vendredi 4 janvier 2019

Diners healthy

Pour mieux dormir, nous privilégions des aliments contenant du tryptophane, la substance à partir de laquelle se fabrique la sérotonine, aussi appelée hormone du sommeil, ainsi que des aliments détox aidant à bien digérer et bons pour le foie.

Diner 1
Bouillon contenant poireaux, carottes, pommes de terre, fenouil et curcuma.
+ banane cuite avec une cuillère de miel de tilleul et une pincée de cannelle.

 Diner 2
Pâtes à la farine de pois chiche avec des graines de citrouilles et de l'aubergine

Diner 3
Smoothy lait d'amandes + banane mixée + avoine sans gluten + amandes + dattes + mangue

Diner 4
Velouté de cresson + tartine à la farine de châtaignes avec houmous et tartine à la farine de châtaignes avec caviar d'aubergine


Diner 5
Morue au gingembre et crème de coco + purée au brocolis

Diner 6
Yaourt aux amandes + poudre de cacao 80% + cerises + framboises + miel de lavande + avoine sans gluten

Diner 7
Poulet au romarin et noix de cajou + Purée de carottes


Boissons 
Privilégiez les tisanes sans sucre ajouté (verveine, tilleul, mélisse, passiflore), en cas d'autres soucis de santé d'autres tisanes sont possibles (voir ici)
Vous pouvez aussi boire du lait végétal chaud avec une cuillère de miel :

Châtaignier pour les problèmes de circulation sanguine ou urinaires
Bruyère contre l'anémie
Aubépine contre les spasmes et les crampes
Lavande contre la grippe
Sapin contre la bronchite
Thym contre la toux
Romarin comme stimulant hépatique
Tilleul contre les insomnies
Acacia contre la constipation


Ou un moon milk :

  • 1 tasse de lait végétal
  • ½ cuillère à café de cannelle
  • 1 pincée de muscade
  • 2 pincées de cardamome
  • 2 pincées de curcuma
  • 1 tour de poivre noir
  • 1 cuillère à café d’huile de coco
  • 1 cuillère à café de miel


 Lien avec "Room sweet room"
 

Room sweet room


Contre la pollution de l’air ambiant, certains ont la tentation de laisser les fenêtres fermées, dans le but de ne pas faire entrer d’air vicié et de respirer un air pur.
L’idée est louable et serait valable si l’air intérieur n’était par encore plus pollué que celui de l’extérieur. 
Selon l'Observatoire de la qualité de l'air, en France, près d'un logement sur dix présente des niveaux de pollution élevés.
Avec l’évolution des réglementations ayant pour but de préserver l’énergie, les intérieurs sont de plus en plus hermétiques et l’air ne circule plus.
Hors, s’il est reconnu que l’air est pollué dehors, c’est sans compter sur les diverses sources de pollutions auxquelles nous sommes confrontés dans nos intérieurs.
Colles diverses contenues dans les meubles, les papiers peints, les moquettes, traitements chimiques des tissus ou des peintures... tout ça contribue à rendre l’atmosphère de nos chambres parfois impropre à la respiration ! 
Sans parler des acariens ! On les trouve un peu partout, dans les matelas, oreillers, tentures et…peluches.
Attention aussi aux moisissures, surtout si votre salle de bains est attenante à la chambre.
Les conséquences sur la santé de toutes ces pollutions se retrouvent la plupart du temps sous forme de troubles respiratoires : nez bouché, allergies, yeux qui coulent et/ou qui piquent, gorgé irritée…
Si vous souffrez de certains de ces symptômes ou vous si vous voulez simplement faire de la prévention, voici quelques gestes simples à adopter.

Changez vos draps et taies d’oreiller régulièrement, pensez à passer les peluches souvent au lave-linge aussi.
Sortez les tapis et secouez-les par la fenêtre.
Lavez votre couette, vos oreillers et vos rideaux au moins 2 fois par an. 
Si votre machine est trop petite, pensez aux laveries ou au pressing écolo.
N’oubliez pas non plus de passer l’aspirateur au moins deux fois par semaine pour éliminer les poussières et les cadavres d’acariens, en le passant aussi sur le matelas.

Evincez de vos chambres les plantes qui, même si elles peuvent avoir des effets dépolluants, sont avec leur terre une source importante d’humidité. 
L’aquarium est lui aussi une source d’humidité importante, sortez-le de votre chambre.
Ne faites pas sécher votre linge dans la chambre, pensez à ne pas laisser l’humidité s’installer si vous avez une douche. 
Pour cela, rien de plus simple, il suffit d’ouvrir les fenêtres !
Au minimum 15 minutes, de préférence matin et soir.
Si vous pouvez créer des courants d’air, c’est encore mieux, cela créera une ventilation qui permet de mieux renouveler l’air et de l’assainir en le rendant plus sec.
Pour éviter les déperditions de chaleur, pensez à éteindre votre chauffage pendant que les fenêtres sont ouvertes.
Si on pense en général à aérer le matin, on n’a souvent pas le réflexe de le refaire le soir, alors que le sommeil est meilleur dans un air plus pur.
Si votre logement est particulièrement humide, vous pouvez investir dans un déshumidificateur ou une VMC (ventilation mécanique contrôlée) qui se charge d’extraire l’air de la pièce et d’en faire rentrer de l’extérieur. 
La présence d'une VMC est d’ailleurs obligatoire dans les logements récents. 
N'achetez pas de purificateur utilisant la technique de la ionisation ou de la photocatalyse. 
Non seulement vous ne purifiez pas l'air, mais pire, vous la polluez en produisant des particules de formaldéhydes et d'oxyde de titane.
Le taux d’humidité monte facilement, spécialement en hiver. 
Or, l’air humide consomme plus d’énergie pour être chauffé qu’un air sec. 
Paradoxalement, on devra donc moins chauffer un logement régulièrement aéré!
Pour aérer il suffit d’ouvrir grand les fenêtres pendant 5 à 10 minutes par jour, le matin directement après votre réveil par exemple. 
L’air des pièces est ainsi intégralement renouvelé et les murs n’ont cependant pas le temps de refroidir. 
L’air frais qui vient d’entrer sera rapidement réchauffé. 
En revanche, l’hiver, si vous entrebâillez votre fenêtre pendant une longue durée, le renouvellement de l’air sera insuffisant et les murs seront durablement refroidis. 
Vous pouvez ainsi consommer jusqu’à 16% de chauffage en plus.
Certaines heures sont défavorables par rapport à la qualité de l’air, surtout en ville :
L’hiver, évitez d’ouvrir vos fenêtres entre 14h et 18h. 
Aérez votre logement entre 8h et 11h le matin ou entre 22h et minuit le soir. 
Concernant l’été, évitez d’ouvrir vos fenêtres entre 11h et 17h. 
L’aération de votre logement est préférable entre 21h et 10h, quand l’air est le plus frais.
Mais attention, on n’aère pas n’importe comment. 
Avant même d’ouvrir, il est préférable de couper le chauffage complètement, pour ne pas gaspiller inutilement.
Enfin, ne pas ventiler en hiver sous prétexte qu’il fait froid vous fera rapidement consommer plus d’énergie et par conséquent, émettre plus de CO2. 
Cette habitude de faire prendre un bol d’air à votre logement, ne peut que réduire vos factures de chauffage.


Bannissez les sprays, bougies et encens dans la chambre. Premièrement, les sprays anti-acariens sont pire que les bébêtes elle-mêmes. La raison est simple, c’est aux cadavres des acariens qu’on est allergique, donc plus on en tue, plus on crée de cadavres et donc de sources d’allergie. 
Sans oublier que ces sprays fonctionnent avec des gaz propulseurs…hautement polluants.
Les bougies, encens et les papiers à brûler contiennent benzène, formaldéhyde et phtalate.
 Totalement naturelles, les huiles essentielles ne contribuent pas à augmenter la pollution des chambres, bien au contraire. Vous pouvez les choisir pures, à utiliser avec un diffuseur ou déjà mélangées dans des sprays (sans gaz), plus simples d’utilisation.
Attention cependant à ne pas les diffuser trop longtemps, elles satureront l’air en ions positifs qui nuiront à votre sommeil.

Pour diminuer au maximum la pollution aux COV, formaldéhydes et éther de glycol, rien de mieux que de choisir des peintures bio, à la chaux par exemple, du parquet massif et des meubles labellisés FSC bois écologique. 
Votre literie aussi peut être bio, matelas en laine, oreillers en latex naturel draps en chanvre et surtout, rien de mieux pour le ménage que le bon vieux savon noir, le bicarbonate de soude et le vinaigre de cidre.


Lien avec "Cadeaux pour dormir" et avec une histoire pour dormir "Le Miqdash" 
Lien avec "Diners healthy"

vendredi 28 décembre 2018

L'invitation du Roi





La musique de l’album Glory de Michal W Smith "Whitaker's wonder" commence.

Fémi se lève et tout en allant vers l'estrade, dit:
 
- J’ai reçu une invitation !

Sophie se lève étonnée et la rejoint en disant :

- Moi aussi, j’ai reçu une invitation !


Isa se lève à son tour, les rejoint et dit :

- Moi aussi ! Et apparemment nous sommes nombreux à l’avoir reçu !

Sophie demande  : On parle bien de la même invitation ?

Fémi répond : Oui, celle du Roi des rois !

Isabelle demande à son tour : Vous lui avez apporté quelque chose ?

Fémi lui répond : Depuis quand vient-on devant le Roi les mains vides !

Sophie ajoute : En leur temps les mages lui avaient apporté de l'or purifié…

Fémi réplique : Aussi une résine qui diffuse un parfum de bonne odeur…

Isabelle renchérit : Et de la myrrhe, cette essence amère comme la souffrance.
Et elle ajoute : Qu’as-tu apporté Fémi ?

Fémi lui répond : Je veux lui apporter ma reconnaissance, pour le fait que je peux m’approcher avec assurance du trône de grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourue dans mes besoins.
Je ne peux contenir mon émotion devant tant d’amour.
Il est mon Grand Souverain Sacrificateur répondant à toutes les normes du Père
II est devenu pour moi, l'auteur d'un salut éternel
Il peut me secourir, compatir à mes faiblesses, se montrer patient envers moi et envers  les ignorants et les égarés.
Il vit dans mon cœur pour me communiquer son esprit d'obéissance...
Pour me faire participer à tout ce qu'IL EST et à tout ce qu'IL possède...
Je suis captivée par qui IL EST
Sa beauté, sa bonté, son amour, sa tendresse
Je désire le connaître plus encore,
Je veux laisser mes peurs derrière moi
Lui qui nous a aimés et qui s'est donné lui-même pour nous comme une offrande et un sacrifice dont l'odeur est agréable à Dieu.
Et toi Isa, qu’as-tu apporté ?

Isabelle lui répond : Moi, je lui ai apporté ma reconnaissance pour le privilège que j’ai de le connaître et d’être en tout temps au bénéfice de sa fidélité.
On dit souvent que la myrrhe, comme la souffrance, a un goût amer.
Que la vallée de l’ombre de la mort est effrayante,
Mais si nos cœurs publient la louange de notre Roi,
Alors nos chaines sont brisées !
Je lui ai apporté ma reconnaissance parce qu’Il est le soutien de mon âme.
Je n’ai rien à craindre parce que mon Dieu est le lion de Juda,
Il rugit puissamment et il combat pour moi !
Qui peut arrêter notre Dieu ?
J’ai la conviction que rien ni personne ne pourra nous ravir de Sa main, ni nous séparer de Son amour manifesté en Jésus-Christ.
Tout à l’heure,le Rois des rois fera son entrée, alors, tout genou fléchira devant Lui !
Et toi Sophie, qu’as-tu apporté ?

Sophie lui répond : Moi je lui ai apporté ma reconnaissance aussi, car ma foi a été éprouvée comme l'or au creuset. Et malgré les vallées de larmes et les océans déchainés, je continue à croire qu'il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Je continue à croire qu'il est tout pour moi. Son royaume est le plus fort, son règne le plus puissant. Il est le Roi pour toujours et nous ne pouvons que fléchir le genou devant lui, accepter sa volonté, relever les défis et obtenir les victoires qu'il nous a déjà accordées ! Sa présence est suffisante pour combler tous nos besoins…

Fémi s'exclame: J'y crois.

Isabelle renchérit : J'y crois !

La musique de Glory ouverture est lancée, elles fixent la porte où le Roi fait son entrée, émerveillées. 

Et toutes les trois, en se tenant la main, s'agenouillent devant le Roi des rois qui fait son entrée ! Isabelle au milieu, Fémi à sa gauche, Sophie à sa droite.

D'après une idée de Isabelle Chan, cette scénette a été écrite par Isabelle Chan, Sophie Lavie et Fémi Scala et interprétée vendredi 28 décembre 2018, lors de la soirée d'actions de grâce.

Cette scénette exprime nos actions de grâce pour 2018, mais elle s'appuie aussi sur des visions qu'Isabelle et Sophie ont récemment reçues à propos de Jésus Christ Roi des rois. 
Elle exprime aussi notre volonté de relever les défis que Dieu nous lance dans l'année qui vient, en lui renouvelant nos voeux d'allégeance et d'obéissance. 

Début décembre Isabelle a appris qu'elle avait un cancer du sein et elle va être soignée toute cette année 2019 par des chimiothérapies, des opérations et de la radiothérapie.
Face à cette sombre vallée, Fémi et Sophie s'engagent pour la soutenir et l'encourager jusqu'à ce qu'elle obtienne la victoire sur la maladie.
Pour cette raison, cette scénette était lourde de sens pour elles lorsqu'elles l'ont écrite, mise en scène et interprétée.

Que Dieu vous bénisse.
Sophie, Isabelle et Fémi.




 
















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FEMI

Je veux lui apporter ma reconnaissance, pour le fait que je peux m’approcher avec assurance du trône de grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce pour être secourus dans  mes besoins.
Je ne peux contenir mon émotion devant tant d’amour.
Il est mon Grand Souverain Sacrificateur répondant à toutes les normes du Père
II est devenu pour moi, l'auteur d'un salut éternel
Il peut me secourir, compatir à mes faiblesses, se montrer patient envers moi et envers  les ignorants et les égarés.
Il vit dans mon cœur pour me communiquer son esprit d'obéissance...
Pour me faire participer à tout ce qu'IL EST et à tout ce qu'IL possède...
Je suis captivée par qui IL EST
Sa beauté, sa bonté, son amour, sa tendresse
Je désire le connaître plus encore,
Je veux laisser mes peurs derrière moi
Lui qui nous a aimés et qui s'est donné lui-même pour nous comme une offrande et un sacrifice dont l'odeur est agréable à Dieu.

Et toi Isa, qu’as-tu apporté ?




























SOPHIE


Moi je lui ai apporté ma reconnaissance aussi, car ma foi a été éprouvée comme l'or au creuset. Et malgré les vallées de larmes et les océans déchainés, je continue à croire qu'il est le même hier, aujourd'hui et éternellement. Je continue à croire qu'il est tout pour moi. Son royaume est le plus fort, son règne le plus puissant. Il est le Roi pour toujours et nous ne pouvons que fléchir le genou devant lui, accepter sa volonté, relever les défis et obtenir les victoires qu'il nous a déjà accordées ! Sa présence est suffisante pour combler tous nos besoins…































ISA


Moi, je lui ai apporté ma reconnaissance pour le privilège que j’ai de le connaître et d’être en tout temps au bénéfice de sa fidélité.
On dit souvent que la myrrhe, comme la souffrance, a un goût amer.
Que la vallée de l’ombre de la mort est effrayante,
Mais si nos cœurs publient la louange de notre Roi,
Alors nos chaines sont brisées !
Je lui ai apporté ma reconnaissance parce qu’Il est le soutien de mon âme.
Je n’ai rien à craindre parce que mon Dieu est le lion de Juda,
Il rugit puissamment et il combat pour moi !
Qui peut arrêter notre Dieu ?
J’ai la conviction que rien ni personne ne pourra nous ravir de Sa main, ni nous séparer de Son amour manifesté en Jésus-Christ.
Tout à l’heure les portes vont s’ouvrir pour laisser entrer le Rois des rois,
Alors, tout genou fléchira devant Lui !

Et toi Sophie, qu’as-tu apporté ?

Chocolats et autres douceurs

Pendant les fêtes de fin d'année, la consommation de chocolats et autres sucreries augmentent vertigineusement!
Certains disent que le chocolat c'est bon pour la santé et cela les déculpabilise pour en manger sans modération...
Mais est-ce vrai ?
Tous les chocolats sont-ils bons pour la santé ?
Et combien faut-il en consommer par jour ?

Il est vrai que :
  • Les antioxydants du chocolat protègent le cholestérol de l’oxydation, réduisent l’inflammation, fluidifient le sang. 
  • Le chocolat est aussi un prébiotique, c'est-à-dire qu'il est utilisé comme substrat par les bactéries de l'intestin et manger du chocolat noir est bénéfique aux personnes qui souffrent de côlon irritable.. 
  • La consommation de 50 g de chocolat noir a permis chez l'homme d'augmenter les taux de globules blancs et de neutrophiles, suggérant un effet possible sur l'inflammation et la résistance aux infections. 
  •  Le cacao contient des polyphénols aux propriétés anti-oxydantes qui réduisent le stress oxydatif qui agit sur différentes voies de la prolifération cellulaire et de la transformation cancéreuse.
  • Et le chocolat riche en polyphénols diminue aussi les symptômes du syndrome de fatigue chronique et il améliore la mémoire. 
Mais pour profiter de tous les bénéfices du cacao, il faut consommer un chocolat noir bio, concentré en cacao à plus de 80%, et pauvre en sucre. 

Et le cacao devrait être associé à d'autres prébiotiques et à des fruits bio comme la pomme avec peau, le raisin, les framboises, les fraises, les mûres ou les olives, pour améliorer la santé générale et favoriser la conversion des polyphénols en composés anti-inflammatoires. 

2 à 4 carrés par jour suffisent ! 

Consommés avec une tasse de thé vert ou un verre de vin rouge, c'est le top en termes de polyphénols.

Le chocolat est une source exceptionnelle de magnésium, un minéral important pour l’énergie la prévention du stress, des inflammations et du vieillissement. 
Il en apporte certes environ 100 mg pour 100 g, mais c’est trois fois moins que la noix de cajou...




D'autre part, il vaut mieux éliminer toutes les autres confiseries et les remplacer par des fruits secs.
Ils constituent une source d’énergie immédiate, sous forme de saccharose, de fructose ou de glucose. Cela est très utile en cas de fatigue.
Un fruit fraîchement cueilli contient environ 80% d’eau, mais une fois séché, il devient alors une véritable mine de minéraux et d’oligoéléments précieux comme le calcium et le potassium.
En ce qui concerne les vitamines, seule la vitamine C disparaît pendant le séchage alors que la vitamine A et B restent en quantité considérable.

L’abricot, par exemple, apporte à notre organisme du fer, potassium et une quantité de vitamine A suffisante pour nous soutenir en cas de forte charge intellectuelle.
Il est important pour la vue, le sang et le fonctionnement du cœur et des muscles.

L’ananas est aussi bon frais et que sec puisqu’il contient des vitamines A, E et B, des minéraux et des oligoéléments.

Le pruneau est riche en cellulose, il est un régulateur naturel et un bon remède contre la paresse intestinale.

Il est parmi les fruits secs les plus riches en sucres (70%) contient des vitamines A et B et beaucoup de sels minéraux.

Le raisin sec est très utile en cas de petit creux dans la journée. Il contient du phosphore, du calcium, du fer et du magnésium.

Les fruits secs peuvent donc être très utiles si l’on est raisonnable car une chose est indéniable c’est que les fruits secs sont très caloriques et qu’il ne faut pas en abuser !


D'autre part, les noix sont riches en substances bonnes pour le cœur et le système cardiovasculaire, ou qui protègent contre le surpoids ou le développement du diabète. Elles activent aussi les défenses naturelles du corps pour détoxifier des particules toxiques, mais elles doivent être consommées modérément (8 à 16 par jour) non grillées et sans sel rajouté.

Les chercheurs ont étudié l'effet de cinq types de noix : noix de macadamia, noisettes, noix de Grenoble, amandes et pistaches. Les noix ont été artificiellement « digérées » dans des tubes à essai et les produits de cette digestion cellulaires ont ensuite été testés sur des cellules. Les chercheurs ont établi que l'activité de 2 enzymes antioxydantes protectrices, la catalase et la superoxyde dismutase augmente dans les cellules qui sont traitées. En outre, les produits de digestion induisent ce qu'on appelle la mort cellulaire programmée dans les cellules cancéreuses traitées, ce qui conduit à leur disparition.

jeudi 20 décembre 2018

Fonctions maternelles et paternelles


Il faut bien différencier rôle et fonction.
Le rôle désigne des comportements, des actes ou des attitudes conscientes, volontaires, concrètes, interchangeables et relatifs comme les tâches ménagères ou de pourvoyeurs.
La fonction est à l’inverse des rôles car celle-ci est inconsciente, psychologique (non volontaire), unique, spécifique et absolue (identité sexuée). 

Aucune mère, malgré sa bonne volonté, ne peut remplir la fonction paternelle, elle ne peut remplir que sa fonction maternelle.
Au tout début, le nouveau-né est dans une situation de dépendance absolue vis-à-vis de l’entourage.
La mère y  répond par la préoccupation maternelle primaire, c’est-à-dire une capacité à s’identifier à l’enfant pour le comprendre. 
Au cours de cette période, elle est littéralement en résonance avec les besoins du bébé. Elle éprouve une irrépressible nécessité de les satisfaire. La détresse de son enfant lui est intolérable. Le nourrisson et sa mère forment une dyade, une réunion de deux principes qui se complètent.

C’est ce que certaines personnes appellent l’instinct maternel, cette capacité à être en résonance totale avec les besoins du bébé et y répondre instantanément parfois même juste avant qu’il ne soit exprimé. 
Ceci est vrai dans le cas de l’allaitement où les mères peuvent parfois sentir la montée de lait, se réveiller juste avant que le bébé ne se réveille.
La fonction maternelle est d’abord une fonction de matrice, de source nourricière, d’enveloppe, de réceptacle de vie, de rétention. 
La mère représente l’abri, la sécurité, la protection, la chaleur, l’affection, la fusion, la compréhension La mère représente l’amour.
Il y a trois fonctions maternelles indispensables au bon développement de l’enfant :
la présentation de l’objet :
c’est le fait d’être présente, la mère est là tout le temps pour l’enfant
le fait de tenir, de contenir : c’est le fait de donner des repères simples et stables, c’est aider l’enfant à comprendre ce qu’il ressent (faim, soif, besoin d’être changé..)
la manipulation physique du bébé : les soins lui permettent de prendre conscience qu’il a un limite corporelle, une tête, un tronc avec un ventre, des bras, des jambes…


La transition vers le rôle du père est simple schématiquement, elle réconforte, lui stimule.
Il est intéressant de noter que la naissance de la fonction maternelle est d’ordre biologique (la grossesse) alors que celle du père est un processus symbolique lié à l’environnement. En effet, il y a des hommes pour qui être père est très abstrait, ils vivent la grossesse de loin sans comprendre trop ce qui se passe même si le mental est là et l’entourage pour lui dire « c’est chouette tu vas être papa ! » ils ne comprennent pas trop ce qui arrive.

La fonction du père en est une de séparation, d’expulsion du sein maternel, de distinction, de différenciation. 
Le père doit éduquer ses enfants dans le sens étymologique du mot "educare": faire sortir, tirer dehors, conduire au-dehors avec soin.
J’appuie particulièrement sur le "conduire au-dehors avec soin" car cette notion de soin est importante pour la suite de ce qu’est la fonction paternelle.
En effet, la fonction du père est de séparer l’enfant de la mère. 
Il doit s’interposer entre la mère et l’enfant pour permettre à l’enfant de développer son identité en dehors de la symbiose maternelle et rappeler à la mère qu’elle est aussi une femme, une amante, un être de plaisir, non seulement un être de devoir généreux. 
Si la mère représente l’amour fusionnel, le père représente les limites, les frontières, la séparation psychologique et ceci doit être fait avec grand soin et douceur ! 

5 fonctions paternelles :
  • La protection : protéger les siens et donc pour ce faire être présent physiquement et psychologiquement
  • L’éducation : Le père doit faciliter à ses enfants l’apprentissage du contrôle de soi
  • L’initiation : initier l’enfant aux règles de la société pour vivre avec les autres
  • La séparation : séparer la mère de l’enfant et l’enfant de la mère pour que l’un et l’autre puisse s’épanouir ; la mère en tant que femme et l’enfant en tant qu’adulte
  • La filiation : pour que l’enfant sache qui est son père et qu’il puisse s’inscrire dans une lignée.
On comprendra à la lecture de cet article que la fonction paternelle a été bien bousculé ces dernières années. 
Les mères ont pris une partie de ces fonctions par les rôles qu’elles ont joué, peut être parce que les hommes des générations précédentes avaient oublié que leur fonction doit être réalisée avec soin et non autoritarisme.

D'après Donald Winnicott
Marie-Christine Eustache

Quelques livres pour vous aider

Les adulescents


La catégorie des adulescents désigne aujourd’hui des jeunes qui, entre 24 ans et le début de la trentaine, cherchent à devenir psychologiquement autonomes, c'est à dire qui recherchent la confiance en eux-mêmes, le besoin de lutter contre le doute face à l’existence et de lever des inhibitions à l’idée de s’engager affectivement.

Ils sollicitent parfois l’assistance de leurs parents tout en ressentant une gêne à leur égard.
Malgré une vie professionnelle, 65% des jeunes européens de 25-35 ans continuent d’habiter chez leurs parents. D’autres, qui ont déménagé, en restent dépendants. Ils ont besoin d’être soutenus dans ce qui leur apparaît être une épreuve du réel, afin de s’accepter et de se mettre en œuvre dans la réalité.


Ces post-adolescents cherchent à intégrer et à réécrire psychologiquement ce qu’ils ont vécu et découvert au cours de la puberté (11-18 ans) et de l’adolescence (18-24 ans, la personne se redéfinit en continuité ou en opposition avec son identité sexuée, familiale et culturelle). 
La post-adolescence est surtout marquée par la nécessité de consolider la qualité de soi-même, afin d’être soi-même. 
 
Pour y parvenir, le sujet est placé devant le choix de s’accepter et d’opérer des séparations salutaires en s’appuyant sur sa propre vie psychique et en étant libéré des fuites et évitements des peurs parentales et sociales. 
Autrement dit, il entre dans ce processus quand il est capable de faire appel à ses ressources internes, d’avoir confiance en lui et de savoir être en sécurité avec lui-même. 

Dans une société qui entretient le doute et le cynisme, la peur et l’impuissance, l’immaturité et l’infantilisme, des jeunes ont tendance à se maintenir dans des modes de gratification primaires. 
Ils ont du mal à devenir matures car la maturité définit habituellement la personnalité qui a achevé la mise en place des fonctions de base de la vie psychique et qui est capable de différencier sa vie interne du monde extérieur. 

De nombreux jeunes qui se maintiennent dans une psychologie fusionnelle peinent à effectuer cette opération de différenciation. 
Ce qui est ressenti et imaginé se substitue souvent aux faits et à la réalité du monde extérieur. 
Le phénomène est amplifié et nourri par la psychologie médiatique, qui innerve les esprits actuels et l’univers virtuel que développent les jeux vidéo et l’Internet.

Dans le milieu des années 1970, Tony Anatrella (prêtre et psychologue) a créé la notion d’adulescents pour désigner un phénomène qui s’affirmait depuis les années 1960. 
Ce concept d’adulescent est une contraction des mots adulte et adolescent.
Il exprime, d’une part, des adultes qui s’identifient aux adolescents pour vivre ; d’autre part, des jeunes qui ne parviennent pas à renoncer aux hésitations de l’adolescence pour accéder à un autre âge de la vie.
Depuis le milieu du xxe siècle, le processus d’identification a été inversé lorsque le discours social a prescrit aux adultes de s’identifier aux adolescents, dévalorisant auprès de ces derniers toute identification aux adultes et aux références fondatrices de la société. 
Tout devait se créer à partir de la jeunesse au nom d’un célèbre slogan, néanmoins déréel et dépressif : « Il faut changer la vie ! »  avec l’idée qu’il fallait rester jeune, qu’il ne fallait pas grandir et encore moins devenir adulte. 
Cette conception semble être devenue caduque ; pourtant, ses effets continuent d’agir sur les représentations sociales et les psychologies. 
Quoi qu’on en pense, les normes de l’adolescence ont envahi la vie sociale. 

La liste suivante, non exhaustive, est éloquente en ce sens : 
La subjectivité est dominante, l’émotionnel se substitue au rationnel, l’imaginaire devient plus important que le réel, une vision ludique et médiatique de la vie professionnelle s’affirme, la relation  aux êtres et aux choses est devenue fusionnelle, il y a une suprématie du couple juvénile et la rupture comme mode de traitement des crises relationnelles prévaut, on observe de moins en moins de résistance face aux frustrations inhérentes à l’existence, une ambivalence à l’égard des lois, un rapport au temps éphémère, et une inhibition à s’engager, narcissisme expansif, etc.
C’est aussi pour cette raison que cette génération est parfois appelée adolescentrique.

Nous sommes dans une ambiance vraiment paradoxale : d’une part, on prétend rendre autonomes le plus tôt possible les enfants, dès la crèche et l’école maternelle et en même temps, on observe des adolescents, et surtout des post-adolescents, qui ont du mal à devenir adultes !

Le monde des adultes pense les rendre autonomes dès l’enfance en les considérant libres dans leurs désirs, face aux contraintes de l’existence et pour disposer à leur guise des codes sociaux et des lois morales. 
La confusion entre une liberté inconditionnelle laissée à l’enfant, sans avoir le souci de l’éduquer au sens de celle-ci, et son autonomie psychique risque de compliquer les choses. 

Nous sommes dans une société qui entretient l’immaturité. 
Les adulescents sont le résultat d’une éducation et d’une relation affective qui les maintiennent dans les gratifications primaires de l’enfance. 
L’éducation contemporaine fabrique des sujets collés à l’objet et qui sont, même s’ils s’en défendent, des êtres dépendants. 
Pendant l’enfance, leurs désirs et leurs attentes ont été tellement sollicités au détriment des réalités extérieures et des exigences objectives, qu’ils finissent par croire que tout est malléable en fonction de leurs seuls intérêts subjectifs. 
Puis, dès le début de l’adolescence, faute de ressources suffisantes et d’étayage interne, ils cherchent à développer des relations de dépendance dans des relations de groupe ou de couple. 
Ils passent de l’attachement aux parents à l’attachement sentimental en demeurant dans la même économie affective.

En France, en 2011, la situation des jeunes n’est pas brillante. En 2009, la France comptait 8, 18 millions de jeunes de 16 à 25 ans, représentant 12,7% de la population.
L’augmentation de leur autonomie, et en particulier celle des femmes, se heurte à l’allongement des études et au chômage des jeunes.
Trois ans après leur sortie, 11% des diplômes de l’enseignement supérieur sont au chômage.
Un cinquième des jeunes de 16-25 ans vit en dessous du seuil de pauvreté.
 (20,2% contre 13% de l’ensemble de la population).
Dans ce contexte, si un quart des jeunes des années 50 accédaient à l’ensemble des attributs de l’indépendance avant 22 ans, cette proportion a décru pour ne concerner que 8% des générations nées au début des années 70.
Pas étonnant donc que 91,5% des jeunes de 20 ans et 63% des jeunes de 16 à 25 ans vivent chez leurs parents, contre 18% qui ont constitué une famille et 13% qui vivent seuls.
Les femmes diplômées font leur premier enfant à 30 ans, contre 25 ans pour celles qui n’ont aucun diplôme. 
Si, depuis 10 ans, toutes les femmes font des enfants de plus en plus tard, il faut noter que l’âge moyen au premier enfant a reculé de 13 mois entre 2000 et 2008 chez les non diplômés. Ces femmes se mettent en couple plus tôt, avec un premier enfant plus tôt, se retrouvent souvent en situation monoparentale plus jeune et se remettent régulièrement en couple après, en refaisant éventuellement un autre enfant.

L’éducation, dans son légitime souci de veiller à la qualité relationnelle avec l’enfant, a été trop centrée sur le bien-être affectif, parfois au détriment des réalités, des savoirs, des codes culturels et des valeurs morales, n’aidant pas les jeunes à se constituer intérieurement. 
Ils sont davantage dans une expansion narcissique que dans un véritable développement personnel ; ce qui donne souvent des personnalités certes sympathiques, mais aussi parfois superficielles, et qui n’ont pas toujours le sens des limites et des réalités. 
Ces jeunes se mettent en quête de relations et de situations qui leur rappellent la relation qu’ils ont vécue avec leurs parents et des adultes qui ont tout fait pour leur éviter de manquer de quoi que ce soit. 
Ils ont ainsi du mal à se différencier et à se détacher de leurs premiers objets pour faire leur vie. Grandir implique de se séparer psychologiquement, de quitter son enfance et son adolescence ; mais, pour beaucoup, cette séparation est difficile parce que les espaces psychiques entre parents et enfants sont confondus.
Ils sont classés comme un adulte parce qu'ils en ont l'âge, mais ils ne se reconnaissent pas comme tels et ne se sentent pas concernés par le monde des adultes. Ils ont du mal à s’approprier cette dimension. Pour eux, les adultes, ce sont leurs parents. Ils sont en contradiction avec eux-mêmes : intérieurement, ils se voient à la fois comme un enfant ou un adolescent, avec des angoisses terribles ; et, en même temps, à l’extérieur, ils sont déjà adultes et considérés comme tels dans leur travail.
En magnifiant l’enfance et l’adolescence, la société laisse en effet entendre qu’il n’y a pas de plaisir à grandir et à exister comme adulte. 
Dans ce cas, il est difficile de se libérer des modes de gratification de l’enfance afin d’accéder à des satisfactions supérieures.

L’allongement de la vie.
L’allongement de la vie laisse supposer que l’individu a le temps de se préparer et de s’engager dans l’existence. 
L’espérance de vie crée donc, plus que par le passé, les conditions objectives de la possibilité de rester jeune, entendu comme le temps de l’indécision, voire de l’indistinction entre soi, les autres et les réalités, ou encore de l’indifférenciation sexuelle, en croyant que la plupart des possibles restent toujours ouverts. 
Cette conception floue de l’existence, qui est inhérente à l’adolescence, est davantage préoccupante lorsqu’elle perdure chez les post-adolescents, incertains dans leurs motivations au point de ne pas avoir confiance en eux-mêmes. 
Certains en souffrent et craignent même une dépersonnalisation dans leurs relations aux autres. Beaucoup retardent les échéances et vivent dans le provisoire, en ne sachant pas s’ils vont pouvoir continuer ce qu’ils ont commencé dans les divers domaines de leur existence. 
D’autres encore vivent le temps de la jeunesse comme une fin en soi et comme un état qui dure.
Certains, qui ne tiennent pas particulièrement à devenir adultes ne vivent pas leur jeunesse comme une période préparatoire avant l’entrée dans la vie adulte, mais comme un temps ayant une valeur en soi. 
Par le passé, la période de la jeunesse se vivait plus en fonction de la vie à venir et d’une existence autonome. 
De nos jours, la jeunesse ainsi prolongée provoque une certaine indétermination dans les choix de vie. 
Certains préfèrent différer les choix décisifs, retarder l’entrée dans la vie adulte ou des engagements définitifs. 
Parce qu’ils ne s’interrogent pas sur leurs difficultés d’autonomie, ils ne se sentent pas obligés de faire des choix importants. 
Par ailleurs, une forte tendance à l’expérimentation s’observe dans de nombreux domaines de la vie. Ainsi des jeunes peuvent-ils très bien quitter leur famille, mais revenir s’y installer à la suite d’un échec ou d’une difficulté. 
La principale différence avec la plupart des générations précédentes (qui faisaient des choix précis avec des priorités) est la propension à vivre plusieurs aspects de la vie en même temps, parfois contradictoires, sans hiérarchiser ses propres besoins et valeurs. 
Certains jeunes sont très dépendants du besoin de faire des expériences parce qu’ils pensent, faute de transmissions, que l’on ne connaît rien de la vie ou que tout est à découvrir et à inventer. 
C’est pourquoi ils présentent souvent une identité floue, flexible à la multiplicité des sollicitations contemporaines, qu’elles soient régressives ou au contraire enrichissantes.

Les jeunes générations entrent de plus en plus tôt dans l’adolescence et en sortent tardivement.  L’un des paradoxes, et pas le moindre, de nos sociétés occidentales est, à la fois, de faire grandir trop vite les enfants, et en même temps de les encourager à rester le plus longtemps possible adolescents ! Les enfants eux-mêmes sont précipités dans des attitudes d’adolescents, alors qu’ils n’ont pas les compétences psychologiques pour assumer de tels comportements. 
Ils développent une précocité qui n’est pas source de maturité, en escamotant les tâches psychiques de l’enfance, ce qui peut les handicaper dans leur future autonomie. 
La multiplication des états dépressifs chez de nombreux jeunes en est un des symptômes. 
Les post-adolescents eux-mêmes se plaignent d’un manque d’étayage, et en particulier ceux qui, après de longues études, entrent avec leurs diplômes dans des entreprises et doivent exercer des responsabilités en ayant sous leurs ordres des personnes plus âgées. 
Sans le dire, bien sûr, ils éprouvent un malaise intérieur. 
Ils voudraient pouvoir s’appuyer pendant quelque temps sur l’expérience des aînés, alors que, parmi ceux-là, certains, qui ont l’âge de leurs parents, ne savent pas eux-mêmes se situer en adultes. 
C’est donc l’inverse qu’ils vivent, parfois jusqu’à l’épuisement dépressif. 
C’est ce que l’on observe chez de jeunes cadres de 26/35 ans qui craquent parce qu’il leur manque des images-guides de la vie d’adulte pour essayer de composer leur existence. 
Il leur manque aussi des images-guides d’un adulte engagé dans une activité professionnelle en rapport avec les réalités.

Le temps de la jeunesse a toujours été marqué par une certaine immaturité, ce n’est pas nouveau. 
Il fut un temps où elle pouvait être compensée par la société, qui se situait davantage dans le monde des adultes et incitait à grandir et à rejoindre les réalités de la vie (bien différentes de celles recomposées par les médias). 
Actuellement, au contraire, non seulement elle soutient moins, et c’est à chacun de se débrouiller, mais en plus elle laisse supposer que l’on peut se maintenir en permanence dans les états premiers de la vie sans avoir à les élaborer.

Nous avons assisté, depuis quelques années, à certains déplacements dans le remaniement de la personnalité juvénile. 
La plupart des adolescents vivent relativement bien le processus de la puberté et celui de l’adolescence proprement dite, sans éprouver, à quelques exceptions près, de réelles difficultés. 
En revanche, la situation des 22/30 ans est souvent plus délicate, subjectivement conflictuelle et travaillée par des intrigues psychiques que l’on observait et qui se traitaient auparavant dans la période précédente (18/22 ans). 
De la même façon, des préoccupations se sont inversées, depuis plus de trente ans, comme celle de l’attrait du couple juvénile qui peut se nouer plus tôt. 

Nous assistons en ce moment à une précocité de la maturité sexuelle des enfants.
Dès 9 ou 10 ans, les filles ont déjà conscience de leurs charmes.
Garçons et filles se connectent sur facebook et plus de la moitié d’entre eux a déjà vu des images pornographiques à onze ans.
A15 ans, 20% des jeunes filles ont déjà eu des relations sexuelles, souvent à l’âge de 13 ans.
La mode des sex-friends, des relations que l’on choisit juste pour faire l’amour, avec un code excluant tout sentiment avec eux, est de plus en plus répandue.
En fait, avec l’acceptation de plus en plus courante de l’homosexualité, il semble bien qu’une révolution sexuelle se profile, avec une recherche des petits et des grands plaisirs, sans exclure le grand amour mais en voulant tout…

La confirmation de soi-même
Si l'affirmation de soi est remise en cause le sujet se sent fragilisé et très sensible à ce qui est inauthentique en lui. 
Son exigence de renouvellement va s’étendre aux autres et à ses choix de vie. 
Il arrive que les relations avec les parents deviennent plus agressives que durant l’adolescence, et il n’est pas rare que des choix soient faits en représailles contre eux. 
Les questions liées à la puberté et le type de comportement qu’elle implique peuvent aussi se manifester davantage après son déclenchement. 
Ainsi, des pubertaires et des adolescents donnent l’impression d’être à l’aise face à leurs transformations et adoptent des comportements et des pratiques qui laissent supposer une certaine maturité et aisance à s’affirmer, mais, quelques années après, lors de la post-adolescence, cet édifice semble se défaire, entraînant des régressions affectives, sociales et intellectuelles. 
Autrement dit, chez de nombreux jeunes, l’essentiel de la problématique de l’adolescence est en train de se déplacer dans la post-adolescence, s’ajoutant aux différentes tâches psychiques de cette période.
Ceci peut susciter et réactiver des angoisses et des inhibitions liées au complexe de castration, avec, par exemple, un sentiment d’impuissance, qui se traduit par la crainte de ne pas pouvoir accéder aux réalités et, de ce fait, de s’auto-agresser ou d’agresser les figures parentales étendues au monde des adultes. 
Ce qui peut également favoriser une attitude anti-institutionnelle ou anti-sociale, mais aussi poser le problème de la capacité à s’évaluer (lié à l’estime ou à la dévalorisation de soi), du besoin d’être reconnu par ses parents, en particulier par son père. 
Le sujet peut aussi être encore très centré sur lui-même, alors que la réalité extérieure, parfois peu ou mal intériorisée, sera évitée ; l’épreuve du réel est redoutée. 
Mais lorsqu’il se heurte aux limites du réel, il risque de décompenser et de flâner avec des idées dépressives sans pouvoir s’identifier à des objets d’intérêt ou d’amour. 

La maturité temporelle. 
Le post-adolescent est souvent engagé dans une tâche psychique qui va lui permettre d’accéder à la maturité temporelle. 
Mais elle se présente aussi, entre 24/30 ans, comme une difficulté. 
Parfois, au lieu de conjuguer leur existence en associant le passé, le présent et l’avenir, certains la vivent dans un immédiat qui dure. 
Ils vont ainsi d’instant en instant, jusqu’au moment où ils se poseront la question du lien de cohérence entre tout ce qu’ils vivent, à moins qu’ils ne s’organisent autour de clivages qui ne les aideront pas à s’unifier. 
Le rapport au temps est, entre autres, dépendant de la façon dont le sujet parvient à coordonner ses pulsions.
Un éclatement pulsionnel qui s’observe dans la société à travers le langage, la musique, la représentation du corps et de la sexualité morcelée, qui reste soumise à l’économie des pulsions partielles (comme, par exemple, le voyeurisme et l’expression sexuelle insignifiante des relations précaires, le porno chic ou les agressions sexuelles entre mineurs) et réduite aux tendances qui sont dans l’incohérence de l’identité sexuelle — comme en témoigne l’homosexualité.

L’immaturité temporelle ne permet pas toujours de se projeter dans l’avenir. 
Celui-ci peut angoisser des post-adolescents, non pas à cause d’une incertitude sociale et économique, mais parce que, psychologiquement, ils ne savent pas anticiper et évaluer des projets et la conséquence de leurs faits et gestes, car ils vivent uniquement au présent. 
Lorsque certains post-adolescents n’ont pas encore accédé à la maturité temporelle, ils ont du mal à développer une conscience historique. 
Ils ne savent pas, ou ils redoutent, d’inscrire leur existence dans la durée, et donc d’avoir le sens de l’engagement dans bien des domaines. 
Ils vivent plus facilement dans l’événementiel et l’intensité d’une situation ponctuelle que dans la constance et la continuité d’une vie qui s’élabore dans le temps. 
Le quotidien apparaît comme un temps d’attente pour vivre des moments exceptionnels, au lieu d’être l’espace du tissage de l’engagement de son existence.

La crise de l’intériorité.
De très nombreux jeunes ont du mal à occuper leur vie psychologique et leur espace intérieur. 
Ils peuvent ressentir un malaise à éprouver diverses sensations qu’ils ne savent pas identifier à l’intérieur d’eux-mêmes, ou, au contraire, les rechercher en dehors des relations et des activités humaines. 
Ce phénomène, qui peut se prolonger, est inhérent à l’adolescence, puisqu’il dépend du réaménagement de la représentation de soi lors de la puberté.
Nous rencontrons de plus en plus de personnalités impulsives, toujours dans l’agir, réalisant difficilement que, dans le meilleur des cas, l’action doit être reprise et médiatisée par la réflexion. Mais, parce qu’ils ne disposent pas de ressources internes et culturelles, ni d’un réel fonctionnement mental, ces jeunes se plaignent souvent d’un manque de concentration et d’avoir du mal à travailler intellectuellement sur une longue période. 
Ils témoignent d’une pauvreté de leur intériorité et des échanges intrapsychiques ; la réflexion les inquiète. 
Les confronter à des interrogations ou les mettre face à certains problèmes qui doivent être traités les désespère. 
Ils préfèrent se réfugier dans l’agir et utilisent de façon répétitive le passage à l’acte, non pour rechercher un quelconque plaisir, mais comme une décharge de toute tension intérieure et pour revenir au niveau zéro, afin de ne plus rien ressentir de leurs tensions internes. 
De cette façon ils évacuent, non seulement ce qui se passe en eux, mais aussi le fonctionnement interne lui-même.
La carence de l’intériorité favorise des psychologies plus anxiogènes et plus promptes à répondre aux états premiers de la pulsion, que de s’engager dans un façonnage intérieur.
Mais la grande majorité d’entre eux, s’ils cherchent des ancrages dans leur existence pour se nourrir intérieurement, le font davantage à partir de ce qu’ils perçoivent subjectivement qu’en s’inspirant de la bible et de la morale dont ils demeurent relativement distants. 
Ils sont dans une pensée narcissique qui répond à la mode du tout psychologique qui domine actuellement. 
En revanche, quand ils découvrent la richesse de textes bibliques et des événements fondateurs du sens de la personne humaine, ils se demandent pourquoi leurs éducateurs ont omis de les initier.
Les post-adolescents aspirent à entrer dans la vie. 
Malgré un certain déracinement culturel, religieux et moral, ils cherchent à trouver des voies de passage, un chemin, car ils se sont souvent faits tout seuls, dans un narcissisme envahissant et l’inconstance. 

Une vision temporelle réduite aux envies du moment, à l’événementiel, et une intériorité restreinte aux résonances psychiques les confinent dans l’individualisme. 
C’est pourquoi certains sont angoissés par l’engagement et la relation institutionnelle, tout en souhaitant se marier et fonder une famille. 
Ils préfèrent entretenir des amitiés intimistes et ludiques, mais qui restent un en-deçà du lien social. 
Les adulescents sont le résultat d’une éducation centrée sur l’affectif, les plaisirs immédiats et la rupture des parents à travers le divorce — qui est, entre autres, à l’origine, dans les représentations sociales, de l’insécurité affective, du doute de soi face à l’autre et du sens de l’engagement. 

L’adulescence n’est pas une fatalité. 
Il est possible de promouvoir une éducation plus réaliste, qui n’enferme pas dans les objets mentaux et le narcissisme de l’adolescence, mais qui développe l’intérêt de devenir adulte.


Comprendre et accompagner les adolescents de K. Huggins
Table des matières :
  • Préface du Dr Larry Crabb
  • Introduction
Première partie : la sagesse
Ce que tout parent d’adolescent devrait savoir
  1. Comprendre les points de ressemblance entre les parents et leurs adolescents
  2. Comment l’adolescent voit le monde
  3. Comment les parents voient les adolescents
Deuxième partie : la maturité
Ce que doit être le parent d’un adolescent
  1. Comment l’adulte choisit le type de parent qu’il veut être
  2. Comment l’adolescent choisit le type de personne qu’il veut être
  3. Ce que doit faire le parent lorsqu’il n’apprécie pas ce que devient son adolescent
Troisième partie : la compétence
Ce qu’un parent d’adolescent doit faire
  1. Développer avec l’adolescent un type de relation capable de désamorcer les conflits
  2. Comprendre le comportement de l’adolescent
  3. Comment répondre aux désirs profonts de l’adolescent
  4. Comment réagir aux intentions du cœur de l’adolescent
  • Postface du Dr Larry Crabb

Choix de livres pour les jeunes adultes