samedi 2 avril 2022

Ephésiens 1.3

 


Éphésiens 1.3 "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !"

Méditation de Sophie :

À quoi pensons-nous généralement quand nous entendons l’expression "les bénédictions de Dieu" ?

Comme nous sommes des êtres corrompus par le péché, nous avons plutôt tendance à penser que les bénédictions divines sont des faveurs répondant à nos besoins charnels, à notre bien-être : une bonne santé, un époux et des enfants répondant à nos désirs, un foyer confortable, de l'argent, des biens, un travail épanouissant… alors que les bénédictions qui sont essentielles à notre bonheur sont toute autre ; c'est la communion avec Dieu, le fait d'être transformé à son image, d'être sanctifié, d'aimer comme lui aime, de porter du fruit à sa gloire, de le servir…

Pourquoi accordons-nous tant d’importance à nos bénédictions matérielles et temporelles?

Parce que nous sommes égocentriques au lieu d'être christocentriques. Nous recherchons notre bonheur ailleurs qu'en Dieu parce que nous sommes plus charnels que spirituels. Nous recherchons ce qui nous plait et non ce qui plait à Dieu.

Comment parvenir à penser davantage à nos bénédictions spirituelles?

En méditant la Parole de Dieu, nous apprenons à connaître davantage Dieu et donc à plus l'aimer. Plus nous l'aimons et plus nous voulons lui plaire et lui ressembler. Car en même temps nous apprenons à nous voir tels que nous sommes dans toute la noirceur de notre nature pécheresse et nous soupirons après la délivrance de cette nature charnelle.

Quand vous bénissez/louez Dieu, pourquoi êtes-vous porté à le remercier?

Il est tellement saint, majestueux, rempli de sagesse, d'amour, de patience envers nous. Découvrir tous ses attributs, tout ce qu'il est et tout ce qu'il fait nous amène obligatoirement à le louer et à l'adorer ! Il n'y a pas mieux que lui ! et en plus il nous aime et nous bénit !

Qu’est-ce qui vous touche le plus en Éphésiens 1.3? "Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes sortes de bénédictions spirituelles dans les lieux célestes en Christ !"

En Christ tout a été accompli une fois pour toute. Il nous a bénis c'est déjà fait ! et si cela ne suffit pas il intercède nuit et jour continuellement pour nous. Si nous sommes en Christ, c’est-à-dire morts avec lui et ressuscités en lui (ou nés de nouveau) ses bénédictions sont nôtres. Nous n'avons plus qu'à les saisir par la foi. Ces bénédictions, CADEAU : c'est qu'ils nous a choisis, adoptés, délivrés, éclairés, acquis et unis à Christ.

Qu’est-ce que le "monde céleste" ?

Le monde céleste est la sphère où sont Dieu et Jésus Christ ainsi que les anges. Si nous sommes en Christ (la tête de l’Église) nous sommes déjà assis dans les lieux célestes avec lui, ses promesses sont déjà nôtres.

Quel est le rôle de chaque personne de la Trinité dans notre salut?

Par amour, par grâce et pour sa gloire Dieu est le concepteur de notre salut, Jésus Christ par sa vie, sa mort et sa résurrection a exécuté le plan du salut et le Saint Esprit applique les effets bienfaisants du salut dans nos vies.

Parmi les cinq éléments généraux de la bénédiction (les cinq matériaux de base : choisis, adoptés, délivrés, éclairés, acquis et unis à Christ), lequel vous interpelle le plus et pour quelle raison? Lequel aimeriez-vous étudier/considérer plus en profondeur?

Unis à Christ. Parce que je pense avoir réalisé les autres points mais j'aspire encore plus d'unité avec Christ ; j'aspire à ne faire qu'un avec lui, fusionner avec lui ; être pleinement en harmonie, à l'unisson, transformée à son image ; et dire comme Paul dans son épitre aux Galates 2.20"J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. "C'est pour moi le joyau du témoignage personnel et de l’expérience chrétienne. C'est un acte que Christ a accompli une fois pour toutes, qui s'est aussi accompli à travers ma nouvelle naissance, mais il se poursuit toujours plus maintenant et dans l’avenir.

En quoi nos bénédictions spirituelles nous sont-elles d’un grand secours quand nous faisons face aux épreuves de la vie?

Elles sont l'essentiel. Elles ancrent notre foi non dans des choses périssables mais dans des trésors éternels et incorruptibles. Elles nous réjouissent même dans l'affliction. Elles nous remplissent même dans la disette. Elles nous vivifient même dans la faiblesse et la maladie.

Prière de Sophie :

Seigneur, pardon pour toutes ces années où j'ai pensé plus aux bénédictions terrestres qu'aux célestes. Pardon d'avoir négligé un si grand salut ! Pardon d'avoir été égocentrée, toujours insatisfaite et non reconnaissante de tous tes bienfaits. J'étais tellement centrée sur moi-même que je n'avais pas réalisé tout ce que tu as accompli et accomplis sans cesse pour tes enfants. Pardon d'avoir privilégié la chair et ses désirs à tes bénédictions célestes. Pardon d'avoir attendu des cadeaux que tu m'avais déjà donné. Combien j'étais aveuglée et ignorante de qui tu es et de ce que je suis. J'ai longtemps minimisé ta grâce incommensurable et minimisé aussi ma nature pécheresse. Aujourd'hui je réalise ta grandeur, ton amour et ta bonté ainsi que mes grandes faiblesses. Merci pour ta patience à mon égard. Merci de m'avoir choisie malgré tout. Merci d'avoir fait de moi ton enfant malgré mon indignité. Merci pour les délivrances ! Merci pour ta lumière qui éclaire mon cœur et ton chemin, merci d'ouvrir mes yeux ! Merci de vouloir faire un avec ton peuple comme tu fais un avec Christ. Merci pour toutes ces bénédictions, ces dons du ciel, ces faveurs imméritées, ces cadeaux inestimables, éternels et incorruptibles ! infiniment merci !

Méditation de Fémi

A quoi pensons-nous généralement quand nous entendons l’expression « les bénédictions de Dieu » ?

Tout d’abord, la bénédiction est un acte qui tient sa source en Dieu. Cela nous fait penser à Dieu et à tous les avantages (la connaissance de Dieu, le fait d’avoir été choisi, adopté,  pardonné, d’avoir la possibilité de connaître sa volonté, de recevoir le Saint –Esprit) en Jésus-Christ notre Seigneur et sauveur à partir du moment où nous croyons en Lui.

Pourquoi accordons–nous tant d’importance à nos bénédictions matérielles et temporelles ?

Pour la simple raison que nous ne prenons pas conscience que nous sommes vraiment bénis et que les bénédictions célestes ne sont pas palpables. Nous aimons ressentir les choses et regarder à ce qui frappe aux yeux. Nos yeux se fixent sur les choses du présent comme le reste du monde alors qu’il y a bien plus que cela auprès de Dieu. Dieu nous l’a révélé en Christ. Nous sommes aveuglés et dépassés par le monde visible, parce qu’il manque de régularité dans la méditation de la parole, dans notre vie de prière et dans notre besoin de Dieu. Il suffit de voir notre réaction quand nous sommes éprouvés. Quelqu’un qui prend conscience que son frigo est bien rempli et le visualise régulièrement se nourrira en conséquence.

Comment parvenir à penser davantage à nos bénédictions spirituelles ?

Il faudrait d’abord en être intimement convaincu. L’intime conviction vient de notre intimité avec Dieu qui nous le fait expérimenter par sa parole selon les circonstances dans lesquelles nous nous trouvons. Accepter que rien ne vient de nous et cela vient de Dieu qui a tout prévu pour que notre relation avec lui soit rétablie. Alimenter notre foi par une lecture guidée par le Saint-Esprit. Retenir la parole, la repasser dans notre cœur pour la mise en pratique dans notre quotidien. De ce fait nous vivons Christ et les bénédictions deviennent concrètes.

Quand vous louez Dieu, pour quels bienfaits êtes-vous portés à la louer ?

Je le loue pour tous ses bienfaits car ils sont intrinsèques à sa nature. Chaque bienfait en appelle à d’autres qui viennent raviver ma louange. Elle se porte en résumé sur le Psaume 23.1"l’Eternel est mon berger je ne manquerai de rien. "Dieu me donnera toujours de quoi le glorifier. Il y a dans ce verset une implication importante : celle d’être une brebis obéissante qui entend la voix de son berger et le suit.

Qu’est-ce qui vous touche le plus en Éphésiens 1.3 ?

Ce qui me touche le plus c’est l’expression être en Christ. C’est jouir de tout ce que Christ est et a fait. L’expression reprend toute les bénédictions spirituelles que nous avons en Christ. Jésus est au centre de notre vie. Dieu ne voit plus notre imperfection parce que nous sommes justifiés en Christ. Éphésiens 2.12. L’œuvre complète du salut c'est ce CADEAU !

Qu’est-ce que le monde céleste ?

C’est le monde invisible qui n’est pas perçu par nos sens charnels. Il y a la notion d’éternité. Là où résident la trinité, les anges qui lui sont soumis.

Quel est le rôle de chaque personne de la trinité ?

Le Père attire ceux qu’il a choisis à Jésus. Jean 6.44"Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour."

Le rôle du fils est d’accomplir la volonté du Père en ressuscitant ceux que le père lui a donné

Le rôle du Saint–Esprit est d’introduire dans la vie du croyant la vie de Jésus. Il le régénère Jean 3.5"Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu."

Parmi les 5 éléments généraux de la bénédiction, lequel vous interpelle le plus. Lequel aimeriez-vous examiner plus en profondeur ?

Nous appartenons à Dieu et son héritage nous appartient. Bien que les autres bénédictions doivent être aussi explorées en profondeur. Dieu nous a comblés. Nous avons la paix, l’amour, la grâce, la sagesse, la vie éternelle, la joie, la victoire, la force, la direction, la puissance, la miséricorde, le pardon, la justice, la vérité, la communion avec lui, le discernement spirituel, le ciel, les richesses éternelles, la gloire. ‘’Tout a commencé au moment où il m’a choisie’’. La notion du choix m’interpelle le plus. C’est là où tout commence pour moi à mes yeux.

En quoi les bénédictions spirituelles sont-elles d’un grand secours face aux épreuves de la vie ?

En ce que nous ne combattons pas contre la chair et le sang, mais contre les princes des ténèbres Éphésiens 6. 12"En effet, ce n'est pas contre l'homme que nous avons à lutter, mais contre les puissances, contre les autorités, contre les souverains de ce monde de ténèbres, contre les esprits du mal dans les lieux célestes."Les bénédictions spirituelles nous sont d’un grand secours dans le combat spirituel. Tout se joue dans la sphère spirituelle. Nous sommes d’accord que Jésus a vaincu le diable et toute sa cohorte. Mais il est aussi important que le croyant l’acte dans sa vie. Dès l’instant où nous disons oui à Dieu, l’ennemi de notre âme ne tarde pas à se manifester car lui aussi a des projets pour nous. Donc nous avons besoin d’une puissance surnaturelle qui est le Saint Esprit. Faisant partie des bénédictions spirituelles en Jésus, il nous protège dans l’armure de Dieu. Les bénédictions spirituelles sont en lien avec l’armure de Dieu. Dieu nous a tout donné.

Prière de Fémi

Père céleste, merci pour les bénédictions spirituelles qui nous ont été accordées en Jésus. Nous reconnaissons que tu en es la source et l’exécuteur. Je peux m’approcher de toi, te parler, te voir par la foi, m’identifier à Christ. Elle me rappelle :

·         Le regard plein d’amour que tu as posé sur moi car je ne pouvais pas te voir à cause du péché.

·         Mon statut d’errant et d’orpheline que tu as transformé en m’adoptant.

·         L’assurance que je suis délivrée. Que je n’ai pas à craindre mon ancien maître car tu l’as vaincu afin qu’il n’ait plus de droit sur moi.

·         Je peux marcher paisiblement dans ce monde car, par ta parole et ton Esprit tu m’éclaires.

·         Tu as payé très cher pour me sortir du péché dans lequel je me plaisais. Je t’appartiens et tu m’appelles par mon nom.

·         Que je ne suis pas seule, la trinité habite en moi pour ta gloire. Cela afin que s’accomplisse ta volonté, celle de me voir à la ressemblance de ton fils un jour.

 Duo de prière et de méditation biblique du 23 février 2022, partagé à l'église le 1er avril 2022.

vendredi 1 avril 2022

Baby shower

 


Il s’agit d’un rituel ancien dans de nombreuses ethnies et d’un rituel séculier en pleine expansion depuis peu en France, mais depuis longtemps dans le reste du monde : À l’instar de l’enterrement de la vie de jeune fille (bridal shower), la baby shower marque le passage de la jeune fille à celui de la mère. 

Devenir mère, c’est naître une seconde fois, se transformer, se préparer à un bouleversement extraordinaire, une nouvelle identité, de nouvelles responsabilités. L’idée de la baby shower est donc d’entourer la future maman de l’accompagner et de la conseiller, de la célébrer, de partager sa joie et bien sûr de la gâter. 

La baby shower est généralement organisée au troisième trimestre de grossesse, souvent au huitième mois, période sereine où la maman prépare l’arrivée de son bébé. 

C’est dans les années 1900 aux États-Unis que la tradition d’organiser une fête autour d’une future maman a réapparu dans un pays de religion chrétienne. La baby shower était organisée l’après-midi, à l’heure du thé, les dames se protégeant du soleil avec des ombrelles. Mais déjà aux États-Unis, les Indiens Navarro ont de tout temps organisé pour une future maman en fin de grossesse le Dine Bizaad – traduit en anglais par Blessingway.

Après la Seconde Guerre mondiale, avec le baby boom, la baby shower a connu la popularité qu’on lui connaît maintenant outre-Atlantique.

La baby shower devient de plus en plus populaire en Europe : Espagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne, et arrive depuis peu en France.
En France, la tradition de la cigogne pourvoyeuse de bébés et des fêtes de la cigogne s’inscrivait également dans cette anticipation prénatale.

L’engouement observé ces derniers temps répond à un besoin de convivialité : être ensemble, se réjouir, se retrouver, partager un instant de bonheur. La baby shower se doit d’être un moment unique dont tous les participants se souviendront, c’est aussi un moment qu’on immortalise par de nombreuses photos.

Mais cette fête est avant tout empreinte de mercantilisme néolibéral et de ritualisation humaniste, de toute-puissance expiatoire (rien ne peut arriver à l’enfant à naître dans la fin de grossesse et à l’accouchement) et d'anticipation dynamique pour affronter l’incontournable incertitude face à la diversité des scénarios possibles.

 

Enterrement de vie de célibataire

 


L'enterrement de vie de célibataire apparait pour les hommes vers le XVIIIe siècle et se résumait très souvent à un passage en maison close dans un état d'ébriété avancé. La cérémonie consistait en effet en un repas entre amis dans l’auberge du village (ou du village voisin si l’on craignait d’être reconnu après des débordements). C’était le « dîner d’adieu » : beuverie, vaisselle cassée, tapage nocturne. Puis, l’homme profitait d’une ultime fois des services d’une autre femme, le plus souvent dans des maisons closes, avant de retrouver sa belle…

L'enterrement de vie de jeune fille s'est développé plus tardivement, à partir des années 1970 avec le mouvement de libération de la femme (MLF), et a pris de l'ampleur plus récemment. Les filles jouissant d’une même liberté sexuelle que les garçons, alors elles pouvaient célébrer elles aussi la fin du vagabondage amoureux avant de s’engager. C’était inutile autrefois car la jeune fille était supposée être vierge en passant de la maison familiale à celle de son mari.

Le charivari* (mot signifiant : mal de tête) est une forme similaire de l'enterrement de vie de célibataire : on en trouve des témoignages dès le XIVe siècle. C'est une démarche symbolique des membres d'une communauté villageoise, une démonstration empreinte de violence morale et parfois physique visant à sanctionner des personnes ayant enfreint les valeurs morales et (ou) les traditions de cette communauté.

Le terme désigne aussi bien le défilé en lui-même qu'un bruit discordant généré par de nombreuses personnes, du tapage ou encore du bruit accompagné de désordre. 

Dans ce dernier cas, on parle aussi de chahut. Il se tient à l'occasion d'un mariage jugé mal assorti (c'est notamment le cas des charivaris organisés lors du mariage d'un homme âgé avec une jeune femme) ou d'un remariage (notamment quand un veuf ou une veuve se remarie trop vite après le décès de son premier conjoint : il s'agit alors d'un rite funéraire dans lequel le bruit est le seul moyen d'expression du défunt). 

Le charivari pouvait durer très longtemps, tant que les personnes mises en cause n'acceptaient pas de verser une sorte de rançon, comme au minimum offrir à boire aux participants, et souvent de « courir l'âne » : les conjoints devaient enfourcher un âne, la femme dans le bon sens, l'homme à l'envers, tourné vers le derrière et tenant en main la queue de l'animal, en général au moment du carnaval, au milieu de la foule qui les conspuait. 

Ces rituels effectués, le calme revenait. Si les personnes incriminées refusaient de « courir l'âne », ils étaient remplacés par des comparses qui jouaient leur rôle, mais en ce cas c'est leur position au sein de la communauté qui était gravement compromise. Les autorités interdisaient la pratique du charivari qui troublait l'ordre public. 

En tant que chrétien, quelle attitude adopter ?

Le livre de Romains nous donne une réponse assez claire à ce sujet:

Romains12.2 "Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait."

En effet, en tant que chrétiens, nous ne devrions pas nous habituer aux tendances du monde et se laisser influencer. Nous devons plutôt être des modèles. Le Saint-Esprit en nous, est Là pour nous guider et nous éclairer. C’est Lui qui va renouveler notre intelligence et notre système de pensées.

Comme évoqué plus haut, le concept d’enterrement de vie de célibataire a une connotation morbide et macabre. En tant qu’Enfants du Royaume, nous sommes appelés à la vie. Le Seigneur Jésus est venu nous la donner en abondance.

A proprement parlé, les enterrements de vie des célibataires n’ont pas de fondement biblique, c’est une tradition instituée par l’homme. Très souvent, les pratiques exercées incitent à une certaine forme d’immoralité. Or la bible nous encourage à penser et à agir autrement. 

Nous devons apprendre à ne pas nous laisser modeler par le monde et le mimer. Nous sommes libres en Jésus-Christ. Ne nous sentons pas obligés de faire comme tout le monde pour ne pas paraître ringards.

Dans Matthieu 5, Jésus nous interpelle et dit que nous sommes le sel de la terre et la lumière du monde. Ainsi, nous ne devons pas perdre notre saveur et devenir fades. Si nos lampes sont éteintes ou cachées, comment pourrons-nous apporter la lumière et la vérité dans ces derniers temps ?

Matthieu 5.16 "Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux."

En tant que chrétiens, nous avons une ligne de conduite à tenir. Gardons à l’esprit que nous devons porter un bon témoignage de nos vies et non nous conformer au monde dans lequel nous vivons.

 

 

 

 

1er avril


La fête du poisson d'avril trouve son origine dans l'antiquité :
Le 1er avril tombant 12 jours après l'équinoxe de printemps et il est donc fort possible que cette fête trouve son origine dans l'antiquité. Une journée était effectivement consacrée au Dieu du rire dans l'ancienne Grèce. Cette journée était consacrée aux farces, aux fous et à l'inversion des rôles comme pendant le Carnaval. Cette tradition a été reprise par les romains avec la déesse Aphrodite.
 

Quelques questions à se poser en rapport avec une célébration populaire ou une coutume

  • Ses origines sont-​elles manifestement liées à une pratique ou à un enseignement de la fausse religion, par exemple au spiritisme ?

  • Est-​elle une marque d’honneur déplacée, voire de l’adulation, envers un humain, une institution ou un emblème national ?

  • Est-​ce qu’elle élève une nation ou un groupe ethnique au-dessus des autres ?

  • Est-​ce qu’elle reflète “ l’esprit du monde ” qui s’oppose à l’action de l’esprit saint de Dieu ?

  • Ma participation risque-​t-​elle de faire trébucher quelqu’un ?

  • Si je décide de ne pas y participer, comment est-​ce que je pourrais expliquer respectueusement ma décision à autrui ?

Les passages suivants permettent d’affiner la réflexion sur les coutumes populaires :

  • Les Israélites infidèles “ se sont mêlés aux nations et ont appris leurs œuvres ”.

  • “ Celui qui est fidèle dans ce qui est tout petit est fidèle aussi dans ce qui est beaucoup, et celui qui est injuste dans ce qui est tout petit est injuste aussi dans ce qui est beaucoup. ”

  • “ Vous ne faites pas partie du monde. ”

  • “ Vous ne pouvez avoir part à ‘ la table de Jéhovah ’ et à la table des démons. ”

  • “ Pour vous [...] c’est bien assez d’avoir dans le temps passé accompli la volonté des nations, quand vous alliez dans les dérèglements, passions, excès de vin, orgies, beuveries et idolâtries criminelles. ”

 

samedi 26 mars 2022

Toujours plus de grâce et de paix


Mercredi 16 février 2022 : Toujours plus de grâce et de paix

Méditation de Sophie

Petite introduction à l'épitre aux Éphésiens :

Paul a écrit cette lettre aux Éphésiens dans les années 60 et 61, alors qu’il était prisonnier à Rome. (Pendant cette période, il rédigea également les lettres aux Philippiens, aux Colossiens et à Philémon).

Paul avait déjà vécu à Éphèse entre les années 53 et 55. Pendant ce séjour, il avait enseigné journellement dans une école, et beaucoup de personnes étaient venues l’écouter. Plusieurs crurent ; c’est ainsi que fut fondée l’église d’Éphèse. De plus, un grand nombre de personnes qui venaient travailler à Éphèse entendirent Paul, crurent à leur tour et l’évangile se répandit ainsi dans toute la région d’Éphèse (Actes 19.8-10).

La lettre de Paul aux Éphésiens n’était donc pas seulement destinée à l’église d’Éphèse, mais également aux églises des villes voisines qui avaient vu le jour à la suite des deux années d’enseignement de l’apôtre à Éphèse.

 

Éphésiens 1.1-2 "Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, aux saints qui sont à Éphèse et aux fidèles en Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !"

·     

Paul précise qu'il a écrit cette lettre en sa qualité d’apôtre de Jésus-Christ ; c’est-à-dire que Dieu l'a choisi et l'a oint pour une mission bien particulière, celle d'être apôtre ; et Dieu l'a revêtu de la pleine autorité de Christ pour accomplir ce ministère. Paul a été établi comme apôtre non par sa propre volonté ni la volonté d'un autre homme qui l'aurait enrôlé (comme un autre apôtre ou un pasteur…), mais selon la volonté de Dieu.Il ne s'est pas auto-proclamé ni ingéré dans ce rôle par envie ni par orgueil, ou même comme s'il était un espion juif qui se serait introduit parmi les chrétiens pour les piéger. N'oublions pas que Paul persécutait l'église avant sa conversion ! Paul mentionne toutes ces précisions pour rassurer ses lecteurs et pour détourner leur attention de lui afin qu'ils la tournent vers Jésus Christ ; Paul n'écrit pas en son nom mais au nom du Christ ; il est en quelque sorte son porte-parole.

Paul adresse sa lettre au peuple saint. Le fait d'être membre du peuple saint implique qu’ils appartiennent à la race élue, au ministère royal, à la nation mise à part pour servir Dieu, au peuple que Dieu s'est acquis au prix du sang de Jésus-Christ selon sa grande miséricorde.1Pierre 2.9-10"Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, vous qui autrefois n’étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n’aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde."

Cela implique aussi que le Seigneur sest donné lui-même afin de racheter ce peuple de toute iniquité, et de le purifier afin qu'il soit zélé pour de bonnes œuvres que Dieu a préparées à l'avance pour lui. Tite 2.13-14"Notre Sauveur Jésus-Christ, s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres."

Les chrétiens sont des personnes mises à part, séparées du monde, et réservées pour le service de Jésus-Christ et pour la gloire de Dieu. Esaïe 43.21 "(le peuple que j'ai élu) Je l’ai formé pour moi: il publiera ma gloire."

Cette séparation, cette consécration se fait à la fois intérieurement par la nouvelle naissance, et extérieurementen devenant membre de l'église. Comme l'a dit Monod "Point de saint au ciel, qui n’ait commencé par l’être sur la terre."


Les chrétiens ont déjà reçu cette grâce dans ce que Christ a accompli sur la croix une fois pour toutes et qu'eux-mêmes sont nés de nouveau ; mais cette grâce divine continue à se manifester jusque dans l'éternité. Elle concerne essentiellement le pardon de leurs péchés durant toute leur vie. 1 Jean 2.1"Si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste."

Les grâces de Dieu sont nombreuses pour le peuple de Dieu, on peut en trouver un inventaire dans le Psaume 103. "Mon âme, bénis l’Eternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies ; c’est lui qui délivre ta vie de la fosse, qui te couronne de bonté et de miséricorde ; c’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, qui te fait rajeunir comme l’aigle. L’Eternel fait justice, il fait droit à tous les opprimés. (…) L’Eternel est miséricordieux et compatissant, lent à la colère et riche en bonté ; il ne conteste pas sans cesse, il ne garde pas sa colère à toujours ; il ne nous traite pas selon nos péchés, il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent ; autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, l’Eternel a compassion de ceux qui le craignent. (…) La bonté de l’Eternel dure à jamais pour ceux qui le craignent, et sa miséricorde pour les enfants de leurs enfants, pour ceux qui gardent son alliance, et se souviennent de ses commandements afin de les accomplir."


La paix que Dieu donne est intimement liée au salut. Elle découle d'un cœur qui se sait pardonné et réconcilié avec Dieu ; un cœur qui ne se sent plus condamné. Un cœur qui se sait aimé et gardé par Dieu connait la paix qui surpasse toute intelligence, une paix qui ne dépend pas des circonstances.

Nous savons qu'en Christ nous avons une réserve illimitée de grâce et de paix ; nous pouvons en bénéficier à chaque instant et durant toute notre vie quelques soient les circonstances. Nous voulons donc croître en elles toujours plus !

2 Pierre 3.18"Croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ."

Je pense que les deux sortes de croissance doivent se faire en parallèle, celui qui croit dans la grâce grandit aussi dans la connaissance. La grâce et la paix sont des démonstrations pratiques du fruit de l’Esprit. Croître dans la grâce et la paix ne consiste pas à emmagasiner des connaissances intellectuelles ni à plonger dans l'activisme, mais à devenir de plus en plus semblable à Jésus. En ayant une étude approfondie des enseignements du Seigneur et en les mettant en pratique, nous grandissons forcément en grâce et en paix.

Prière :

Seigneur je suis tellement reconnaissante du salut offert en Jésus Christ ! Merci pour la croix ! Merci de m'avoir choisie ! Ton amour et ta miséricorde sont tellement au-delà de ce que je peux comprendre et saisir ! Mais tu m'as aimée et tu t'es révélé à moi. Tu m'as fait naître de nouveau et tu as pardonné mes péchés, tu m'as donné la foi ; tu es venu vivre en moi par ton Esprit et tu me transformes de jours en jours à ton image ! Quelle grâce ! Tu me donnes le fruit de ton Esprit, tu m'accordes un océan infini de grâce et de paix ! Que j'en sois toujours consciente chaque fois que je ne me conduis pas comme tu l'aurais espéré et chaque fois que les soucis viennent assaillir mon âme ! Pardon chaque fois que je l'ai négligée et que je me suis laissée entraînée par ma nature pécheresse et l'ennemi de mon âme, loin de toi. Je veux être plus vigilante désormais et puiser jour après jour dans cette source divine de grâce et de paix ! Je veux grandir dans ce terreau divin pour toujours plus te ressembler et te rendre toute la gloire qui te revient. Amen

 

Méditation de Fémi :

La lettre aux Ephésiens ne s’adresse pas uniquement à l’église locale, mais aussi à toutes les églises. Elle met en évidence l’entretien et la préservation de l’unité de l’église.

Paul souligne ici, comme à son habitude qu’il n’est pas apôtre par ambition. Il a bel et bien reçu l’appel et l’autorité pour que la volonté de Dieu s’accomplisse à travers lui. Il n’était que le canal en Christ Romain 1.5"Par lui, j'ai reçu la grâce d'être apôtre pour amener, en son nom, des hommes de toutes les nations à lui obéir en croyant." Paul rappelle le plan de Dieu à travers son apostolat : celui d’amener les païens au salut. Il est bien de noter que quand dans la bible il est parlé de la volonté de Dieu, cela est lié au salut.  C’est quelque chose qui appartient à Dieu seul. Il le révèle à qui il veut. L’expression "la volonté de Dieu" est le plan de salut de Dieu dans lequel il invite ses enfants à travailler avec Lui. Pour nous contemporains, cela doit résonner ainsi car nous avons été choisis et mis à part pour participer à l’expansion et l’édification de l’église.


Il est écrit dans 1 Pierre 1.14"Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit : Vous serez saints, car je suis saint."

Nous sommes membres parce que nous avons reçu Jésus comme notre sauveur et Seigneur. Nous sommes saints, mis à part, réservés, séparés du monde pour Dieu. Nous sommes membres du peuple saint à cause de notre position en Christ. La sainteté est l’un des attributs de Dieu. Notre comportement et toutes autres choses qui nous définissent ne doivent plus être le reflet de notre ancien maître mais de celui de Jésus 2 Corinthiens 6.14-18 ; 7.1"Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? Ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, sortez du milieu d’eux, et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur, et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu."

Cela implique de travailler à son salut, de veiller afin de ne tomber dans la tentation : lire et méditer la parole, se remplir de la présence de Dieu, marcher dans la sanctification,  se laisser convaincre de péché par le saint Esprit et demander pardon, développer son intimité avec le seigneur, avoir crainte de Dieu, le respecter et l’aimer.

La grâce nous a été accordée une fois pour toute à la croix en Jésus. Cela ne nous empêche pas d’en avoir besoin au lever du soleil jusqu’à son couchant. Lamentations 3.22"Car les bontés de l'Eternel ne sont pas à leur terme et ses tendresses ne sont pas épuisées."

Esaïe 63.7 "Je rappellerai les bontés de l'Eternel et les motifs de le louer : il a tout fait pour nous. Je dirai les nombreux bienfaits dont il a comblé Israël, le bien qu'il leur a fait dans sa tendresse et sa grande bonté."

Elle se manifeste par son amour, sa fidélité, ses bontés dans chaque aspect de notre vie, la compréhension de sa parole, le renouvellement de notre intelligence, une parole dites à propos, des encouragements de la part d’un frère, la résolution de problème familiaux ou au travail, la compassion, notre désir de croître, il n’y a pas assez de place pour en parler, tellement les moyens par lesquels il continue de nous manifester sont nombreux.

Le terme paix est employé de plusieurs manières dans la bible. Dans ce contexte il fait référence à la paix que Jésus nous a donnée à la croix. La paix que nous avons en Christ est le résultat de notre assurance. Du fait que nous ne sommes plus coupables et que Christ a payé pour nos péchés et que nous sommes à présent pardonnés.  Sans la grâce il n’y pas de paix, on ne peut recevoir la paix sans la grâce. Les deux sont liés. Jésus est le prince de paix.

 Si le péché, le manque de pardon, la religiosité peuvent être un frein à notre croissance, il est clair que les objectifs pour éviter cela doivent être fixés. Cela n’est pas dans l’accumulation de nos connaissance en Dieu, mais dans le dépouillement afin que Christ prenne toute la place. Jésus grandit d’abord et moi je diminue. Mon objectif se résout à  Jean 3.30 "Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue."

Prière de Fémi :

Qu’il est bon de te célébrer et de reconnaître que sans toi je ne suis rien. Je suis émerveillée par tant d’amour à mon égard. Amour que je ne mérite pas, mais dans ta miséricorde, tu as bien voulu me montrer ta grâce. Aucun mot n’est assez grand pour t’exprimer toute ma reconnaissance. Merci pour le pardon,  pour le salut et tout ce qui en découle, de m’avoir choisie, mis à part pour toi ! Merci pour ta paix et pour le peuple dans lequel tu m’as incluse.

Pardonne-moi d’avoir négligé ta parole, tes commandements. Je désire faire de toi mes délices, viens à mon aide afin que cela se concrétise. En toi j’ai la paix, je ne suis plus coupable, je peux venir avec assurance devant grâce à Jésus. Je peux te contempler ta face et rester dans ta présence.

 

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...