vendredi 24 mai 2019

Philippiens 4.8


Philippiens 4.8 (version littérale amplifiée) "Enfin, frères, que tout ce qui est vrai (réel), tout ce qui mérite d'être respecté, tout ce qui est juste (raisonnable et approuvé par Dieu), tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable (rempli d'amour et d'humilité), tout ce qui mérite l'approbation (ce qu'il est bon de dire), ce qui est vertueux (de bonne moralité), ce qui est digne de louange, soit l'objet de vos pensées et de vos croyances."

Après avoir exhorté les philippiens à ne pas se focaliser sur leurs problèmes et leurs inquiétudes, mais de faire confiance à Dieu (verset 6), l'apôtre Paul leur donne une "to do list" pour vivre en paix avec Dieu et en Dieu.
Il dit aussi que nous devons ardemment rechercher ces choses ; elles ne viendront pas d'elles-même, nous avons notre part à faire ; nous devons donc essayer sincèrement et promptement de les acquérir par la foi et grâce à notre communion avec Christ.
Cette liste des six qualificatifs, décrivant les meilleures des pensées, était connue des penseurs de l'antiquité païenne qui ambitionnaient de la vivre sans jamais parvenir à la mettre en pratique.
La bonne nouvelle, c'est qu'en Christ ce que les hommes ne peuvent pas faire par leurs efforts personnels, est possible.
Ceci est aussi un témoignage au milieu des païens, comme l'exprime 1 Pierre 2/12  "Ayez au milieu des païens une bonne conduite, afin que, là même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils remarquent vos bonnes oeuvres, et glorifient Dieu, au jour où il les visitera."

A quoi occupons-nous nos pensées ?
Qu'est-ce qui focalise notre attention ?
Passons-nous notre temps à murmurer et à geindre ?

L'apôtre nous exhorte à cesser de regarder à nous-mêmes et à nous focaliser sur Christ pour mieux lui ressembler et avoir les pensées et les sentiments qui sont dans son coeur.
Philippiens 2.5 " Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ"

1 Jean 3/18 "Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité."

Nous sommes donc exhortés à faire reposer nos pensées sur les réalités que Dieu nous offre et non sur les mensonges du Diable, ou sur des illusions, des projections négatives...
Ephésiens 4.25 "C’est pourquoi, renoncez au mensonge, et que chacun de vous parle selon la vérité à son prochain; car nous sommes membres les uns des autres."

Nous devons aussi avoir des pensées respectables, exemptes de péché, car nous devons vivre dans la lumière, en toute transparence, des pensées justes, raisonnables et approuvées par Dieu.
Nos intensions et nos motivations doivent être pures aussi. Cf. Romains 12/19 à 21 
Nos pensées doivent être empreintes d'amour et d'humilité. Cf. 1 Corinthiens 13.4-7
Elles doivent être exemptes de flatteries et reposer sur une moralité exemplaire inspirée par le fruit de l'Esprit. Cf. Galates 5/22 - 2 Pierre 1/5-7 - 2 Corinthiens 10.5 - 1 Corinthiens 2.16

Vision pendant notre temps de prière

J'étais assise côte à côte de Jésus, bras contre bras comme sur la photo ci-dessus.
Nous étions au sommet d'une falaise, les pieds dans le vide, les regards vers le panorama grandiose qui s'étendait devant nous. Mes pensées allaient vers lui, elles étaient pleines d'amour et de paix.
Je ne pensais ni au passé ni à l'avenir, ni à ce qui pouvait bien se passer dans la vallée. 
Je profitais juste de ce moment silencieux, faisant de Jésus mes délices (comme le dit le Psaume 37.4).
Au bout d'un moment, il tapota mon bras du bout des doigts comme pour me rassurer et me dire "Je suis là, ça va aller..."
Alors la brume qui remplissait la vallée s'est dispersée et j'ai vu un immense chantier, des pelleteuses, des dameuses, des camions... des ouvriers qui travaillaient comme pour créer le fondement immense et profond d'un immeuble.
Jésus a dit : "J’œuvre dans l'invisible. Je bâtis mon Église et les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle."


 Sophie Lavie et Fémi Scala - 23 mai 2019

samedi 18 mai 2019

Ephésiens 4.1 à 6


Éphésiens 4.1 à 6 (version littérale amplifiée) "Je vous encourage instamment, moi qui suis prisonnier dans le Seigneur à vous conduire dignement et conformément à l'appel qui vous a été adressé avec une entière humilité et docilité, vous soutenant et vous affermissant les uns les autres avec patience, endurance, constance et persévérance dans un amour inconditionnel et sacrificiel, vous appliquant ardemment et promptement à conserver l'unité de l'Esprit par les liens de la paix et de la bienveillance. Il y a un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance à laquelle Dieu vous a appelés. Il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; il y a un seul Dieu, le Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous et demeure en tous."

Paul est emprisonné lorsqu'il écrit cette épitre, mais cette situation, loin de l’humilier, ne fait qu’ajouter à la confiance avec laquelle il prie Dieu pour les Éphésiens et à l’autorité avec laquelle il les exhorte.
Cet emprisonnement lui fournit l’occasion de leur donner l’exemple de cette humilité et de cette docilité (ou soumission à Dieu) qu’il veut leur recommander. (Cf. 1 Corinthiens 11.1)
Paul est esclave de Christ avant toutes choses ! 1 Corinthiens 7:22 

Paul encourage donc vivement les disciples de Jésus Christ à se comporter convenablement et conformément à l'appel au salut qu'ils ont préalablement reçu du Christ. (Cf. 2 Timothée 1.9)
L'humilité et la docilité (le fait d'être malléable entre les mains de Dieu, obéissant et soumis à sa volonté) sont deux conditions essentielles à l'unité parmi les chrétiens.
Ces deux vertus sont à la base du caractère de l'apôtre, comme le montre ici son état de captivité, et ailleurs le commencement de son discours aux pasteurs d’Éphèse dans le livre des Actes 20.
 Ils sont également à la base de la première exhortation du Seigneur qui nous est rapportée dans Matthieu 5.3-5 et du caractère même du Seigneur défini par lui-même dans Matthieu 11.29 "Je suis docile et humble de cœur." 

Ensuite, l'apôtre leur montre comment les disciples peuvent se soutenir et s'affermir les uns les autres: avec patience, endurance, constance et persévérance.
Il leur montre aussi sur quel fondement poser toutes ces vertus : un amour inconditionnel et sacrificiel. L'amour agape est la base de tout ! (Cf 1 Corinthiens 13)

Sur cette base et en se donnant du mal pour être constants et patients, les disciples pourront conserver l'unité du Saint Esprit que Dieu leur a donné.

Ils doivent être un en Dieu, un en Christ, un dans l'Esprit, à l'unisson avec la trinité !
Il ne faut pas s’étonner de voir les chrétiens exhortés à garder une unité qui est le fruit du Saint-Esprit, car, s’il n’est pas en leur pouvoir de la créer, il dépend d’eux de la troubler.

L’unité qu’il recommande ici diffère d’avec l’unité que l'on peut essayer de maintenir entre tous les membres d’une église locale.
L’unité de l’Esprit est celle qui règne entre tous les membres du corps de Jésus-Christ, L’Église invisible.
L'unité de l'Esprit est un fruit de l'amour et de l’unité même de l’Esprit, car Élohim est un.
(Cf. Jean 17.11 à 27)

La vie chrétienne est donc essentiellement une vie commune et  l’union des membres entre eux est aussi nécessaire à la santé du corps, que l’union de chacun d’eux avec la tête.
Cette unité fraternelle a des promesses spéciales pour la paix de l’individu (Cf. 1Jean 3:14)  et pour la prospérité de l’Église (Psaumes 133) et pour le témoignage rendu au monde (Jean 13:35).
Tout cela s’est vérifié dans l’histoire de l’Église primitive.

Plus nous étudions le Nouveau Testament, et plus nous y voyons grandir la place qu’y occupe l’amour fraternel, à côté de l'amour général, dont il est soigneusement distingué.
2 Pierre 1.7  "Ajoutez à la piété l’amour fraternel (philadelphia), et à l’amour fraternel l'amour (agape)."

"Par le lien de la paix" peut se traduire ainsi : "Par le lien qui procure la paix".
Et quel est ce lien qui procure la paix ?
Il n’est autre que l’amour lui-même, qui est appelé aussi dans Colossiens 3.14, le lien de la perfection.
Mais la paix elle-même fournit le lien, ou est le lien, par lequel nous devons maintenir l’unité de l’Esprit. (Cf.1Corinthiens 3.3)
L'apôtre nous informe que l’unité est conservée par la paix.
On suit communément l’ordre inverse: on cherche la paix par l’unité.
On croit qu’il faut commencer par se mettre d’accord, et qu’alors seulement on pourra goûter ensemble l’amour et la paix fraternelle.
Mais selon Paul, au contraire, il faut commencer par l’amour et la paix, et alors seulement on se mettra d’accord.
Cette différence est admirable, car ceux qui attendent d’être d’accord pour s’aimer, pourront n’avoir jamais ni accord ni amour, alors que ceux qui commencent par l’amour finiront toujours par se mettre d’accord.
Ce n'est pas l’harmonie des vues qui rapproche les cœurs, c’est le rapprochement des cœurs qui a produit l’harmonie des vues.
Dans une Église dont tous les membres s’aimeraient les uns les autres fortement d’un cœur pur, l’amour créerait le désir et le besoin de s’accorder; et la plupart des causes de divergence seraient ôtées.
L’amour par l’accord, c’est le chemin naturel de l’orgueil et de l’égoïsme, mais l’accord par l’amour, c’est le triomphe d’un amour divin.

L’Apôtre a d’abord indiqué les conditions de l’unité, l’humilité et la douceur au verset 2 ; puis il a montré les moyens de l’unité : l’amour et l’esprit de paix aux versets 3 et 4.
Dans les versets qui suivent, il en indique les motifs : cette unité, à laquelle il exhorte les croyants, existe en Dieu.

Ces versets sont un passage où la doctrine de la Trinité est clairement rappelée sans être exposée directement.
Il est en effet question du Saint-Esprit dans tout le verset 4, du Fils, appelé Seigneur, dans tout le verset 5, et du Père au  verset 6.


Le corps qui est un n’est pas l’Église visible, mais l’ensemble des véritables croyants nés de nouveau et unis sous une même tête, Christ.
(Cf. 1 Corinthiens 12.12 à 30 et Romains 12.5)

Et c’est le Saint-Esprit qui forme ce corps, parce que c’est lui qui unit les croyants à Christ.
Ce corps qui est UN est donc l’ouvrage du Saint Esprit qui est UN.

Et ce Saint Esprit qui est UN est celui qui a appelé les élus dans la grâce et dans la paix, c'est à dire  en Dieu.

"Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême" se rapporte à Jésus-Christ.
 Il y a un seul Seigneur, une seule foi en lui, un seul baptême en son nom.

Un seul Dieu et Père de tous ; non pas de tous les hommes, mais de tous les croyants car L’Église est une famille, celle de Dieu unie à lui par des liens plus puissants qu'aucun autres.

Au-dessus de tous, au milieu de tous, et au-dedans de tous.
Après avoir montré qu’il y a un seul Esprit, un seul Père et un seul Dieu, l’Apôtre rappelle que les trois là sont UN.
Le Père, c’est Dieu régnant au-dessus de tous.
Le Fils, c’est Dieu descendu sur la terre et séjournant au milieu de tous.
Le Saint-Esprit, c’est Dieu pénétrant dans les cœurs des élus et habitant en eux.

Réalisons l'unité en Élohim, le Dieu trinitaire qui est UN.
Réalisons les liens puissants et éternels qui nous unissent au Dieu trinitaire et à nos frères et sœurs en Christ.
Marchons conformément à cette la grâce qui nous a été faite, avec amour, humilité et docilité.
Persévérons dans l'unité accomplie par Dieu.
Soyons des artisans de paix pour conserver cette unité.
Les regards fixés sur notre espérance de vivre au cœur de la trinité divine pour l'éternité, comportons nous comme il convient, selon l'invitation merveilleuse que Dieu nous a faite, d'accéder à son amour, à sa paix et à cette unité parfaite qui ne sont possibles qu'en lui.

Fémi et Sophie - 16 mai 2019

vendredi 10 mai 2019

Savoir aimer 15 - La voie par excellence


 
1. Relie les mots suivants à leur définition :


  • 1.      Orthodontiste d
  • 2.      Orthodoxie f
  • 3.      Orthographe e
  • 4.      Orthopédiste b
  • 5.      Orthophoniste a
  • 6.      Orthopraxie g
  • 7.      Orthoptiste c
  • a)      Professionnel dont le métier consiste à prévenir, repérer et traiter les troubles de la voix, de la parole et du langage chez les enfants et les adultes.
  • b)      Professionnel dont le métier consiste à prévenir et corriger les difformités du corps.
  • c)      Professionnel dont le métier consiste à corriger les défauts de la vision binoculaire.
  • d)      Professionnel dont le métier consiste à traiter les anomalies de positionnement des dents.
  • e)      Manière d'écrire un mot qui est considérée comme la seule correcte.
  • f)       Ensemble des doctrines, des opinions considérées comme vraies par la fraction dominante d'une Église et enseignées officiellement.
  • g)      Accomplissement d'une action menée avec justesse ou rectitude, selon le droit et la justice.

2. A votre avis que signifie le préfixe ortho ?
Cela signifie DROIT en grec.

3. La bible parle à plusieurs reprises d'une voie DROITE dans laquelle nous devons marcher.
Imaginez l'infrastructure routière à l'époque biblique, comment la voyez-vous ?
Quelle image cette infrastructure routière nous donne-t-elle au sujet des comportements humains ? (Ecclésiaste 7.29)

La plupart des routes n'étaient que des sentiers taillés dans les broussailles ou à fleur de montagne, des chemins poussiéreux formés par le passage des hommes et des bêtes qui contournaient les obstacles. Ils étaient donc longs, pénibles et souvent dangereux.
Les romains ont commencé à construire de véritables routes en pierres et en ligne droite, en 312 avant JC, les "Vias". Elles partaient de Rome et permettaient de parcourir plus rapidement qu'avant l’ensemble de l’Empire. (D'où l'expression : tous les chemins mènent à Rome !)
Les voies droites étaient donc exceptionnelles au temps biblique et encore rares au temps de Jésus.
C'est pourquoi les livres bibliques comparent les comportements humains à des chemins tortueux et la voie divine à la voie droite. Dieu a fait les hommes droits; mais ils ont cherché beaucoup de détours !

4. Qui peut nous conduire dans cette voie et quel en est l'avantage ?
(2 Samuel 22.33, Psaumes 18.32 et Psaumes 143.10)
C’est Dieu qui est ma puissante forteresse, et qui me conduit dans la voie droite.
C’est Dieu qui me ceint de force, et qui me conduit dans la voie droite.
Enseigne-moi à faire ta volonté! Car tu es mon Dieu. Que ton bon esprit me conduise sur la voie droite!
Comment comprenez-vous l'image de la forteresse associée à la conduite dans la voie droite? N'est-ce pas paradoxal ?
On peut voir cette forteresse comme une conduite fortifiée, un tunnel, un abri dans lequel on peut marcher en toute sécurité…

5. Qui peut marcher dans cette voie droite ? Et pourquoi ? (Osée 14.9)
Les voies de l’Eternel sont droites; Les justes y marcheront, mais les rebelles y tomberont. Les justes sont ceux que Dieu a justifiés par Jésus Christ, lavés et purifiés de leurs péchés ; ceux qui sont nés de nouveau, qui ont la foi en Christ et marchent en nouveauté de vie.
Les rebelles sont ceux qui par sentimentalisme, religiosité, superstition ou intellectualisme adhèrent au christianisme mais qui vivent toujours sous l'empire du péché et transgressent la volonté de Dieu, ses commandements. Ceux là ne peuvent persévérer sur la voie droite ; tôt où tard, ils trébucheront, tomberont, chuteront, se lasseront… succomberont.

6.  Qu'est-ce qui distingue Josias (2 Rois 22.2) des insensés décrits dans les proverbes 12.15 et 14.12?
Josias ne s'est pas détourné de la voie droite, ni à gauche ni à droite.
L'insensé suit sa propre voie et s'imagine être dans la voie droite, il n'écoute pas les sages conseils, il suit un chemin qui le sépare de plus en plus de Dieu et l'amène donc à la mort éternelle.
L'insensé des proverbes est une personne qui prend des libertés par rapport à la voie droite !

7. Que faisait Elymas pour pervertir la voie droite du Seigneur ? (Actes 13.10)
Il pervertissait la voie droite du Seigneur en la corrompant, en se détournant du droit chemin, en déformant la vérité biblique. Il était plein de ruse, c’est-à-dire de mensonges et de fraude. Il aimait avoir du pouvoir. Il était aussi paresseux, ingénieux et vif d'esprit pour faire le mal; c'est ce que signifie plein de ruse et de fraude. Son nom veut dire mage ou magicien ; cela ne veut pas dire qu'il était véritablement magicien mais plutôt qu'il avait pris ce titre de mage pour se donner une importance auprès du proconsul Sergius Paulus.

8. La voie droite n'est-elle que spirituelle et suivie qu'à l'église ?
A quoi nous exhortent le psaume 101.2 et le proverbe 23.19 ?
Non, la voie droite concerne toute notre vie. Le psaume nous exhorte à marcher dans la droiture et la pureté, l'authenticité et la perfection, la sagesse et l'intelligence renouvelée dans notre maison (hors des regards d'autrui) pour avoir un bon témoignage partout et être crédible pour nos enfants. Afin que la bonne conduite se reproduise sur les générations suivantes.

9. Comment le Seigneur s'y prend-il pour nous faire de l'orthopédie spirituelle, selon Hébreux 12.13 "Faites de bonnes pistes pour vos pieds. Alors celui qui boite ne se tordra pas la cheville, au contraire, il guérira."? (version PDV)
(La traduction Louis second : "Suivez avec vos pieds des voies droites," est condamnée par la majorité des exégètes.)

Les mains affaiblies, des genoux fléchissant qui rendent l’homme boiteux, impotent, correspondent au relâchement général de la vie spirituelle : les doutes qui obscurcissent et paralysent la foi, les infidélités dans la conduite qui éloignent de la communion de Dieu; en un mot, un état d’âme qui entraine la chute.
Mais il y a un remède à ce mal redoutable qui doit être appliqué sans retard; c’est celui que conseille ici l’auteur de l'épitre aux hébreux : Engagez vos pas sur des sentiers bien droits !
C’est-à-dire, ôtez de votre chemin les pierres et tout ce qui serait pour vous une occasion de chute.
Soumettez votre âme à une discipline vigilante afin de ne pas sortir de la voie droite.

10. Quelle est donc cette voie droite ?
L'apôtre Paul l'expose dans 1 Corinthiens 12.31.
Cette voie par excellence, c'est l'amour agape qu'il décrira en détails au chapitre 13.
Suivre cette voie c'est la garantie d'être protégés et conduit en toute sécurité jusqu'à bon port, dans la maison du Père.
C'est se maintenir dans la pureté et la sainteté, la sagesse et l'intelligence et avoir un bon témoignage partout où nous sommes.
C'est recevoir les forces qui nous manquent pour avancer sans se laisser corrompre par le péché et les tentations.



 Vendredi 10 mai 2019 - Sophie Lavie

jeudi 9 mai 2019

Jean 16.32-33

Jean 16.32-33 (version littérale amplifiée)
"Voici l'heure vient et elle est déjà venue, où vous serez dispersés au loin et dans toutes les directions, chacun chez soi, et vous me laisserez seul. Mais je ne suis pas seul car le Père est avec moi. Je vous ai dit tout cela, afin que par moi vous ayez la paix. Dans ce monde, vous aurez des souffrances, des persécutions, des oppressions et des difficultés, mais rassurez-vous, soyez confiants car j'ai vaincu le monde."

A travers ces paroles nous voyons que Jésus sait tout à l'avance. Il sait ce qu'il doit endurer à la croix et ce que ses disciples feront pendant et après sa mort. Il sait qu'ils fuiront par peur des romains et qu'ils l'abandonneront à son supplice,  mais il leur a déjà pardonné leurs errances et leurs fautes.
Il sait aussi que Dieu sera avec lui, même si à la croix il a dit "Père, Père pourquoi m'as tu abandonné ?"

Pendant un temps, il devait être seul pour prendre le péché de l'humanité ; mais ce moment crucial et inévitable était déterminé par Dieu qui veillait au bon déroulement de son plan de salut.

Jésus a donc prévenu ses disciples afin que les évènements difficiles qu'ils allaient traverser ne les fassent pas chuter. (Cf. Amos 3.7)
Il les rassura que même s'ils devaient passer par la tristesse, celle-ci serait changée en joie. 
Il les assura de leur donner sa paix au cœur des difficultés.
Il les prépara à traverser le pire en les assurant de la victoire remportée par lui-même et les exhorta à se montrer courageux.
Tout le chapitre 15 et le début du chapitre 16 révèlent toutes les choses que Jésus a dites à ses disciples pour qu'ils aient la paix.
Jésus leur a révélé qu'il était le cep sur lequel ils étaient greffés et duquel il avait la vie.
Il les a exhortés à rester accrochés à lui, autant que lui était accroché à eux.
Il les a assurés de son amour et les a exhortés à demeurer dans cet amour divin.
Il les a assurés qu'en lui ils pouvaient recevoir une paix et une joie parfaites malgré les circonstances difficiles.
Il les a assurés de sa souveraineté, de son amitié et du fait qu'il ne les laisserait pas seuls.
Le consolateur allait prendre le relais...

Les disciples n'ont pas compris tout ce que Jésus leur a dit ; en tous cas pas avant qu'il ne leur ouvre les yeux et cela après sa résurrection ! (Cf. Luc 24.16 à 31)

Ne sommes nous pas aussi lents à comprendre et lents à mettre la parole de Dieu en pratique ?

En Jésus nous avons pourtant tout ce dont nous avons besoin : la paix, la victoire, la vie, l'amour, la joie, la consolation, l'enseignement...

Le verset 33 utilise du présent (je vous dis), du futur (vous aurez), de l'impératif (rassurez-vous) et du passé composé (J'ai vaincu).
La parole de Jésus est dans un aujourd'hui qui dure encore pour nous et retentit à nos oreilles.
Ses paroles sont prophétiques et elles s'appuient sur un passé divinement et parfaitement accompli.
C'est pourquoi ses injonctions sont dignes d'êtres écoutées et mises en pratiques.
Notre foi doit s'appuyer sur ses paroles !

Cf Jean 14.27 et 1 Jean 5.4.

Manquons-nous de confiance en lui alors qu'il a tout préparé ?
 
Soyons comme Josué, forts, braves, solides, fermes et déterminés. (Amats en hébreux = courageux).
Cf. Josué 1.6-8

La solution, c'est de ne pas être négligents et oublieux mais de méditer les paroles de Jésus sans cesse pour en être imprégnés. Soyons disciplinés en alliant foi et obéissance pour marcher dans la victoire.
Maitrisons nos pensées plutôt que de nous laisser aller au doute et à la crainte.
Cf. 2 Corinthiens 10.5

09 mai 2019 - Fémi et Sophie


jeudi 25 avril 2019

Régime anti candida albican


Vous souffrez d'une candidose ?

Pour remettre à sa place le candida albican, il va falloir faire preuve de volonté et d’une discipline plus ou moins longue selon les cas.
Au départ si vous êtes habitué à la junk food ça risque d’être un peu dur mais après on se sent tellement bien que ce qui était une contrainte de départ devient un hygiène de vie et on en redemande car si tu te nourries bien c’est que du bonheur….
Et l’avantage si vous avez des kilos en trop c’est que vous allez fondre comme neige au soleil.
Le candida albican est un nettoyeur qui aime le sucre.
Pour obtenir un résultat durable il faut donc éviter l’apport de sucre, de levure, les conservateurs, les colorants, les pesticides, les hormones…..
L’idée ce n’est pas non plus de vous acidifier donc pas trop de protéines acidifiantes ou dans la proportion de 20 à 30 %) voir : Acides et bases.

Les 3 règles d’interdictions  :
  • Pas de sucre, (En priorité le sucre raffiné, mais au départ tous les sucres rapides et lents il faut manger des aliments à index glycémique bas.
  • Pas de plat transformé.
  • Pas de laitage, (le lait de vache est plein d’hormone et d’antibiotique…) voir Le lait végétal
  • Pas de gluten….(il faudra réparer la paroi intestinale, et le gluten l’abime) voir Sans gluten ni lactose
  • Pas d’antibiotiques mais des probiotiques
  • Protéines (attention à la viande d’élevage uniquement bio ou sans antibiotique cela se trouve lapin ou poulet fermier de Bourgogne chez Carrefour – Poisson sauvage ou pêché, oeufs bio)
Boisson à privilégier : Eau de source, minérale, thé rouge, tisane,
  • Jus de légume fait maison car thérapeutique aide l’intestin à cicatriser.

Boisson acceptable : Thé vert ou thé blanc thé rouge, tisane, camomille, lavande, lapacho, anis vert, fenouil, badiane, St Yorre, Vichy Célestin, Rozanna, Badoit, Quézac, Vittel...

 Il faut éviter le café car cela crée des piques d’insuline pas favorable.

A volonté : des légumes pour alcaliniser et éviter que le candida ne gagne du terrain.
Aubergines, courgettes, poireaux, poivron, toutes salades, épinard, navet, radis, céleri branche, concombre, avocat….
N’hésitez pas sur le vert, et attention à la tomate qui peut être un peu acide.
Beaucoup d’ail antifongique naturel…..des herbes…coriandre, basilic, épices, cannelle….
Amandes, noisettes, noix du brésil, …..
Si vous ne pouvez pas vous passer de fruits ça sera fruits rouges au moins pendant 3 semaines voir 3 mois d’arrêt complet si possible.

Exemple de menu :

 
Petit déjeuner :
Tartine de pain de petit épeautre au levain avec une tranche de jambon de dinde + Tisane aux graines de fenouil

 
Déjeuner :

  • Salade verte, avocat, concombre, basilic, coriandre, crevette, noix de cajou.
  • Cabillaud au lait de coco bio, courgettes ou émincé de poireaux et riz complet
  • Pomme


Diner :

  • Soupe de légumes au choix mais pas d’amidon donc éviter la pomme de terre (les courgettes c'est pratique cela remplace la pomme de terre comme liant et ce n'est pas sucré). Exemple : Courgette et poireaux « prébiotique », beaucoup d’ail et persil.
  • Ailes de poulet
  • Yaourt au bifidus actif nature et sans sucre ajouté


A éviter
Carottes cuites, betteraves cuites, châtaignes, potiron, lait de riz ou riz blanc, pomme de terre (privilégier les céréales complètes si vous ne pouvez pas les supprimer le 1er mois mais l’idéal est de tenir sans céréales ni fruits durant les 3 premiers mois selon votre degré d’infestation.
Supprimer le pain surtout au blé sinon privilégiez le levain mais pas de levure.
Les fruits trop sucrés. Attention au sucre et à l’amidon.

Évitez les édulcorants à part le xylitol qui est issu du bouleau et qui est antifongique.

Alcool, plats préparés, éviter tous les aliments transformés, sucre, jus de fruits, laitages, attention aux additifs, colorants, pesticides, conservateurs, hormones, soja.
Plus la candidose est bien installée et plus il faudra redoubler d’effort, soit prolonger la durée du régime et renforcer les sans sucre en supprimant féculents et hydrate de carbone (régime low carb). Si c’est léger vous pouvez garder certains aliments comme fromage de brebis ou chèvre…sachant que selon l’affinage, plus de 3 mois il n’y a plus de lactose.
A vous de faire vos tests. La candidose peut provoquer des intolérances.

Ce régime est hypotoxique, il faut le pratiquer le temps de la disparition des symptômes, couplé avec des anti fongiques naturels (Lapacho, Origan, Huile de pépin de pamplemousse)  avec des compléments alimentaires naturels, pour soutenir le foie, à base de Chardon marie ou curcuma.
Après un mois ou deux vous pouvez ajouter les probiotiques pendant un mois à six mois (voir avec votre micronutritionniste).

En entretien, de la spiruline riche en fer, ou de la Chorella intéressante en B12 et riche  en vitamine C pour vous désintoxiquer et assainir le terrain ou maintenir le terrain, prendre de la propolis pour les intestins.
Il faudra éviter le gluten un moment le temps de réparer la paroi intestinale, vous pouvez aider à la réparation avec de l’aloe vera.

Pour nettoyer des toxines, boire beaucoup d’eau, de tisane…De temps en temps alterner une cure de charbon et d'argile...

D'après regimesanté.net  - voir les recettes hypotoxiques et low carb


Psaumes 122

Psaumes 122 (version littérale amplifiée)

"Cantique des degrés - De David 
Je me réjouis quand on me dit : Allons à la maison de Yahvé-Adonaï ! 
Nos pieds s'arrêtent à tes portes Jérusalem !
Jérusalem, tu es bâtie comme une ville assemblée dans l'unité 
(où tout est lié ensemble, associé de façon unitaire)
Là montent les tribus de Yah (les rameaux : branches issues de Yahvé), le témoignage d'Israël 
pour célébrer le nom de Yahvé.
Là sont les trônes pour la justice, les trônes de la maison de David.
Demandez la paix de Jérusalem. Que ceux qui t'aiment soient dans le repos.
Que la paix soit dans tes murs et la prospérité dans tes palais.
À cause de mes frères et de mes compagnons, je dirai: Que la paix soit en toi!
À cause de la maison de yahvé–Adonaï, notre Elohîms, je rechercherai ton bien".

Le Psaume 122 est construit en chiasme où les versets 3 et 7 sont en miroir, et les versets 4 et 6 sont aussi en miroirs. Le verset 5 est le centre de ces versets et la clé de voute du Psaume.
Les versets sont montés comme des remparts autour de ce verset central qui parle des trônes.

Avant d'entrer dans Jérusalem, les pèlerins s'arrêtent aux portes de la ville ; Ils se posent et attendent tranquillement et fermement, anticipant avec allégresse leur entrée.
Jérusalem qui signifie : fondements de la paix est bâtie d'une façon unitaire et harmonieuse.
C'est dans cette ville que siégeaient les rois d'Israël et où ils rendaient la justice.
C'était aussi un lieu de rencontre pour toutes les tribus dispersées dans le pays, un lieu où leurs litiges se résolvaient dans la présence de Dieu et avec les leaders qui établissaient la justice.
C'était un lieu de paix, de prière et de repos où chacun pouvait être à son aise, insouciant et paisible.
La joie débordait d'y aller non de s'y être rendu !
Cf. Jérémie 29.7 - Jean 14.27 - Ésaïe 9.5

Nous pouvons faire le parallèle avec l'église.
Allons nous à l'église dans la joie ou allons-nous y chercher la joie ?
L'église est-elle un lieu de paix où les litiges sont résolus ? Un lieu de repos et de tranquillité ?

Le Psaume 121 justifie le Psaume 122
Dieu dirige sa maison (Cf. Psaume 127)

Quatre fois par an, selon la loi d'Israël, toutes les tribus montaient à Jérusalem pour s'y retrouver dans la présence de Dieu. (Cf. Deutéronome 16.16-17.)
Les tribus, ce sont les familles israélites, les rameaux de l'olivier franc.

Le Psaume parle de David dont Jésus est le descendant.
Jésus est le Prince de paix, mais la paix qu'il est venu apporter elle la paix entre Dieu et ses élus et la paix intérieure pour eux. Ce n'est pas une paix universelle sur la terre...ni la paix entre les élus et les perdus...
Luc 12.51 "Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, vous dis-je, mais la division."

Ce texte est millénariste. (Cf. Apocalypse 21)
Dieu est le véritable temple et ceux qui peuvent entrer dans son temple ont son nom sur leur front (siège de leurs pensées - Cf. Apocalypse 24), tout comme le Souverain Sacrificateur avait la lame d'or sur son front sur laquelle était écrit : "Sainteté à l’Éternel". (Cf. Exode 28.36)

Dans Matthieu 23.37, Jésus a dit "Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l’avez pas voulu!"

Le peuple de Dieu doit se rassembler pour écouter la parole de Dieu (entendre = comprendre = obéir) et non par religiosité.
Si le peuple ne veut pas entendre, comprendre et obéir, Dieu ne se laisse plus trouver !

Recherchons-nous vraiment la sainteté ?
Entendons-nous Dieu ?
Cherchons-nous à comprendre sa parole ?
Obéissons-nous à Dieu ?
Recherchons-nous la paix en dehors de Lui ?
Nos pieds courent-ils dans la précipitation et l'agitation ou s'arrêtent-ils dans une joyeuse expectative devant Dieu ?
Manquons-nous d'unité et d'harmonie, nous qui sommes les pierres vivantes ?

Monter à Jérusalem nécessitait de faire un effort, mais cet effort se faisait dans la joie.
La paix n'est pas innée, elle suppose une régularité et un effort constant.
Si nous désirons la paix nous devons la demander.

Que la paix("shalom") soit dans tes murs, la prospérité ("Shalvah") dans tes palais!

"Le mot "shalom" est l'un des plus profonds de toute la bible par sa signification. Son expression rassemble toute la plénitude qui découle de l'accomplissement de la volonté divine ne nous. Elle évoque l'oeuvre de Dieu que lorsqu'elle est accomplie en nous, et produit des fleuves d'eau vive d'où jaillit la vie éternelle." Eugène Peterson  

"Le mot "prospérité" en hébreu "Shalvah" ne signifie pas une abondance matérielle, mais l'aisance détendue de ceux qui savent que tout va bien parce que Dieu est au-dessus de nous, avec nous et en nous. Cette tranquillité est celle d'une personne qui sait que chaque moment de son existence est à la disposition de Dieu et vécu sous sa bienveillance." Eugène Peterson 
 
Texte à méditer ensemble lors de la réunion du 23 avril 2019, avec Xavier Lavie
 

mardi 23 avril 2019

Psaumes 116. 1 à 9

Méditation du Psaumes 116.1 à 9 (version littérale amplifiée)  
"J'aime l'Eternel (celui qui est) car Il a entendu ma voix, mes supplications
Il a penché son oreille vers moi et je l'invoquerai toute ma vie.
Les cordages de la mort m’environnaient et les angoisses du séjour des morts m'avaient atteint,
 la détresse, la souffrance et le chagrin m'avaient atteint.
Mais j'ai appelé  Yahvé : ô Yahvé secours-moi, délivre-mon âme !
Yahvé est miséricordieux, compatissant et juste ; Élohim est plein d'amour et de grâce.
Yahvé garde ceux qui reconnaissent avec humilité leurs faiblesses et leur ignorance (les simples) ;
J'étais au plus bas, faible et languissant et il m'a secouru.
Mon âme retourne à tes repos ( à la tranquillité parfaite, à la confiance totale), 
car Yahvé t'a sevré comme un enfant, il t'a fait mûrir.
Oui tu as délivré mon âme de la mort, mes yeux des larmes et mes pieds de la chute.
Je marcherai devant Yahvé (dans sa présence, sous son regard) sur la terre des vivants."


Ce Psaume peut être perçu comme la suite logique du Psaumes 115, car il mettrait alors en opposition les idoles impuissantes et le Dieu vivant et tout puissant.
Ce Psaume est un témoignage de qui est Dieu et de ce qu'il fait lorsqu'on l'implore.
Il est aussi un hymne de reconnaissance qui vante les attributs de Dieu et les oppose à la nature humaine en proie aux angoisses, aux souffrances et à la détresse.

Le Psalmiste ouvre son coeur à Yahvé et il lui témoigne son amour passionné.
Il l'aime parce qu'Il est un Dieu vivant qui a des oreilles pour entendre et qui se penche vers ses enfants pour écouter leurs prières, contrairement aux idoles qui ont des oreilles mais n'entendent pas. (Psaumes 115.6)
Le Psalmiste a cherché Yahvé, il l'a appelé, il l'a prié et supplié et Yahvé lui a répondu ! (Cf. Psaumes 18)
Le Psalmiste n'a pas réprimé ses émotions et ses sentiments, mais il les a exprimés librement et de tout son coeur devant Yahvé.
Et puisque Yavhé (appelé aussi Élohim) est rempli d'amour, de justice, de compassion et de miséricorde, Il l'a secouru, délivré de toutes les angoisses, les oppressions, les détresses, les tensions, les chagrins et les douleurs qui l'avait atteint.
Le Psalmiste a reconnu humblement ses faiblesses. (Cf : Matthieu 5.3) mais il a aussi compris qu'à travers ses difficultés, Yahvé l'a fait mûrir, avant de le secourir et de le délivrer.
Yahvé l'a consolé, il l'a empêché de trébucher et de sombrer dans les affres du séjour des morts, loin de Lui.
Si les versets 1 à 6 sont conjugués au passé pour témoigner de ce que l'Eternel a fait pour lui, les versets 7 à 8 sont des injonctions conjuguées à l'impératif.
Le Psalmiste se parle à lui même et s'enjoint de retrouver la paix totale dans un abandon confiant entre les mains de Yahvé. (Cf. Psaumes 42.6 et Matthieu 11.29)
Puis le verset 9 est conjugué au futur.
Le Psalmiste, après s'être arrêté dans sa course à cause des épreuves,retrouve espoir et désir d'aller de l'avant.
Ses cris de détresse ont été entendus par Yahvé qui l'a secouru ;  Il peut maintenant demeurer dans la paix et repartir d'un bon pas dans la voie qu'Il lui a ouvert.
Yahvé le devance, il lui ouvre le chemin ; il lui donne une vision élargie pour son avenir et l'incite à entrer dans l'action.
Le Psalmiste témoigne de son nouveau désir pour secouer aussi ceux qui entendront son chant et les amener à être participants de la victoire divine.

En lisant un peu plus loin, au verset 11, nous lisons que dans l'angoisse nous avons tendance comme le Psalmiste à nous précipiter (à prendre de mauvaises décisions à la hâte) et à être déçu par les hommes si nous nous confions en eux.
Nous ne devons pas agir hâtivement, pressés par nos angoisses.
Nous devons crier à Dieu avec humilité et sans rien lui cacher de nos peurs, de nos doutes...
Si nous nous confions avec foi en Lui, il nous apaisera, nous consolera et nous secourera.
Nous ne devons pas être passifs et fatalistes, frustrés et nous contenter d'un statut de victimes désabusées.
Nous devons pleinement chercher la face de Dieu, crier à Lui en exprimant tout ce que nous avons sur le coeur, humblement.
Voilà notre part !
La sienne est d'entendre nos supplications et de nous secourir, de nous délivrer, de nous faire mûrir, mais aussi de nous consoler, de nous éviter la chute et la mort spirituelle et de nous ouvrir de nouveaux horizons pleins d'espérance.
Quand Dieu intervient les lamentations se changent en louange et en reconnaissance.
Si nous sommes désorientés comme ce Psalmiste, Dieu nous réoriente.
Dieu veut engloutir nos difficultés dans sa gloire et nous immerger dans sa présence restauratrice et pleine de joie.
Si nous sommes en incapacités de changer nos circonstances et de contrôler nos émotions, nos cris de désespoir doivent nous amener à entendre l'appel de Yahvé ; et son appel doit surpasser peu à peu nos cris de détresses, jusqu'à les anéantir.
Nos brisements doivent nous pousser vers l'espérance ultime, celle de nous rapprocher toujours plus de Dieu et de recevoir ses consolations, sa paix et sa joie qui surpassent toutes nos détresses.
Même si les épreuves durent, même si nous ne les comprenons pas et qu'elles n'ont pas d'application pratiques et immédiates dans notre vie, Dieu nous désire et attend de nous une obéissance volontaire de tout notre être.
Dieu utilise les ténèbres pour intensifier notre désir de lumière, il utilise le silence pour nous dérouter, l'abandon pour nous faire réagir et ses assauts pour nous pousser vers Lui.

Les Psaumes nous montrent que les émotions sont meilleures et plus nécessaires qu'on l'imagine habituellement.
Ils nous montrent aussi que Dieu éprouve aussi des émotions mais de manière pure et glorieuse ; ce qui devrait nous pousser à l'adoration et à la sainteté.
Les épreuves créent des brèches et mettent en lumière des problèmes plus profonds cachés dans nos coeurs par la routine et la spiritualité.

Pourquoi sommes-nous vraiment en colère ?
De quoi avons-nous vraiment peur ?
Quels espoirs enfouis sont-ils brisés?

Voir la vérité en face, répondre à des questions qu'on avait jamais eu le courage de se poser à propos de nous-mêmes, des autres et de Dieu, confronter nos sentiments et les analyser, nous pousse à nous  remettre en question.
Nier ou refouler nos sentiments et nos émotions nous dessèche et nous garde distants de Dieu et des autres.
Nous devons admettre que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement, plutôt que de chercher à tout prix d'échapper à la souffrance par toutes sortes de moyens matériels ou psychologiques.
Nous ne devons pas nous mentir à nous mêmes, mais être honnêtes et avouer à Dieu et aux autres notre vulnérabilité.
Nos émotions sont des messagères qui reviennent des premières lignes du combat.
Nous ne devons pas tuer ces messagères mais les écouter attentivement pour apprendre à combattre et remporter la victoire.
N'imaginons pas que c'est en calmant les vives agitations de nos émotions que nous rencontrerons Dieu!

"Les blessures et les mutilations de l'existence constituent la toile de fond sur laquelle brilleront la lumière divine et l'espérance qu'elle fait naitre. C'est l’absence de tumulte plus que sa présence qui est néfaste pour l'âme." Dan B.Allender 

Dieu vient à nous au sein de nos faiblesses et non dans la proclamation de notre force.
Dans notre désir de quiétude, nous nous contentons parfois de solutions faciles et nous cherchons à nous endurcir.
Mais le Psalmiste nous invite à confronter nos émotions et à les exprimer devant Dieu.
Les Psaumes sont le miroir de l'âme humaine. 
Ils débusquent nos dénis.

"Les Psalmistes exposent leurs pensées et leurs émotions les plus intimes. Ils incitent chacun à s'examiner minutieusement soi-même afin qu'aucune de ces infirmités auxquelles nous sommes soumis et aucun des nombreux vices qui prolifèrent en nous ne demeurent cachés." Jean Calvin

Partage de la méditation biblique de Sophie et Fémi - Lundi 22 avril 2019

vendredi 19 avril 2019

Citations


"L'adoration ne satisfait pas notre faim pour Dieu, elle nous met en appétit. Notre besoin de Dieu n'est pas rassasié quand nous l'adorons mais il s'en trouve approfondi." Eugène Peterson

"Dieu nous permettra souvent d'être dans une situation sans solution possible, afin que nous puissions découvrir qu'il est notre solution, il nous laisse toucher le fond pour nous apprendre qu'il est le Rocher au fond."  Tony Evans

"Le mot "prospérité" en hébreu "Shalvah" ne signifie pas une abondance matérielle, mais l'aisance détendue de ceux qui savent que tout va bien parce que Dieu est au-dessus de nous, avec nous et en nous. Cette tranquillité est celle d'une personne qui sait que chaque moment de son existence est à la disposition de Dieu et vécu sous sa bienveillance." Eugène Peterson

"Les épreuves sont des circonstances adverses que Dieu introduit ou permet afin d'identifier où nous sommes spirituellement et de nous préparer là où il veut que nous allions".  Tony Evans

"Le mot shalom est l'un des plus profonds de toute la bible par sa signification. Son expression rassemble toute la plénitude qui découle de l'accomplissement de la volonté divine ne nous. Elle évoque l'oeuvre de Dieu que lorsqu'elle est accomplie en nous, et produit des fleuves d'eau vive d'où jaillit la vie éternelle." Eugène Peterson

"Jésus va plus loin pour prier seul. Peut-être aussi pour que ses disciples n’entendent pas jusqu’où vont son désespoir, son découragement, sa crainte. Crainte devant la mort ? peut-être, peut-être pas.
Car il sait que cette mort va manifester son abandon.
Et qu’il sera seul, privé du Père. C’est cette rupture qui l’effraie. Sans doute plus que le supplice lui-même. Et cet abandon commence justement par le sommeil des disciples.
« Vous n’avez donc pas pu veiller seulement une heure avec moi ! »
À ce découragement, d’avoir des disciples si peu vigilants, s’ajoute encore une autre crainte : la crainte que ses disciples soient si faibles, si inattentifs, si peu courageux qu’ils risquent de tout lâcher quand Jésus ne sera plus là.
C’est pourquoi, à ce reproche de ne pas l’avoir accompagné dans sa veille de combat et de soumission, il ajoute l’avertissement : « Désormais veillez et priez afin que vous ne tombiez pas dans la tentation. »
Laquelle ? Justement celle de tout lâcher, de dormir au lieu de poursuivre l’œuvre de leur Seigneur, de ne pas être capables de porter l’Évangile. Veillez et priez ! Justement ce qu’ils n’ont pas fait.
Mais son reproche et son exhortation ne servent à rien : quand il revient, il les trouve de nouveau endormis. Quel abandon !
Jamais homme n’en a connu de tel, car ce n’est pas seulement l’absence d’un ami, d’un frère, mais c’est l’absence de tout secours spirituel et la preuve de la fragilité de ceux sur qui il comptait. Il ne doute pas de leur amitié, de leur… foi, pourtant « l’esprit a de bonnes intentions, mais la chair est faible ».
Si faible qu’au moment le plus terrible (il vient de leur dire : « Mon âme est triste jusqu’à la mort », et cela ne les a pas éveillés !), la chair sous un aspect parfaitement trivial (le besoin de sommeil) l’a emporté sur tout.
Qu’en sera-t-il lorsque leur maître ne sera plus là ?"
Jacques Ellul

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...