jeudi 23 septembre 2021

Trésors du désert (2)


2. Dansons sur les eaux

 

Matthieu 14.28 "Seigneur, si c’est toi, ordonne que j’aille vers toi sur les eaux."

 

Étape 1 : Danser en posant mes pieds sur ceux de Jésus.

Lorsque vous étiez enfant, avez-vous déjà dansé avec un adulte en posant vos pieds sur ses pieds et en vous cramponnant à sa taille afin qu'il vous guide pleinement au rythme de la musique ?

Complètement abandonné vous vous sentiez léger et habile, entrainé avec joie dans des tourbillons de valses enlevés.

Pouvez-vous penser un instant que Jésus veuille que vous vous abandonniez quelques fois dans ses bras, en posant vos pieds sur ses pieds afin de ne faire aucun faux pas ?

C'est l'invitation qu'il m'a faite, un jour, à l'aube d'un voyage missionnaire en Afrique. Car il voulait m'entrainer sur les flots de ce monde avec légèreté et à sa cadence (son fardeau est doux et léger !), en m'apprenant à me cramponner à lui et de lui faire complètement confiance. C'était une manière de m'enseigner à poser mes pas dans ses pas et de le suivre pleinement selon son rythme. Et il précisa que lorsque j'aurais appris à totalement à me laisser guider pas à pas pour danser dans ses bras, il m'inviterait à jouer avec lui au jeu du miroir, pour refléter sa gloire...

Voulez-vous danser et avancer avec Jésus sur les eaux ?

C'est à cet endroit qu'est son terrain de jeux et d'apprentissage.

C'est sur le lac que Pierre apprit à marcher sur les eaux, c'est là aussi qu'il vécut des pêches miraculeuses, et où il vit la tempête se calmer prodigieusement...

Resterez-vous dans votre barque à quai ou sortirez-vous pour aller de l'autre bord ?

Avant d'atteindre l'autre rive, vous aurez appris des leçons spirituelles déterminantes, vous aurez appris à vivre en communion avec Christ et à ne dépendre que de lui, à ne faire qu'un avec lui, comme un couple en osmose qui danse, comme un enfant qui suit les mouvements de son partenaire de jeu, tel le reflet dans un miroir...

 

Matthieu 14.19 "Jésus dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus."

 

Étape 2 : Tenter de valser avec Jésus.

Deux ans plus tard, alors que je priais avec le groupe d'intercession de notre église, le Seigneur a poursuivi cet enseignement. Dans la salle principale de l'église, les chantres, qui répétaient pour le culte dominical, se sont soudain mis à chanter à tue-tête, accompagnés de leurs instruments. Toute à mes pensées et à mes prières, je pris soudain conscience que Jésus, lui aussi, prêtait l'oreille aux chants. Il sourit, l'air attendri et amusé. Je ne l'avais jamais vu ainsi et craignant que cette clameur n'ait perturbé son intercession, j'ai pensé avec embarras, qu'ils chantaient faux.

       - Non, a répondu Jésus, ils chantent juste, de tout leur cœur, de toute leur âme et de toutes leurs forces. Le reste a peu d'importance.

       J'ai souri, gênée d'avoir jugé mes frères et sœurs, mais heureuse de le voir si clément.

       - J'aime leur enthousiasme, a-t-il déclaré en se mettant debout sur les eaux, et en me tendant la main pour m'inciter à me lever à mon tour. 

       - M'accorderais-tu cette danse ? m'a-t-il demandé.

       - Avec plaisir, ai-je répondu, consciente du privilège qu'il m'accordait.

       - Cela fait partie des leçons de l'océan, m'a-t-il chuchoté à l'oreille.

       - Tout comme les pêches miraculeuses et l'apaisement prodigieux des tempêtes ? ai-je pensé.

       - Exactement. Nous nous promènerons ensemble en musique sur ces eaux… Laisse-moi te guider, m'a-t-il dit en empoignant fermement ma main et en jouant de tout son poids dans la marche.

       - J'ai la tête qui tourne ! ai-je rapidement protesté.

       - Parce que ton regard ne fixe pas le mien, me reprit-il avec fermeté. Il s’agit d’une sorte de dialogue dansé qui implique une ouverture vers l’autre.

       - Je ne connais pas ces pas ! objectai-je encore en freinant la cadence.

       - Ne cherche pas à les deviner ni à trouver une logique, poursuivit-il sans s'arrêter. Laisse-moi mener la danse et abandonne-toi complètement entre mes mains.

       - Je comprends maintenant pourquoi tu parlais d'une leçon sur l'océan. Ce n'était pas un moment récréatif, mais une leçon d'obéissance et d'abandon total, ai-je rechigné. Tu te venges, parce que tout à l'heure je disais qu'ils chantaient faux ?

       - Je ne me venge pas, a-t-il répondu, amusé. Mais toi, tu danses faux, parce que ton cœur n'est pas en totale harmonie avec le mien.

       - Comment veux-tu que je te suive ? Tu vas trop vite et tu changes sans cesse de rythmes et de directions ! me suis-je justifiée, en ne comprenant pas ses reproches.

       - Il ne s'agit pas de fermer les yeux, ni de te transformer en marionnette entre mes mains, m'a-t-il expliqué. Mais, il faut que tu écoutes mon cœur et que tu sois dans une osmose intentionnelle avec moi.

       - Ce n'est pas simple ! ai-je objecté. T'écouter en marchant à tes côtés, c'est une chose ! Mais danser, c'en est une autre et je ne suis pas douée pour cela.

       - C'est un moment privilégié que tu apprécieras lorsque tu seras parvenue à me suivre parfaitement, tout comme tu apprécies aujourd'hui de marcher sur les eaux. Tout est une question de révélation et d'abandon…Ta maturité parfaite se révèlera quand tu seras pleinement à l'aise avec mon imprévisibilité. Mais on reprendra cette leçon une autre fois, conclut-il, alors que la musique s'était arrêtée et que je restai sur ma faim, confuse de n'avoir pas su profiter de ce moment privilégié avec lui.

 
Matthieu 14.20 "Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi !"

Étape 3 : Nos jambes ont fusionné.

Quatre ans plus tard, la leçon de Jésus s'est poursuivie.

Cette fois, il me tendit une nouvelle fois la main pour m'inviter à danser avec lui et me dit : "Reprenons là où nous en étions restés..."

A cet instant, je réalisai que je n'avais plus de jambe... ou plutôt, que nos jambes avaient complètement fusionnées : ses jambes et les miennes ne faisaient qu'unes ! 

Instantanément, je repensais aux derniers mois de maladie que je venais de traverser, et pendant lesquels je n'avais plus la force de marcher… S'était-il servi de cette épreuve pour m'apprendre à ne plus compter sur mes forces ? Il est vrai qu'à travers cette longue période de faiblesse, j'avais dû renoncer à mon rythme, à mes directions, à mes ambitions, à mes rêves et à mes voies… Sans doute, voulait-il que j'embrasse désormais les siennes ! Ma main gauche se posa sur sa taille qui avait été blessée à la croix, et ma main droite se glissa dans sa main percée... Mes yeux fixèrent les siens avec amour, comme si son regard m'absorbait. Je sentais battre son cœur et le mien se mit au diapason du sien. Nous avons dansé et cette fois il n'y eut aucun problème de synchronisation, de rythme ou de direction... tout était si léger, aérien et fluide !  C'était une danse d'unité parfaite, pleine d'amour et de joie. Rien de comparable avec la première fois. Et pendant que nous dansions, des gouttes d'eau et des gouttes d'huile se mirent à tomber du ciel, comme autant de paroles divines à appliquer à nos vies pour les guérir.

 

Romains 6.5 "Si nous sommes nés ensemble et unis comme des jumeaux fusionnés (des siamois) par sa mort, nous le serons aussi par sa résurrection."

Quelques mois plus tard, alors que je repensais à cette leçon spirituelle, le Seigneur me demanda de considérer quel honneur et quel plaisir c'était de danser avec lui. Puis il m'expliqua que cet enseignement n'était pas terminé… Il me donnait, en effet, la possibilité d'avoir une fusion toujours plus grande avec lui, si je parvenais à demeurer en lui.

Effectivement, la leçon s'est poursuivie deux ans plus tard. Alors que nous étions en prière avec les leaders de l'église, le Seigneur m'a intimé l'ordre de me mettre à genoux pour prier, et dès que j'ai obéi à son injonction, je me suis vue assise dans une caisse en bois qui flottait paisiblement sur les eaux. Fermant les yeux, j'appréciai ce moment de quiétude et m'abandonnai aux courants avec confiance. Puis, j'ai soudain pris conscience qu'un petit coffret en bois était posé sur mes genoux. Me demandant ce qu'il pouvait bien renfermer, je l'ai ouvert. Et à ma plus grande surprise, j'ai découvert qu'il contenait un cœur sanguinolent. Puis j'ai entendu un chant, délivré comme un message de la part du Christ : "Je te donne mon cœur, il ne m'appartient plus, ce que j'ai de meilleur, tout est pour toi. Signé : Jésus." 

 

Ezéchiel 36.26 "Je vous donnerai un cœur neuf et donnerai un souffle nouveau en vos entrailles. J’écarterai le cœur de pierre de votre chair et vous donnerai un cœur de chair."


Questions :

Quelles étaient les intensions de Jésus en parlant de ces danses ? Que voulait-il faire comprendre ? Et quels changements voulait-il opérer ?

Si vous pouviez considérer votre union avec Christ comme une danse, à quelle étape citée ci-dessus, seriez-vous aujourd'hui ? Pourquoi ? Qu'est-ce que Jésus attend actuellement de vous ?

Comment comprenez-vous le chant délivré comme un message de la part de Jésus ? A quels versets bibliques vous fait-il penser ?

Méditez ces différentes étapes et les versets qui y sont rattachés avec le plan d'étude proposé au début de cette étude.

 

Pour aller plus loin…

Vous pouvez lire : "Si vous voulez marcher sur l'eau, sortez du bateau" de John Ortberg.

 

Trésors du désert (1)

 


Avant-Propos

 

Job 42.3 "Oui, j’ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas."

Cette étude est un come-back sur les 8 dernières années (2012 à 2020) qui m'ont permis de recevoir l'exceptionnelle et singulière pédagogie divine à travers la souffrance. Cette instruction s'est accomplie en théorie et en pratique, dans les hautes sphères de la révélation divine autant que dans les profondeurs abyssales de mon âme éperdue. Et puisque pour bien apprendre, il fallut préalablement désapprendre, elle inclut des leçons d'émondage, de désenracinement, d'abandon et d'afflictions atteignant mon corps, mon âme et mon esprit, avant de finalement devenir des leçons de foi, de sainteté et de fusion. Ces longues années d'affliction démontrent combien nous sommes lents à comprendre et lents à mettre en pratique, mais aussi combien Dieu est fidèle, patient et persévérant avec nous ! Humblement et de façon plus ou moins chronologique, j'aimerais vous faire profiter de toutes les glanures durement récoltées pendant ces années passées au désert. Elles furent pour moi des trésors insaisissables au premier abord, puis s'avérèrent des sources de vie purifiantes, désaltérantes et incroyablement édifiantes. J'espère modestement qu'elles le seront aussi pour vous et qu'elles pourront vous aider à traverser quelques terres desséchées jalonnant votre pèlerinage vers la patrie céleste.

"Non seulement la souffrance sert d'épreuve de vérité mais elle sert aussi de catalyseur, c'est à dire qu'elle déclenche une réaction par sa seule présence. Elle révèle et façonne la foi authentique et démasque et détruit la fausse foi."  David Powlison

 Pour chaque chapitre de cette étude, je vous propose un plan de méditation et de prière appelé "Lectio Divina", que nous utilisons depuis plusieurs années dans notre église et qui s'est révélé être fort utile et édifiant pour nos âmes.

 

1. Prière

       Décidez que ce moment est pour vous avec Christ.

    Priez pour que votre cœur soit libre, bien disposé, ouvert, à l'écoute…

       Focalisez-vous sur Christ.

     Demandez-lui son aide afin que vous puissiez pleinement accueillir la parole de Dieu, que vous la compreniez et qu'elle porte du fruit dans votre vie.

     Réclamez que la lumière divine éclaire vos pensées et votre cœur, demandez le discernement…

 

2. Lire lentement le texte

 

       Qu'est-ce qui vous touche au premier abord dans ce texte?

       Discernez la pensée centrale du texte.

       Quel est le message clé ?

       Comment s'articule-t-il ?

    Décortiquez les versets proposés dans plusieurs traductions de bibles, dans les langues originales…

 

3. Se questionner

       Quelles résonances bibliques cela vous évoque ?

       Quel lien ce passage a-t-il avec Jésus, et avec le Saint Esprit ?

       En quoi ce passage vous bouscule-t-il dans votre compréhension de la bible ou dans votre foi ?

       Qu'est-ce que cela vous enseigne pour votre vie ? Votre foi ?

 

4. Agir

    A quoi ce passage vous pousse-t-il ?

    Quels engagements pouvez-vous prendre en fonction de ce que vous avez compris ?

 

5. Mémoriser un ou plusieurs versets qui vous ont touché et prier en "ruminant" tout ce que vous avez appris à travers cette méditation.

    Laissez Le Saint Esprit vous visiter et imprimer ce message dans votre cœur.

    Laissez le Saint Esprit vous parler encore à travers tout ce que vous venez de découvrir

‰    Confessez vos manques et vos désobéissances.

     Rendez grâce à Dieu pour ce moment.

   Priez pour passer à l'action, obéir et mettre en pratique concrètement.

 

1. Randonnées prometteuses

 

Proverbes 29.18 "Quand il n’y a pas de révélation, le peuple est sans frein ; heureux s’il observe la loi !"

En septembre 2013, nous avons fait quatre randonnées en Savoie et le Seigneur s'est servi de ces quatre parcours pour m'enseigner des leçons spirituelles, dépassant de loin ce à quoi je pouvais m'attendre. Ces quatre parcours furent en quelque sorte comme quatre images, ou plutôt comme quatre couvertures de livres donnant un léger aperçu de ce que pouvait contenir cette longue pédagogie divine.

1. Le sentier du Jomier.

Dans ce parcours pentu, je ne parvenais pas à avancer, j'avais les jambes et le souffle coupés ; mais surtout, j'étais assaillie par des pensées sombres, décourageantes et oppressantes au point d'avoir le souffle coupé. Heureusement mon mari s'est avéré un bon coach sportif en m'aidant à reprendre mon souffle et à bien respirer. Il me tira par la main et m'encouragea à me focaliser sur sa voix plutôt que sur les pensées de mon cœur blessé et dysfonctionnel.

 

2 Corinthiens 10.5 "Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ."

La leçon de Jésus :

Bien trop souvent, même si nous marchons sur l'étroit chemin, aux côtés de notre sauveur, nos raisonnements ne sont pas à l'unisson avec les siens. Des mauvaises pensées issues de notre passé et de nos blessures, de fausses croyances sur Dieu, sur nous-même et sur les autres, ainsi que des paroles de découragement susurrées par l'ennemi de notre âme ont raison de notre foi. Si nous continuons notre marche, sans prendre en compte tous ces dysfonctionnements,  nous finissons par nous écrouler physiquement, moralement et spirituellement. Au lieu d'être en communion avec Jésus et de profiter sereinement de ses promesses, nous nous sentons accablés et oppressés par l'ennemi. Nous nous sentons sans force, en difficulté pour mettre un pied devant l'autre, et nous pensons à rebrousser chemin. A bout de force et de courage, nous osons alors crier à celui qui marche à nos côtés et qui est fidèle et juste pour nous délivrer. Plein de patience et de douceur, il nous fait reposer dans de verts pâturages, afin que nous reprenions notre souffle. Puis il nous exhorte à caler notre respiration sur la sienne, afin que nous trouvions un deuxième souffle ; il nous entraine à nouveau à sa suite, tout en continuant à nous parler le long du sentier abrupt et caillouteux. Sa voix nous rassure et élimine peu à peu tous les murmures insidieux et destructeurs de l'ennemi. Sa vérité nous affranchit de nos blessures, de nos dysfonctionnements et de tous les mensonges auxquels nous avions cru. En nous concentrant sur sa voix, nous retrouvons finalement des forces et du courage et nous pouvons tout à nouveau marcher par la foi, libres de nos fardeaux et dans la plénitude de sa présence. 

Proverbes 4.20 à 23 "Mon enfant, écoute mes paroles, fais attention à mes conseils. Ne les oublie jamais, garde-les au fond de ton cœur.  Ils donnent la vie et la santé à tous ceux qui les acceptent. Par-dessus tout, surveille ton cœur, car il est la source de la vie.

2. Le plan d'Amont.

Nous sommes allés aux barrages de plan d'Amont et de plan d'Aval pour faire une randonnée que nous avions déjà effectuée deux ans plus tôt. Nous nous attendions à y revoir des marmottes, mais cette fois elles étaient absentes. A leur place, nous avons aperçu un âne portant les nombreux sacs d'un groupe de randonneurs.

La leçon de Jésus :

Les conceptions et les provisions divines sont toujours plus grandes que les nôtres et plus grandes que nous oserions l'imaginer. Nous ne devons donc pas figer Dieu et ses bienfaits dans le cercle fermé de nos expériences passées. Nous ne devons pas, non plus, nous enfermer dans une routine religieuse, mais connaitre Dieu toujours mieux. Cependant, Jésus précise que seuls ceux qui sont proches de lui auront cette opportunité de le connaitre toujours plus. Ceux qui demeurent loin de lui contemplent ces bienfaits sans en bénéficier. Ceux qui marchent à la suite de Jésus vivent de nouvelles expériences de foi avec lui, ils connaissent sa douce intimité et entendent distinctement sa voix. Le Seigneur porte leurs fardeaux et marche devant eux, car il est à la fois leur guide et leur chemin. Ceux qui suivent le Seigneur de près s'encouragent aussi les uns les autres et persévèrent sur l'étroit sentier. Et au fur et à mesure de leur marche, il leur pousse des racines et des ailes. Ils s'enracinent en Christ et se lient solidement les uns aux autres ; leurs ailes leur permettent de s'élever au-dessus de leurs circonstances, de prendre du recul et de s'assoir dans les lieux célestes... Par notre union avec lui, nous sommes considérés déjà délivrés de ce présent monde mauvais et assis en Jésus-Christ dans la gloire. C’est comme cela que Dieu nous voit. Si nous nous approprions ce fait par la foi, le caractère de notre vie sera changé. Nous ne serons plus attachés à cette terre et accaparés par ce qui est passager et éphémère. Nous rechercherons les choses qui sont en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. 

Ephésiens 3.16-19 "Soyez puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi ; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu."

3. L'orgère.

C'est une randonnée, à plus de 2000 m d'altitude, que nous avions déjà effectuée deux ans plus tôt.  Mais cette fois, mon mari a décidé de quitter le sentier principal pour redescendre à travers de verts pâturages traversés par un cours d'eau limpide et parsemés de fraisiers, de framboisiers et de myrtilliers.

La leçon de Jésus :

Il faut parfois savoir sortir des sentiers battus, de nos habitudes, de notre routine, de nos conceptions puériles ou erronées, de notre religiosité, des chemins durs et stériles où nous nous bornions à marcher. Dieu veut nous faire découvrir des verts pâturages parcourus par des ruisseaux limpides où nous trouverons une délicieuse et précieuse nourriture pour nos âmes. Cela présageait une orthodoxie, une orthopraxie et de nouvelles habitudes de vie bien plus saines et bénéfiques pour tout notre être !


Psaumes 23.2 "Il me fait reposer dans de verts pâturages, il me dirige vers des eaux paisibles."

4. Déjeuner au fort Marie-Christine et grand tour du monolithe.

Après un repas dans un restaurant construit au cœur même d'une ancienne forteresse, nous avons décidé de faire le tour du monolithe de Sardières (aiguille de roches sédimentaires carbonées). Ce qui deux ans plus tôt s'était avéré une petite ballade tranquille s'est transformé en marche éprouvante, parce que nous nous sommes perdus loin du monolithe. Grâce à Dieu, un randonneur expérimenté est providentiellement apparu au cœur de la forêt pour nous donner de précieux conseils et nous aider à retrouver notre chemin...

La leçon de Jésus :

Jésus est notre forteresse et le solide refuge dans lequel nous sommes nourris et fortifiés.

Le monolithe peut aussi être l'image de Jésus le rocher des siècles, inébranlable. Si nous nous éloignons de lui sans y prendre garde, notre marche devient pénible et angoissante, car elle nous donne le sentiment d'être perdus... Heureusement dans sa fidélité, Dieu veille à ce qu'on ne sorte pas complètement de son plan ; il nous envoie le Saint Esprit, ou un conseiller inspiré pour nous ramener sur le bon sentier.  Nous ne sommes pas orphelins, abandonnés à notre triste sort. Par un moyen ou un autre, Dieu nous accompagne et nous donne de bons conseils : "Attention de ne pas tomber ou de ne pas glisser ! Affermissez vos pas !  Marchez doucement et fixez toujours votre regard sur le rocher des siècles... Une fois sur le bon chemin, ce ne sera pas facile, mais ce sera toujours moins dur que si vous aviez continué sur la mauvaise voie. Persévérez, même si cela vous semble difficile et long, ce chemin vous donnera une vision céleste et non terrestre du rocher des siècles."

Et effectivement, en fin de parcours, nous avons découvert un plan panoramique nous donnant du recul sur le chemin que nous venions de parcourir, et nous aidant à comprendre nos erreurs et nos succès. 

Psaumes 71.3 "Sois pour moi un rocher qui me serve d’asile, et où je puisse toujours me retirer ! Tu as résolu de me sauver, car tu es mon rocher et ma forteresse."


Questions :

Comment s'est révélé Christ à travers ces randonnées ?

En comparant votre cheminement spirituel à une randonnée en montagne, à quelle étape, pensez-vous être aujourd'hui ? Expliquez votre choix.

Etes-vous prêt à des changements opérés par Christ dans votre âme et votre vie ? Pourquoi ?

A votre avis, Pourquoi Christ vous conduirait-il à effectuer des changements dans votre âme et votre vie ?

Méditez ces différentes étapes et les versets qui y sont rattachés avec le plan de méditation biblique et de prière proposé au début de cette étude.

 


Pour aller plus loin…

Vous pouvez lire : "Méditations sur les Psaumes des montées" (Psaumes 120 à 134) d'Eugène H. Peterson.

vendredi 3 septembre 2021

Hosanna

 


La phrase hébraïque "Hosanna" est trouvée dans un seul passage de l'Ancien Testament (Ps 118.25), où elle signifie "Sauve, s'il te plait!" C'est un crie de détresse à Dieu. Comme quand quelqu'un vous pousse dans l'eau alors que vous ne savez pas nager et que vous sortez votre tête de l'eau en criant: "Au secours, sauvez moi!… Hoshiya na!"

Hosanna – un glissement de sens

Mais le sens de la phrase « hoshiya na » changea au fil du temps. Dans le psaume, elle était immédiatement suivie de l’exclamation: « Béni soit celui qui vient au nom de l’Éternel! » L’appel à l’aide « hoshiya na » semble être entendu avant même d’être prononcé par le psalmiste. Au fil des siècles la phrase « hoshiya na » cessa d’être un appel à l’aide dans le langage du peuple juif. C’est devenu un cri d’espoir et de joie. De « Sauve, s’il te plait! », on est passé à « le salut! le salut! le salut est arrivé! » Avant c’était quelque chose qu’on dirait si on était en train de se noyer, mais c’est par la suite devenu ce qu’on disait quand on voyait le maître nageur venir nous sauver! C’est le débordement d’un cœur qui voit l’espoir, la joie, le salut arriver et qui ne peut se contenir.

La signification de « Hosanna » est donc: « Hourra pour le salut! Il vient! Il est là! Salut! Salut! »

Et « Hosanna au Fils de David » signifie « Le Fils de David est notre salut! Hourra pour le roi! Le salut appartient au roi! »

Et « Hosanna au plus haut des cieux » signifie, « Que tous les anges du ciel chantent le chant du salut: Salut! Salut! Que les cieux les plus hauts chantent! »

Extrait d'un article de John Pipper

lundi 23 août 2021

Brossage à sec

 


Un brossage lymphatique : pour quoi faire ?

Petite minute de culture générale : savez-vous ce qu'est la lymphe ? C'est un liquide organique très proche du plasma sanguin en termes de composition. Ce liquide entoure les cellules partout dans le corps (sauf dans le cerveau et la colonne vertébrale). La lymphe est transportée par un réseau de vaisseaux appelé le système lymphatique. Son rôle est de nettoyer l'organisme des agents infectieux et de déclencher au besoin la réaction du système immunitaire. Or la circulation lymphatique est beaucoup plus lente que celle du sang puisqu'elle dépend de nos mouvements musculaires et de la respiration). Plus la circulation lymphatique est dynamique, plus son action de nettoyage est efficace, et meilleure est notre santé !

Un brossage à sec régulier aide donc l'organisme à se nettoyer à la fois de l'intérieur et de l'extérieur ! Voyons tous ses bienfaits en détail.

Quels sont les bienfaits du brossage corporel ?

L’avantage premier du brossage corporel est surtout d’aider la peau à éliminer les cellules mortes accumulées en surface. L'action exfoliante de la brosse permet à la peau de respirer plus librement. Le sang afflue également dans le derme grâce à la friction répétée de la brosse douce sur la peau, ce qui permet de mieux nourrir et oxygéner les tissus. Le brossage draine aussi les toxines (éliminées en partie par la circulation lymphatique mais aussi par la peau elle-même, via les pores ainsi ouverts).

Le brossage lymphatique est un véritable nettoyage en profondeur. Pour aider la lymphe à circuler, les mouvements doivent toujours se faire vers le haut dans le sens de l’évacuation vers les ganglions lymphatiques dont les principaux sont situés à l’aine, aux aisselles et au niveau du cou.

C'est aussi un nettoyage de surface. Il rendra la peau toute douce et la pénétration des cosmétiques ensuite bien plus efficace.

Qui peut faire un brossage à sec et à quelle fréquence ?

Le brossage corporel est indiqué pour presque tout le monde, et en particulier pour ceux qui veulent un soin "anti-âge" et "détox" pour leur corps. Le brossage lymphatique est idéal pour les peaux sèches autant que grasses.

Il est particulièrement indiqué en cas de cellulite, de rétention d'eau dans les jambes, de cicatrices nombreuses (uniquement si elles sont bien refermées et anciennes) et aussi de vergetures anciennes. 

Comment pratiquer le brossage à sec ?

Le brossage à sec peut remplacer une douche : on se "lave" une fois par semaine sans aucun produit (ni savon ni gel douche). On peut aussi le pratiquer juste avant une douche quand on le souhaite.
Voici quelques règles simples pour intégrer le brossage lymphatique à votre routine  :

  • Utilisez une brosse à poils souples en fibres naturelles, c'est important. Il faut une brosse ni trop dure ni trop souple, et surtout facile à manier.
  • Prenez l’habitude de vous frictionner le matin avant la douche, et éventuellement une fois par semaine le soir, sans douche qui suit.
  • Frottez-vous tout le corps, à l’exception du visage ou des zones irritées, sans forcer, c’est la brosse qui fait tout le travail.

La méthode du brossage à sec

Agissez avec souplesse et fermeté à la fois. Brossez toujours en mouvements circulaires en partant de l’extrémité des membres et en remontant vers le haut.

  1. Commencez par les pieds, dessous, dessus, puis remontez le long des jambes en effectuant des petits cercles jusqu’en haut des cuisses.
  2. Frictionnez-vous les mains et les bras jusqu’aux aisselles, avant de vous concentrer sur le dos (un long manche peut être utile, ou de l'aide) et les fesses.
  3. Passez au ventre et effleurez-vous avec délicatesse, puis la poitrine et la nuque.
  4. Rincez-vous en fin de brossage ! Allez sous la douche pour vous rincer à l’eau, pas besoin de savon, la peau est douce et vous êtes propre comme un sou neuf.

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...