jeudi 13 octobre 2016

Pleroma






Dans son épitre aux Éphésiens 1.23, l'apôtre Paul mentionne que l'Église est la plénitude de celui qui remplit tout en tous. 
Si l’Église est la plénitude de Christ, c'est dans un sens passif que nous devons le comprendre. 
L'Église n’est pas celle qui remplirait ou complèterait Christ, comme étant son corps ; mais, au contraire, c’est Christ qui la remplit de sa présence, de sa gloire, de toutes ses grâces, de sa vie, en un mot de lui-même. 
L'Église devient alors la plénitude visible, dans le sens grec du mot "pleroma", qui porte aussi l'idée de totalité, d'accomplissement et de perfection. 
Ce mot est aussi utilisé pour parler d'un bateau équipé et attendu, c'est-à-dire, rempli de son fret, de sa marchandise, de ses marins, de ses rameurs et de ses soldats. 
De la même façon, l'Église est assurément la plénitude de celui qui remplit tout en tous. 
Elle est ce navire rempli, équipé et attendu pour œuvrer au salut du monde. 
En elle se trouvent toute la présence, la puissance, l’action et les richesses de Dieu. 
Et forte de cette image, l'Église a pour mission de manifester la gloire et les perfections du Seigneur aux yeux de l’univers entier, sans oublier sa mission de sauvetage et de salut. 

Même si Dieu remplit totalement l'univers de par son omniprésence, l'Eglise doit être le lieu où sa présence est la plus tangible, la plus palpable. 
Mais pour refléter cela, la traduction Lienard d'Éphésiens 1.23 apporte une autre dimension à ce passage, en disant que l'Église est : "la plénitude de celui qui n’est complètement parfait qu’en tous."

Cette traduction ne remet pas en question la perfection du Seigneur en dehors de son Église, mais nous aide à comprendre que la plénitude du Christ dans l'Église n'existe qu'à travers l'unité de tous les croyants, dès l'instant où chacun est lui-même rempli du Christ par le Saint-Esprit. 
Ainsi, la responsabilité de la plénitude du Christ dans l'Église ne repose pas sur l'institution ou l'organisation ecclésiale mais sur chaque croyant, sur chaque marin, chaque rameur, chaque soldat de ce grand navire dans lequel chacun doit être à son poste et accomplir sa tâche.

Xavier Lavie
EXODE 3.10 – 4.17

Dieu nous donne le nécessaire pour accomplir ses desseins.
Quand nous n’atteignons pas ses objectifs, ce n’est pas parce qu’il ne nous a pas fourni l’essentiel pour y arriver, mais à cause d’un obstacle dans notre cœur qui entrave la foi.
Par conséquent, la puissance de Dieu se trouve freinée, et nous ne pouvons devenir la personne qu’il souhaite.
Moïse illustre bien à quel point les obstacles à la foi peuvent nous arrêter.
Appelé à remplir une des plus grandes missions de l’Écriture, le futur leader a invoqué des raisons pour éviter de l’accomplir.
Les excuses pour désobéir n’ont d’ailleurs pas beaucoup changé depuis l’époque de Moïse et du buisson ardent.
Les chrétiens citent les mêmes que lui : un piètre concept de soi (Exode 3.11,12), une mauvaise connaissance de Dieu (v. 13‑21), des doutes (4.1‑9), un sentiment d’incompétence (v. 10,11) et la crainte de manquer à la tâche (v. 12,13).
Chaque fois que Moïse protestait de nouveau, qu’il n’avait pas la parole facile, qu’il descendait d’un peuple esclave, qu’il était un meurtrier et un fugitif, l’Éternel rejetait fermement ses propos.
Tous les croyants doivent comprendre le fil conducteur des réponses de Dieu, comme Moïse y est enfin arrivé.
Lorsque le Seigneur nous appelle à le servir, notre force, nos compétences et notre sagesse importent peu, puisque c’est lui qui œuvre en nous.
Il ne cherche pas la personne la mieux qualifiée pour l’emploi, mais celle qui est prête à se soumettre à lui. Quand sa puissance se manifeste dans notre faiblesse, il devient évident que seul Dieu aurait pu accomplir les résultats obtenus.

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mercredi 12 octobre 2016

Nourriture saine ou avariée ?


2 Timothée 3.7 "elles sont perpétuellement en quête de nouveautés et se passionnent pour tous les courants d’idées; pourtant elles s’avèrent à jamais incapables de parvenir à une pleine connaissance de la vérité."


Triste réalité qui confirme que la faim de connaissances peut entraîner une réelle ingestion de substances spirituelles nocives ou au mieux improductives et cela dans le but louable de parvenir à une pleine connaissance de la vérité mais sans jamais y parvenir...
L'immaturité spirituelle et les désirs charnels peuvent faire d'une personne la cible des faux docteurs qui l'entraînent dans l'hérésie.
Si la faim spirituelle est une bonne chose, elle n'est pas une excuse suffisante pour se nourrir de n'importe quoi....!
Dans un monde ou l'offre spirituelle est de plus en plus variée et même avariée, il est important que chacun examine toutes choses avant d'ingérer quoi que ce soit.
Comprenons que la vérité n'est pas plurielle, elle n'est pas adaptable, modifiable ou à géométrie variable ; elle est au contraire singulière et unique, elle est normée parce qu'elle est une personne : Jésus.

Jean 14.6 "Jésus lui dit: je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au père que par moi."

La bonne garantie de fraîcheur est de regarder la Christocentricité de ce qui est proposé et sa bonne composition biblique.
Ne risquez pas une indigestion, votre âme aura bien du mal à s'en remettre.

Xavier LAVIE

Citations



"Lâche prise et fais juste pleinement confiance à celui qui est au-dessus de tout ... du temps, des lieux, des hommes, des circonstances.... Passe juste du temps avec lui, prends conscience qu'il est avec toi à chaque seconde... et comme il est écrit que celui qui tourne vers lui ses regards est rayonnant de joie, tu t'aperçois que tu n'as pas à faire d'efforts ni à chercher une méthode pour accomplir sa volonté ou lui plaire, tu as juste à t'imprégner de lui et à l'aimer pour qui il est. Et comme Moïse tu te mets à briller dans les ténèbres, et tu t'imprègnes de son parfum de vie qui donne la vie, juste en passant du temps dans son intimité... c'est aussi simple et aussi merveilleux que cela... on ne fait rien pour être... on est juste avec lui et il fait... tout découle de notre amour et de notre communion avec lui... et puis la contagion se fait d'elle même...  Dieu nous connecte avec lui et les uns avec les autres, Dieu embrase nos cœurs de sa passion et nous fait jouer une même partition à l'unisson, si tout simplement nous demeurons en lui... Nous sommes comme des sarments et il est le cep sur lequel nous sommes greffés, sa vie nous abreuve et nous fait porter du fruit... Car sans lui nous ne pouvons rien faire..." Sophie Lavie

Pourquoi le Psaumes 121 dit-il "Le jour le soleil ne te frappera pas ni la lune pendant la nuit" ? Attraper un coup de soleil oui, mais un coup de lune ? En fait dans le monde antique, on disait qu'une personne voyageant à pieds pendant la nuit pouvait développer des troubles émotifs (fatigue et anxiété) décrits par les gens de l'époque comme une "insolation" lunaire... d'où le terme de lunatique retrouvé aussi dans la bible...    E. Petterson

"Les belles choses arrivent à ceux qui croient. Des choses encore plus belles arrivent à ceux qui sont patients. Mais les meilleures choses arrivent à ceux qui n'abandonnent pas." Inconnu

"L'hébreu étant riche en significations imagées, la version du Psaumes 34. 5 dit : "Quand on le regarde on brille de joie" ou "Quand on fait attention à lui on rayonne de joie" ou "Quand on le contemple on brûle de joie."" Sophie Lavie

"Vous ne serez jamais satisfait de n'avoir qu'une connaissance superficielle de Dieu. Connaître Dieu ne peut venir que de l'expérience acquise lorsqu'il se révèle concrètement à vous et pas d'une simple théorie."      
F. Bailet

Maintenir une grande chose par l'accomplissement de pleins de petites choses......
"La sainteté est la somme d'un million de petites choses - la prévention des petits maux et des petites faiblesses, la mise de côté de petits morceaux de mondanité et de petits actes de compromis, la mise à mort des petites incohérences (inconsistances) et des petites indiscrétions, l'attention portée aux petits devoirs et petits problèmes à gérer, le travail acharné de petits renoncements et de petites retenues, la culture de petites bienveillances et des petites patiences." Kevin DeYoung

"L'acceptation de Dieu ne peut nous être acquise par nos succès, ni être confisquée par nos échecs."
Tertullien Tchividjian

"Jésus, rien ne le surprend, rien ne l'étonne. Quand nous sommes troublés ou bien désarçonnés, Lui reste inébranlable. Là où nous sommes faibles et limités, Lui est tout puissant. Lorsque notre champs de vision est réduit et nos lendemains incertains, Lui est l'Aleph et le Tav, l'Alpha et l'Oméga. Au coeur de nos incompréhensions, Il vient nous surprendre et nous étonner." Isabelle Chan

 "Plus nous nous abandonnons à Dieu et plus nous expérimentons sa grâce. Plus nous expérimentons sa grâce et plus nous sommes remplis de reconnaissance, d'adoration, de paix, de joie, etc... C'est le cercle vertueux et ascensionnel de la grâce divine, le tourbillon de danse qui nous fait entrer dans la présence du Dieu Trinitaire ... et qui nous élève dans sa dimension plus haut, plus profondément et plus loin avec lui..." Sophie Lavie

"L'amour de Dieu ne nous protège pas de la souffrance. L'amour de Dieu nous protège au milieu de la souffrance. La souffrance est inhérente au chemin d'une vie. Elle en est une composante incontournable, tel un territoire à traverser au milieu duquel Dieu se révèle à nous comme réalité atteignable et transcendante." Xavier LAVIE

"Ne nous focalisons pas sur nos incapacités mais sur les promesses de Dieu ! Quand la bible Louis Second dit : "ayant la pleine conviction", le grec dit d'une façon plus imagée : revêtant constamment la plénitude... Quelle plénitude ? celle de la foi dans les promesses de Dieu, car ce qu'il dit, il l'accomplit !" Sophie Lavie

"Il n'y a pas oreiller aussi doux qu'une conscience claire." Inconnu

Nombres 23:23 " L’enchantement(c'est à dire l'avenir prédit par le serpent) ne peut rien contre Jacob, ni la divination (c'est à dire la sorcellerie ou les fausses prophéties) contre Israël; Au temps marqué (à l'occasion), il sera dit à Jacob et à Israël quelle est l’œuvre de Dieu ( c'est à dire ce qu'il prépare)."
Proverbes 16.1 "Les projets que forme le cœur dépendent de l’homme, mais la réponse que donne la bouche vient de l’Eternel."
"Les hommes ou l'ennemi de notre âme peuvent faire des projets et même les proclamer, mais finalement ce sont les desseins de l'Eternel qui s'accompliront pour ses enfants. La destinée des enfants de Dieu est entre les mains de Dieu non entre les mains de l'ennemi ni entre les mains des hommes ! Prions que la volonté de Dieu soit faite dans nos vies et qu'il y règne comme maître absolu !" Sophie Lavie

"La femme cherche l'homme complet,
L'homme cherche la femme complète.
Mais ils oublient que Dieu les a créé pour qu'ils se complètent.
Tout deux sont comme l'œil et la main.
Lorsque la main se blesse, l'œil se met à pleurer.
Lorsque l'œil pleure, la main essuie ses larmes. " Inconnu


"L'Homme s’intéresse plus fortement que jamais au spirituel et à l'irrationnel.
Nous assistons à une réelle ruée vers l'âme." Louis Pauwels

"Nous sommes dans un monde fluant ; c'est à dire dans un monde où les références ont disparu." J. Ellul

"Le XXie siècle sera religieux ou ne sera pas." André Malraux

Le temps d'un automne



 
Ecclésiaste 3.1-2 "Il y a un temps pour tout, un temps pour toute chose sous les cieux : (...) un temps pour planter, et un temps pour couper ce qui a été planté."

Introduction
En grec, il y a trois mots pour définir le "temps" qui passe.

Le temps Chronos quantitatif et linéaire qui permet de segmenter le temps en passé, présent et futur, en secondes, minutes, heures, etc.

Le temps Kairos, c’est le point de basculement décisif, avec une notion d’avant et d’après, où quelque chose de spécial arrive ; il marque une opportunité, un "tout à coup divin" qui fait la différence. Contrairement à Chronos, le temps Kairos n’est pas linéaire et ne se mesure pas, mais il est très précieux.

Et il y a le temps Aiôn qui est moins connu.
C’est le temps des cycles et des saisons qui passent et reviennent incessamment.
Le temps Aiôn est comme les saisons de la nature qui nous permettent de mieux comprendre notre vie spirituelle, parce que la nature est l’image de Dieu.
Pascal a dit : "La nature a des perfections pour montrer qu’elle est l’image de Dieu et des défauts pour montrer qu’elle n’en est que l’image."

Et c'est de ce temps Aiôn, dont j'aimerais vous parler aujourd'hui et particulièrement de l'une de ces saisons : l'automne, parce que nous devons être vigilants, et savoir discerner en quels temps nous sommes !
Au temps du ministère de Christ, le cycle économique d’Israël était centré sur l’agriculture ; et l'automne, comme d'autres saisons, était marquée par diverses activités essentielles à la vie des israélites : telles les vendanges, les récoltes, les fêtes et les pluies. 


1. Les vendanges
Le premier élément indissociable de l'automne, ce sont les vendanges.
Dans l’ancien testament, la vigne, signe de joie, de paix et de bénédiction devint le symbole d’Israël.
Osée 10.1 "Israël était une vigne féconde, qui donnait beaucoup de fruit."

Dans le Nouveau Testament la vigne symbolise Christ et son église.
Le chapitre 15 de l'évangile de Jean commence d'ailleurs par la grande allégorie de la vigne.
Il est le cep et nous sommes les sarments : il est le Corps et nous sommes ses membres.
Oui, la vigne véritable, c’est Jésus, mais c’est aussi son Église qui doit porter du fruit à sa gloire, car au temps des vendanges, le vigneron vient chercher le fruit sur les sarments.
Jean 15.1-8 "Je suis le vrai cep, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi et qui ne porte pas de fruit, il le retranche ; et tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore  plus de fruit. Déjà vous êtes purs, à cause de la parole que je vous ai annoncée. Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de  lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne  le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en  qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien  faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment,  et il sèche; puis on ramasse les sarments, on les jette au feu, et ils  brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez  ce que vous voudrez, et cela vous sera accordé. Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples."

Pour les vrais disciples, les vendanges sont un temps de réjouissance festive.
Ce n'est pas le chrétien qui est passé au pressoir, mais son fruit.
Le fruit que nous portons ne nous appartient pas ; il existe grâce à Christ qui nous a donné sa vie et il est pour Dieu.
Ce fruit est coupé, pressé, puis le jus est amené à la fermentation pour que le sucre se transforme en alcool, et il est clarifié avant d'être conservé ou consommé.
Galates 6.7-9 "Ne vous y trompez pas: on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura  semé, il le vendangera (therizo: couper avec une faucille) aussi. Celui qui sème pour sa chair vendangera de la chair la corruption; mais  celui qui sème pour l’Esprit vendangera de l’Esprit la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien; car nous vendangerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas."


2. La récolte des fruits
En automne, outre les vendanges, il y avait aussi la récolte des pistaches (bonnes pour les maux d'estomac et les morsures de serpents), la récolte des olives, des dattes, des grenades et des figues.
Bien qu'ils soient différents les uns des autres, tous ces arbres portent des fruits à la gloire de Dieu et c'est là l'essentiel.

L'olivier
Psaumes 52.8 "Et moi, je suis dans la maison de Dieu comme un olivier verdoyant, je me confie dans la bonté de Dieu, éternellement et à jamais."
Comme pour l'image du cep et des sarments, la bible nous parle d'oliviers sauvages greffés à l'olivier franc (ou cultivé) image de notre adoption par Dieu.  
D'autre part, l'olivier reste toujours vert et pousse même au milieu des pierres. 
Aux temps bibliques, les paysans le cultivaient pour ses fruits, les olives mangées cuites en saumure, mais surtout pressées pour obtenir une huile qui servait à la vie de tous les jours.
Grâce à elle, on cuisait les aliments, on s'éclairait, on soignait les blessures et on se parfumait !

Le palmier
Psaume 92.13 "Les justes croissent comme le palmier."
Le palmier, quant à lui, est essentiellement l'arbre du désert mais surtout de l'oasis.
Voir un palmier dans le désert, c'est avoir un espoir de vie, car c'est un arbre qui a les pieds dans l'eau et la tête dans le feu du soleil.

Le palmier a des racines très profondes qui s'enfoncent dans le sol et baignent dans l'eau : comme le juste qui s'enracine solidement et profondément en Christ et dans l'eau de la Parole de Dieu.
Le palmier a les pieds dans l'eau mais aussi la tête dans le feu du soleil de justice.
Le palmier est assez extraordinaire ; on en fait des chaises, des paniers, des cabanes, on en mange le cœur et les fruits (20 à 200 kg de dattes par arbre dont on fait aussi une sorte de confiture appelée miel en Israël).

Le grenadier
C'est un symbole de fécondité, et aussi de l'unité du peuple, car les grains de ses fruits sont serrés entre eux.
Le grenadier donne des fruits qui sont magnifiques et rafraîchissants, image de la beauté de la Parole de Dieu qui nous désaltère et nous rafraîchit.
Des grenades étaient d'ailleurs disposées autour de la bordure de la robe du Grand Prêtre qui officiait dans le tabernacle.
Exode 28.3 "Sur ses bords, tu feras des grenades de pourpre violette, de pourpre rouge et de cramoisi éclatant, et parmi elles, des clochettes d'or : une clochette d'or, puis une grenade, une clochette d'or puis une grenade, tout autour."
Certains fruits sont visibles et d'autres audibles.

Le figuier
Osée 9.10 "J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert, j'ai vu vos pères comme les premiers fruits d'un figuier."
Dans la bible, le peuple de Dieu est souvent comparé au figuier.
La douceur et l’excellence de ses fruits sont des caractéristiques particulières, autant que l'huile l'est pour l'olivier.
Dieu espère donc qu'un figuier produise de nombreux fruits doux et bons et cela deux fois par an.
On différencie en effet deux récoltes en les nommant les figues de printemps, hâtives récoltées en mars/avril et celles plus tardives, appelées figues d'été que l'on récoltait d'août à décembre.
Ainsi, lorsque le figuier, en dépit de tous les soins attentionnés reçus, ne produit pas les figues escomptées, il est logique de le retrancher et de le remplacer par un autre arbre qui produit du fruit.
Ce fut le cas du peuple d'Israël, au temps où Jésus vint vers le figuier qui se trouvait sur le chemin de Jérusalem.

Si symboliquement, nous pouvons nous comparer à ces arbres fruitiers, nous savons par-dessus tout que nous devons ressembler à l'arbre décrit par le prophète Jérémie et que nous devons porter en abondance le fruit de l'Esprit dans notre vie.

Jérémie 17.7-8 "Béni soit l’homme qui se confie (trouve son repos et sa sécurité) dans l’Eternel, et dont l’Eternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers  le courant ; Il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son  feuillage reste vert ; Dans l’année de la sécheresse, il n’a point de  crainte, et il ne cesse de porter du fruit."

Galates 5.22-23 "Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté (droiture de cœur et de vie), la bénignité (la gentillesse empreinte d'intégrité), la foi et la fidélité (pistis), la douceur (docilité et soumission), la tempérance (maîtrise de soi, c'est-à-dire des désirs et des passions, spécialement les appétits des sens)..."

3. La fête des tentes
Ce qui caractérisait l'automne en Israël, c'était aussi la fête des tentes, appelée aussi Souccot.
Cette fête, mentionnée pour la première fois comme la fête de la récolte, est la plus importantes de toutes les fêtes juives.
Deutéronome 16.15 "Tu célébreras la fête pendant sept jours en l’honneur de l’Eternel, ton  Dieu, dans le lieu que choisira l’Eternel; car l’Eternel, ton Dieu, te  bénira dans toutes tes récoltes et dans tout le travail de tes mains,  et tu te livreras entièrement à la joie."

Elle marque la fin du cycle agricole annuel, lorsqu'on a engrangé les récoltes et rentré le bétail pour l'hivernage.
Même si Souccot commémore aujourd'hui l'assistance divine dont les Israélites ont bénéficié lors de l'Exode, c'est avant toutes choses, un moment où l'on fête Dieu (YHWH) pour qui il est et pendant laquelle on lui rend grâce pour sa providence.
C’est la plus joyeuse de toutes les fêtes, un temps de rassemblement, où les juifs demeuraient dans la présence de Dieu dans des Tabernacles, des sortes de tentes fabriquées à l’aide de branches feuillues.

Rassemblés à l'abri dans la bergerie de notre bon berger, avons-nous conscience, comme les participants de Souccot que nous ne sommes que des voyageurs sur cette terre qui attendent la grande vendange finale, la dernière récolte et l'hivernage qui nous conduira dans la demeure éternelle de Dieu ?

4. La pluie de la première saison
Le dernier élément, caractéristique de l'automne en Israël, était aussi la pluie de la première saison.
Vers la fin d’octobre, une forte pluie qu'on l'appelait la pluie de la première saison, souvent orageuse commençait en effet par intervalles en Israël, pendant un ou plusieurs jours à la fois.

Joël 2.23 "Soyez dans l’allégresse et réjouissez-vous en l’Eternel, votre Dieu, car il vous donnera la pluie en son temps, il vous enverra la pluie de la première et de l’arrière-saison, comme autrefois."
"Yoreh" en hébreu ce qui signifie : "la torrentielle" ouvrait donc l’année agricole en amollissant le sol durci et craquelé par la sécheresse de l’été.
Grâce à cette pluie providentielle, le labourage pouvait commencer et se suivre par les semailles.

Même s'il tombe plus d'eau en Palestine qu'en France durant une année, la pluie de la première saison était très attendue, car depuis mi-avril jusqu’à la fin octobre, la sécheresse était souvent complète.
Non seulement il ne pleuvait pas, mais on voyait rarement un nuage dans le ciel, c'est pourquoi une telle pluie semblait être un miracle.
L'agriculteur qui avait rentré ses cultures, attendait donc impatiemment cette première pluie propice à préparer la terre pour les semailles de céréales.

Cette pluie torrentielle symbolise la venue du Saint Esprit sur L'Eglise.
Sans l'Esprit, notre vie demeure sèche et notre cœur endurci.
Sans l'Esprit le terrain de notre vie demeure stérile et impropre à l'ensemencement de la parle de Dieu.
Si nous avons soif de cette eau divine, réclamons-la afin qu'elle jaillisse de nos cœurs comme un fleuve de vie !

Conclusion
Même si nous pouvons nous attendre au temps de Dieu Kairos qui nous accordera une bénédiction toute spéciale ; nous ne devons jamais négliger le temps Aiôn, celui des saisons qui défilent dans notre vie. Nous devons connaître la saison dans laquelle nous évoluons pour nous adapter à ses particularités.
Aucun agriculteur n'oserait semer alors que c'est le temps de récolter ; aucun berger ne sortirait ses brebis dans les hauts pâturages, alors qu'elles doivent hiverner...

Veillez donc ! Portez du fruit en abondance à la gloire de Dieu !
Célébrez votre divin berger qui prend soin de vos vies !
Et soyez remplis du Saint Esprit.

Message prêché par Xavier Lavie le 11 octobre 2016 

Creuser d’anciens puits

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