mercredi 30 décembre 2020

Les troubles alimentaires

Qu’est-ce qu’un trouble du comportement alimentaire ?

Sous ce terme est regroupé un ensemble de pathologies ou de conduites excessives d’origine psychiatrique lié aux habitudes alimentaires. Culturellement, il est recommandé de réaliser trois repas équilibrés en proportion par jour, plus ou moins une collation. Les personnes souffrant de ces troubles vont perturber cet équilibre. Soit en mangeant très peu voire pas du tout, il s’agit de l’anorexie mentale, soit en mangeant de façon excessive, il s’agit de la boulimie. Ces deux pathologies peuvent également être réunies en une seule, on parlera alors d’anorexie avec accès boulimiques. Il existe beaucoup d’autres formes de troubles du comportement alimentaire moins connus. Par exemple l’hyperphagie boulimique aussi connue sous le nom de « binge eating » ou encore la pica où les personnes vont ingérer des substances non comestibles (colle, boue, craie…).

Comment se manifestent ces pathologies ?

L’anorexie mentale est un refus volontaire de prise de poids associé à la peur intense de devenir gros. Afin d’éviter cela, la personne va arrêter de manger, malgré la sensation de faim, pour maintenir un poids très inférieur au seuil minimal recommandé pour son âge et sa taille.

La boulimie se définit par la répétition de crises boulimiques. Ces crises sont caractérisées par l’absorption irrépressible d’une grande quantité de nourriture en très peu de temps. Elles sont accompagnées d’une exaltation intense qui laisse place rapidement à un sentiment de honte et de culpabilité. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas une maladie d’obèse. Il n’y a pas de prise de poids associée car la personne va ensuite mettre en place des rituels compensatoires pour éliminer les aliments ingérés (vomissements provoqués, exercice physique intensif…).

L’hyperphagie boulimique se manifeste par une surconsommation d’aliments plusieurs fois par semaine sur une période pouvant atteindre 6 mois. Très proche de la boulimie, cette maladie s’en distingue par l’absence de rituels compensatoires. Les patients vont donc prendre beaucoup de poids et se retrouver dans un état d’obésité important et dangereux pour la santé. 


 Comment vous êtes-vous retrouvée dans cette situation ?

La plupart des gens y trouvent un moyen de faire face à des sentiments déstabilisants et indésirables (colère, douleur, solitude, culpabilité...). Comme vous ne savez pas quoi faire de vos émotions, vous les affamez au moyen de restrictions alimentaires ou vous les cajolez avec de l'hyperphagie. Peut être que pendant un temps vous vous sentez un peu mieux, mais, à un moment ou à un autre, vous devez de nouveau manger ou éliminer ce que vous avez mangé (purge ou vomissements). Vous enfreignez ainsi l'une de vos nombreuses lois sur la nourriture et vous vous sentez mal. Vous vous punissez vous-même en affamant vos émotions ou en les cajolant et le cycle continue. Comme un hamster qui tourne sur sa roue, vous ne cessez de courir, même si vous n'arrivez nulle part.


Vous sentez bien qu'il n'y a pas d'issue, mais vous ignorez le problème en vous gavant, en vomissant ou en vous privant de nourriture ! Si vous cessez de courir le désespoir vous rattrape, alors vous vous remettez à courir, car vous avez peur de vous arrêter et de penser à l'avenir. Sans vous en apercevoir, vous êtes devenue esclave de vos propres lois alimentaires !

Si cette description ressemble à ce que vous êtes en train de vivre, ne laissez pas le désespoir vous gagner. Il y a un moyen de se libérer de ce cycle !

Commencez à réfléchir à votre façon de voir la vie : N'avez vous pas pris des habitudes de pensées telles que la réussite, la perfection, et le contrôle sur votre vie étaient plus importants que tout ?

Avez-vous pris l'habitude de vivre sans Dieu et l'empêchez-vous encore d'interférer dans vos schémas de pensées dysfonctionnels ?

Avez-vous mis en place des rituels, des sacrifices, des auto-punitions et des réconforts totalement étrangers à Dieu et qui ne seraient qu'une forme d’idolâtrie personnelle ?

Toutes ces habitudes ont été prises alors que vous viviez indépendamment de Dieu et doivent être remises en question maintenant que vous lui avez confié votre vie.

Personne ne peut se rendre acceptable aux yeux de Dieu par des rituels, des sacrifices ou des auto-punitions. Ce serait du légalisme que d'agir ainsi et non la véritable foi. Dieu ne vous demande pas d'atteindre une perfection par vos propres moyens, il veut au contraire que vous vous abandonniez entre ses mains et le laissiez vous sanctifier par son Esprit.

S'il y a en vous un fort désir de vous sentir juste et acceptable, ce n'est pas par vos efforts que vous y parviendrez. C'est Christ qui vous a justifiée une fois pour toute à la croix et qui vous a rendue acceptable aux yeux de son Père. Vous n'avez qu'à vous saisir de cette bénédiction par la foi et nos par vos œuvres.

Galates 5.1 à 6 "Si le Christ nous a rendus libres, c’est pour que nous le restions et que nous jouissions de la vraie liberté qu’il nous a acquise. Donc, tenez bon et n’allez pas vous replacer sous un joug. Refusez de vous laisser imposer les chaînes d’une nouvelle servitude. Moi Paul, je vous le déclare: si vous, chrétiens issus du paganisme, vous consentiez à vous faire circoncire, donc à vous soumettre au rite d’admission dans le judaïsme, le Christ ne vous serait plus d’aucune utilité. Et d’autre part, je vous préviens une fois de plus que tout homme qui se soumet à ce rite s’engage par là à respecter toutes les autres prescriptions; il est donc tenu d’observer sans exception la Loi toute entière. Mais si c’est à la Loi que vous demandez de vous conduire à la vraie vie, vous n’avez plus rien de commun avec le Christ; si vous voulez gagner l’approbation divine et être déclarés justes par vos efforts et vos œuvres, vous vous coupez de la communion avec le Christ, vous quittez le domaine de la grâce de Dieu. Pour nous, fortifiés par l’Esprit, c’est par la foi que nous espérons être déclarés justes. Oui, une parfaite justice nous sera accordée parce que nous avons placé notre confiance en Jésus-Christ. C’est là notre espérance, et l’Esprit la confirme en nous. Car pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ, ce qui importe, ce n’est pas d’être Juif ou de ne pas l’être-cette distinction ayant perdu toute signification-seule compte la foi, une foi qui débouche sur l’amour et se traduit par des actes."

Lisez aussi Romains 1.17 et Romains 8.1 

Cela semble facile ? C'est facile. Se reposer plutôt que travailler. Placez sa confiance en quelqu'un d'autre plutôt qu'être indépendant. 

Il se peut toutefois que placer votre confiance en quelqu'un d'autre soit la dernière chose que vous accepteriez de faire. Votre quête d'indépendance est l'une des raisons pour lesquelles vous pataugez dans ce problème. Réfléchissez comment cette habitude est venue dans votre passé. Quelles déceptions, quelles peurs, quelles souffrances, quelles fuites, vous ont menée à l'indépendance et à la méfiance plutôt qu'à la confiance ?

Remettez ces choses passées entre les mains de Dieu ; le passé est passé !!! Toutes choses doivent devenir nouvelles. Pardonnez à ceux qui vous ont poussée dans cette impasse et dans ce cycle infernal. 

Il est temps d'en sortir une bonne fois pour toutes ! Mais pour cela il faut accepter de vraiment changer.

Stratégies pratiques pour changer

Le changement auquel Dieu vous appelle ne doit pas vous effrayer car il est salutaire, libérateur et bénissant pour votre vie intérieure et extérieure. 

Ne limitez pas le degré de confiance que vous devez avoir en Dieu. Non seulement il veut vous délivrer des conséquences négatives de vos obsessions alimentaires mais il veut aussi vous libérer de l'obsession elle-même.

Si vous avez des réticences à changer, confessez-les à Dieu, exprimez-lui vos craintes.

Ensuite soyez attentive à votre langage intérieur chaque fois que vous avez une pulsion alimentaire ou purgative (vomitive).

Jean 8.32  "Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. "

Que vous dites-vous à ce moment là ? 

- Je n'ai besoin de rien.

- Je dois dominer.

- J'ai mal et je ne veux rien sentir.

- Je suis en colère.

- Je suis nulle.

- Je suis dégoûtante.

- Je suis seule et vide, je veux me remplir.

- Je veux disparaître.

Toutes ces affirmations ont un point commun : ce sont les sentiments de quelqu'un qui vit sans Dieu. Et même si aujourd'hui vous connaissez Dieu, vous avez gardé des habitudes indépendantes de lui, des réflexes destructeurs qui font abstraction de Dieu. Dieu veut donc vous éclairer à ce sujet et faire le ménage dans votre cœur. Il veut que vous preniez conscience de toutes ces pensées négatives qui sont tapies au fond de votre âme, prêtes à jaillir à chaque moment difficile. Il veut les chasser en collaborant avec vous.

Dieu vous aime et veut nettoyer votre âme en profondeur.

Dieu vous aime et il veut faire de votre vie un vase d'honneur qui le glorifie, un vase précieux et utile à toutes bonnes œuvres.

Il ne va pas retirer de votre âme quelque chose d'utile et d'essentiel à votre vie mais quelque chose qui vous fait souffrir et vous empêche d'être réellement libre. Alors faites-lui confiance.

Lisez et méditez les versets suivants :

 Psaumes 147.3 - Romains 12.19 - Romains 8.1 - Romains 10.11

Dieu vous aime et vous entend. Il ne vous condamne pas mais veut vous bénir en vous libérant. Confessez lui donc vos péchés.

- Votre attention est-elle plus focalisée sur vous-même que sur Dieu ?

- Avez-vous cru être plus avisée que lui ?

- Avez-vous tenté de sauver votre vie plutôt que de la perdre ? (Matthieu 10.39)

- Avez-vous essayé de faire fonctionner votre vie sans dépendre de Jésus et du Saint Esprit ?

Ne faites plus rien par vous-même, restez assise et apprenez à mieux connaître Dieu. (Ésaïe 30.15)

Désapprenez toutes les fausses croyances que vous vous êtes faite de lui. Gardez les yeux fixés sur Christ ! Méditez sur lui ! Un bon livre à lire pour cela : "Connaitre Christ" de Mark Jones.

Demandez à des amis de confiance de prier pour vous et de vous soutenir dans votre combat. Soyez authentique avec eux ne cachez pas vos transgressions mais avouez-les en toute franchise. La vérité doit triompher dans votre vie.

Proverbes 28.13 "Celui qui cache ses transgressions ne prospère point, mais celui qui les  avoue et les délaisse obtient miséricorde."

Et si vous échouez quelques fois avant de remporter la victoire totale, ne pensez pas que tout est perdu ou que Dieu vous a abandonnée. Dieu est toujours là. Il veille sur vous et veut vous aider à remporter les combats jusqu'à parvenir à la victoire entière et complète. Le Saint Esprit souhaite être votre coach. Soyez à son écoute. Votre cheminement sera sans doute en dents de scies comme pour tous les disciples de Jésus, mais n'oubliez pas que vous n'êtes pas seule aux commandes. Vous disposez de la puissance de Dieu par son Esprit et l'Esprit continuera l’œuvre qu'il a commencée en vous jusqu'à la fin !

Comme pour Josué, il est à vos côtés dans vos combats !

Josué 1.5 et 9 "Je ne te délaisserai point, et je ne  t’abandonnerai point. (...) Alors, fortifie-toi et prends courage ! Ne  t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu, est  avec toi dans tout ce que tu entreprendras."

Pour en savoir plus vous pouvez lire:

 "Les troubles alimentaires" 

de Edward T. Welch"

 


mercredi 23 décembre 2020

Le cadeau inespéré


Je me souviens d’un certain Noël où j'aie vue mon rêve se réaliser.
Lorsque j'allais à l'école je passais tout les jours avec maman devant un magasin, où dans la vitrine trônait une poupée Bella, magnifique qui mesurait environ un mètre. Comme Cosette regardant Catherine, je m’émerveillais de voir cette si belle poupée. J’aurais tellement voulu la prendre et la regarder de prés, pourtant je savais très bien que maman n’avait pas les moyens de me l’acheter, mais j’espérais malgré tout…
Je ne sais comment fit ma mère, mais, cette année là je me retrouvais au petit matin de Noël face à face avec la poupée de la vitrine. Elle était là au pied du sapin, resplendissante avec sa belle robe bleu, c’était le cadeau le plus extraordinaire que je n’avais jamais reçu. Tout de suite je lui trouvais un nom elle s’appellera Marina !
Et si je vous disais que je l’aie encore !!! Et qu’après toutes ces années elle est toujours aussi belle.
Cette introduction pour vous dire c’est vrai qu’il y à des cadeaux que l’on n’attend plus ou que l’on ne peut avoir, vous savez celui dont nous avons rêvé de puis si longtemps et qui nous
semble inaccessible.
Et pourtant, ce que Dieu attend de nous c’est de nous voir garder l’espoir.
Souvent dans notre impatience nous nous mettons à gémir, à pleurer, tel des enfants, en disant Seigneur c’est pressé, ne vois-tu pas que nous périssons, que notre vie est courte, que nous n’aurons jamais le temps de faire tout ça, pourquoi n’agis-tu pas ?
Comme si Dieu ne le savait pas!!!
Dans son amour il n’a pas fini de nous étonner, c’est lui qui change les temps et les circonstances, c’est encore lui qui rend les saisons de notre vie plus douces malgré les larmes et les peines que nous traversons tous un jour.
Le Seigneur dans sa grande compassion est capable de nous donner gratuitement et sans rien attendre en retour, excepté notre amour.
Dans les moments les plus défavorables, Dieu se sert des circonstances les plus inattendues pour nous surprendre.
Savoir attendre le miracle qu’il à préparé, c’est là le défi qu’il nous donne.
Alors attendons ses promesses avec foi, ayant toujours les yeux émerveillés d’un enfant, en sachant que si elles tardent à venir, le Seigneur sera toujours notre plus beau cadeau.
 
"Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle."  Jean 3:16
 
Joyeux Noël, Lucie Ambrogio
 
J'ai aussi un souvenir avec une poupée Bella... A l'âge de 7 ans, je devais subir une grosse opération chirurgicale (à cause d'une malformation des uretères reliant les reins à la vessie) et la veille de cette opération, alors que j'étais dans un service de néphrologie pour adultes, seule dans ma chambre... 2 mamies de la chambre voisine sont venues me chercher pour que je passe la soirée avec elles et elles m'ont tricoté des écharpes et bonnets pour ma poupée Bella ; je garde un bon souvenir de ce passage à l'hôpital grâce à ces 2 "anges" envoyés par Dieu pour veiller sur moi et m'accorder ce temps de qualité, alors que j'étais seule et un peu perdue dans ma chambre d'hôpital... Sophie Lavie

 

Je suis né d’hier et je ne sais rien

Au matin du 7 janvier 1855, le pasteur de l’Eglise de New Park Street à Southwark, commençait son sermon en ces termes :


“On a dit que le sujet qu’il convenait à l’humanité d’étudier, c’était l’homme. Je ne m’opposerai pas à cette affirmation, mais je pense qu’il serait tout aussi vrai de dire que le sujet qu’il convient aux élus d’étudier, c’est Dieu. Le sujet d’étude qui sied au chrétien est la Divinité.

La plus noble des sciences, la plus profonde des méditations, la meilleure des philosophies qui puisse jamais captiver l’intérêt d’un enfant de Dieu, c’est le nom, la nature, la personne, l’œuvre, les actions et l’existence du Dieu immense qu’il appelle son Père.

Il y a dans la contemplation de la Divinité quelque chose d’extrêmement bénéfique pour l’esprit. C’est un sujet si vaste que toutes les pensées se perdent dans son immensité, si profond que tout orgueil est submergé par son infinité.

Il est possible de saisir et de maîtriser bien d’autres sujets d’étude, ce qui suscite d’ailleurs d’agréables sentiments d’autosatisfaction et des pensées du genre : “Admirez ma sagesse“ ; mais lorsque nous en venons à nous mesurer à cette science maîtresse, nous nous apercevons que notre fil à plomb ne peut en mesurer la profondeur et que notre œil d’aigle ne peut en distinguer la hauteur ; alors, nous baissons les bras en reconnaissant que, dans sa vanité, l’homme aspire à la sagesse, mais n’est comparable qu’au petit d’une ânesse sauvage!…
“Je suis né d’hier et je ne sais rien.“ Solennelle constatation.

Aucun thème de méditation n’incline plus l’esprit à l’humilité que la pensée de Dieu.

Mais en même temps qu’il s’humilie, l’esprit s’enrichit. Celui dont les pensées s’élèvent souvent vers Dieu aura l’esprit plus ouvert que celui qui se traîne, sans autre horizon que notre monde borné. L’étude la plus capable de développer et de fortifier l’âme est celle de Christ, de Christ crucifié, et celle de la Divinité dans sa glorieuse Trinité. Rien n’ouvre plus l’esprit, rien n’exalte plus l’âme humaine tout entière, qu’une recherche fervente, sérieuse et persévérante de Dieu.

C’est là un sujet d’étude qui est non seulement source d’humilité et d’exaltation, mais également, et au plus haut point, source de consolation. Oh! Vous trouverez dans la contemplation de Christ un remède à toutes les blessures, dans la méditation du Père un apaisement à tous les chagrins, dans l’action du Saint-Esprit un baume à toutes les souffrances.

Voudriez-vous oublier vos chagrins, abandonner vos soucis?

Alors, plongez-vous en Dieu comme en une mer profonde ; perdez-vous dans son immensité ; vous en ressortirez reposés, rafraîchis et pleins d’une nouvelle vigueur.
Je ne connais rien qui puisse autant réconforter l’âme, rien qui puisse si bien calmer les assauts du chagrin et de la douleur, rien qui puisse avec autant d’efficacité parler de paix aux vents déchaînés de l’épreuve, qu’une méditation fervente centrée sur la personne de Dieu.

C’est à cela que je vous invite ce matin…“

 

Ces paroles , prononcées il y a plu d’un siècle par C.H. Spurgeon (qui n’avait alors que vingt ans !), étaient, à cette époque déjà, profondément vraies ; elles le sont encore aujourd’hui.

 

"La différence qui existe entre la nature humaine et divine est plus grande que la différence entre la bougie et le soleil, entre la goutte d’eau et l’océan, entre le caillou et le mont Everest, c’est cet écart qui nous sépare, pourtant Dieu s’est incarné et a revêtu l’humanité." Wayne Grudem

 

dimanche 20 décembre 2020

Romains 10.6-11

Romains 10. 

6 “Pourquoi te proposer l’impossible? Pourquoi vouloir escalader le ciel?” Le Christ n’en est-il pas descendu?
7  Pourquoi te demander: “Qui ira dans l’abîme?” Le Christ n’est-il pas ressuscité des morts?
8  Que dit donc la justice reçue par la foi? “La Parole de Dieu est toute proche de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur”. Or, il ne s’agit de rien d’autre que de la Parole que nous annonçons et à laquelle il suffit de croire.
9  En effet, si de “ta bouche”, tu professes: “Jésus est Seigneur”, et si, de tout “ton cœur”, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé,
10  car celui qui, de tout son cœur, a placé sa confiance en Dieu, a été déclaré juste par lui. Celui qui, de sa bouche a rendu témoignage à sa foi, Dieu l’a sauvé.
11  C’est aussi ce que dit l’Ecriture: “Quiconque attend tout de Dieu et place en lui sa confiance ne sera pas déçu”.

Ce qui nous a touchés dans ce passage des Écritures, c'est que Christ a accompli la justice pleinement, parfaitement, cela doit imprégner toute notre vie, nos paroles et nos actes. Ce qui nous a aussi touchées, c'est la puissance de la Parole de Dieu.

Verset 6

Deutéronome 30.11-14 "Ce commandement que je te prescris aujourd’hui n’est certainement point au-dessus de tes forces et hors de ta portée. Il n’est pas dans le ciel, pour que tu dises : Qui montera pour nous au ciel et ira nous la chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? Il n’est pas de l’autre côté de la mer, pour que tu dises : Qui passera pour nous de l’autre côté de la mer et ira nous la chercher, qui nous le fera entendre, afin que nous le mettions en pratique ? C’est une chose, au contraire, qui est tout près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique."

Depuis l'ancienne alliance, Dieu a mis Sa Parole à la portée de son peuple. Il l'a mis dans notre bouche et dans notre cœur pour la rendre  accessible. 

1 Jean 5.3 "L’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles."

Proverbes 30.4-6 "Qui est monté aux cieux, et qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans ses mains ? Qui a serré les eaux dans son vêtement ? Qui a fait paraître les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils ? Le sais-tu ? Toute parole de Dieu est éprouvée. Il est un bouclier pour ceux qui cherchent en lui un refuge. N’ajoute rien à ses paroles, De peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur."

La Parole de Dieu est suffisante.


Versets 8-9

Matthieu 12.34 "Comment pourriez-vous dire de bonnes choses, méchants comme vous l’êtes ? Car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle."

Luc 6.45 "L’homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle."

Confesser = homologeo en grec = être à l'unisson avec la Parole

Quelle est donc cette parole de la foi, cette voie du salut ? Celle-ci : Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu L’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé. Voilà le chemin du salut. Il implique deux choses : d’abord confesser de notre bouche, ensuite croire dans notre cœur. Si nous confessons de notre bouche sans croire dans notre cœur, nous sommes menteurs. Si nous pensons croire mais que nous ne confessions pas Christ de nos lèvres, nous nous séduisons nous-mêmes, et notre foi est trompeuse. Une personne ne peut être sauvée que si elle est prête à confesser de sa bouche que Jésus est Seigneur. Celui qui se prétend chrétien en secret, qui affirme avoir accepté Jésus dans son cœur mais refuse de Le confesser devant les hommes, celui-là n’est pas un vrai chrétien.

 

Verset 10

 L’apôtre transforme la déclaration du verset précèdent en un principe général. Il revient à l’ordre dans lequel les deux actes se succèdent: la foi du cœur d’abord, puis la confession de la bouche. Justice et salut ne sont pas deux termes synonymes, qui seraient employés seulement pour imprimer à la phrase le parallélisme poétique.
Le salut est le but; la justice, ou justification, est la condition du salut et le gage donné au croyant qu’il y parviendra. {Ro 5:9,10 } Car la justification qui ne produirait pas le salut c’est-à-dire la délivrance finale du péché et de la mort, ne serait pas la vraie justification.
De même, il y a corrélation entre croire et confesser: toute foi qui ne s’affirmerait pas par la confession ne serait pas une foi authentique. "J’ai cru c’est pourquoi j’ai parlé."
L’apôtre montre de quelle importance la confession de la foi est pour l’Eglise et pour chaque chrétien, en nous la présentant ici comme une partie intégrante de l’œuvre du salut et en faisant de la fidélité à confesser une condition, la seule qu’il énonce, pour parvenir au salut.
C’est bien ainsi que l’entendait l’Eglise des premiers siècles, puisque, même dans les temps où la confession emportait le sacrifice de la vie, elle excluait de son sein ceux qui n’avaient pas le courage de rendre ce témoignage.

Paul dit qu’ayant cru dans notre cœur, nous parvenons à la justice, et qu’ayant confessé de notre bouche, nous parvenons au salut. Ce ne sont pas deux états différents. La foi et la confession vont ensemble, comme la justification et le salut. Ayant cru, nous confessons notre foi. Ayant été justifiés, nous recevons le salut. Ces choses sont inséparables.


Verset 11

Ésaïe 28.16 "C’est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l’Eternel : Voici, j’ai mis pour fondement en Sion une pierre, une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée ; Celui qui la prendra pour appui n’aura point hâte de fuir."

Romains 9.33 "Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera point confus."

2 Timothée 1.8 "Mais souffre avec moi pour évangile, par la puissance de Dieu qui nous a sauvés, et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit la mort et a mis en évidence la vie et l’immortalité par évangile."

Celui qui a la foi n'est pas confus, honteux ou désillusionné. 

Que Dieu guide nos prières et nous dirige dans sa Parole et que nous puissions méditer sa Parole avec persévérance et discipline.

Être à l'unisson avec la Parole empêche les dérives, les doutes, la confusion, les espoirs trompés et la honte. D'où l'importance d'une bonne orthodoxie et d'une bonne orthopraxie.

La Parole de Dieu engendre la foi et la fortifie.

Matthieu 4.4 "L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu."

Dans ce monde chaotique, où règne la confusion, où les faux docteurs et les faux prophètes se répandent en foules ainsi que les hérésies, les mensonges et l'ignorance, nous devons nous enraciner dans la Parole de Dieu et nous accrocher à la Vérité.

Jean 17.17 "Sanctifie-les par ta vérité : ta parole est la vérité."

Psaume 1.1-2 "Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, Et qui la médite jour et nuit !" 

Josué 1.8 "Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras."

Sophie et Fémi - 18 décembre 2020



Dieu est fidèle


C’est agréable d’avoir des amis, pas vrai ? Surtout des amis fidèles.

Je vais vous raconter une petite histoire :

Tami était handicapée physiquement, mais elle avait une amie, Ruth. Tami pouvait toujours compter sur Ruth quand elle avait besoin d’un coup de main comme, par exemple : porter ses livres en rentrant de l'école ; l’aider à traverser la rue. Ruth faisait un effort pour être là quand Tami avait besoin d’elle.

La Bible nous dit que Dieu est fidèle, un peu comme Ruth, l’amie de Tami. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que Dieu est digne de confiance. Nous pouvons croire à tout ce qu’Il dit, car Il tient ses promesses. Il agit toujours selon sa Parole. Nous aurions tort de ne pas compter sur Lui !

Parfois nos amis sont empêchés de nous montrer leur fidélité, par exemple Ruth a eu la grippe et ne pouvait rien faire pour Tami pendant toute une semaine. Mais Dieu ne tombe jamais malade, Il n’a jamais d’empêchement pour accomplir ce qu’Il décide et ce qu’Il dit. “Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme (finies), elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande !” (Lamentations 3:22-23)

Nous allons demander à l’un des prophètes de l’Ancien Testament de nous raconter comment Dieu lui a prouvé́ sa fidélité. Le prophète en question, c’est Élie, voici notre interview : (Récit tiré de 1 Rois 17, 18 et 19.)

Élie, voulez-vous nous dire comment Dieu vous a montré sa fidélité?

Mon Dieu est un grand Dieu. C’est un Dieu fidèle. Il m’a donné le courage de me présenter devant le méchant roi Achab pour lui dire que pendant une longue période il n’y aurait pas de pluie.

Que vous est-il arrivé quand la pluie s’arrêta totalement, et qu’il s’ensuivit une famine dans le pays suite à la sécheresse ?

- Dieu est fidèle. Il m’a envoyé au torrent de Kerith où il y avait de l’eau, et des corbeaux m’ont apporté de la nourriture tous les jours. Quand il n’y eut plus d’eau au torrent, Dieu m’a dirigé jusqu’à Sarepta où une veuve m’a nourri.

- Élie, racontez-nous l’expérience que vous avez vécue sur le Mont Carmel.

- J’y ai construit un autel (un amas de pierres qui sert de lieu de sacrifice) en présence de quatre cent cinquante prophètes de Baal, un faux dieu. En le faisant, je croyais fermement que Dieu répondrait à ma prière en y mettant le feu pour prouver qu’Il est le seul vrai Dieu. Dieu est fidèle. Sachant que je pouvais compter sur Lui, j’ai donné des ordres pour que douze cruches d’eau soient versées sur l’autel et sur le sacrifice animal qui y était mis, puis j’ai demandé à Dieu d’y mettre le feu. Le feu descendit du Ciel et brûla le tout. Quel spectacle et quelle victoire pour mon Dieu !

- Élie, y a-t-il autre chose que vous voudriez nous dire ?

- Eh bien oui ! Je me suis découragé. La reine Jézabel s’était fâchée contre moi au point de vouloir me tuer. J’ai fui pour sauver ma vie. Arrivé au désert, je me suis assis sous un genêt. J’avais l’impression d’être seul au monde pour adorer le vrai Dieu et je désirais mourir. J’étais épuisé et je me suis endormi. Subitement j’ai été réveillé par l’ange de l’Éternel, pour trouver tout près de moi, un gâteau cuit sur des pierres. Il y avait aussi une cruche remplie d’eau. Bien que j’étais découragé et me sentais seul, Dieu resta fidèle et Il s’occupa de moi.

- Merci Élie, de nous avoir fait part de ces choses, aujourd’hui. Dieu ne change pas, Il est toujours le même. Aujourd’hui encore, Il est tout aussi fidèle que lorsqu’Élie vivait.

Rappelons-nous que Dieu est fidèle pour nous SAUVER, pour nous GARDER, pour nous AIDER, pour nous CORRIGER quand il le faut, et pour nous PARDONNER quand nous Lui avouons nos fautes. Jésus est fidèle pour PRIER pour nous.

 

VERSET CLÉ À RETENIR

Les bontés de l'Éternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme; Elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! Lamentations 3 : 22-23

 

-       Activité 1 : coloriage sur la page suivante (Élie avec la veuve de Sarepta et son fils)

 

-       Activités bonus pour les vacances : Deux petits jeux avec les solutions en page suivante.





 

Leçon du jour proposée par Raphaëlle

 




samedi 12 décembre 2020

Matthieu 11. 12 à 19

 

Matthieu 11.12 à 19 (PVV)

12 Depuis l’époque où Jean- Baptiste a paru jusqu’à cette heure, le Royaume des cieux a été violemment combattu, des hommes violents ont essayé de s’en emparer de force et l’ont saccagé.
13  Tous les prophètes, aussi bien que la Loi, l’ont prophétisé.
14  Et-que vous le croyiez ou non-c’est lui, cet Élie qui doit revenir.
15  Que celui qui est capable d’écouter s’efforce de bien comprendre ce que je viens de dire.
16 A qui donc pourrais-je comparer les hommes de notre temps ? A qui ressemblent-ils? Ils sont comme ces gamins assis sur la place du marché qui crient à leurs camarades:
17  “Quand nous avons joué de la flûte (comme à un mariage), vous n’avez pas dansé. Et quand nous avons chanté des airs d’enterrement, vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.”
18  En effet, Jean est venu, il ne mangeait et ne buvait pas comme tout le monde. Qu’est-ce qu’on a dit ? “Il n’est pas normal ! Il est possédé d’un démon”.
19  Le Fils de l’homme vient, il mange et boit comme tout le monde, et vous vous écriez: “Voyez-moi ça: il ne pense qu’à faire bonne chère et à boire du vin, il est l’ami des truands et des vauriens”. Et cependant, les œuvres que la Sagesse (divine) a faites lui ont rendu justice.

 

Le titre de ce passage pourrait être : "Dieu prépare son peuple" ou "Le triomphe de la sagesse divine". 

Ce qui nous a touchées dans ce passage, c'est que malgré l'opposition constante contre le Royaume de Dieu, la Sagesse divine est toujours justifiée par ses œuvres ; en  finalité, tout concoure toujours à la gloire de Dieu.


Verset 12

Depuis le début du ministère de Jean le Baptiste jusqu'au moment où Jésus parle de lui en faisant son éloge, le Royaume de Dieu a violemment été combattu et tous ceux qui ont voulu y entrer ont dû se battre contre toutes sortes d'oppositions intérieures et extérieures. Ainsi, le royaume de Dieu s’est instauré sur terre avec "violence" ; nous devons nous faire violence pour ne pas succomber aux faiblesses de notre chair et à nos doutes, nous devons combattre le bon combat de la foi et faire face à toutes formes d'oppressions contre ce règne qui semble une folie pour les incroyants. Pour répondre aux appels de Jean le Baptiste, les foule devaient renoncer à leurs anciennes croyances pleines de traditions humaines et d'hypocrisie ; ils devaient renoncer à leurs anciennes voies corrompues par leurs motivations égocentriques, leurs buts orgueilleux ou leur raison dysfonctionnelle. Cet appel à la repentance, c'est à dire à reconnaitre publiquement ses fautes et à les délaisser, réclamait de se faire violence personnellement et de combattre pour se démarquer des foules incrédules et fortement attachées à leurs propres croyances. C'est le rôle qu'a la Parole de Dieu. Elle est pleine de vie et de puissance. Elle reste toujours en vigueur. Elle est plus incisive qu’aucune épée à double tranchant, elle pénètre jusqu’aux profondeurs de notre vie intérieure, jusqu’à la ligne de séparation entre la vie de l’âme et celle de l’esprit. Elle discerne et révèle les sentiments et les penchants de notre cœur et juge nos pensées et nos intentions les plus secrètes. (Hébreux 4.12)

Qu’on se souvienne de ces foules qui se pressaient autour de Jésus, qui lui laissaient à peine le temps de prendre un repas, qui le forçaient souvent à se retirer au désert, pour y trouver quelque repos, qu’on se rappelle aussi la soif de pardon qui tourmentait les péagers et les pécheurs qui venaient à lui malgré tous les obstacles (Luc 7.36) que l’on considère les dures conditions que Jésus mettait à l’entrée dans le royaume et les contraintes qu’il exigeait de ses disciples. (Matthieu 5.29-30 - 6.24 - 8.18-22 - 10.37-39)


Verset 13

C'est par les prophètes et par la loi que la Parole de Dieu a tranché entre le monde et le Royaume de Dieu, entre la nature pécheresse et la vie spirituelle... Depuis Moïse, l'annonce de ce Royaume et le règne de Christ a toujours été combattu.

 

Verset 14

Depuis qu’Élie avait été enlevé de cette terre vivant (emmené sur un char de feu), les juifs attendaient qu'il revienne.  

D'autre part, le dernier prophète Malachie (4.5) avait prophétisé en ces termes : "Voici, je vous enverrai Élie, le prophète, avant que le jour de l’Eternel arrive, ce jour grand et redoutable."  

Et (3.1)"Voici, j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. Et soudain entrera dans son temple le Seigneur que vous cherchez ; et le messager de l’alliance que vous désirez, voici, il vient, dit l’Eternel des armées."

Jean le Baptiste était ce prophète annoncé par Malachie ; il était le "Élie" attendu. Bien que nous ayons placé le livre de Malachie à la fin de notre ancien testament et que 400 années séparent Malachie de Jean le Baptiste, nous devons admettre que Jean le Baptiste fut le dernier prophète de l'ancienne alliance ! Il fut le plus grand des prophètes de l'ancienne alliance, le dernier, celui qui vit Jésus, celui qui prépara sa venue... Jésus affirme qu'il n’y avait pas eu d’homme plus grand que Jean jusqu’à sa propre venue. Mais Jean n’a pas vu la résurrection de Jésus et n’a pas reçu le Saint-Esprit de la même manière que les disciples de Jésus. Bien qu’annonçant la venue du royaume des cieux, il n’y a pas pris  part de son vivant. C’est pourquoi, au ciel, le dernier des croyants en Christ aura une position supérieure à celle de Jean. Matthieu 11.11 "Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui."


Verset 15

Jésus interpelle ses auditeurs en leur demandant de bien se souvenir des paroles de Jean le Baptiste et d'y prêter une grande attention. Peu, en effet, avaient été touchés par l'appel à la repentance du prophète. C'est pourquoi Jésus reprenait son auditoire et lui faisait de sévères reproches. Aujourd'hui encore, alors que Jésus doit revenir, le message de Jean le Baptiste doit encore résonner à nos oreilles et atteindre nos cœurs afin de nous amener à la repentance.


Versets 16 et 17

Pour bien faire comprendre l'endurcissement des oreilles et des cœurs de cette génération, Jésus utilise une parabole, celle d'un jeu pratiqué par les enfants de cette époque, qui s'appelait "Noces et funérailles". La règle du jeu était celle-ci : un groupe d’enfants  jouait de la flûte ou mimaient des joueurs de flûte et les autres devaient danser. Puis le second groupe chantait des complaintes et leurs vis-à-vis étaient censés se lamenter comme s'ils étaient en deuil. 

Jésus explique que cette génération est comparable à des enfants capricieux qui refuseraient de s’associer au jeu en donnant la réplique. Jean le Baptiste et Jésus lui-même par la suite ont incité le peuple à entrer dans "la danse du trine", c'est à dire à entrer dans le Royaume de Dieu par le moyen de la foi et de la repentance, mais le peuple n'a pas que trop peu répondu à leur invitation. 


Verset 18

Jésus explique à ses auditeurs que Jean le Baptiste est venu comme un ascète, comme les prophètes d'autrefois (vêtu de peau de bête et se nourrissant chichement de sauterelles et de miel sauvage...) et le peuple l'a jugé comme étant un démoniaque, un excentrique ou un fou fanatique. Ils se sont arrêté à son apparence plutôt que de se concentrer sur son message !


Verset 19

Jésus est venu, lui le messie annoncé, le fils de Dieu incarné... et le peuple l'a aussi jugé à des apparences plutôt que d'écouter son message. Ils ont regardé à sa façon de manger ou de s'assoir en compagnie des pécheurs... Beaucoup de collecteurs de taxes et de gens aux mœurs douteuses étaient venus se mettre à table avec lui et ses disciples. Matthieu 9.11-14 "En voyant cela, les pharisiens interpellèrent ses disciples: -Comment votre maître peut-il s’attabler de la sorte avec des escrocs et des gens sans foi ni loi. Mais Jésus, qui les avait entendus, leur dit: -Ceux qui sont en bonne santé peuvent se passer de médecin, mais les malades en ont besoin. Allez donc chez vous et réfléchissez sur le sens de cette parole: “Ce qui me fait plaisir, c’est l’amour que vous aurez les uns envers les autres, et non pas que vous m’offriez des sacrifices d’animaux.” Car je ne suis pas venu appeler les gens vertueux et respectables, mais ceux qui vivent dans le péché."

Leurs traditions humaines qui n'avaient rien avoir avec la loi de Dieu les a aveuglés, au point où ils ont jugé le fils de Dieu et lui ont prêté des intentions qu'il ne pouvait pas avoir. Eux qui avaient besoin de se repentir, ont jugé celui qui était sans péché ! N'est-ce pas un comble?

Ce qui importe ce n'est pas de savoir si Jésus correspond ou non à l'image qu'on peut s'en faire, mais de voir que ses œuvres sont bien celles annoncées par la Parole de Dieu. Car c'est par ses œuvres que Jésus Christ manifeste la sagesse de Dieu.  


Ainsi, en résumé nous devons : 

  • Nous attendre à des oppositions, mais être consolés par le fait que la sagesse divine triomphe toujours.
  • Laisser la Parole de Dieu faire son œuvre de séparation (de tri) dans nos coeurs et nos vies (entre ce qui est de la chair et de l'Esprit) car la Parole de Dieu est une lumière révélatrice.
  • Prier pour que ce qui est caché au fond de nos cœurs nous  soit révélé afin que nous puissions nous repentir et changer nos voies.
  • Répondre aux appels instants de l'Esprit qui nous invitent à la repentance.
  • Devenir des Jean le Baptiste qui annoncent la proche venue de Christ et qui appellent notre génération à la repentance.
  • Ne pas nous faire une image de Jésus Christ qui ne correspond pas pas à la vérité, mais nous devons au contraire être transformés à son image !

 

Fémi et Sophie, duo de prière et de méditation biblique, le 11 décembre 2020.



 

 

 


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