mardi 4 août 2015

Des paroles et des actes





Esaïe 55.6-11 "Cherchez l’Eternel pendant qu’il se trouve ; invoquez-le, tandis qu’il  est près. Que le méchant abandonne sa voie, et l’homme d’iniquité ses pensées ;  qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, à notre Dieu, qui ne  se lasse pas de pardonner. Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes  voies, dit l’Eternel. Comme la pluie et la neige descendent des cieux, et n’y retournent pas  sans avoir arrosé, fécondé la terre, et fait germer les plantes, sans  avoir donné de la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole, qui sort de ma bouche : elle ne retourne  point à moi sans effet, sans avoir exécuté ma volonté et accompli mes desseins."

Introduction
Dans le texte que nous venons de lire, nous voyons combien la grâce de Dieu envers son peuple est grande ainsi que son amour pour lui et son désir de les bénir au delà de ce qu'ils sont. Ainsi, le prophète Esaïe, de la part de Dieu, exhorte le peuple d'Israël à abandonner ses mauvaises voies et à revenir à L'Eternel qui pardonne et restaure son peuple. Aussitôt après cet appel à la repentance, il affirme que sa parole est agissante et il la compare à la pluie et la neige qui font pousser la végétation sur la terre.

Relisons ce texte dans sa version littérale : "Réclamez le secours de l'Eternel pendant qu'il est présent (Dans son omniscience, Dieu est toujours présent. Il n'est donc pas question ici de comprendre la présence de Dieu comme le contraire de son absence mais plutôt du fait de pouvoir accéder à lui et à ses grâces).
Que celui qui est coupable de péché abandonne cette habitude, et que celui qui est injuste et vaniteux abandonne ses projets. Qu'il retourne à l'Eternel qui l'aime profondément, à Dieu qui pardonne abondamment. Vos pensées et vos projets ne sont pas mes pensées ni mes projets, et vos voies ne sont pas mes voies, dit l'Eternel. Comme la pluie et la neige descendent du ciel et n'y retournent pas sans avoir abondamment arrosé, fécondé la terre et fait pousser les plantes, sans avoir donné la semence au semeur et du pain à celui qui mange, ainsi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche : Elle ne revient pas à moi en vain, sans avoir accompli ce que je veux, ce que je désire et ce qui me plait, sans avoir accompli et réussi ce pour quoi je l'ai envoyée. "

Êtes-vous de ceux qui font toujours ce qu'ils disent ?
Nous ne sommes pas toujours des gens de parole, car nous n'accomplissons pas toujours ce que nous disons.
Mais Dieu lui est fidèle à sa parole.  Ce qu'il promet, il l'accomplit.
Il n'y a jamais d'écart entre la promesse de Dieu et sa réalisation.
Si nous parlons parfois pour ne rien dire, Dieu lui ne parle jamais en vain.
Sa parole s'accompagne toujours d'actes puissants, elle est créatrice et restauratrice et elle peut encore transformer nos vies aujourd'hui.

A travers le prophète Esaïe, l'Éternel compare sa parole à de la pluie et à de la neige qui abreuvent la terre et permettent à la végétation de pousser.
Cette analogie de la pluie et de la neige nous permet de réaliser que seul Dieu est en capacité d'agir, car la pluie et la neige ne sont pas le résultat de quelques efforts humains.
Dieu compare sa Parole au cycle de l'eau qui est un phénomène vital pour notre planète.


C'est grâce à ce cycle que la terre peut produire les plantes, éléments indispensables à la survie des animaux et des hommes.
Évidement, Dieu ne se propose pas de nous donner un cours de sciences naturelles, mais il nous présente une sorte de parabole pour nous éclairer sur l'œuvre de sa parole. Il nous dit que la Parole qui vient de sa bouche est créatrice.

Psaumes 33.9  "Il dit, et la chose arrive ; il ordonne, et elle existe."

Dieu dit qu'il envoie sa parole comme une pluie tombant du ciel, et que cette parole ne revient pas à lui avant d'avoir accompli sa volonté.

A votre avis, pourquoi Dieu associe-t-il un appel à la repentance avec l'explication de ce que sa Parole produit ?
Pourquoi appelle-t-il son peuple à la repentance ?

Tout simplement parce que la bénédiction de Dieu est conditionnelle.
Elle dépend de l'état de notre cœur, de notre disposition à recevoir et à laisser agir Dieu dans notre vie.
Oui, la pluie du ciel tombe sur les justes et les injustes, tout comme la parole de Dieu est semée par toute la terre. Mais les résultats ne sont pas partout les mêmes.
Certains semblent imperméables à la pluie divine, leur terrain semble stérile et ils ne portent jamais de fruits, alors que d'autres portent des bons fruits en abondance.

1. Pourquoi la parole de Dieu n'est pas agissante?

Comment est-ce possible que la Parole de Dieu soit inefficace, impuissante et inactive dans certaines vies, alors que Dieu lui-même affirme que sa parole est agissante et toute puissante, créatrice et porteuse de vie?

Comment des vies peuvent-elles demeurer stériles alors que Dieu dit que sa parole ne revient pas à lui sans effet, sans avoir exécuté sa volonté et accompli ses desseins?

Dieu serait-il un menteur, un usurpateur?
Ferait-il du favoritisme en bénissant certains plus que d'autres?

Évident, Dieu n'est pas menteur.
Si le diable est le père du mensonge, Dieu lui est La vérité.
Quand au favoritisme, c'est l'apôtre Pierre qui nous en parle dans Actes 10.34-35             "En vérité, je reconnais que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable."
Voilà la réponse que nous cherchions : la bénédiction et la vie abondante dépendent de la disposition de notre cœur.
Celui qui pratique le péché, qui commet des iniquités et qui prouve de cette façon qu'il ne craint pas Dieu, n'est pas agréable à Dieu. Il témoigne qu'il n'est pas au bénéfice de l'action de Dieu dans sa vie.
Cette personne reçoit la pluie du ciel et la semence, mais elle demeure infructueuse. Sa terre est imperméable, pierreuse et remplie de ronces ; rien de bon n'y pousse.
D'un autre côté, celui qui craint Dieu et pratique la justice est agréable à Dieu.
Cette personne a un cœur honnête et bon, elle retient la Parole de Dieu (la pluie comme la semence) et elle porte du fruit en abondance. Cela témoigne de l'action de Dieu dans sa vie.

Luc 8.5-8 "Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de  la semence tomba le long du chemin : elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent. Une autre partie tomba sur le roc : quand elle fut levée, elle sécha,  parce qu’elle n’avait point d’humidité. Une autre partie tomba au milieu des épines : les épines crûrent avec  elle, et l’étouffèrent. Une autre partie tomba dans la bonne terre : quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple."

Comprenez-vous l'urgence  qu'il y a de changer de vie et de porter du fruit ?
Comprenez-vous pourquoi Dieu appelle son peuple à la repentance ?

Laissons Jésus lui-même nous exhorter à ce sujet :
Luc 13/6-9 "Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point. Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement? Le vigneron lui répondit: Seigneur, laisse-le encore cette année; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas."

La parabole du figuier, que le Seigneur raconte, est étroitement liée à ce qui précède. Il n’est pas difficile d’identifier le figuier comme étant Israël, planté dans la vigne de Dieu, c'est-à-dire dans le monde.
Dieu espérait que l’arbre porterait du fruit, mais il n’en trouva pas.
Il dit alors au vigneron (le Seigneur Jésus) que depuis trois ans, il attendait en vain du fruit de ce figuier.
Les trois ans évoquent les trois premières années du ministère public du Seigneur.
La leçon qui se dégage du récit est la suivante : le figuier avait eu assez de temps pour porter du fruit, si du moins il devait en porter un jour.
Si au terme des trois ans, il n’en produisait toujours pas, on pouvait raisonnablement conclure qu’il n’en aurait jamais.
Voyant que ce figuier est stérile, Dieu ordonne de le couper, car il ne faisait qu’occuper inutilement un terrain qui aurait pu être utilisé d’une manière plus productive.
Le vigneron supplia (intercession) le maître d’accorder encore un sursis d’une année au figuier.
Si, à la fin de cette nouvelle année de grâce, il était toujours stérile, on pourrait donner l’ordre de le couper.
Nous constatons qu’effectivement, c’est durant la quatrième année de son ministère qu’Israël rejeta et crucifia Christ.
Il en résulta la destruction de la capitale Jérusalem, du temple et la dispersion du peuple.
Le fils de Dieu connaissait la pensée de son père, le propriétaire de la vigne, et que l’ordre de couper le figuier avait été donné.
Israël avait une fois de plus abusé de la patience de Dieu.
Aucune nation ni aucune personne n’a de raison de bénéficier des soins divins s’il ne porte pas de fruit de justice à la gloire et à la louange de Dieu.

L’homme existe pour la gloire de son créateur, alors s’il ne le glorifie pas, à quoi sert-il ?

L’histoire d’Israël racontée par le figuier stérile est en même temps celle de l’humanité tout entière.
Dieu a tout accompli pour tirer quelque bien de sa créature.
Il a donné sa Parole (la pluie et aussi la semence)…
Hélas ! L’homme charnel et pécheur, en dépit de ses prétentions religieuses (de belles feuilles, plante de décoration) est incapable de porter le moindre fruit pour Dieu.
Dans ce cas, l’arbre n’apporte rien de bon, mais en plus il empêche d’autres plantes de se développer, parce qu’il épuise le sol.
Ainsi en est-il des hommes qui ne font pas le bien, non seulement ils ne portent pas de fruit à la gloire de Dieu, mais ils causent aussi du tort aux autres, par le témoignage qu’ils donnent.
Si la patience de Dieu a des limites, il accorde néanmoins une chance de se repentir.
Quand Dieu accepte que le vigneron mette du fumier autour de son figuier, c'est que malgré leurs désobéissances, leurs péchés et leurs iniquités, Dieu est prêt à pardonner les pécheurs à condition qu'ils se repentent et qu'ils réforment radicalement leurs voies.

Le prophète Osée 10.12 a exhorté le peuple en disant : "Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, défrichez-vous un champ nouveau ! Il est temps de chercher l’Eternel, jusqu’à ce qu’il  vienne, et répande pour vous la justice."

Si on avait la possibilité de voir l'église comme un champ, comment on la verrait ?
Est-ce qu'on y trouverait seulement du blé,  porteur de grains en abondance ?

Est-ce qu'on y trouverait aussi de l'ivraie, des ronces et des pierres ?

L'église n'est que la somme de touts nos cœurs rassemblés.
 Alors que voit Dieu lorsqu'il sonde votre cœur ?

Y voit-il une terre fertile, porteuse de bons fruits ?
Y voit-il un champ abandonné, envahi de ronces et de mauvaises herbes ?
Ou  y voit-il un désert de pierres sur lequel rien ne pousse ?

Si votre cœur ne glorifie pas pleinement Dieu, il est temps et même urgent de consulter l'Eternel, et de le réclamer jusqu'à ce qu'il vienne pour vous pardonner.
Un appel est lancé par Dieu : que votre repentance soit suivie d'actes afin que vos cœurs stériles et épineux soient transformés en vergers verdoyants et fructueux.

Galates 6.7-9 "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura  semé, il le moissonnera aussi. Celui qui sème pour sa chair moissonnera de la chair la corruption; mais celui qui sème pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne perdons pas courage."

Le temps de la récolte arrive, mais qu'allons-nous récolter ?

Dans quel état est votre champ ?

2. Que faire pour que la Parole soit agissante ?
Dans Matthieu 13.18 à 23, Jésus donne l'explication de la parabole du semeur pour illustrer dans quel état peuvent être le cœur des hommes.

Jésus dit que "celui qui a reçu la semence dans les endroits pierreux, c’est celui qui  entend la parole et la reçoit aussitôt avec joie;  mais il n’a pas de racines en lui-même, il manque de persistance, et,  dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole,  il y trouve une occasion de chute. Celui qui a reçu la semence parmi les épines, c’est celui qui entend la  parole, mais en qui les soucis du siècle et la séduction des richesses étouffent cette parole, et la rendent infructueuse. Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c’est celui qui entend  la parole et la comprend; il porte du fruit, et un grain en donne cent, un autre soixante, un autre trente."

Même si nous sommes des croyants, nous devons veiller au terrain de notre cœur afin qu'il ne ressemble pas aux trois premiers terrains de cette parabole.
 Ce n’est pas seulement la bonne nouvelle du salut que Satan cherche à ravir des cœurs, mais toutes paroles sortant de la bouche de Dieu !
Combien de paroles de Dieu avons-nous négligées et oubliées avant qu'elles ne portent du fruit dans nos vies ?

Combien de fois notre cœur s'est-il endurci face aux conseils et aux avertissements de Dieu ?
Combien de fois avez-vous entendu ce passage d'Hébreux 4.7 "Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs."  Et n'avez –vous pas agi en conséquences de cette parole ?

Ce pourrait-il que vous ne portiez pas de fruit parce votre champ ressemble à un désert pierreux ?
Il existait une coutume en Israël, qui consistait à jeter des pierres dans le champ de l'ennemi pour l'empêcher de récolter. (2 Rois 3.19)
Les agriculteurs savent qu'un champ rempli de pierres ne permet pas à la semence de pousser convenablement.
La semence a besoin d'un terrain riche en terre où elle pourra planter ses racines en profondeur.
Si les racines rencontrent des tas de pierres, elles restent en surface, sèchent au soleil et fanent.
Un terrain pierreux ne peut porter du fruit à moins que le propriétaire retrousse ses manches et décide d'ôter les pierres avant de le labourer.
Les pierres représentent les souffrances, les afflictions et les persécutions qu'un cœur a subies sans jamais avoir été soigné et guéri.
Si c'est votre cas, pardonnez à ceux qui vous ont blessé, trahi, persécuté et meurtri !
C'est le seul moyen d'ôter les pierres qui sont peut être dans votre vie depuis des années.
D'autre part, des pierres sont constamment lancées dans le champ des cœurs (offenses, disputes, trahisons, persécutions)  alors si on ne les ôte pas au fur et à mesure, en pardonnant, nous finirons par ne plus porter de fruit.
Une grande quantité de chrétiens ne portent jamais de fruits et semblent toujours se débattre avec toutes sortes de difficultés, tout simplement parce qu'ils n'ont jamais pris le temps ou n'ont jamais eu le courage de débarrasser leur cœur de toutes les peines emmagasinées au fil des années.

Ecclésiastes 3.5 "Il y a un temps pour lancer des pierres, et un temps pour ramasser des pierres…"
Pendant un temps peut être avez-vous reçu des pierres dans votre champ et peut être en avez-vous aussi lancé dans le champ des autres; aujourd'hui c'est le temps de ramasser ces pierres, non seulement pour devenir productif, mais aussi pour édifier un autel de témoignage, un autel certifiant que votre champ a été nettoyé, et que vous avez pardonné à ceux qui vous ont offensés.

La parabole apportée par Jésus explique aussi que semer parmi les épines revient à semer dans un cœur chargé de toutes sortes de soucis et d'inquiétudes matérielles, dans un cœur séduit par les richesses de ce monde ?

Défricher son champ des buissons d'épines afin qu'il porte des fruits, c'est accepter de se débarrasser des soucis de ce siècle et de l'attrait des richesses.
C'est chercher premièrement le royaume et la justice de Dieu et lui faire entièrement confiance pour qu'il pourvoie à tous nos besoins. (Matthieu 6.33)
Si vous faites confiance à Dieu, il pourvoira à tous vos besoins selon sa richesse et vous rendra productif.
Si vous acceptez de vous débarrasser du joug de Mamon pour prendre celui du Christ, votre terrain sera défriché de toutes les ronces qui le couvrent et étouffent la semence divine.
Ne taillez pas les ronces mais veillez bien à arracher toutes leurs racines afin que cette mauvaise semence ne repousse pas !
Utilisez la charrue divine qui laboure les cœurs en profondeur et les pousse à une repentance sincère.
Cette charrue c'est la parole de Dieu vivante et efficace, plus tranchante qu’une  épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées  du cœur. (Hébreux 4.12)
Il est ici aussi question de l'œuvre de la croix dans nos vies.

La vraie repentance est la profonde tristesse que l'on ressent quand on prend conscience de ses péchés et de ses iniquités. Cette tristesse nous pousse à prendre la ferme décision d'avouer notre péché et d'abandonner nos mauvaises voies.
C'est ainsi que l'on se place sous l'action sanctifiante et bénissante de Dieu dans nos vies.

Si Dieu patiente afin de trouver du fruit en nous, il est aussi capable de dire dans Matthieu 7.16 à 19 "Cueille-t-on des raisins sur des  épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de  mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu."

Comprenez-vous l'urgence de porter du bon fruit ?
Si nous voulons porter le fruit que Dieu recherche, nous devons tout d'abord réaliser dans quel état est véritablement notre cœur sans nous tromper nous-mêmes par de faux raisonnements ou des justifications. Ne vivons pas dans un déni spirituel !
Mais repentons nous afin de défricher notre cœur de tout ce qui ne glorifie pas Dieu.

A. W. Tozer a dit : "L'homme dont la vie est en jachère est satisfait de lui-même et des fruits qu'il a un jour produits.  Il ne veut pas être bousculé. Il sourit, dans une attitude de supériorité tolérante à tout ce qui s'appelle réveil, jeûne, recherche personnelle, et dur labeur précédant la récolte, ainsi que la fébrilité qui accompagne le progrès. L'esprit d'aventure est mort en lui. Il est pondéré, "fidèle" et toujours à sa place habituelle comme le vieux champ en friche. Mais il ne porte pas de fruits.
Le malheur avec une telle vie, c'est qu'elle est figée, tant dans sa forme que dans son contenu. Le verbe être a pris la place du verbe devenir.
La pire chose que l'on puisse dire d'un tel homme, c'est qu'il est ce qu'il sera.
Il s'est entouré d'une clôture, et, par ce geste, s'est privé de la puissance de Dieu et du miracle de la moisson.
La vie labourée est celle qui, dans un acte de repentance, a fait tomber la clôture protectrice et a mis la charrue de la confession dans son âme.
L'influence de l'Esprit, la contrainte des circonstances, et la détresse d'une vie stagnante ont parfaitement joint leurs efforts pour humilier son cœur.
Une telle vie a mis à l'écart toute défense et a renoncé à la sécurité d'une vie stérile, pour accepter les risques d'une vie fructueuse.
L'insatisfaction d'une vie inutile, une aspiration profonde, le repentir, l'obéissance courageuse à la volonté de Dieu, toutes ces choses ont meurtri et brisé la terre jusqu'à ce qu'elle soit à nouveau prête à recevoir la pluie et la semence.
Bien sûr, comme toujours, le fruit a succédé à la charrue.
La vie et la croissance commencent quand Dieu fait pleuvoir sa justice."

Jacques 1.22 "Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous  trompant vous-mêmes par de faux raisonnements."

Si vous baissez les bras et laissez votre terrain en jachère en ayant une apparence de piété mais en ne mettant pas la parole de Dieu scrupuleusement en pratique dans votre vie, comment pouvez-vous espérer porter du fruit?

Celui qui laisse son terrain en friche ne pourra rien récolter.

Si la pratique de votre foi aboutit à une vérité sans enthousiasme, à une morale sans émotion, à un rituel sans âme et à une sanctification sans Christ. Alors elle ressemble à un autel sans feu et n'est plus qu'une philosophie athéiste, un système éthique, et une superstition.

Conclusion
L'Eternel nous encourage à travers le prophète Esaïe, en nous révélant les conséquences de la repentance et des changements opérés dans les cœurs.
En plus de porter du fruit, le peuple qui fait la volonté de Dieu connait une joie et une paix sans précédent.
Esaïe 55. 12-13 "Oui, vous sortirez avec joie, et vous serez conduits en paix ; les montagnes  et les collines éclateront d’allégresse devant vous, et tous les arbres de la campagne battront des mains. Au lieu de l’épine s’élèvera le cyprès, au lieu de la ronce croîtra le myrte ; et ce sera pour l’Eternel une gloire, un monument perpétuel,  impérissable."
 
Galates 5.22 nous indique d'ailleurs que la paix et la joie font partie du fruit de l'Esprit.
Dieu remplace les épines et les ronces par le cyprès et le myrte.
Le cyprès symbolisait à l'époque biblique la noblesse de cœur et la droiture, c'était un arbre employé pour la construction du temple de Dieu.
Le myrte, quand à lui, est un arbuste odorant et toujours vert.
Il nous rappelle ce passage de 2 Corinthiens 2.15  "Nous sommes, en effet, pour Dieu la bonne odeur de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent."

Voulez-vous être comme un jardin arrosé et fructueux dont le jardinier est Dieu ?
Voulez-vous porter du fruit en abondance et vous réjouir dans la paix de Dieu ?

Vous savez désormais ce qu'il vous reste à faire :
·         Faire un état des lieux du terrain de votre cœur
·         Vous repentir s'il n'est pas dans l'état que Dieu souhaiterait
·         Défricher les ronces et les épines par la repentance
·         Ôter les pierres en pardonnant ceux qui vous ont offensé
·         Laisser la charrue divine labourer votre cœur par la parole
·         Accueillir dans la paix et la joie la semence de la parole
·         La laisser germer en obéissant à cette parole et en la mettant en pratique afin que la pluie divine l'arrose et l'amène à maturité.

Ainsi vous porterez du fruit en abondance, et serez comme l'arbre décrit par le prophète  Jérémie 17.7-8 "Béni soit l’homme qui se confie dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son  feuillage reste vert ; dans l’année de la sécheresse, il n’a point de  crainte, et il ne cesse de porter du fruit."

Message de Xavier Lavie

Voyageurs ou touristes


GK CHESTERTON a dit que "Le voyageur voit ce qu'il voit, le touriste voit ce qu'il est venu voir."
Cette citation m'interpelle au sujet de la vie chrétienne.
Comment le chrétien doit-il se comporter vis à vis de ce monde...?
Quelles espérances et ambitions doit-il posséder...?
L'important se trouve-t-il dans ce que je vis et traverse ou dans ce que j'aimerais vivre...?

L'Apôtre Pierre a écrit "Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme" (1 Pierre 2.11). Il dit clairement que le chrétien est un voyageur et certainement pas un touriste...! Il est donc important de faire la différence entre "chrétien voyageur" et "chrétien touriste" pour ne pas se retrouver aux antipodes de ce que Dieu attend de nous.
Certains préfèrent se faire une définition précise de ce que doit être leur vie chrétienne. Ils ambitionnent, rêvent, idéalisent parfois comme un touriste qui choisirait sa destination sur les offres d'un catalogue d'une agence.
Seulement la vie chrétienne est loin de tels standards...!
Les chrétien ne reçoit pas toujours ce qu'il veut mais ce dont il a besoin.
Il ne fait pas ce qu'il aime mais ce que Dieu lui demande de faire.
Il ne vit pas dans le but de profiter de la vie mais dans celui d'offrir sa vie.
Il ne cherche pas à se faire plaisir mais il cherche à servir.
Il ne vit pas dans la revendication mais dans l'acceptation.
Il ne vit pas en dilettante mais à l'écoute de Dieu et dans l'obéissance.
N'est-il pas dit dans Luc 9.24 que celui qui voudra sauver sa vie la perdra mais celui qui la perdra à cause de Christ la sauvera...?
Ne prenons pas le risque de la désillusion en rêvant notre vie chrétienne...!
La réalité divine est tout autre que le fruit de nos ambitions ou de nos désirs charnels, même s'ils sont teintés d'une certaine forme de spiritualité.
Il est préférable d'avancer chaque jour par la foi en repoussant les convoitises de la chair comme le souligne l'Apôtre Pierre. Il est difficile de différencier un chrétien voyageur d'un chrétien touriste car c'est dans leurs coeurs que s'établit la distinction.
Aussi, croyons que Dieu a un plan pour nous et que nous ne sommes pas ici-bas pour jouer les touristes qui ne vont que là où leurs coeurs les conduisent...!
En parlant des héros de la foi, l'auteur aux hébreux a dit "C’est dans la foi qu’ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises ; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu’ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre (Hébreux 11.13).
Tous les voyageurs d'Hébreux 11 (à lire) n'étaient certainement pas des touristes....autrement et sans aucun doute, ils auraient demandé le remboursement de leur séjour...!
Xavier LAVIE

Citations



N'avez-vous jamais remarqué qu'il n'est pas possible d'introduire des saletés dans la bouche d'une fontaine ? La force de l'eau qui en sort la protège de toute impureté provenant de l'extérieur. Il en est de même pour la source spirituelle qui est en vous. Lorsque vous permettez aux forces de l'amour, de la joie, de la paix, de la douceur, et toutes les autres, de jaillir de votre cœur, le diable est incapable d'y faire entrer ses saletés.

 "La prière ce n'est pas surmonter la réticence de Dieu mais saisir sa plus haute volonté."
Richard Chenevix Trench

 "Avez-vous remarqué que les paroles de Jésus sont parfois semblables à un bonbon dur ? Elles ne sont pas comme le chocolat qui lorsqu'il a fondu dans la bouche, est avalé et disparait, tel un plaisir passager. Les paroles de Jésus sont parfois comme un bonbon dur : vous les faites fondre lentement, vous les retournez, vous les polissez et alors seulement, vous êtes récompensé par les couches successives de douceur et de plaisir." T. Keller


Apocalypse 22:11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore, que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint soit encore sanctifié!
Que celui qui, après toutes les révélations de la vérité et de la volonté de Dieu, après tous les sérieux appels qu’elles renferment, veut rester injuste et souillé, le fasse à ses périls et risques! Il deviendra toujours pire et ainsi se vouera lui-même à la perdition.
Mais que celui qui a mis le pied dans la voie de la justice et de la sainteté y marche d’un pas toujours plus ferme, car le triomphe, la récompense éternelle est devant ses yeux.

 "Les émotions pécheresses sont agités le plus profondément par l'amour de soi." Walter J. Chantry

 "Si vous pensez que la connaissance est dangereuse, essayez donc l'ignorance." Mark Twain

 "Notre identité chrétienne n'est pas dans notre joie ou dans nos souffrances. Notre identité est en Christ, si nous avons la joie ou si souffrons." Mark Driscoll

 "Pour être grand, vraiment grand, vous devez être le genre de personne qui rend les autres grands autour de vous." Mark Twain

 "Les hommes ne sont pas pécheurs parce qu'ils choisissent de pécher; ils choisissent de pécher parce qu'ils sont des pécheurs." Walter J. Chantry

 "Ne faites jamais faire l'erreur d'essayer de prévoir la manière dont Dieu va répondre à votre prière."
Oswald Chambers

" Imaginez que vous soyez en train de tomber d'une falaise. Vous voyez une branche qui pousse sur le flanc de la falaise. Elle est assez solide pour vous retenir, mais vous l'ignorez, bien évidemment. Vous avez juste le temps de l'attraper lors de votre chute. Quelle quantité de foi vous faut-il pour que la branche vous sauve? Devez-vous être absolument convaincu de sa solidité? Non, bien sûr que non. Il faut juste assez de foi pour tendre la main et l'attraper. Ce n'est pas la qualité de votre foi qui vous sauve, mais c'est l'objet de votre foi. Vos sentiments vis-à-vis de la branche importent peu; seule la branche compte. Jésus est cette branche."       T Keller

"La joie est la forme la plus simple de gratitude." Karl Barth

 "La prière est la réponse de Dieu à notre pauvreté et pas un pouvoir que nous exerçons pour obtenir une réponse." Oswald Chambers

 "Dieu ne nous révèle pas toujours ce qu'il va faire.....il nous révèle qui il est.
Ainsi, lorsque nous parvenons à mieux comprendre qui est Dieu, son omnipotence, sa toute puissance, nous recevons une assurance infinie et notre foi s’approfondit. Tout devient alors possible puisque Dieu peut tout...! L'essentiel pour un chrétien n'est donc pas de savoir ce que Dieu va faire...mais qu'il est totalement en capacité d'agir et que sa volonté pour nous est bonne...!" Xavier LAVIE

Espérer avec foi en l'Eternel


PSAUMES 130.5-8
Il est très difficile de nous attendre au Seigneur lorsque nous sommes placés devant des décisions importantes, des besoins pressants ou de l’incertitude. Le cas échéant, espérer en Dieu nous semble être une réaction très passive puisque tout en nous nous pousse à l’action.
Espérer en l’Éternel signifie que nous nous arrêtons pour attendre ses instructions tout en nous accommodant des circonstances. Nous choisissons d’espérer en lui et de tranquilliser notre cœur, d’être à l’écoute de sa voix et à l’affût de son intervention. Nous ne comptons pas sur le fait que les évènements changeront, mais nous attendons que la volonté de Dieu s’accomplisse.
Le Seigneur nous parle souvent par sa Parole. Il est essentiel que nous méditions le contenu de son livre d’instructions pour notre vie. Parfois, quand je lis la Bible, un passage retient mon attention. La direction que je cherchais s’y trouve, comme si elle avait été écrite pour moi.
En d’autres occasions, Dieu transformera notre situation pour nous rediriger ou motivera une personne à nous offrir des conseils. Cependant, souvenons-nous toujours que toute exhortation doit s’aligner sur la volonté divine, telle qu’elle est révélée dans la Parole.
La première étape à franchir pour espérer en l’Éternel consiste à se soumettre à son calendrier et à sa méthode d’intervention. Qu’espérez-vous obtenir de lui?
Est-ce lui que vous cherchez ou la faveur que vous voulez recevoir de lui?
Puisqu’il est le seul à savoir ce qu’il y a de mieux pour vous, abandonnez-vous à lui et croyez que sa décision contribuera à votre bien.
Magazine en Contact

PSAUMES 33.18-22
Notre culture ne nous enseigne pas la patience. Il suffit d’observer la frustration des chauffeurs se trouvant derrière une voiture qui ne démarre pas dès que le feu tourne au vert. Or, la vie dans une société au rythme accéléré nous a programmés à tout recevoir instantanément, y compris la réponse à nos prières.
J’ai parfois été impatient quand le Seigneur ne respectait pas mon horaire. J’ai même tenté de manipuler les circonstances afin d’être en mesure de lui présenter une solution. Une réponse tardive, selon mon calendrier, arrive toutefois parfaitement à temps selon le sien. Le Dieu omniscient ne peut jamais être en retard.
Nous avons besoin de foi pour nous attendre à Dieu.
Notre Père céleste est à l’œuvre dans une sphère qui nous est invisible; il orchestre les évènements pour qu’ils concordent avec son plan pour notre vie. Son travail ressemble à une graine qui a été enfouie dans le potager; nous ne voyons pas ce qui se passe sous la surface. Comme le germe apparaît à la longue, nous savons qu’avec le temps, le résultat prévu par Dieu se manifestera.
La solution à votre problème, quel qu’il soit, est entre les mains de Dieu. Accrochez-vous fermement à la vérité selon laquelle le Seigneur vous aime, à sa parfaite connaissance de tout et à sa puissance sur chaque obstacle. Vous pourrez ainsi marcher par la foi et avec confiance plutôt que par la vue, tout en étant convaincu qu’au moment opportun, Dieu accomplira sa volonté. Vos yeux constateront des preuves de sa fidélité, en temps voulu.
Magazine en Contact

Les âmes soeurs







& Osée 1.10 à 2.1 "Au lieu de leur dire : Vous n’êtes pas mon peuple ! On leur dira : Fils du Dieu vivant ! Les enfants de Juda et les enfants d’Israël se rassembleront, se donneront un chef, et sortiront du pays ; car grande sera la journée de Jizreel. Dites à vos frères : Ammi, c'est-à-dire mon peuple ! Et à vos sœurs : Ruchama, c'est-à-dire mes bien-aimées !"

Introduction
S’il est un concept de plus en plus répandu aujourd'hui, c’est sans conteste celui de l’âme sœur. Pour s’en rendre compte, il suffit de demander autour de soi ou de consulter les sites Internet : la plupart des personnes interrogées affirment croire en l’existence d’une âme sœur. Et si elles n'osent pas avouer cette croyance, elles se surprennent néanmoins à nourrir le secret espoir de la rencontrer une fois.

Mais qu'appelle-t-on une âme sœur ?
Un partenaire amoureux idéal ou du moins une personne (un ou une amie) qui nous correspondrait à la perfection sur tous les plans.
Avec elle, la symbiose et l’harmonie seraient totales, la compréhension mutuelle évidente et sans effort, les conflits inexistants !

La première fois que l'on entend parler des âmes sœurs c'est dans le Banquet de Platon en 380 avant JC. Le philosophe y raconte, en effet, que les êtres humains, à l’origine, auraient été constitués de quatre bras, quatre jambes et d’une seule tête à deux visages.
Zeus, qui aurait craint leur pouvoir, les aurait coupés en deux, les condamnant à passer le reste de leur existence à rechercher la part manquante.

Peut-on parler de réalité alors que ce concept s'appuie sur un mythe ?
Certes, ce mythe de l'androgyne originel est également une des interprétations du récit de la création de la femme dans Genèse 2 selon Moïse Nahmanide, un rabbin kabbaliste du Moyen Age. Selon lui chacun des partenaires séparés aspire à retrouver la présence de l'autre, dont il a gardé la marque, dans sa chair comme dans son âme.

Mais peut-on valider l'existence d'un concept lorsqu'il s'appuie sur une interprétation fantaisiste de la bible ?

Concept qui se retrouve d'ailleurs aussi en Chine, dans le principe du Yin et Yang.

Cette idée très en vogue est dangereuse, car elle conforte nombre de jeunes célibataires à ne pas se marier avant d'avoir trouvé cette âme sœur, ce partenaire idéal qui leur soit entièrement compatible. Hors, la femme et l'homme idéaux et parfaits n'existent pas.
Ce concept de l'âme sœur ne fait que renforcer l'égocentrisme et l'orgueil de tous ceux qui ne pensent qu'à leur bien être personnel et de tous ceux qui ne souhaitent en aucun cas faire des efforts pour bien s'entendre avec les autres et se remettre en question.

Par contre, bien que ce concept ne soit pas biblique, on pourrait dire qu'il existe néanmoins de véritables âmes sœurs, dans le sens où les véritables chrétiens sont tous des âmes sœurs.
La définition biblique d'une âme, c'est une vie, un être humain animé, caractérisé par une volonté, des sentiments et une intelligence.
La définition biblique et spirituelle des frères et sœurs : ce sont des personnes nées de nouveau, les enfants dont Dieu est le Père.


1. Les véritables âmes sœurs
Si le concept des âmes sœurs selon Platon, Moïse Nahmanide ou selon le Yin et Yang ne sont que des mythes ou des hérésies, nous pouvons néanmoins, en nous appuyant sur la bible, croire que Dieu rassemble ses enfants.
Dieu se rassemble un peuple  qu'il transforme peu à peu à l'image de son Fils Jésus Christ, l'aîné de nombreux frères et sœurs.
Romains 8.28-29 "Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui  aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né  entre plusieurs frères."

Même si nous ne sommes pas des personnes idéales et parfaites, nous savons que Dieu nous a choisis parmi les nations pour nous rassembler et faire de nous une famille nombreuse.
Plus que des frères et sœurs de sang, plus que des âmes sœurs selon les conceptions de ce monde, ceux qui sont nés de Dieu ont le point commun fondamental et le lien le plus puissant qui puisse exister, malgré leurs différences, qu'elles soient de classe sociale, de tempérament, de culture, de race, de sensibilité ou de vécu personnel.

Nous sommes le peuple nombreux comme le sable de la mer, promis par Dieu à Abraham.
Genèse 22.17 "Je te bénirai et je multiplierai ta postérité, comme les étoiles du ciel  et comme le sable qui est sur le bord de la mer."

Nous sommes ceux dont parlait Jésus lorsqu'il a dit dans Marc 3.35 "Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, et ma mère."

Et tout comme le peuple de Dieu (Israël et Juda), à l'époque d'Osée, s'est réjoui à l'idée d'être à nouveau réuni, nous devrions nous réjouir et dire comme eux : "Ammi, Ruchama".
 C'est-à-dire : nous sommes un même peuple, des frères et des sœurs qui s'aiment profondément avec une grande compassion et une tendre affection.

Que nous dit la bible sur cette relation particulière qui lie les enfants de Dieu entre eux ?

Dans un premier temps, la bible et en particulier le livre des Proverbes décrit cette amitié en la définissant à de nombreuses reprises :

Ce qui caractérise le plus l'amitié véritable, ce sont la constance et la transparence.
Au sujet de la constance, il est dit dans Proverbes 17.17 "L’ami aime en tout temps, et dans le malheur il se montre un frère."
En opposition à un ami des beaux jours qui n'est pas sincère, le véritable ami est là quand tout va bien, et il ne fuit pas dès que le succès, le prestige ou votre influence déclinent.

La bible dit aussi que les vrais amis sont plus fidèles qu'un frère de sang ; ils sont toujours là pour vous.
Proverbes 18.24 "Celui qui a beaucoup d’amis les a pour son malheur, mais il est tel ami  plus attaché qu’un frère."

Une autre caractéristique essentielle de l'amitié, c'est la transparence, la franchise.
Ainsi, de vrais amis s'encouragent et s'affermissent mutuellement.
Proverbes 27.9 "L’huile et les parfums réjouissent le cœur, et les conseils affectueux  d’un ami sont doux."

Mais ils s'adressent aussi de franches critiques (dans l'amour et la vérité).
Tel le chirurgien avec son scalpel et non à la scie, un ami incise une plaie pour vous guérir.
Proverbes 27.5-6 "Mieux vaut une réprimande ouverte qu’une amitié cachée. Les blessures d’un ami prouvent sa fidélité, mais les baisers d’un ennemi  sont trompeurs."

Les vrais amis grandissent en sagesse par une confrontation salutaire de leurs opinions, car ils s'ouvrent toujours mutuellement leur cœur et ne se laissent jamais tomber.
Proverbes 27.17 "Comme le fer aiguise le fer, ainsi un homme excite la colère d’un homme."

Un auteur nommée Dinah Maria Craik aainsi décrit la véritable amitié : "Quel confort indicible de se sentir en sécurité auprès de quelqu'un, sans avoir à mesurer ses pensées ou peser ses mots, mais en les laissant couler simplement, grain et ivraie ensemble, assuré qu'une main fidèle fera le tri, gardant ce qui doit être gardé et souffrant avec douceur pour discerner le reste."

L'amitié possède cependant une troisième qualité, difficile à cerner en un mot.
La traduction littérale et étymologique correcte serait "sympathie", c'est-à-dire sym + pathos, qui signifie une passion commune.

C.S Lewis a essayé de décrire l'amitié en parlant d'un fil conducteur secret qui passerait par les choses qui nous émeuvent le plus. Celui lui, quand on rencontre quelqu'un qui partage ce fil conducteur, une véritable amitié est possible, si elle est nourrie de transparence et de constance. Ainsi, une amitié serait plus une découverte que le résultat d'une volonté.
Elle naitrait entre des personnes qui se découvrent des intérêts et des désirs communs.
De ce fait, deux personnes qui regardent le même objet, côte à côte, émues et ravies illustreraient ce qu'est l'amitié.
Le paradoxe est que l'amitié n'a pas d'existence propre.
Elle nécessite autre chose : une passion commune à laquelle les amis se consacrent.

C.S Lewis  ajoute : "Les personnes pathétiques qui voudraient seulement avoir un ami n'arrivent pas à s'en faire un seul. La condition sine qua non pour avoir des amis est de désirer aussi autre chose. Sans quoi la réponse honnête à la question : "Vois-tu la même vérité?" serait : "Je ne vois rien et peu m'importe la vérité. Je veux seulement que tu sois mon ami." Dans ces conditions, aucune amitié ne peut naitre. L'amitié n'aurait ainsi aucun objet alors qu'il en faut un, même s'il s'agit d'une simple passion… Ceux qui n'ont rien ne peuvent rien partager. Ceux qui ne vont nulle part ne peuvent avoir de compagnons de voyage."

2. L'amitié chrétienne
Le Nouveau Testament enrichit notre compréhension de l'amitié.
Il dit qu'elle n'est possible qu'entre des personnes qui partagent une même vision, une même passion.
Vous souvenez-vous du terme grec "homothumadon" qui signifie "avec passion, à l'unisson" ?
"A l'unisson, avec passion" c'est une image musicale pour nous expliquer que les chrétiens peuvent être comme les instruments d'un concert philharmonique, placés sous l'autorité du divin chef d'orchestre  qui jouent ensemble harmonieusement malgré leurs différences.

A nos yeux, nous sommes parfois tellement différents qu'il nous semble impossible de tous nous accorder. Nous sommes originaires des quatre coins de la planète, de cultures différentes, d'âges différents, de niveaux sociaux ou intellectuels différents et pourtant aux yeux de Dieu nous avons tous la même importance ! Nous avons tous notre place et notre utilité dans le corps de Christ, dans le divin orchestre symphonique.
Dieu veut se servir de chaque instrument qu'il a créé, il veut les unir ensemble pour qu'ils jouent la mélodie de leur vie jusque dans l'éternité. Tous connectés par amour au Dieu de notre salut, nous construisons nos accords, liés les uns aux autres par des cordages d'amour divin.
Les mêmes principes divins nous gouvernent et nous entraînent dans une relation verticale avec notre créateur : c'est ce qu'on appelle l'harmonie.
En même temps, cela nous amène dans une relation horizontale avec nos frères et sœurs, c'est la koinonia, la communion fraternelle que l'on appelle, en musique, la mélodie.

Imaginez ce que cela signifie pour tous les chrétiens.
Plus qu'un fil conducteur, ils disposent d'une sorte de câble indestructible qui les unit.
Plus qu'un fil conducteur, c'est un cordage d'amour divin qui les attache les uns aux autres.
Plus qu'un fil conducteur, c'est une corde à trois fils, celle du Père, du Fils et du Saint Esprit qui les entoure et c'est le fil de la vie de résurrection qui les traverse.

Tout chrétien a été touché par la grâce de Dieu au travers de l'Evangile de Jésus Christ et son identité a été changée à la racine.
L'appel et l'amour de Dieu sont désormais devenus les fondations de qui nous sommes.
Nous aspirons également à un même avenir, nous voyageons vers un même horizon, celui que la bible appelle la nouvelle création.

L'apôtre Paul ajoute dans Philippiens 1.6 " Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ."
Alors, attachés ensemble à ce fil d'amour et de vie, nous allons devenir véritablement les personnes que Dieu avait prévu que nous soyons, affranchies de tout défaut, de toute imperfection et de toute faiblesse.
Et même si cette vie n'est qu'une grande répétition de la vie céleste, nous finirons par jouer tous ensemble la même mélodie sur la même harmonie, nous finirons par atteindre la perfection, une fois que nos pieds toucheront le "pays" idéal après lequel nous aspirons.

Quelles sont les implications de cette vérité ici et maintenant ?

Cela signifie que deux chrétiens, sans autre point commun que leur foi en Christ, peuvent nouer une amitié solide. Ils peuvent se soutenir mutuellement dans leur voyage vers la nouvelle création et se mettre ensemble au service des autres.

Comment cela est-il possible ?

Par la transparence spirituelle (akeraios), que l'on pourrait décrire comme la qualité d'une personne vraie, qui ne triche pas, qui n'est ni hypocrite, ni double.
C'est ce dont Jésus a parlé lorsqu'il a exhorté ses disciples à être simples comme des colombes. La simplicité dont il parlait décrivait un cœur intègre, exempt de duplicité.

Les amis chrétiens sont en effet appelés à se confesser leurs péchés les uns les autres avec sincérité.
Jacques 5.16 "Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les  autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace."

Ils doivent aussi attirer l'attention de leurs amis, avec amour, sur les péchés qu'ils ne voient pas.
Romains 15.14 "Pour ce qui vous concerne, mes frères, je suis moi-même persuadé que vous  êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres."

Vous devriez permettre à vos amis de vous reprendre lorsque vous péchez et vous éloignez de vos engagements.
Galates 6.1 "Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes  spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur."

Les amis chrétiens doivent se secouer et même se provoquer mutuellement pour cesser de se centrer sur eux-mêmes.
Hébreux 10.24 "Prenons soin les uns des autres pour nous encourager à aimer et à faire le bien."

Entre amis chrétiens, on admet nos torts, on demande et on offre le pardon et on entreprend de se réconcilier quand on déçoit quelqu'un.
Ephésiens 4.32 "Soyez bons les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant  réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ."
Matthieu 5.23-24 "Si donc tu présentes ton offrande à l’autel, et que là tu te souviennes  que ton frère a quelque chose contre toi, laisse là ton offrande devant l’autel, et va d’abord te réconcilier avec  ton frère; puis, viens présenter ton offrande."

L'autre qualité, nécessaire à l'amitié entre enfants de Dieu, est la constance spirituelle (Hupomone).
Les frères et sœurs en Christ sont censés porter les fardeaux les uns des autres.
Galates 6.2 " Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi  de Christ."
Les fardeaux décrits ici sont autant les choses qui nous fatiguent physiquement que les difficultés qui nous pèsent.
Ils sont censés être présents les uns pour les autres, contre vents et marées, et partager leurs biens, leur temps et leurs vies en cas de besoin.
1 Thessaloniciens 5.11 "Exhortez-vous réciproquement, et édifiez-vous les uns les autres"
Hébreux 13.16 "N'oubliez pas la bienfaisance (générosité, serviabilité) et la communion fraternelle."

Ils doivent se soutenir mutuellement en faisant preuve d'honneur et d'encouragement.
Romains 12.3-6 "Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas  de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments  modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun. Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous  les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ,  et nous sommes tous membres les uns des autres."

Puisqu'ils ont des dons différents, selon la grâce qui leur a été accordée,  ils doivent les exercer fidèlement pour s'aider mutuellement. Ils doivent identifier leurs talents, leurs points forts et leurs capacités mutuelles pour s'entraider. Ils sont appelés à s'édifier mutuellement dans la foi en se réunissant autour de la Parole de Dieu, en chantant des cantiques été en louant leur Seigneur.
Colossiens 3.16 "Que la parole de Christ habite parmi vous abondamment; instruisez-vous  et exhortez-vous les uns les autres en toute sagesse, par des psaumes, par des hymnes, par des cantiques spirituels, chantant à Dieu dans vos cœurs sous l’inspiration de la grâce."

L'image de l'amitié spirituelle que nous donne la bible est remarquable.
Elle ne se résume pas à des activités communes, mais c'est une unité profonde qui doit grandir au fur et à mesure que nous marchons ensemble, à l'unisson avec passion vers le même but, se soutenant les uns les autres pour affronter les dangers et les défis qui jalonnent notre chemin.

Conclusion

Pour conclure, revenons à notre texte d'introduction, où l'Eternel proclamait un jour de grand rassemblement pour ses enfants, un jour où les hébreux réunis pourraient enfin mutuellement s'appeler "Ammi, Ruchama" : c'est-à-dire mon peuple bien aimé.
Pouvons-nous dire à notre tour "Ammi Ruchama" ?
Faisons-nous partie de ce peuple nombreux comme le sable de la mer ou les étoiles dans le ciel ?
Sommes-nous le peuple de Dieu, ses enfants bien-aimés,  pour qui il a eu tant de compassion ?
Sommes-nous ces "âmes sœurs", ces "humains frères", non par la chair mais par la volonté de notre Père céleste ?

La suite du livre du prophète Osée 2.19-23 proclame ceci : "Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde ; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l’Eternel. En ce jour-là, j’exaucerai, dit l’Eternel, j’exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre ; la terre exaucera le blé, le moût et l’huile, et ils exauceront Jizreel. Je planterai pour moi Lo-Ruchama dans le pays, et je lui ferai  miséricorde ; je dirai à Lo-Ammi : Tu es mon peuple ! Et il répondra : Mon Dieu ! "

Dieu fait à ses enfants une promesse de fidélité et de bénédictions.
Par sa justice, sa droiture, sa grâce et sa miséricorde, Dieu nous promet fidélité pour toujours.
Il nous promet la pluie du ciel pour faire germer ce que nous avons semé et une récolte abondante.
Plus que cela, par amour, il promet de rendre sa bien aimée féconde et productive.
Il promet à son peuple de se rependre sur le pays ; il promet une alliance mutuelle avec lui.

L'alliance éternelle nous lie à jamais à votre Père ; elle nous lie à jamais à nos frères et sœurs.
Alors, à l'image de notre frère ainé Jésus Christ, soyons nous aussi  fidèles à notre Père céleste.
Acceptons d'être des frères et sœurs constants et transparents afin de récolter en son temps toutes les bénédictions promises par notre Père.

Message de Xavier Lavie - 02 aout 2015 -  

Maelys a ce don là !

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...