vendredi 8 septembre 2017

De l'empathie à la compassion



"La souffrance est un problème très générique, universel. 
La question qui m’a intéressée était de savoir dans quelle mesure on peut se mettre en relation 
avec la souffrance des autres, sans se mettre soi-même en situation de détresse, 
ce qui m’a conduit à examiner la distinction entre empathie et compassion."
Olga Klimecki

Neuroscientifique et psychologue, Olga mène des recherches sur l’entraînement aux émotions sociales, telles l’empathie et la compassion, et leur impact sur le comportement affectif des individus.

Elle a compris que faire la distinction entre empathie et compassion marquait des rapports différents à autrui et à soi-même. 

"Alors que l’empathie fonctionne comme un simple miroir des émotions d’autrui, la compassion implique un sentiment de bienveillance, avec la volonté d’aider la personne qui souffre. J’ai donc conçu des entraînements à la compassion et j’ai constaté que celui-ci a un impact sur l’attitude des participants, en augmentant leur prosocialité, à savoir leur capacité à agir pour le bénéfice d’autrui. Cela s’est vérifié après examen à l’IRM. Les personnes ayant suivi l’entraînement à la compassion affichaient des activités neuronales liées aux émotions positives, même lorsqu’on leur soumettait des images d’individus souffrant. Au contraire, le fait d’être trop empathique vis-à-vis de la détresse d’autrui peut conduire à des réactions similaires à un «burn out», ce qu’on appelle la fatigue empathique."

L’empathie initiale est nécessaire pour être touché. 
Mais Olga a remarqué qu'ensuite il fallait de la compassion pour se protéger des émotions négatives générées par l’empathie. 

Ce passage de l’empathie à la compassion est utile pour que les gens perçoivent eux-mêmes 
la différence et soient capables de distinguer un état empathique d’un état compationnel.

Olga a examiné plusieurs types d’entraînement possibles, avant de retenir une approche méditative où les participants étaient invités à visualiser une personne qui leur avait fait beaucoup de bien. 
Cela leur permit alors d’acquérir un sentiment de bienveillance qu’ils pouvaient ensuite diffuser à l’intention des autres.



Cet article m'a rappelé une injonction que Christ m'avait faite en mars 2017 : "Regarde-moi !"


Alors que j’étais prise dans l’engrenage des protocoles médicaux, Jésus m’a encouragée à détacher mon regard des médecins, des médicaments et de mes souffrances et à regarder à lui.
J’avoue que cela m’a été très difficile.
Se détacher de tout ce qui meurtrit notre corps et notre âme au quotidien n’est pas aisé.
Mais j’ai aussi expérimenté que si nous nous focalisons sur nous-mêmes, sur nos douleurs, nos circonstances, nos soucis, nos faiblesses, sur les obstacles ou toute autre chose que Jésus, nous allons de mal en pis.
A travers son regard plein de compassion, le Seigneur se propose d’être notre soutien et notre aide, mais nous nous laissons captiver par tant d’autres choses qui tôt ou tard nous affligent et nous affaiblissent.


Jésus nous appelle à tourner nos regards sur lui, car c’est lui qui suscite notre foi pour la mener à la perfection.
Il nous appelle aussi à regarder à sa souffrance, ainsi qu’à la patience avec laquelle il l’a supportée, pour que nous comprenions que si lui-même n’a pas pu être élevé à la perfection autrement que par la souffrance, combien moins nous le pourrions !
Et si la souffrance a été pour lui une telle bénédiction, elle le sera pour nous aussi. 
Contempler l’homme de douleur nous permet de ressentir sa consolation, sa sympathie, et le courage que nous inspire sa victoire.
C’est pourquoi, nous devons toujours et en toutes circonstances, garder le regard fixé sur Jésus pour voir qui il est, écouter ce qu’il dit, faire ce qu’il ordonne, le suivre où qu’il nous conduise, et nous attendre à recevoir tout ce qu’il est prêt à nous donner.
Nous devons garder nos regards sur lui et sur son amour jusqu’à ce que cet amour embrase nos cœurs, jusqu’à ce que nos yeux rencontrent les siens et que nous ayons pleinement conscience qu’il veille sur nous.
Ayant revêtu notre humanité et ayant été élevé à la perfection par les souffrances, il comprend et compatit à nos faiblesses.


Ce terme « faiblesse » n’a pas de rapport avec le péché mais avec notre fragilité  et nos infirmités, nos limites naturelles, notre humanité.
Le Christ n'est pas comme un roi vivant dans l'abondance et le luxe qui ne comprend pas ce qu'est la pauvreté et la maladie, il n'est pas comme un dieu bienheureux au sein de sa gloire qui ne connait pas la tentation de la chair.
Jésus sait car il a été tenté en toutes choses sans commettre de péché.
Il comprend nos détresses et les partage avec une sympathie où se combinent l'amour infini de Dieu et le tendre amour du compagnon de souffrance qui nous vient en aide.
La tentation nous unit à lui, car il est parfaitement saint et parfaitement sympathique (c’est-à-dire qu'il souffre actuellement avec nous, en tant que notre médiateur auprès du Père).
Il sait ce que c'est que d'être tenté, il peut souffrir avec nous (être empathique) et nous secourir pour que nous soyons vainqueurs à notre tour (compassion).
 


On peut avoir pitié de quelqu'un et en rester là. La compassion est bien différente.
Elle va au-delà du simple sentiment. La véritable compassion nous pousse à l'action en faveur de celui qui en est l'objet. C'est ce que Jésus n'a cessé de faire durant son ministère en consolant des affligés, en guérissant des malades, en délivrant des captifs, en restaurant des vies brisées, en sauvant des âmes perdues. Et c'est ce qu'il continue de faire encore aujourd'hui.

Pour résumer :
Pour conserver une empathie équilibrée, il est nécessaire de trouver le juste équilibre entre l’écoute de l’autre et le respect de soi.

Dans la vie courante, on dira : « Je vois que tu es déçu et je peux comprendre pourquoi. »

Il existe aussi une étape intermédiaire la sympathie qui est une prise de conscience du vécu d’une autre personne avec le sentiment que la situation est digne d’attention de notre part. 
C’est une sensibilisation à la connaissance de l’autre. 
C’est la possibilité de sélectionner les bonnes réponses émotionnelles appropriées pour les états émotionnels apparents de l’autre.
Il y a entre nous et l’autre une distance émotionnelle car dans ce cas, on ne prend pas l’émotion de l’autre pour nous même. 
Cela veut dire que l’on garde une certaine distance. 
Or, cette distance peut nous permettre de nous mettre à la place de l’autre (et non penser à sa place) pour l’aider comme il le souhaite et non comme nous aimons être aidés;

Dans la vie courante, on dira : « Je suis désolée pour vous. Est-ce que je peux vous aider ? »

 Et finalement, comme Jésus on peut et on doit ressentir de la compassion.
Quand les évangiles nous disent que Jésus était ému de compassion du grec SPLAGCHNIZOMAI : cela signifie qu'il était remué dans ses intestin, les entrailles étant sensées à cette époque être le siège de l’amour et de la pitié.

La compassion consiste donc à souffrir dans ses entrailles avec une autre personne qui souffre. 
Cette capacité nous oblige à nous mettre dans la peau de l’autre, nous immerger dans son point de vue et sentir l’émotion comme si on ressentait la même. 
Mais la principale caractéristique de cette capacité contrairement à l'empathie qui est passive, est l’action. On peut donc considérer la compassion comme la traduction de l’empathie en action.

Dans la vie courante, on dira : « Je comprends ta fatigue. Je vais aller faire les courses et tu vas te reposer. »

Quand à Jésus : Matthieu 14.14 relate ceci :
"Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. Le soir étant venu, les disciples s’approchèrent de lui, et dirent: Ce lieu est désert, et l’heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu’elle aille dans les villages, pour s’acheter des vivres. Jésus leur répondit: Ils n’ont pas besoin de s’en aller; donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent: Nous n’avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit: Apportez-les-moi. Il fit asseoir la foule sur l’herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants."

 
 

jeudi 7 septembre 2017

Le fauconnier



Un fauconnier voyageait sur son cheval avec son faucon sur son bras droit.
Son faucon était dressé pour chasser et il lui a fallut des années pour le dresser.
L'homme fait une pause près d'une source pour boire et faire boire son cheval en aval de la source.
Une source magnifique qui coulait le long de la montagne.
Le faucon (pendant ce temps) volait en rond en amont de la source en haut de la montagne.
Le fauconnier se baisse, prend un gobelet rempli d'eau et ramène l'eau à sa bouche quand tout à coup, le faucon fonce sur lui et renverse le gobelet... empêchant l'homme de boire.
L'homme se met colère, crie après le faucon et reprend de l'eau.
Au moment de boire, le faucon descend à toute vitesse et renverse à nouveau le gobelet.
Le fauconnier se met encore plus en colère et dit d'un ton menaçant et autoritaire :
-"La prochaine fois que tu fais cela, je te tue".
L'homme reprend une 3ème fois de l'eau et le faucon agit de la même façon.
Alors remplit de fureur, le fauconnier tue son faucon.
Puis, la colère passée (souvent nous réfléchissons après avoir agit), il se dit : "Mais pourquoi mon faucon a-t-il agit ainsi"
Le fauconnier à l'idée de monter au sommet de la montagne, en amont de la source et que voit-il?...
Un serpent mort pourrissant l'eau de la source.
Si le faucon n'avait pas renversé plusieurs fois le gobelet d'eau, l'homme serait mort empoisonné.
Le faucon a sauvé la vie du fauconnier.
Nous ne comprenons pas toujours le plan de Dieu ni les chemins par lesquels Il nous fait passer parfois mais une chose est sur : Dieu nous aime et Il a une vision globale et voit tout d'en haut... faisons-lui confiance.

Une autre leçon apparaît dans cette histoire vraie : Le fauconnier a eu la patience de dresser son faucon pendant des années mais je crois qu'il lui manquait quelques années encore pour dompter... sa colère.
Soyons patients dans l'épreuve, la maladie, la souffrance, les attaques de l'ennemi, le service, ...
Soyons patients ... et levons la tête... vers Jésus !

Transmis par Jeremy Mattina

Citations


 Jean 17:22 Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un..." Jésus nous as donné les arrhes de l'Esprit, une part de la vie divine, afin que nous soyons un comme le Christ et le Père sont un. Ils sont un, ne signifie pas qu'ils sont une même personne, mais qu'ils sont de la même substance. Leur unité de dessein et d'action repose sur leur unité de nature et d'essence. (le mot grec "heis", rendu pour un, est neutre - pas masculin - il parle d'une substance et non d'une personne)" John MacArthur

"Beaucoup de chrétiens ne sont pas morts et crucifiés au monde, ne connaissent pas bien Dieu et ses promesses et ils ne sont pas résolus à le suivre pleinement comme ils le devraient: c'est pourquoi ils sont tellement désemparés et démoralisés quand les afflictions les atteignent." John BUNYAN

"J'ai souvent entendu des personnes dire : « Combien Dieu est bon ! Nous avons prié pour qu'il ne pleuve pas pour notre pique-nique d'église et regardez ce temps merveilleux ! ». Oui, Dieu est bon quand il nous envoie le beau temps.  Mais Dieu était aussi bon quand Il a permis à ma soeur, Betsie, de mourir de faim sous mes yeux dans un camp de concentration allemand. Je me souviens d'une occasion lors d'un temps de découragement là-bas. Autour de nous, tout était noir et mon coeur était dans les ténèbres. Je me souviens dire à Betsie que je pensais que Dieu nous avait abandonné.
« Non, Corrie », a dit Betsie. « Il ne nous a pas oublié.  Souviens-toi de Sa parole : "Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent". Corrie a conclue ainsi : "Il y a un océan de l'amour de Dieu qui est à notre disposition – il y en a suffisamment pour tous. Que Dieu vous accorde de ne jamais douter de cet amour victorieux – peu importe les circonstances." Corrie Ten Boom

"L'individualisme chrétien est un signe d'immaturité ou de décadence pathologique." Sergueï Boulgakov

Hébreux 12.14 “Veillez à ce que nul ne se prive de la grâce de Dieu; à ce qu’aucune racine d’amertume, poussant des rejetons, ne produise du trouble, et que plusieurs n’en soient infectés ..."
"Les chrétiens doivent être à l’affût et veiller même sur les non convertis qui fréquentent l’assemblée afin qu’ils ne vivent pas l’illusion d’être chrétiens ; ils doivent être avertis et les chrétiens doivent avoir un bon témoignage afin qu’ils voient Christ à travers eux et ils doivent leur présenter le salut en Christ. Le terme « racine d’amertume » désigne quelqu’un qui s’identifie superficiellement au peuple de Dieu mais qui devient apostat, arrogant et rebelle concernant les choses de Dieu.
Les chrétiens doivent veiller sur de tels apostats afin qu’ils ne produisent pas de trouble et que plusieurs dans l’assemblée ne soient infectés. Celui qui est amère peut contaminer tout le corps en répandant la méchanceté, le doute et le mal en général. La bible condamne sévèrement Esaü, tout comme elle condamne Judas, parce qu’ils connaissaient les choses de Dieu et vivaient au contact du peuple de Dieu, mais ils ont délibérément tourné le dos à Dieu.  Esaü était débauché et profane ; il n’avait ni foi, ni scrupules, ni respect envers Dieu et même lorsqu’il ouvrit les yeux sur son péché, il ne s’en repentit pas. Il regrettait amèrement mais il ne s’est pas repenti. Il voulait les bénédictions de Dieu mais il ne voulait pas de Dieu. Les chrétiens doivent veiller à ce qu’aucune personne comme Esaü ne contamine le corps du Christ." John MacArthur



"La tolérance ne peut être une vertu car elle est animée par le pluralisme indifférent de l'incroyance et englobe des demi-vérités relatives et limitées. Le véritable amour n'est donc pas tolérant..." Sergueï Boulgakov

 "Les américains sont passés maîtres dans l’art de former des clubs et de rassembler des foules. Mais les clubs et les rassemblements, quand bien même seraient-ils religieux, ne sont pas des communautés (koinonia) telles que Dieu les avait prévues au commencement. La formation d’une communauté de croyants résulte de l’œuvre complexe, patiente et pénible du Saint Esprit. Nous ne pouvons pas acheter ni fabriquer une telle communauté. Nous pouvons tout simplement nous offrir, tels que nous sommes, pour devenir communauté, en nous détournant des compétences de gestion humaine et de leadership que notre culture tient en si haute estime, en nous ramenant aux conditions qui permettent à une vraie communauté de se développer." Eugène Peterson

La vérité est toujours intolérante et elle ignore tout compromis. Il y a des tolérances qui ne coûtent pas cher ; il n'est en effet que trop facile de préconiser la tolérance en ayant l'âme vide. Essayez de vous montrer tolérant quand vous croyez ardemment à une vérité déterminée, ce n'est pas possible !" Sergeï Boulgakov

"Dieu nous aime tellement qu’il érige à dessein des barrières autour de nous pour nous garder dans la bonne voie. Je sais que ce n’est pas toujours facile de se retrouver devant un mur qui nous empêche d’avancer sur la route que nous avions choisi d’emprunter. Mais Dieu délimite notre sentier afin que nous marchions vers lui. (…) Si notre compréhension doctrinale nous incite à la passivité en ce qui a trait à la puissante présence de Dieu, ou si elle refroidit l’ardeur de notre ambition, nous avons mal compris la souveraineté de Dieu. Une conception juste du fait que Dieu exerce un contrôle bienveillant sur toutes choses devrait éveiller une foi à toute épreuve en lui, et un vif désir d’agir. En voyant Dieu plus clairement, nos ambitions atteignent de nouveaux sommets." Dave Harvey

"Inculquer la doctrine chrétienne et imiter le comportement chrétien ne suffisent pas. Si c’est tout ce que vous attendez d’un disciple, vous vous retrouverez avec des mimiques aveugles au lieu d’une imitation réfléchie. Le discipulat inclut la manière d’aider les gens à imiter la pensée de Christ (Ph 2.5). La pensée de Christ nous aide à répondre à de nouvelles circonstances, avec l’humilité et la sagesse du Sauveur qui habite en nous par son Esprit. L’imitation, dans la vie chrétienne, comprend le développement de la sagesse dans un cadre biblique, sagesse qui conduit à prendre de bonnes décisions lorsque les circonstances sont difficiles. Transmettre la capacité de réfléchir de manière sage est un aspect important du discipulat. Ignorer cette responsabilité est désastreux pour l’avenir de l’Église." Trevin Wax

QUAND LE REJET FAIT DE TOI UN RELIGIEUX...!
1 Samuel 22.1-2
"Si ta présence à l'église n'est qu'une échappatoire pour calmer tes blessures de rejet, c'est que tu es uniquement en recherche d'une structure d'accueil pour te sécuriser....et que tu n'as pas réellement fait la rencontre avec le Christ crucifié....et ressuscité..!
Celui qui souffre de tels sentiments, trouvera tôt ou tard les raisons suffisantes pour ne pas persévérer dans ses engagements, car là où les hommes se retrouvent, il y aura toujours de quoi alimenter des sentiments de rejet.
Ces sentiments justifieront un désengagement qui induira la recherche de nouveaux engagements dans un autre environnement.
C'est ainsi que des personnes sujettes au rejet rechercheront d'autres structures plus adaptées, plus valorisantes dans lesquelles se réunissent des personnes telles qu'elles.
Comment imaginer, un seul instant, qu'une caverne d'Adullam remplie de personnes rejetées, peut contribuer à notre besoin d'acceptation...? Par définition, les rejetés sont souvent ceux qui persécutent le plus les autres en raison de leurs souffrances trop vives.
En réalité, les blessures de rejet provoquent soit un repli sur soi ou elles alimentent en nous une quête de religiosité nous entraînant dans une recherche utopique et donc incessante de "LA BONNE STRUCTURE".
Pour éviter cette dangereuse errance, il est indispensable de confronter le Christ à la croix, ce qui nous permet de vivre la mort à nous même, nous amenant, en autre, à ne plus être contrôlé par nos blessures de rejet.
Si vous souffrez de blessures de rejet, venez à Christ qui est le seul capable de vous guérir ; mais ne venez pas à l'église ou dans quelques structures en pensant qu'elles suffisent à elles seules pour effacer toutes vos souffrances.
Votre solution est en Christ et pas en l'église qui n'est qu'un lieu pour vous aider à le rencontrer."
Xavier LAVIE

Les courges


Le mot « courge » est un terme générique qui peut s’appliquer à toutes les variétés cultivées du genre  cucurbitacées.  
Dans le langage courant, les termes citrouille, potiron, courge… sont souvent confondus.
Les courges sont des fruits, comestibles à maturité, même si on les cuisine surtout comme des légumes. Elles rejoignent ainsi la tomate et le concombre dans cette catégorie!

Quelle est la différence entre une citrouille et un potiron ?

La couleur et la forme
La citrouille est de forme ronde et de couleur orangée. Quant au potiron, selon la variété, il est plus ou moins aplati; sa couleur va d’un orange rougeâtre au vert foncé.
Un détail pour les reconnaître
Pour distinguer l’espèce, on se fie au pédoncule : celui du potiron est tendre et spongieux, cylindrique et évasé près du fruit, tandis que celui de la citrouille, dur et fibreux avec 5 côtes anguleuses.
Le goût
On dit que la pulpe du potiron possède un goût plus fin et plus sucré que celui de la citrouille. 
La chair de la citrouille est plus filandreuse.

La classification des courges

Les principales variétés /espèces de cucurbitacées
Les courges sont regroupées en 2 grandes catégories: les courges d’été (les courgettes) et les courges d’hiver, ci-dessous.

  • Courge patidou: à la saveur de châtaigne fraîche qui se mange aussi bien crue râpée que cuite, ou encore farcie.
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  • Courge spaghetti ou « spaghetti végétal » : fruits de couleur blanche prennent une couleur ambrée à maturité. Après cuisson, la chair se défait en filaments rappelant les spaghettis.
  • Courgette Gold Rush F1 : fruits précoces à chair tendre. Belle couleur jaune vif.
  • Jack-Be-Little : mini-citrouille de couleur orange. Les fruits peuvent se conserver pendant plus d’une année et peuvent être farcis.
  • Pâtissons : jolis fruits en forme de disque bombé à l’épiderme de couleur orange vif. Les fruits jeunes se consomment comme des courgettes. Ils peuvent se râper crus et ont une saveur de fond d’artichaut. Chair assez épaisse, de couleur jaune, ferme, farineuse, peu sucrée. Les fruits à maturité peuvent être farcis.
  • Pomme d’or : petits fruits sphériques de 6 à 8 cm de diamètre. Saveur très fine, rappelant celle de l’artichaut. Chair peu épaisse. Écorce dure de couleur orange à maturité.
  • Courges de Hubbard : de chair épaisse, serrée, de couleur jaune orangé. La saveur est douce, peu sucrée,  très aromatique de très bonne qualité. La chair se consomme cuite, sautée, en gratin, en purée, en potage, en soufflé, en gâteaux, en confiture.
  • Courge de Hokkaïdo ou potimarron, en forme de poire. À la différence du potiron, il n’est pas nécessaire de retirer la peau du potimarron avant la cuisson.

  • Courge musquée de Provence : a une chair rouge orangée, riche en glucides, tendre juteuse, fruitée, très peu filandreuse.
  • Sucrine du Berry : sa chair orange clair est tendre, sucrée et très parfumée. La consommer en gratin, purée, potage, tarte, flan, confiture…
  • Courge longue de Nice : sa chair ferme a un goût musqué et sucré, et sa peau est d’abord vert clair puis ocre à maturité.
  • Courge Butternut : possède un goût délicieux de beurre noisette.
  • Chayote ou christophine ou chouchou : cultivée dans les régions tropicales, notamment aux Antilles et à la Réunion. Elle présente la particularité de produire des tubercules. Elle a la forme d’une grosse poire; sa peau vert clair ou blanche présente des sillons et une peau lisse ou rugueuse selon la variété.

Les courges en cuisine

Les courges se cuisinent à toutes les sauces.
En soupe, elles se prêtent aux veloutés, relevés de crème fraîche, lardons, oignons, châtaignes…
Pour les purées, gratins et tartes salées, on ajoutera du fromage de chèvre, de la feta, du parmesan ou un fromage à pâte pressée type comté, beaufort, cantal.
Faciles à farcir aussi; la chair cuit lentement en s’imprégnant des saveurs de la farce.

Une astuce

Ne jetez pas les pépins de courges ! 
Rincez-les, faites-les blanchir 5 minutes dans l’eau bouillante et égouttez. 
Ensuite, faites-les griller à la poêle à sec, avec du sel et des épices, ou au four, de la même manière, pendant quelques minutes sous le grill. 
Vous obtiendrez des graines apéritives, surprenantes mais délicieuses !

Devenir un disciple


Dans le Nouveau Testament, le mot chrétien n’apparaît que 3 fois, contre près de 270 fois pour le mot disciple!
Aujourd’hui, on entend beaucoup ce mot, mais au fond, c’est quoi un disciple?

Un disciple est celui qui suit Jésus.

Au début de son ministère, quand Jésus appelle ses premiers disciples, il leur dit : « Suivez-moi… » (Matthieu 4.19). C’est ça un disciple : quelqu’un qui suit son maître.
Mais suivre Jésus a un coût: pour le suivre, il faut renoncer à tout le reste.
 Celui qui suit Jésus doit d’abord mourir à lui-même (Matthieu 16.24).
 Mais comme l’a dit Jim Elliot, un missionnaire tué par le peuple à qui il annonçait l’Évangile :
« Il n’est pas fou celui qui abandonne ce qu’il ne peut pas garder pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre. »
Et toi, est-ce que tu suis Jésus ?
Es-tu prêt à tout perdre pour gagner ce que Jésus seul peut te donner ?

Un disciple est celui qui imite Jésus.

Un disciple ne se contente pas d’écouter ce que dit Jésus, il lui obéit.
Tu connais sûrement la parabole des deux constructeurs (Matthieu 7.24-27) : le fou construit sa maison sur le sable et le sage sur le roc.
Tu connais la différence entre les deux ? Les deux écoutent les paroles de Jésus, mais le fou ne les met pas en pratique, alors que le sage lui obéit.
Ce ne sont pas ceux qui parlent de Jésus qui le connaissent vraiment, mais ceux qui lui obéissent (Matthieu 7.21).
Dieu veut que l’on ressemble à Jésus (Romains 8.29 ; 2 Corinthiens 3.18).
Et pour lui ressembler, nous devons l’imiter. Plus tu connais Jésus, plus tu connais son caractère, son amour et sa grâce, mais aussi sa radicalité avec le péché, plus tu sauras comment, toi, tu dois être.
Bien sûr, parfois (souvent pour moi), nous échouons.

Mais nous avons deux raisons de nous consoler :
  1. Même si Dieu nous demande de lui obéir, il nous aime malgré notre désobéissance.
  2. Si Dieu nous demande de lui obéir, c’est qu’il nous en rend capable, par son Esprit qui habite en nous.
Et toi, est-ce que tu obéis à Jésus ?
Ou est-ce que tu te contentes de l’écouter ?
Tu peux compter sur la grâce de Dieu, c’est elle qui te rend capable de lui obéir.

Un disciple est celui qui fait des disciples.

Plus haut, j’ai coupé le verset en plein milieu ; quand Jésus a appelé ses disciples à le suivre, il leur a fait une promesse :
« Suivez-moi, et je vous ferai pécheurs d’hommes ».
C’est la première chose qu’il leur dit. Et les dernières paroles de Jésus sont aussi importantes :
« Tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28.18-20).
Pour faire des disciples, il faut commencer par partager la bonne nouvelle de l’Évangile.
Mais souvent, on imagine que ça s’arrête là ! Mais Jésus nous a demandé de faire des disciples, de leur apprendre à obéir (ce que fait un disciple), ce qui inclut aussi de… faire des disciples. Faire des disciples, c’est obéir aux paroles de Jésus.

Mais comment faire ? 
 Commence par la prière. Demande à Dieu de te montrer à qui tu pourrais partager l’Évangile (appeler à devenir disciple) ; qui tu pourrais aider à grandir (vivre en disciple), peut-être en faisant un groupe de croissance.
Demande-toi aussi qui, dans ton Église, peut t’aider à te former pour faire des disciples.
Faire des disciples est un projet de chacun, mais aussi de l’Église.
Et toi, est-ce que tu fais des disciples ?
Tu peux compter sur la puissance et la présence de Jésus, c’est lui qui te rend capable de te multiplier.
Matthieu Giralt



Peut on manger de la viande saignante ?


Explication de texte dans son contexte

En lisant  Actes 19-20 « C’est pourquoi je suis d’avis qu’on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, mais qu’on leur écrive de s’abstenir des souillures des idoles, de la débauche, des animaux étouffés et du sang. »,  certains chrétiens se demandent s'ils peuvent manger de la viande saignante ou du boudin noir ...


Dans ce passage du livre des Actes, nous lisons qu’il y avait un problème au sein de l’Église primitive.
Des juifs enseignaient qu’il fallait que les chrétiens se fassent circoncire.
La polémique fut telle, que l’Église à Jérusalem se réunit avec les apôtres pour traiter de cette question.
Et ils conclurent leur discussion avec la mention du sang pour nourriture.
On en déduit souvent qu’un chrétien ne doit pas manger de sang, comme le disait la loi de Moïse. Mais nous pouvons chercher à comprendre ce que dit exactement le texte.
Jacques conclut la polémique concernant la circoncision, non en imposant la circoncision bien sûr. Néanmoins, ils reçoivent quelques recommandations :

Les païens n’ont pas besoin de se faire circoncire, ni même d’observer toute la loi de Moïse.
Mais nous trouvons quand même trois ou quatre recommandations.
  • S’abstenir des souillures des idoles
  • De la débauche
  • Des animaux étouffés
  • Du sang.
Tout d’abord s’abstenir des souillures des idoles. Pourquoi ?  
En fait il s’agît des viandes qui étaient sacrifiées aux idoles. Les bouchers païens en tuant les bêtes les offraient à leurs dieux, puis les vendaient sur leur étalage.
Ensuite, s’abstenir de la débauche. 
On s’étonne de trouver cette recommandation qui fait partie de la morale.
Mais on sait aussi combien grandes étaient les orgies dans les cultes à certains dieux païens.
Puis enfin il leur est demandé de s’abstenir des animaux étouffés.
On peut lier cela avec le fait de ne pas manger de sang.
Les païens au lieu d’égorger les animaux, les étouffaient et les consommaient cuits avec leur sang.

Ces quatre recommandations avaient à voir avec les cultes idolâtres païens.
Maintenant est-ce que ces quatre choses étaient interdites aux chrétiens qui n'étaient pas d'origine juive?
Bien sûr, la débauche est coupable.
Mais si on regarde bien, les autres choses ont plutôt avoir à faire avec des rites païens.
Paul parle abondamment des questions de nourriture dans trois chapitres du nouveau testament. Romains 14 et 1 Corinthiens 8 et 10.
Et il dit par exemple : « Pour ce qui est des viandes sacrifiées aux idoles, nous savons qu’il n’y a point d’idole dans le monde et qu’il n’y a qu’un seul Dieu. »
Autrement dit, le fait que ce soit sacrifié à une idole, cela ne doit pas vous inquiéter.
Il dit encore : « Mangez de tout ce qui se vend au marché sans vous enquérir de rien par motif de conscience »  
On ne pouvait pas faire une exhortation plus large que celle-ci. Et les marchés comprenaient toutes sortes d’animaux préparés selon différents rituels.
Donc, mis à part la débauche qui est clairement condamnée dans le nouveau testament, les autres choses ne sont pas interdites aux chrétiens.

Il faut se souvenir aussi de la vision de Pierre.
Il a vu une nappe pleine d’animaux impurs descendre devant lui, et le Seigneur qui lui disait : « Pierre tue et mange ! »
Autrement dit, il n’y a plus d’animaux impurs et purs !
C’était un moyen de montrer à Pierre que Dieu se tournait vers les païens.  
Mais aussi une manière de lever toutes les prescriptions de la loi Mosaïque concernant la nourriture.

Mais alors pourquoi donner ces recommandations aux chrétiens?
Le texte nous le dit dansle verset suivant :
« Car depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent puisqu’on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues. »
C’est que les juifs convertis et les prosélytes convertis continuaient à entendre et à prêcher la loi de Moïse.
Si donc ces juifs convertis voyaient les païens continuer à manger des viandes sacrifiés après leur conversion, cela allait provoquer beaucoup de problèmes dans l’Église de Jésus-Christ.
Et les chrétiens d'origine païenne allaient choquer les juifs.
Il fallait donc qu’ils préfèrent s’abstenir de ces choses pour ne pas choquer.
C’est par respect pour eux qu’ils devaient s’abstenir.

C’est vrai que nous sommes libres en Jésus-Christ et nous ne sommes plus sous la loi de Moïse.  
Mais dans un contexte judaïsant, Dieu demandait d’avoir égard à la conscience des frères.
Paul ajouta par exemple : « Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d’achoppement pour les faibles. Car si quelqu’un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d’idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifier aux idoles. Et ainsi le faible périra par ta connaissance, le frère pour lequel Christ est mort ! »
Dieu nous enseigne que l’important, c’est d’être en paix avec sa conscience.
Le but des recommandations du Concile n’était donc pas de priver les païens convertis de leur liberté en Christ, mais de leur donner d’avoir égard aux frères juifs encore attachés au respect de la loi de Moïse.

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...