mardi 6 mars 2018

Eveil sensoriel

De mon point de vue, nous vivons dans une société qui va trop vite, où les individus ne s’écoutent plus, ne prennent plus le temps. Ils courent en permanence mais ne savent pas après quoi…
La même frénésie est imposée aux enfants. 
Dès leur naissance, leurs parents veulent que, le plus vite possible, ils puissent s’asseoir, marcher, courir, lire, écrire, compter avec l’idée sous-jacente que cela les rendra plus intelligents et, par conséquent, plus heureux …
Et pourtant, respecter chacune des étapes nécessaires a son développement a une importance fondamentale : à chaque fois qu’il vit et qu’il répète une expérience, il apprend et prend confiance en lui. Un enfant tombe environ 2500 fois avant de marcher de manière harmonieuse. Toutes ses tentatives lui font gagner de l’expertise ! (…)
Le jeune enfant vit dans un monde qui ne fonctionne pas avec les mêmes codes que celui de l’adulte. Il ressent les événements d’une manière qui n’est pas la même que celle de ses parents. 
Son univers est fait de sensations très intenses, de réactions émotionnelles instinctives (non pensées et non préméditées), d’instants présents et de communications non verbales.
Pourtant toute la journée nous lui demandons de s’adapter et de s’ajuster à un monde d’adulte fait de langage, de pensées, de compréhension, d’analyse, de maîtrise de soi et de repères dans le temps et dans l’espace où l’émotion, les sensations et le vide n’ont pas beaucoup de place !
Ce n’est pas tout. Nous lui faisons souvent des demandes qui, pour lui, sont incompréhensibles. Exemple : « Attends cinq minutes … L’enfant n’a pas conscience du temps avant 4 ans. »

Le sensoriel … ce n’est pas uniquement les cinq sens !

Évoquer le sensoriel chez l’enfant, c’est, de façon quasi systématique, faire exclusivement référence aux cinq sens qui nous permettent de recevoir des informations extérieures.
 Mais, par exemple, il faut deux ans en moyenne  pour que l’acuité visuelle du nouveau-né parvienne à maturité, alors que l’environnement que nous lui proposons est excessivement visuel, le sens que, nous adultes, privilégions.
On peut proposer aux bébés des éléments visuels contrastés qui vont être attractif pour lui, comme le tapis d’éveil contrasté :

Ce qui intéresse en priorité le jeune enfant, ce sont les sensations qui lui font prendre conscience de son corps :
– la proprioception (la perception de la position de ses différentes parties),
– plus tard la kinesthésie (la sensation du mouvement),
– le système vestibulaire (la notion d’équilibre),
– puis, enfin, le tact profond (la conscience de son enveloppe corporelle).
D’ailleurs, pendant la grossesse, il a déjà vécu de multiples expériences sensorielles:
vibratoires : la voix de sa mère, le battement de son cœur, les bruits extérieurs faisaient vibrer le liquide amniotique ;
vestibulaires : les mouvements de sa mère le faisaient se déplacer dans l’espace utérin ;
tactiles : il touchait la paroi utérine et il ressentait la densité du liquide amniotique.
Or, après sa naissance, l’enfant n’a plus que de rares occasions de vivre des expériences sensorielles de ce type (sauf quand il est installé dans une voiture en train de rouler ou quand un adulte le berce).
Il est opportun de pouvoir offrir à l’enfant dans son environnement des propositions qui lui rappellent cet environnement sensoriel sécurisant.


>> pour le vestibulaire : LA TOUPIE ROCKING BALL et son COUSSIN

>> pour le tactile profond : LE COUSSIN NOYAUX DE CERISE, LA BROSSE WILBARGER


>> pour reproduire les bruits intra-utérins : LE GRO HUSH 

>> Pour les plus grands, on peut proposer des jeux qui vont permettre de sentir son corps comme :

Le trop est l’ennemi du bon ….

Nous recevons de cent à cent-cinquante informations sensorielles par seconde.
Nous n’avons donc pas besoin d’être stimulés. À partir du moment où un enfant ne dort pas, il est … en éveil ! Il est déjà assez, voire trop, aiguillonné par le monde autour de lui.
Du fait de l’immaturité de son cerveau, le nouveau-né ne filtre pas et n’organise pas les informations sensorielles comme nous. 
Jusqu’à huit-neuf mois, son environnement sensoriel est très invasif. (…)
Il aura la pleine capacité de filtrer ces informations vers quatre-cinq ans, il est donc essentiel que les professionnels de la petite enfance comprennent que des néons trop lumineux, une ambiance sonore excessive, trop de jouets peuvent affecter le système nerveux des enfants…
L’enfant a besoin du regard bienveillant et enveloppant de l’adulte pour explorer le monde et se développer. (…) 
De ce point de vue, l’essentiel de l’accompagnement d’un enfant consiste à lui aménager un espace sécurisé et sécurisant et de lui accorder une présence attentive et prévenante.

En conclusion

Je préconise de s’adapter à la sensorialité du petit enfant. Il faut préférer l’entourer de peu de jouets mais de jouets en rapport avec sa sensorialité et lui offrir un environnement hypostimulant. 
Il convient qu’il bénéficie de la présence le plus souvent possible, d’un adulte auquel il puisse se référer.

Sidonie Fillion psychomotricienne

 

Balles et ballons sensoriels pour jouer à apprivoiser son corps

En jouant au ballon, un enfant améliore sa coordination et son adresse. Il développe son équilibre et sa force musculaire. Il prend connaissance de son corps comme d’un outil : il utilise ses bras et mains pour l’attraper, il shoote avec le pied. Il apprend à évaluer les distances, à affiner son suivi visuel, à doser sa force, à se déplacer en fonction de plusieurs paramètres… Proposez lui des balles et ballons qui différent par leur matière, leur taille, leur forme, leur poids ou même leur couleur permet à l’enfant de développer sa motricité en apportant un stimulus sensoriel supplémentaire.

Comment lui apprendre à attraper un ballon ?

Procédez de manière graduelle ! Commencez par faire rouler le ballon entre vous et l’enfant en position assise. Faites-lui ensuite des passes en faisant rebondir le ballon au sol. Ce rebond lui donnera plus de temps pour se préparer à le réceptionner et planifier ses mouvements. Vous pouvez aussi utiliser un ballon ultra léger dont le déplacement sera plus lent comme le ballon Dongo. Utilisez de préférence des ballons tactiles et/ou sonores : ils apportent une stimulation supplémentaire permettant de mieux intégrer le ressenti des mouvements.

 
 


TDA/H Trouble de l'attention et hyperactivité



Article d'après Francine Lussier est titulaire d’un doctorat en neuropsychologie. Après avoir enseigné au secondaire et au primaire où elle a, entre autre, élaboré un système d’enseignement personnalisé, elle a travaillé en tant que neuropsychologue clinicienne en milieu hospitalier durant près de 15 ans. Elle a publié un livre passionnant intitulé « 100 idées pour mieux gérer les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité, et pour aider les enseignants, les parents et les enfants » 

Se rappeler que l’enfant n’est pas responsable de son syndrôme

Puisqu’il s’agit d’un syndrome neurologique, l’enfant souffre autant que ses parents de ne pas pouvoir répondre a leurs attentes. 
Pas plus qu’il ne nous viendrait à l’idée de condamner une personne qui a une crise d’épilepsie, on ne peut blâmer un enfant pour son TDA/H
Par ailleurs, nos interventions devraient toujours tenir compte du fait que l’enfant est incapable de se plier long­temps aux consignes qui visent l’arrêt des symptômes liés a son TDA/H « arrête de bouger », « tiens-toi tranquille », « fais attention à tes fautes », « écoute quand je te parle », « cesse de perdre tes affaires », « réfléchis donc avant de parler »…
Il est vrai que, parfois, l’enfant peut respecter la consigne pendant un bref moment. 
Le problème est que ça ne dure pas. 
Quand certaines conditions sont réunies, il est plus faci­le de répondre aux attentes des adultes, mais là encore, pas tout le temps. 
Après un sprint, on ne peut pas recommencer la course !  
L’enfant hyperactif peut fournir un effort intensif pour répondre à une consigne si, par exemple, il se trouve sous la menace d’une conséquence imminente. 
Mais dès que la conséquence aura disparu de son esprit, l’enfant sera incapable de maintenir son effort. Laissez croire à l’enfant qu’il le peut quand il le veut, c’est oublier qu’il est atteint d’un problème neurologique, et c’est lui laisser croire qu’il était a blâmer toutes les autres fois où il n’a pas pu. Son es­time de soi en prendra inévitablement un coup… Il faut donc reconnaitre les limites de l’enfant face à nos exigences.

>> A lire : Le Guide de survie pour les enfants vivant avec un TDA/H
Ce petit guide plein de bon sens, offre des trucs pour mieux s’organiser à l’école, à la maison et avec ses amis. Il propose des pistes pour mieux gérer ses émotions et canaliser son énergie.

Vivre avec les préjugés de l’entourage 

Malheureusement, le TDA/H n’est pas encore suffisam­ment connu et, souvent, les symptômes que présente votre enfant sont davantage perçus par l’entourage comme le ré­sultat d’une mauvaise éducation que comme une déficience physiologique de son système nerveux. 

Les autres parents vous critiqueront sur votre manière de gérer les comporte­ments de votre enfant.  « Trop gâté! » diront-ils ; « Ton enfant aurait besoin d’un bon coup de pied au derrière » ; « Tu n’as vraiment pas la manière avec ton enfant, si je l’avais avec moi quelque temps, je le recadrerais… », etc.

Chaque fois que vous sortez, quel que soit l’endroit, votre enfant trouve toujours le moyen de se faire remarquer par son impulsivité, son agitation excessive, ses colères explosives, ses impertinences, etc. 
Devant les critiques qui fusent de toutes parts, certains parents n’osent plus sortir avec leur enfant, de peur d’être à nouveau confrontés aux critiques et à l’incompréhension de l’entourage. 
Parfois, même, on vous jugera sévèrement d’avoir renoncé à exercer votre rôle de parents du fait que vous avez consenti à donner une médication à votre enfant.
Le meilleur moyen de faire face à l’ignorance des autres, c’est de se renseigner sur le sujet, de lire, de participer à des rencontres d’information. 
Une fois bien informé, il est possible d’affronter les préjugés des autres en rétablissant les faits, en leur décrivant les facteurs neurobiologiques qui expliquent les symptômes de votre enfant. 
Si, malgré vos explications, certaines personnes continuent de vous juger, il est peut être alors souhaitable d’éviter désormais de les rencontrer.
Pour sensibiliser : Les Hinvisibles
Un jeu de cartes qui sensibilise et permet de mieux connaître tous les types de handicaps invisibles : le processus pédagogique est conçu pour comprendre et enrichir ses connaissances sur 80% des handicaps et développer de nouvelles attitudes plus justes dans la relation.

S’adapter au handicap de son enfant

Plusieurs parents ont en vain tenté de s’attaquer aux difficultés de leur enfant en leur prodiguant généreusement des conseils du type : « Fais attention quand le professeur parle, écoute bien ce qu’il dit, ne te laisse pas déranger par les autres, n’oublie pas tes devoirs » ; en leur donnant les meilleurs arguments pour qu’il fasse attention : « Si tu veux avoir un bon bulletin… », « Si tu veux te faire des amis… » , « Si tu ne veux pas te faire disputer par ton professeur… ». 
Parfois, même en évoquant des conséquences qui n’ont que peu d’effet, ou dont les effets sont toujours de très courte durée. 
Les parents s’épuisent, se remettent en question, blâment leur enfant de ne pas faire d’efforts suffisants… Tous ces conseils-là, votre enfant les connaît bien : il n’arrive tout simplement pas à les appliquer. 

On peut au contraire développer certaines attitudes destinées à alléger son fardeau déjà lourd :
  • Reconnaitre que votre enfant a un problème biologique et que ce n’est pas de sa faute ; cela diminuera son stress qui, bien souvent, est de nature à aggraver ses symptômes.
  • Cesser de blâmer, de critiquer, de juger votre enfant ( « Tu es vraiment paresseux, tu es désobéissant… »), se souvenir que c’est son déficit d’attention qui l’empêche de répondre aux attentes sociales.
  • Reconnaître que votre enfant a des besoins particuliers en raison de son handicap : il a besoin de consignes claires parce qu’il se désorganise plus facilement quand les règles sont floues et imprécises. Dans certaines situations-dans la salle d’attente chez le médecin, par exemple- il aura aussi besoin qu’on prévoie pour lui des jeux qui le maintiendront tranquillement assis plutôt qu’à ne rien faire
  • Être moins exigeant avec lui, tout en expliquant aux autres enfants les difficultés particulières auxquelles il doit faire face à cause de son TDA/H.

Comment l’aider quand il ne se contrôle plus ?

Confronté à des petits problèmes, l’enfant qui souffre de TDA/H réagit avec excès. 
Des incidents banaux peuvent déclencher chez lui des réactions intenses qui se terminent subitement. 
Il pleure facilement, son humeur change fréquemment et est influencée par la situation. 
Il réagit plus fortement aux situations que les autres enfants, et il est très facilement contrarié. 
Établissez avec l’élève une séquence à suivre dès qu’il sentira qu’il est en train de perdre le contrôle de lui-même (respirer profondément, demander la permission de sortir de la classe pour attendre le retour au calme, etc.). 
Signalez-lui, de manière non verbale, quand il commence à déraper. 
Il peut aussi avoir des explosions de colère inattendues, démesurées, pour presque rien. la plupart du temps, l’enfant regrettera sa colère aussitôt qu’elle sera éteinte. 
Il faut donc parvenir à faire cesser le plus rapidement possible les comportements inadéquats qui gênent l’enfant et qui entretiennent en même temps sa colère. 
Il est important d’avoir discuté au préalable avec lui pour lui expliquer que ses colères sont le plus souvent le fruit de son impulsivité et que vous souhaitez l’aider en établissant avec lui un plan d’action que vous pourrez mettre en œuvre quand ces colères surviendront.
II est inutile de chercher à savoir comment, pourquoi, ou par qui la querelle a débuté. Tenter de raisonner l’enfant exacerbe souvent sa frustration. 
En fait, toute intervention verbale dans ces moments-là alimente et entretient sa colère. 
Ce dont il a le plus besoin dans l’immédiat est de s’isoler pour réduire son sentiment d’inadéquation, la peur du ridicule dans lequel il se trouve si d’autres élèves sont témoins de sa désorganisation. 
Pour y arriver, on coupe le contact avec l’élément déclencheur, on procure à l’enfant un lieu de retrait (pas un lieu de punition) où il pourra se calmer, retrouver son sang-froid et reprendre le contrôle de soi. 
Après, seulement, quand l’événement sera suffisamment éloigné du moment émotif, mais encore assez présent à l’esprit, on invitera l’élève à revoir la situation et on cherchera avec lui comment il aurait pu éviter cette perte de contrôle, puis on tentera d’identifier des moyens qui pourraient prévenir la prochaine crise explosive.

Ce guide permettra aux parents d’organiser au lieux un environnement favorable pour faciliter la vie des enfants, et celle de la famille. 
Ces idées guideront aussi l’enseignant dans l’aménagement physique de sa classe, dans son organisation pédagogique et dans la gestion de son groupe quand l’un de ses élèves a fait l’objet d’un diagnostic de TDA/H.

Le temps qui passe




Le temps est une notion abstraite qui nécessite une élaboration cognitive et une éducation. Appréhender le temps qui passe n’est pas inné même si notre cerveau perçoit inconsciemment un rythme lié à notre environnement, notamment la lumière, que l’on appelle le rythme circadien. La difficulté réside dans le fait que le temps n’est perçu par aucun sens. Il n’a pas de réel « récepteur ». Les enfants y sont donc un peu perdus puisque ils ne peuvent pas le ressentir avec leur corps.

Le Synopte est à la fois une horloge, un emploi du temps et un Timer. Pour se situer dans la journée, il s’appuie sur des repères visuels et non sur des heures. Il matérialise une journée de 24 heures et la structure en 5 grandes périodes identifiables représentées par des couleurs. Le synopte permet d’apprivoiser la notion de temps. Il existe en 2 modèles :
Le synopte adulte
  (horaire de lever 6h30-7h, horaire de coucher 22h30)
Le synopte enfant (horaire de lever 7 h, horaire de coucher 21 h)

Comment aider les enfants ?
Afin d’appréhender le temps, les enfants ont besoin de repères tangibles tout au long de la journée. Ce sont les synchroniseurs ou donneurs de temps. Ces synchroniseurs peuvent être des événements quotidiens comme les repas, le rituel du coucher, le bain… Ce sont alors des rythmes sociaux. Ces événements tangibles permettent aux enfants de se situer dans le temps.

CONSEIL : Créer l’histoire de sa journée
Afin de visualiser l’enchaînement de ses synchronisateurs, il est intéressant de créer des représentations graphiques de ceux-ci. Cela peut-être des pictogrammes, des photos, des illustrations, des cartes imagières symbolisant les différents évènements qui ponctuent la journée des enfants. En visualisant l’enchaînement des évènements, un enfant voit ce qui se passe et quand. L’enfant peut voir « l’histoire de sa journée » et peut prédire ce qui va se passer.
Des outils comme le Time Timer, mais aussi les sabliers, permettent de matérialiser visuellement une durée et donc de la rendre observable et quantifiable par un sens, la vue et accessoirement le toucher.

Planning ma semaine Découverte de la notion de temps en jouant. L’enfant vit dans l’instant présent et a des difficultés avec les notions de passé ou futur. Ce tableau aimanté l’aide à se situer dans le temps à travers ses activités quotidiennes. 
Planning semaine en bois  Ce planning, coordonné avec les horloges Synopte, est pratique et facile à utiliser. Il se présente sous la forme d’un tableau magnétique, sans vitre, et s’utilise avec les mêmes pictogrammes que les horloges.
Un apprentissage progressif
La première notion temporelle à travailler est la différence entre le jour et la nuit. Puis vient la conscience d’autres unités temporelles comme la semaine, les mois, les saisons, les années… Plus l’unité temporelle est importante, plus elle est abstraite.
A SAVOIR : Le vécu temporel d’une unité de temps d’un enfant de 3 ans est différent de celui d’un adulte de 30 ans. Ainsi 1 an représente 1/3 de la vie d’un enfant de trois ans alors qu’il ne représente que 1/30ème de la vie de l’adulte. Une année paraîtra donc beaucoup plus longue à l’enfant qu’à l’adulte !

L’apprentissage du temps passe par des pré-requis comme la compréhension de la notion cause/conséquence. Qu’est ce qui se passe d’abord ? Qu’arrive-t-il ensuite ? Les historiettes imagées sont une mine d’or pour travailler les notions temporelles de bases. De cette compréhension, découle la construction mentale de notions comme hier, aujourd’hui et demain et plus largement du passé, du présent et du futur.
Causes et effets Ces 48 grandes cartes photographiques sont organisées en paires : Sur la 1ère est présentée une situation, sur la 2ème la suite/la conséquence de cette situation. Conçues pour travailler l’esprit de logique, ces cartes aident également au développement du raisonnement verbal en encourageant la pratique du questionnement. Dim. 21 x 14,8 cm. Dès 3 ans
Apprendre le temps, c’est aussi accepter les limites
En prenant conscience du temps, l’enfant réalise qu’il n’est pas tout puissant. Il ne peut agir sur le temps et doit apprendre à attendre. Parallèlement, il doit aussi développer des compétences d’anticipation, de planification plus complexes, indispensables pour accroître son périmètre d’autonomie dans sa future vie d’adulte.

Time timer plus Un outil très simple d’utilisation qui permet de matérialiser le temps par une représentation visuelle. Il faut tourner le disque rouge jusqu’à l’intervalle de temps désiré. La partie visible du disque diminue au fur et à mesure que le temps s’écoule jusqu’à disparaître. Un bip sonore prévient que le temps imparti est écoulé. Protection du disque rouge, molette amovible pour bloquer la durée affichée. Contrôle du volume et mode sans sonnerie. Fonctionnement sans bruit. Design moderne et pratique avec sa poignée.

Timer visuel magnétique Tournez le gros bouton central pour déterminer la durée souhaitée. Celle-ci se matérialise alors par une surface bleue qui se réduit au fur et à mesure du temps qui passe. A la fin, le Timer sonne et la zone bleue a disparue ! Fonctionne mécaniquement sans pile. Bruit de tic-tac en continu. A poser sur une table grâce à un pied.

Les sabliers par 5 Lot de 5 sabliers de durées variées : 10 mn, 5 mn, 3mn, 1mn et 30 s. Incassables et légers pour une manipulation aisée. Permet de quantifier le temps de manière visuelle. Très utiles, par exemple, dans la salle de bain pour chronométrer le brossage des dents !

Montre time timer junior La montre Time Timer reprend le visuel et le fonctionnement du Timer standard et propose des fonctionnalités supplémentaires : durée de 12 ou 24h, 3 modes (réveil/heure/Timer) 2 options de Timer (personnalisé ou standard 60 min) mode vibrant/sonore, waterproof (30 m) rétroéclairage. Dim tour de poignet : de 12 à 17,7 cm. Existe aussi en taille adulte.

Article de Sébastien sur le blog Hoptoys



La montre twistiti !!!

Elle remplace les nombres par des symboles connus des jeunes enfants, ou pour les plus grands, attribue une couleur par chiffre. Elle se décline aussi en horloge murale et en réveil.

Si vous souhaitez découvrir les nombreux modèles colorés et pourquoi en offrir une à votre bambin c'est par ici : https://www.twistiti.com/fr/la-methode-simple-pour-apprendre-le-temps-aux-enfants/

Encouragement ou compliment ?



Encourager et  complimenter sont deux choses différentes.
L’encouragement consiste à motiver une personne, à lui donner du courage et à l’inciter à persévérer, à continuer ses efforts, alors que le compliment lui consiste plus à féliciter quelqu’un, à lui faire un éloge pour une raison donnée.

Mais faut il plus encourager ou complimenter ?
Quelle action apporte le plus de bénéfices ?

 

Avant de commencer, il faut le dire, il ne faut pas choisir entre l’un ou l’autre.
Cependant, l’encouragement apporterait beaucoup plus de bénéfices à un enfant. En effet, l’encouragement permet de nourrir une motivation interne qui va favoriser la continuité de l’effort, mais aussi donner l’envie de progresser.
Au contraire, le compliment lui va développer la motivation externe (référentiel externe), c’est à dire que l'enfant va faire une action, et une fois qu’il aura eu un compliment, il cessera les efforts qu’il est entrain de fournir.

Le compliment ne permet pas à l’enfant de prendre pleinement conscience de l’effort qu’il a fournit mais aussi de la réussite qu’il a eu.
Complimenter va flatter l’égo car on va se concentrer sur la personne et non sur ce qu’il a accomplit. En quelque sorte, on gomme les efforts des enfants et cela ne le motivera pas à continuer et à persévérer.
Voici un exemple tout simple : Votre enfant vient d’arriver à faire une longueur tout seul dans la piscine. Pour lui c’est une véritable réussite et il est très fier.

Dans ce cas là, vous pouvez adopter plusieurs comportements :
  • Lui donner un compliment : « Tu es trop fort ! » Ici on va gommer les efforts réalisés pour se concentrer sur la personne. Cela développera sa motivation externe, son ego mais ne l’incitera pas à continuer ses efforts.
  • L’encourager : « La piscine est grande et tu n’avais pas de bouée! C’était vraiment difficile bravo ! » ici on accentue nos mots sur les efforts qu’il a fournit et les difficultés qu’il a surmonté. On ne se centre pas sur l’enfant mais bien sur sa réussite. Cela va nourrir sa motivation interne et combler son besoin d’accomplissement.
  • Ne rien lui dire, mais cela n’apportera pas de bénéfice pour votre enfant car ses efforts ne seront pas soulignés.

On privilégiera donc l’encouragement plutôt que le compliment qui n’est tout de même pas à bannir. C’est agréable pour tout le monde d’entendre des compliments mais il faut savoir les utiliser à juste mesure.


Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...