles montrent de l’empathie. Ce sont les courroies de transmission du dialogue.  
Elles ne donnent pas l’impression de poser des questions. Elles suivent le dialogue.
Elles permettent d’entretenir la conversation en stimulant l'autre à parler et à donner plus d’informations. Il faut les utiliser le plus souvent possible pour aller au bout de la réflexions et ne pas s'arrêter à des réflexions rigides ou trop rapides et superficielles.

Et enjoignons notre âme à ne pas se laisser dominer par ses émotions et à ne pas se replier sur elle-même, mais à se tourner et s'ouvrir à Dieu.
Plutôt que de nous mettre nous-mêmes la pression ou de les laisser les autres nous oppresser, laissons-nous diriger par Dieu !

S'abattre en hébreu signifie aussi :  s’accroupir comme une bête sauvage dans sa tanière, être affaibli, courbé, jeté à terre, au désespoir... alors que le verbe espérer en hébreu signifie aussi :  regarder à, être dans l’attente, compter sur, donner l’espérance, se confier, dépendre.

Le Psaume 42 nous pousse à la repentance et à prendre de nouvelles habitudes afin que nous ne nous laissions pas entrainer par le découragement, l'abattement ou la tristesse. 

Il nous exhorte à la foi en Dieu et à une plus grande soif de Lui. 
Il nous montre les pièges à éviter en allant à des citernes crevassées. 
Il nous ramène à la source ultime afin que nous y buvions et louions Dieu qui nous a donné la possibilité de nous y désaltérer à chaque instant de nos vies. 

Sophie et Fémi - Vendredi 29 mai 2020

mercredi 13 mai 2020

La routine



Savez-vous ce qu'est "la routine" ?
La routine c'est un ensemble de choses qu'on fait par habitude sans même y réfléchir.

Pensez-vous que la routine soit bonne ou mauvaise ?
Quel est le contraire de la routine ?

Que préférez-vous : la routine ou les moments exceptionnels ?
Pensez-vous que l'on pourrait vivre chaque jour des moments exceptionnels ?
Qui a créé la routine ?
Pourquoi Dieu a-t-il créé la routine ?
Comment Dieu a-t-il fait pour créer la routine ?

Il a créé le soleil et la lune !
Genèse 1.14-18 "Dieu dit : "Que des lumières dans le ciel séparent le jour et la nuit ! Elles marqueront les fêtes, les jours et les années. Dans le ciel, elles serviront à éclairer la terre. »
Et cela arriva. Dieu a fait les deux grandes sources de lumière : la plus grande pour commander au jour, et la plus petite pour commander à la nuit. Il a fait aussi les étoiles.
Dieu les a placées dans le ciel pour éclairer la terre, pour commander au jour et à la nuit et séparer la lumière de la nuit."

Quelle lumière Dieu a-t-il mis dans le ciel pour commander le jour ?
Le soleil

Quelle lumière Dieu a-t-il mis dans le ciel pour commander la nuit ?
La lune

Comment sait-on qu'un nouveau jour arrive ou se termine ?
Quand le soleil se lève et se couche !

Avez-vous déjà vu le soleil se lever et se coucher ? Où se lève-t-il et où se couche-t-il ?
Il se lève à l'est et se couche à l'ouest… Demandez à vos parents de vous montrer à la maison par quelle fenêtre vous pouvez voir le soleil se lever ou se coucher…

Avez-vous déjà vu la lune dans le ciel ? Comment est-elle ? Avez-vous déjà remarqué qu'elle était parfois absente, parfois ronde et parfois en croissant ?
A quoi ça sert de voir la lune croitre ou décroitre ?
La lune marque les mois, car un cycle de lune dure 29 jours, donc un mois.
Le soleil nous permet de voir les jours s'écouler et la lune les mois.


Qui peut citer les jours de la semaine ?


Qui peut citer les mois ?

Que se passerait-il s'il n'y avait plus de lune ?
Que se passerait-il s'il n'y avait plus de soleil ?

S'il n'y avait plus de lune, il y aurait des grandes marées chaque midi et chaque minuit.
Il n'y aurait plus de saison, et une partie de la terre serait congelée alors que l'autre serait brûlée par le soleil. Il y aurait des vents à 300 km/h et les plantes mourraient !

S'il n'y avait plus de soleil, il ferait toujours nuit et la terre serait congelée ! Il n'y aurait plus de plantes, d'animaux ni d'hommes et la terre s'envolerait dans la galaxie !!!

Dieu a donc créé la lune et le soleil pour que la vie sur la terre soit possible et bonne !
Dieu sait que la terre, les animaux, les plantes et les être humains ont besoin des cycles du soleil et de la lune pour vivre bien.
Si on ne savait jamais quel jour ou quel mois nous sommes nous serions perturbés !

Quels objets du quotidien vous aident à vous repérer dans le temps ?
Une montre, un réveil, une pendule, un calendrier…

Comment faisaient les hommes avant que ces objets existent ?
Ils se repéraient au soleil (cadran solaire) et à la lune !

Puis ils ont inventé la clepsydre ou le sablier ; les premières horloges sont apparues il y a il y a plus de 700 ans ! La première montre date de plus de 300 ans !

Pour aider les hommes à se repérer dans le temps, Dieu a donc créé le soleil et la lune, mais aussi les fêtes.

Connaissez-vous des fêtes qui vous aident à vous repérer dans le temps ?

Pâque au printemps fin mars ou début avril – la fête de la moisson qui est devenu la Pentecôte 50 jours plus tard– La fête des tentes après les vendanges en octobre – Le jour de l'an – Le jour du grand pardon en septembre – La fête des lumières en décembre…
De plus Dieu avait donné le shabbat pour que les hommes se reposent un jour par semaine.
Il avait donné une année sabbatique tous les 7 ans et 2 années de repos lors du jubilé tous les 50 ans.

Y a-t-il plus de jours avec fête ou sans fête ? Est-ce que chaque jour pourrait être une fête ?

Les êtres humains ont besoin d'être cadrés par des rythmes et des routines.
C'est pour cela qu'il a créé le soleil, la lune et les fêtes.
Mais les hommes ont créé l'électricité et ils ont commencé à ne plus faire attention aux rythmes que Dieu leur avait donnés. Ils se sont couchés tard, se sont levés tôt et ont même commencé à travailler la nuit ! Ils ne se sont plus reposés le dimanche et encore moins l'année sabbatique. Les hommes ont déréglé leur corps, leur cœur et la nature avec eux !!!
Certains passent leur temps à travailler et d'autres à dormir ; certains passent leur temps à s'amuser et faire la fête alors que d'autres ne s'amusent jamais. Certains passent leur temps à manger et d'autres meurent de faim. Certains étudient sans cesse et d'autres passent leur temps devant la TV ou internet sans rien faire… Les être humains ont perdu le bon équilibre !!!

Au commencement, quand Dieu a créé la terre, le soleil, la lune, les végétaux, les animaux et les êtres humains, tout était parfait.
Adam et Eve rencontraient Dieu tous les soirs dans leur jardin et discutaient avec lui.
Adam et Eve étaient amis avec Dieu et ils se réjouissaient ensemble.
Tout allait bien ! La paix et la joie étaient leur quotidien.
Mais un jour Adam et Eve ont décidé de ne plus dépendre de Dieu. Ils ont décidé d'en faire qu'à leur tête et là tout a commencé à aller de travers.
Leur cœur s'est endurci !

Connaissez-vous la différence entre rigide et flexible ?

Je vous propose un jeu : je vous montre des choses et vous me dites si elles sont rigides ou flexibles.
Une clé– Une pelote de laine 
Un doudou– Un robot
Une sucette– Un marshmallow
Une chaise en bois – Un coussin
Un caillou – du Slime

Pouvez vous m'expliquer la différence entre rigide et flexible ?
Flexible = Souple, malléable, qui se courbe facilement.
Rigide = Raide, qui n'est pas malléable, qui ne se courbe pas.

Etes-vous flexible ou rigide dans votre corps ?
Un bébé est très flexible et plus on vieillit plus on est rigide !

Que faut-il faire pour rester flexible le plus longtemps possible ?
Du sport pour s'assouplir… moins on bouge plus on devient raide !

Et votre cœur comment est-il flexible ou endurci ?
Que faut-il faire pour avoir un cœur malléable et pas endurci ?
Souvenez-vous d'Adam et Eve !
Plus on se rapproche de Dieu et qu'on passe du temps avec lui entre amis et plus notre cœur est tendre ! Plus on s'éloigne de lui et qu'on en fait qu'à notre tête et plus on s'endurcit !

On pourrait imager ça par une danse !
Avez-vous déjà dansé avec quelqu'un ?
Pour bien danser il ne faut pas être tout raide !
Il faut de la souplesse!

Mais pas seulement ; si on danse à 2, que faut-il d'autre que la souplesse ?
Il faut aller au même rythme, dans la même direction, il faut une osmose, un accord parfait…

Avec vos parents, vous pouvez faire le jeu de la danse en posant vos pieds sur leurs pieds et en vous accrochant à leur taille. Le jeu consiste à suivre tous leurs pas sans tomber !

Avec Dieu c'est la même chose ! Si on veut que les choses se passent bien dans notre vie et pour l'éternité, il faut suivre sa volonté, sa cadence, ses directions… il faut rester tout près de lui, s'accrocher à lui et écouter sa voix. Il faut lui donner la main. Il ne faut pas lui résister et n'en faire qu'à notre tête.
Si vous ne savez pas ce que Dieu veut, il faut demander à vos parents et lire la bible et prier !

On ne doit pas seulement lui obéir parce qu'on a peur de la punition, mais lui obéir parce qu'on l'aime ! Si on ne veut pas obéir c'est parce qu'on n'aime pas Dieu !

Dieu veut le meilleur pour nous… Il a tout créé pour notre bonheur et notre bon fonctionnement. Si on ne respecte pas ses règles et qu'on en fait qu'à notre tête, les choses vont aller de travers !!!

Si on n'aime pas Dieu et qu'on décide d'en faire qu'à notre tête, notre cœur devient amer au lieu d'être plein de douceur. On devient triste et en colère au lieu d'être dans la joie et la paix.

Si on n'aime pas Dieu et qu'on décide d'en faire qu'à notre tête, notre cœur devient tout sec et dur au lieu d'être souple et flexible.

Dieu veut que nous ayons un cœur rempli de vie et d'amour, plein de joie, de douceur, de paix… il ne veut pas que nous ayons un cœur sec et dur, malheureux et sans vie…

Vous l'avez compris Dieu a créé des routines pour nous aider à nous discipliner et à vivre heureux. Il ne faut pas négliger ces routines car elles nous donnent de la discipline et de la rigueur, mais il ne faut pas non plus devenir trop rigide pour devenir secs et durs.
Il faut trouver le bon équilibre.
Dieu a aussi créé le sabbat et les fêtes pour s'amuser, se détendre, jouer, rire, chanter, danser…


Pouvez-vous citer une routine (l'emploi du temps d'une journée) équilibrée que vous pourriez faire pendant ce confinement?

Petit déjeuner équilibré
Lecture biblique et prière
Sport
Douche
École
Déjeuner équilibré
École et activités extra scolaires adaptées à l'enfant
Gouter équilibré
Jeux
Diner équilibré
Soirée détente ; lecture et prière




jeudi 7 mai 2020

Le bouclier de la foi

La foi n'est jamais entièrement déracinée du cœur du croyant ; elle y demeure, même si elle est ébranlée et en fâcheuse posture. La lumière de la foi n'est jamais éteinte ou étouffée ; il en reste toujours au moins une étincelle.
Cela permet de comprendre, que la Parole, qui est une semence incorruptible de vie, produit un fruit de même nature, dont le germe ne se dessèche pas et ne périt jamais.
L'incrédulité ne règne pas dans le cœur des croyants, mais elle les attaque de l'extérieur.
Elle ne les blesse pas mortellement mais les moleste, ou bien la blessure qu'elle leur fait est soignable.
Comme le dit l'apôtre Paul dans Éphésiens 6.16, la foi est un bouclier.
Elle est donc placée devant nous afin de recevoir les coups du diable et de les repousser, ou au moins de les arrêter afin qu'ils n'atteignent pas notre cœur.
La foi ébranlée ressemble à un soldat robuste qui est contraint de reculer sous les coups et de s'abriter.
Si la foi est atteinte, le bouclier est cabossé par la violence du coup, faussé mais pas percé.
L'âme croyante surmontera toujours la difficulté et dira avec David "Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi."

C'est assurément une chose terrible que de marcher dans l'obscurité de la mort et il est normal que les croyants, aussi fermes soient-ils en eux-mêmes, aient cela en horreur. Mais, parce qu'ils ont la pensée que Dieu est présent et qu'il a soin de leur salut, leur crainte est vaincue par une telle assurance.
Saint Augustin a dit : "Quoi que fasse le diable contre nous, machinations ou attaques, comme il n'occupe pas la partie du coeur où habite la foi, il est chassé dehors."

Si on en juge par l'expérience, non seulement les croyants résistent victorieusement à tous les assauts de telle sorte que, s'étant revigorés, ils sont prêts mieux que jamais à retourner au combat, mais ce que Jean dit dans son épitre est accompli en eux : "Tout ce qui est né de Dieu triomphe du monde ; et la victoire qui triomphe du monde, c’est notre foi." 1 Jean 5.4

L'apôtre exprime l'idée que la foi non seulement sera victorieuse dans une bataille, ou même dans dix, mais que toutes les fois qu'elle sera attaquée, elle triomphera. 

Si nous ne voulons pas que la foi soit incertaine et se ballotte d'un côté et d'autre, il faut l'appuyer sur la promesse du salut qui nous est offerte volontairement et libéralement, par le Seigneur, qui prend bien plutôt en considération notre misère que notre dignité.
En disant que la foi doit avoir pour fondement une promesse gratuite, nous ne contestons ps que les croyants reçoivent et révèrent la parole de Dieu en toutes ses parties ; mais nous indiquons que le véritable objet de la foi est la promesse de la miséricorde.
Il est sûr que les croyants doivent reconnaître Dieu comme étant leur juge et celui qui punit leurs fautes ; mais ils contemplent spécialement sa miséricorde, puisqu'il leur est présenté ainsi : "Toi, Seigneur, tu es un Dieu miséricordieux et compatissant, lent  à la colère, riche en bonté et en fidélité."
Psaumes 86.15

Jean Calvin 

La vraie foi vs l'ombre de la foi

Reconnaitre que les réprouvés ont la foi peut sembler étrange à certains, puisque l'apôtre Paul considère que la foi est le fruit de notre élection.

1 Thessaloniciens 1.3-4 "Nous pensons, sous le regard de Dieu le Père, à votre foi agissante, à votre activité dévouée et fidèle inspirée par l’amour, aux fatigues que cet amour vous permet d’affronter avec une inébranlable fermeté et à votre constance à espérer le retour de notre Seigneur Jésus-Christ."
"Foi, amour, espérance" est appelée la triade de grâces 

Il n'y a certes que ceux qui sont prédestinés au salut que Dieu illumine et à qui il donne la foi, leur faisant sentir vraiment la puissance de l'évangile ; cependant, l'expérience montre que les réprouvés sont parfois touchés d'un sentiment presque semblable à celui des élus, de sorte qu'à leur avis, ils doivent être rangés parmi les croyants.
La parole de l'apôtre n'est donc pas absurde lorsqu'il dit qu'ils goûtent pour un temps les dons célestes.

Hébreux 6.4-6 "Si des hommes ont été une fois éclairés par la lumière (d’en-haut), s’ils ont goûté aux dons du ciel, s’ils ont eu part au Saint-Esprit, s’ils ont senti combien la Parole de Dieu était bonne et bienfaisante et s’ils ont connu par expérience les richesses et les forces merveilleuses du monde à venir, si, malgré tout cela, ils se sont détournés de la foi et sont retombés dans leur ancienne vie, il est impossible de les amener de nouveau à changer d’attitude car, au fond, ils sont en train de crucifier le Fils de Dieu pour leur propre compte et de le déshonorer publiquement."

Jésus Christ indique que leur foi est temporaire.
Luc 8.13 "Le sol plein de pierres, ce sont les gens qui entendent la Parole et qui la reçoivent avec joie, mais la Parole n’a pas de racines en eux. Ils croient pendant un moment seulement, ensuite, quand il y a une difficulté, ils abandonnent."

 Ils n'ont pas compris qu'elle est la puissance de l'Esprit pour recevoir lucidement et avec conviction ou bien ils n'ont pas eu la vraie clarté de la foi ; mais Dieu, afin de les maintenir dans cette position et de leur enlever toute excuse, s'insinue dans leur compréhension dans la mesure où sa bonté peut être goûtée sans l'Esprit d'adoption.

S'il y a une grande similitude entre les élus et les croyants "temporaires", seuls les élus sont véritablement les enfants de Dieu et peuvent l'appeler Père avec confiance.

Galates 4.6 "Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie : Abba ! Père !" 

Dieu ne régénère pour l'éternité que les élus par une semence incorruptible, plantée dans leur coeur et sur laquelle il veille pour qu'elle ne périsse pas.
1 Pierre 1.23 "Vous avez été régénérés, non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole vivante et permanente de Dieu."

Aussi ne faut-il pas douter que Dieu scelle, d'une façon spéciale, la certitude de sa grâce chez les élus, afin qu'elle leur soit pleinement attestée. 
Cela n'empêche pas que le Saint Esprit accomplisse des actions de moindre envergure chez les réprouvés. 
Il n'en reste pas moins que les croyants sont invités à s'examiner, soigneusement  et en toute humilité, de peur que ne s'insinue dans leur cœur une apathie charnelle présomptueuse, au lieu de la certitude de la foi qui devrait y être.
Les réprouvés ne font jamais l'expérience de la grâce de Dieu que de façon confuse ; ils n'en appréhendent que l'ombre au lieu de sa réalité substantielle. 
Le Saint Esprit ne scelle en effet et ne confirme vraiment la rémission des péchés que chez les élus qui en ont une forte conviction pour en bénéficier. 
Cependant, on peut dire que les réprouvés croient, d'une certaine manière, que Dieu leur est favorable, puisqu'ils acceptent le don de la réconciliation, mais ils le font d'une manière confuse et sans ferme résolution.
Ils ne participent pas avec les enfants de Dieu à la même foi ou à la même régénération mais, sous couvert d'hypocrisie, ils en ont l'apparence. 
Je reconnais que Dieu leur fait connaitre sa grâce, mais le sentiment qu'il suscite en eux diffère tellement de celui qu'il grave dans le cœur des croyants qu'il en restera inconnu. 
En réalité, jamais Dieu ne se montre propice aux réprouvés en les sauvant de la mort pour les placer sous sa garde. 
Il leur fait percevoir sa miséricorde de façon intermittente. 
Il n'enracine une foi vive que dans le coeur des élus qu'il rend persévérants jusqu'à la fin.

Matthieu 24.13 "Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé."

Je reconnais que la volonté de Dieu est immuable et que sa vérité ne change pas ; mais je pense que les réprouvés n'obtiennent jamais cette révélation secrète de leur salut que l'Ecriture ne reconnait qu'aux croyants. J'affirme donc qu'ils ne comprennent pas la volonté immuable de Dieu et n'accueillent pas de façon inébranlable sa vérité, parce que leur sentiment à ce sujet est instable et même susceptible de s'effondrer.  Ils sont comme un arbre planté trop peu profond pour avoir des racines vivaces, mais qui, pendant quelques années, produit des fleurs et des feuilles et même quelques fruits, et qui finalement se dessèche et meurt.

En résumé, si l'image de Dieu a pu être effacée de la compréhension et de l'âme du premier homme à cause de sa rébellion, il n'est pas étrange que Dieu répande quelques rayons de sa grâce sur les réprouvés et permette, ensuite, qu'ils s'éteignent. Rien ne l'empêche de donner aux uns une connaissance superficielle et éphémère de évangile qui s’efface, et aux autres une connaissance tellement gravée en eux qu'elle y demeure toujours.

Un point est clair : aussi petite et faible soit la foi des élus, elle ne  peut jamais être effacée de leur coeur où l'Esprit de Dieu, qui leur apporte les arrhes et le gage infaillible de leur adoption, les a gravés.
Le fait que la clarté que reçoivent les réprouvés ressemble à une aspersion évanescente ne doit pas conduire à conclure que le Saint Esprit trompe et fraude. Il ne vivifie pas la semence qu'il jette dans leurs coeurs pour qu'elle soit incorruptible, comme il le fait pour les élus.

L'expérience et l'écriture montrent que les réprouvés sont parfois touchés par la grâce de Dieu, aussi peut-il se faire qu'ils aient dans leur cœur le désir d'aimer Dieu.
Mais les réprouvés, ayant une conception de l'amour paternel de Dieu peu profondément ancrée dans leur cœur, n'aiment pas le Seigneur comme s'ils étaient ses enfants et éprouvent à son égard une affection bassement intéressée.

Jean 2.24-25 "Jésus n’a pas confiance en eux, parce qu’il les connaît tous. Il n’a pas besoin qu’on le renseigne sur les gens. Lui, il sait ce qu’il y a dans le cœur humain."
Seul, Jésus Christ a reçu l'Esprit de l'amour de Dieu, avec la condition de le communiquer aux membres de son corps.

Romains 5.5 "Notre espérance ne risque pas d’être déçue, car Dieu nous aime, il nous a donné son Saint-Esprit qui a rempli nos cœurs de son amour."

A l'inverse, nous voyons que Dieu se met en colère d'une manière étonnante contre ses enfants, sans pourtant cesser de les aimer.
Il ne les hait pas, mais il veut que sa colère les impressionne afin de détruire en eux tout orgueil, de secouer et de supprimer la paresse et de les inciter à la repentance.
C'est ainsi qu'en un moment, ses enfants le voient irrité contre eux et contre leurs péchés et n'en sont pas moins confiants en sa bienveillance.
Il n'ont pas d'autre refuge qu'en lui. C'est avec une confiance sereine et sans hypocrisie qu'ils lui demandent de bien vouloir être apaisé à leur égard.

Au contraire, Jésus a dit dans Matthieu 15.13 : "Toute plante que mon Père céleste n’a pas lui-même plantée sera arrachée."

C'est aussi de ces faux croyants dont parle l'apôtre Jacques 2.14  "Mes frères, à quoi servirait-il qu’un homme prétende: “J’ai la foi” s’il ne peut présenter aucun acte qui le prouve? Une telle foi peut-elle le sauver?"

Il existe des hypocrites qui s'égarent eux mêmes par de faux raisonnements et qui n'éprouvent aucune honte à vouloir tromper Dieu et les hommes. 

Jacques 1.22  "Si vous vous bornez à écouter la parole sans jamais la traduire en actes, vous vous faites des illusions sur vous-mêmes."

Jean Calvin

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...