Genèse 29.16-28 "Laban
avait deux filles: l’aînée s’appelait Léa, et la cadette Rachel. Léa avait les
yeux délicats; mais Rachel était belle de taille et belle de figure. Jacob aimait Rachel, et il dit: Je
te servirai sept ans pour Rachel, ta
fille cadette. Et Laban dit: J’aime mieux te la donner que de la donner
à un autre homme. Reste chez moi! Ainsi
Jacob servit sept années pour Rachel: et elles furent à ses yeux comme quelques jours, parce qu’il l’aimait. Ensuite
Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j’irai
vers elle. Laban réunit tous les gens du lieu, et fit un festin. Le soir, il
prit Léa, sa fille, et l’amena vers Jacob, qui s’approcha d’elle. Et Laban donna pour servante à Léa,
sa fille, Zilpa, sa servante. Le lendemain matin, voilà que c’était Léa. Alors
Jacob dit à Laban: Qu’est-ce que tu m’as fait? N’est-ce pas pour Rachel que
j’ai servi chez toi? Pourquoi m’as-tu
trompé? Laban dit: Ce n’est point la coutume dans ce lieu de donner la
cadette avant l’aînée. Achève la semaine
avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi
pendant sept nouvelles années. Jacob fit ainsi, et il acheva la semaine avec
Léa; puis Laban lui donna pour femme
Rachel, sa fille.
Introduction
Bref
récapitulatif au sujet de Jacob:
Jacob était le petit fils
d'Abraham, le fils d’Isaac et de Rébecca et le frère jumeau d’Esaü.
Jacob aimait à rester sous les
tentes, car il était de nature calme et pacifique et il était aussi le favori
de sa mère, tandis qu'Esaü était le préféré de son père.
Un jour où Esaü rentrait de la
chasse, affamé, il vendit son droit d’aînesse à son frère contre une soupe de
lentilles.
Puis alors qu'Isaac était vieux
et presque aveugle, Rébecca persuada son
fils Jacob (alors âgé de 40 ans) de mettre les habits d’Esaü, de se couvrir le
cou et les mains d’une peau velue, pour se faire passer pour son frère et obtenir
d’Isaac, qui se croyait mourant, la bénédiction découlant du droit d’aînesse.
Lorsqu’Esaü découvrit le tort qui
lui était fait, il se plaignit violemment de s’être laissé prendre ce droit par
son frère.
Esaü résolut de tuer Jacob, dès
qu’Isaac serait mort.
Isaac vécut encore 80 ans, mais
craignant les menaces d'Esaü, Rébecca fit un jour partir Jacob à Paddan-Aram,
où vivait son frère Laban, afin qu'il se marie à une israélite.
En cours de route, une nuit, Jacob,
(alors âgé de 75 ans) eut la vision d'une échelle qui reliait la terre au ciel,
et des anges qui montaient et descendaient ; à cet instant, l’Eternel lui promit toutes les bénédictions
de l’alliance faite avec son grand-père Abraham.
Ensuite, Jacob poursuivit sa
route et arriva à un puits où sa cousine Rachel venait faire boire le troupeau
de son père.
Dans Genèse 29.11-12 nous lisons que Jacob embrassa sa cousine Rachel, qu'il
éleva la voix pour rendre grâce et pleura de joie.
Puis Jacob apprit à Rachel qu’il
était parent de son père, et qu’il était le fils de Rebecca.
Emouvante rencontre que celle de
Jacob et Rachel !
Alors que son grand-père Abraham
avait quitté sa famille, sa région et son pays pour obéir à Dieu et prendre
possession du pays promis, Jacob quitta sa famille, sa région et son pays pour
obéir à sa mère et fuir la colère de son frère.
Il s'éloigna du pays promis et se
retrouva en terre étrangère, seul, loin de sa mère qui l'avait tant aimé et
loin des tentes où il s'était jusque là sentit en sécurité.
Jacob n'était pas un aventurier
habitué aux voyages et aux difficultés, alors imaginez son soulagement
d'arriver sain et sauf à Paddan-Aram et
de trouver aussi rapidement un membre de sa famille !
De plus, et ce qui n'est pas un
détail négligeable : le verset 17 précise que Rachel avait une belle apparence
(belle de taille) et qu'elle avait un beau visage.
Immédiatement, Jacob tomba
éperdument amoureux de Rachel et se dit qu'il allait l'épouser.
1. La passion de Jacob pour Rachel
Or, Rachel vivait chez son père
Laban avec sa sœur ainée Léa.
Après avoir accueilli
gracieusement son neveu pendant un mois, Laban lui proposa ensuite de
l'embaucher comme berger.
Non seulement Jacob accepta, mais
il proposa lui-même de travailler sept ans pour son oncle, à condition de
recevoir Rachel pour épouse.
Pour l'époque sept années de
travail pour obtenir une épouse était un salaire exorbitant.
Aucun homme sensé n'aurait fait
une telle proposition, quatre fois supérieure à la norme.
De plus la coutume locale
prévoyait que la fille ainée se marie toujours avant ses cadettes.
Pour ces deux raisons, la
proposition de Jacob à Laban semble à la fois inconsidérée et inconvenante et
elle révèle une seule chose : sa passion ardente pour Rachel !
Si Jacob a fait sa promesse d'un
cœur ardent et déterminé, la réponse de Laban a été évasive et ne laissait pas
entendre qu'il lui donnerait Rachel avant son ainée Léa.
Dans Genèse 29.19-20 nous lisons : "Laban
dit: J’aime mieux te la donner que de la donner à un autre homme. Reste chez
moi! Ainsi Jacob servit sept années pour Rachel."
Mais l'amour passionné de Jacob
l'a aveuglé.
Il a voulu entendre un oui et il
a entendu un oui.
Mais ce n'en était pas un.
Attention aux
attentes impérieuses qui pourraient nous rendre sourds!
Son amour passionné lui a
communiqué la force de travailler de tout son cœur pour son oncle.
La passion
amoureuse donne des ailes mais ce ne sont pas celles de la foi!
Pourtant à l'époque biblique, on
ne se mariait pas par amour, mais plutôt par soumission à ses parents selon des
accords sociaux et financiers. Jacob est donc un cas isolé dans toute la bible.
Mais pourquoi donc a-t-il conçu
tant d'amour pour cette femme ?
Il faut savoir que Jacob était un
solitaire, un vieux garçon resté sous la tente de sa mère pendant 75 ans.
Son père avait toujours préféré
son frère Esaü, habile chasseur et cuisinant de bons gibiers.
Ajoutons que pendant 35 ans,
Jacob avait craint les représailles de son frère et vécut dans un foyer plein
d'amertume où ses parents Isaac et Rébecca ressassaient sa tromperie et la
déception qu'Esaü se soit marié à des femmes étrangères.
Cette famille biblique était loin
d'être exemplaire !
Et Jacob n'avait pas la foi et la
consécration de son grand-père Abraham !
Le foyer dans lequel il avait
grandi bénéficiait pourtant des faveurs de Dieu et des promesses de l'alliance
; mais pourtant, nous lisons qu'Isaac et Rebecca avaient chacun un fils préféré
; nous voyons qu'Isaac avait la vue basse (aussi bien physiquement que
spirituellement), il crut qu'il allait mourir 80 ans avant le moment fatidique
et prit Jacob pour Esaü afin de le bénir…
Nous voyons aussi que Rébecca
était une femme manipulatrice, rusée et déterminée, capable de prendre la
destinée de ses fils entre ses mains, plutôt que de les laisser entre les mains
de Dieu.
Le tableau que nous dépeint cette
famille n'est pas des plus réjouissant !
Ce n'est qu'à Bethel que Jacob
eut sa première révélation divine et personnelle.
(Rappelons qu'il avait alors 75
ans)
Genèse
28.16 " Jacob s’éveilla de son sommeil et il
dit: Certainement, l’Eternel est en ce
lieu, et moi, je ne le savais pas!"
Révélation somme toute
insuffisante et la suite de l'histoire nous le confirme!
Jacob avait davantage la
sensation d'être en sécurité et aimé sous la tente de sa mère que dans la
présence de Dieu.
Il savait que Dieu existait, mais
il n'avait jamais connu sa présence, sa protection et son amour. Celle qui
avait pourvu à toutes ces choses, c'était Rébecca sa mère!
On ne peut vivre
toute sa vie par procuration spirituelle sans faire de l'autre son idole!
Comme quoi, même sans le vouloir
expressément, Rebecca a pris une place qui n'était pas la sienne. Car si sur
ses conseils Jacob a usurpé la place de son frère, elle-même a usurpé la place
de Dieu dans la vie de son fils.
Et que va faire Jacob lorsqu'il va
s'éloigner de sa mère ?
Il va inconsciemment rechercher
la présence, l'amour et la sécurité auprès d'une autre femme.
Jacob posa alors ses yeux sur la
plus belle femme qu'il n'avait jamais vue auparavant et en tomba éperdument
amoureux.
Ernest Becker qui a écrit un
livre expliquant comment les êtres humains compensent leur manque de relation
avec Dieu par une recherche de l'amour romantique et de la sexualité, a écrit
que l'homme moderne a toujours besoin de se voir comme un héros, qu'il a besoin de savoir que sa vie s'inscrit
dans l'ordre des choses, de faire partie d'une cause supérieure, d'être en
phase avec lui-même, dans la confiance et la reconnaissance…
Mais si Dieu est absent de sa vie
comment cela est-il possible ?
Une des premières solutions qui
lui viennent alors à l'esprit est la solution romantique, car il pense que cette
glorification de soi qu'il recherche dans son for intérieur se trouve dans
l'autre. Et cet autre qu'il aime devient un idéal qui remplit sa vie à la place
de Dieu.
Tous ses besoins se centrent sur un
individu et l'objet de son amour devient un dieu.
L'être humain élève son ou sa partenaire au rang de dieu!
C'est exactement ce qu'a fait
Jacob, comme des milliers d'hommes et de femmes aujourd'hui qui attendent tout
de leur épouse ou de leur mari.
Les films, les romans et les
chansons populaires en font l'apologie et appellent des milliers de gens à
poursuivre cette quête idolâtre qu'est l'amour humain, qu'il soit sentimental
et romantique ou sexuel.
L'amour sentimental, romantique et
sexuel exerce une puissance énorme sur le cœur et l'imagination humaine et
prend une place excessive dans la vie des hommes, des femmes et des adolescents
de plus en plus jeunes.
Même ceux qui essaient d'éviter
de tomber amoureux, par amertume ou par peur, s'en rendent en fait esclaves.
En fait, celui qui a trop peur de l'amour, comme celui qui en
est trop épris, ont des perspectives faussées de ce qu'il doit vraiment être et
en font une idole qu'ils adorent ou craignent.
Le vide intérieur de Jacob l'a
rendu vulnérable à un amour idolâtre et il a offert de travailler sept ans pour
avoir le droit d'épouser Rachel.
Laban, homme sans scrupules a
bien compris que Jacob était passionnément amoureux de sa fille et il a profité
de la situation. Lorsque les sept années sont passées, il a organisé un mariage
et le lendemain des festivités, Jacob s'est réveillé aux côtés de Léa !
En colère, Jacob a demandé des
comptes à son beau-père qui lui a calmement expliqué que c'était la coutume et
qu'il aurait Rachel s'il acceptait de travailler encore sept années à son
service.
Piqué au vif, Jacob accepta et
s'engagea encore pour sept ans de travail supplémentaire afin d'avoir Rachel le
soir même.
Vous vous demandez peut être
comment Jacob a pu se montrer si naïf face à Laban, mais son comportement était
celui d'une personne victime de dépendance.
L'amour romantique ou sexuel peut
fonctionner comme une drogue qui aide à échapper aux réalités de la vie et ceux
qui en sont accrocs finissent toujours par faire des choix insensés et destructeurs.
C'est ce qui est arrivé à Jacob.
Rachel n'était pas seulement son épouse mais son "sauveur".
Souvenez-vous de son attitude
lorsqu'il l'a vue pour la première fois au puits :
Genèse
29.11 "Jacob embrassa Rachel et éleva sa voix
pour rendre grâce et pleura."
Rien de spirituel dans son
attitude, juste de l'émotion dans ses affections (baisers), dans ses paroles
(reconnaissance envers elle et sa famille et non envers Dieu) et pleurs
exprimant son soulagement et sa vive émotion de joie.
Jacob l'a tant désirée qu'il n'a
vu qu'elle et n'a pas entendu les vrais propos de Laban.
C'est pour cela qu'il est tombé
aussi facilement dans le piège de son oncle (aussi fourbe que Rebecca sa
soeur).
Attention, quand les émotions
prennent le dessus, la raison et la spiritualité n'entrent plus en jeu.
Aveugle et sourd, Jacob a sombré
dans l'idolâtrie envers Rachel et cela a ravagé sa vie et celle de toute sa
famille pendant des décennies. (Car il adorera aussi les fils de Rachel Joseph
et Benjamin plutôt que ses autres
enfants et n'aima jamais son autre femme Léa.)
2. La désillusion de Léa
Léa était l'ainée de Rachel, mais
elle n'était pas aussi belle.
Genèse
29.17 "Léa avait les yeux délicats"
Il semble donc que Léa n'entrait
pas dans les critères de beauté de Jacob, parce qu'elle avait la vue basse.
Peut être qu'à cause de ce
problème de vue, elle ne pensait jamais se marier.
Mais c'était sans compter sur
l'opportunisme de son père qui trouva en Jacob une solution à son problème de
célibat.
Mais imaginez ce que cette
solution signifiait pour elle !
Elle était mariée à un homme qui
ne l'aimait pas et qui s'était fait escroquer par son père.
Cette situation n'était
avantageuse pour elle ni vis-à-vis de son père qui semblait vouloir se
débarrasser d'elle, ni pour son mari qui ne l'aimait pas.
Le vide dans le cœur de Léa
rivalisait avec le vide dans le cœur de Jacob et elle a commencé à y répondre
de la même façon que lui.
Elle a d'abord commencé à placer
en Jacob les mêmes espérances que lui-même avait placé en Rachel.
Elle s'est focalisée sur l'espoir
de gagner l'amour de Jacob en lui
donnant les enfants que Rachel qui était stérile ne pouvait lui donner.
Genèse
29.31-35 "L’Eternel vit que Léa n’était pas
aimée; et il la rendit féconde, tandis
que Rachel était stérile. Léa devint enceinte, et enfanta un fils, à qui
elle donna le nom de Ruben; car elle
dit: L’Eternel a vu mon humiliation, et maintenant mon mari m’aimera. Elle devint encore enceinte, et
enfanta un fils, et elle dit: L’Eternel
a entendu que je n’étais pas aimée, et il m’a aussi accordé
celui-ci. Et elle lui donna le nom de
Siméon. Elle devint encore enceinte, et enfanta un fils, et elle dit: Pour
cette fois, mon mari s’attachera à moi;
car je lui ai enfanté trois fils. C’est
pourquoi on lui donna le nom de Lévi. Elle devint encore enceinte, et enfanta
un fils, et elle dit: Cette fois, je
louerai l’Eternel. C’est pourquoi elle lui donna le nom de Juda. Et elle cessa d’enfanter."
Léa a eu quatre fils avant de comprendre
qu'elle pouvait louer Dieu, mais elle ne comprit jamais que Jacob ne l'aimerait
pas pour autant.
Plus tard elle eut encore deux
fils et une fille qui lui causèrent de nombreux soucis parce qu'elle ne cessa
jamais d'espérer après l'amour de Jacob.
Comment est-ce possible vous demandez-vous
?
C'est possible et de nombreuses
femmes pleines d'espoir comme Léa ont essayé de trouver le bonheur et une
identité dans des valeurs familiales traditionnelles.
Avoir des enfants et
principalement des fils était la meilleure façon d'y parvenir à cette époque.
Elle avait mis tous ses espoirs
et tous ses rêves dans son mari et ses enfants.
Bien qu'elle ait loué Dieu pour
la naissance de son fils Juda, elle espéra aussi après des mandragores et les
idoles de ses ancêtres. (Tout comme Rachel sa sœur)
Dans cette "saga"
familiale nous constatons qu'Isaac a d'abord idolâtré Esaü pendant que son
épouse idolâtrait son autre fils Jacob.
Puis Jacob a idolâtré Rachel et
ses fils, pendant que Léa idolâtrait Jacob et ses enfants… !
Et quel est l'autre point commun
entre tous ses personnages ?
La déception! La grande illusion
qui se mue en infinie désillusion !
Car personne dans cette grande
famille ne fut réellement heureux.
Derek Kidner a dit à propos de ce
passage biblique : "Voici une
miniature de la déception que nous vivons depuis le jardin d'Eden"
Qu'est-ce que cela veut dire ?
Tout simplement que le temps que
nous idéaliserons notre épouse, notre époux, nos enfants ou nos parents, nous
serons toujours aussi déçus que Jacob lorsqu'il se réveilla de sa nuit de noce
et constata que Léa était auprès de lui.
C.S Lewis a dit : "La plupart des gens, s'ils avaient
vraiement appris à lire dans leur propre cœur, sauraient qu'ils aspirent très
fortement à quelque chose que ce monde ne peut leur donner. Tout ce qui s'offre
ici bas ne tient jamais totalement ses promesses. Nos aspirations, lors de
notre premier amour ou d'un projet de visite de pays étrangers, ou lors de
l'étude d'un sujet passionnant, ne peuvent se réaliser ni par le mariage, ni
par un voyage, ni par la recherche approfondie. Je n'évoque pas ici, bien
entendu, un mariage ou des vacances manquées ou une profession vouée à l'échec.
Je parle des résultats les meilleurs. Nous nous berçons dans nos aspirations
initiales, de rêves qui s'évanouissent dans la réalité. (…) L'épouse peut être
excellente, les hôtels et les paysages de toute beauté, et la chimie un travail
intéressant, nous restons toujours insatisfaits."
Si vous vous mariez comme Jacob
ou Léa, en portant tous vos espoirs sur votre époux ou votre épouse, vous
l'écraserez sous vos attentes.
Aucun humain, même le meilleur ne
peut pleinement satisfaire l'âme humaine.
Vous espérerez toujours après
Rachel et vous réveillerez aux côtés de Léa !
Cette déception et cette
désillusion universelles sont présentes dans tous les domaines de la vie mais
nous les ressentons le plus là où nous avons placé nos espoirs les plus
profonds.
Où avez-vous placé vos espoirs ?
Si ce n'est pas en Christ vous
serez toujours déçus!
De plus ceux que l'on place sur
un piédestal comme un dieu, non seulement nous rendent malheureux en ne
répondant pas à nos attentes et nos espoirs, mais en plus ils profitent parfois
de la position à laquelle on les a élevés pour devenir autoritaires et
dominateurs, capricieux, intransigeants, et tyranniques. ( Les enfants rois deviennent des adultes
tyranniques)
Regardez l'attitude de Rachel,
envieuse, capricieuse et excessive dans Genèse
30.1 "Lorsque Rachel vit qu’elle
ne donnait point d’enfants à Jacob, elle porta
envie à sa soeur, et elle dit à Jacob: Donne-moi des enfants, ou je meurs!"
Et Joseph de lui répondre avec
une ardente colère : " Suis-je à
la place de Dieu qui t’empêche d’être
féconde?"
17 ans plus tard, les querelles
familiales étaient toujours aussi présentes dans la famille de Jacob, même si
Rachel a été exaucée et a donné naissance à son fils Joseph.
Regardez l'attitude de Jacob et
de ses fils dans Genèse 37.3-4 "Jacob (âgé de 110 ans) aimait Joseph (17
ans) plus que tous ses autres fils, parce qu’il l’avait eu dans sa vieillesse; et il lui fit une
tunique de plusieurs couleurs. Ses frères virent que leur père l’aimait plus
qu’eux tous, et ils le prirent en haine."
Vous connaissez la suite de cette
histoire et comment Joseph fut vendu par ses demi-frères pour devenir esclave
en Egypte…
Conclusion
Si à travers ce message vous avez
pris conscience que vous avez placé votre mari, votre épouse, vos enfants ou
vos parents à une place qui ne leur revient pas, si vous avez idéalisé les
relations familiales au point qu'elles ont remplacé la relation que vous
devriez avoir avec Dieu, vous avez quatre solutions possibles :
·
Vous
pouvez accuser ceux qui vous ont déçu et essayer de trouver autre chose pour
vous satisfaire : une passion comme un sport ou un loisir, une addiction à la
pornographie ou à toutes sortes de jeux, une fuite dans le travail à la
recherche d'autres reconnaissances ou d'argent… C'est la solution de
l'idolâtrie continue comme l'a choisi Rachel.
·
Vous
pouvez endosser la responsabilité de cette faute et vous mortifier sans cesse.
C'est
le choix de la honte et du désespoir comme l'a choisi Jacob.
·
Vous
pouvez en vouloir au monde entier et vous replier sur vous-même, devenir
cynique, dur et vide comme l'a choisi Esaü.
·
Vous
pouvez réorienter le centre de votre vie
sur Dieu et dire comme C.S Lewis :
"Si je découvre en moi un
désir qu'aucune expérience au monde ne puisse satisfaire, l'explication
plausible ne serait-elle pas que je suis fait pour un autre monde ?" Comme l'a choisi plus tard
Joseph, le fils de Rachel et Jacob.
Mais avant que vous ne fassiez
votre choix, j'aimerais vous partager quelque chose qui me surprend au-delà de
tous ces personnages ô combien imparfaits !
C'est le fait que Dieu les ait choisis
et bénis malgré leurs erreurs, leurs négligences et leurs méfaits.
Combien l'amour de Dieu nous
dépasse !
Et lorsque Léa ne se sentait pas
aimée par son mari, c'est cet amour qu'elle apprit à connaitre.
Elle reconnut qu'il était vivant
et tout puissant pour la rendre féconde, lui procurer de la joie et du bonheur.
C'est ce Dieu qu'elle célébra et loua.
Dans Genèse 29.32 Léa atteste : "L’Eternel
a vu mon humiliation".
Au verset 33 elle ajoute : "L’Eternel a entendu que je n’étais pas aimée".
Au verset 35, nous lisons : " Cette fois, je louerai l’Eternel."
Au verset 11 et 13, elle proclame sa joie et son bonheur et dans Genèse 30.20, elle dit : "Dieu m’a fait un beau don"
Dieu n'est pas simplement là pour
encourager les malheureux, les délaissés de la vie, les désillusionnés de ce
monde qui ont cherché l'Amour absolu au milieu de leurs prochains, ceux qui ont
cherché de la reconnaissance et de la sécurité en dehors de lui, Dieu est là
pour nous révéler sa présence, pour nous dire :
" C'est moi la source de
l'amour capable de combler le cœur de tous les hommes, de toutes les femmes et de
tous les enfants qui se sentent seuls et incompris… Je n'attends pas de vous la
perfection pour vous aimer, j'aime les mal-aimés, les faibles et les rejetés.
Je ne suis pas seulement un père pour ses enfants, un berger pour ses brebis ou
un époux pour son épouse, je suis Dieu au dessus de tout ce qui existe. "
L'amour de Dieu peut vous combler
au-delà de ce que vous pouvez imaginer, afin que vous libériez vos conjoints,
vos enfants ou vos parents de vos attentes si étouffantes et oppressantes.
Même si ses yeux étaient faibles,
Léa a su tourné ses regards vers celui qui peut nous combler de joie quelques
soient nos circonstances. (Psaumes 34.5)
Elle a loué l'Eternel et il lui a
donné un fils qu'elle a nommé Juda (Que Dieu soit loué en hébreu).
Et vous savez quoi ?
Ce fils est celui qui sauva la vie de Joseph, en
proposant de le vendre au lieu de le tuer.
C'est lui qui prit la place de
l'ainé à la place de Ruben, Siméon et Lévi qui avaient gravement péché. Et
c'est lui qui fut l'ancêtre du roi David et de Joseph le père adoptif de Jésus
Christ.
Quand nous sommes profondément
touchés par l'amour de notre sauveur, nos cœurs sont libérés d'autres prétendus
sauveurs.
Nous cessons d'essayer de nous
racheter par nos efforts et nos relations, nous ne cherchons plus la sécurité,
la gratitude ni même l'amour chez les autres mais en Dieu.
Nous ne plaçons plus d'idoles sur nos anciens piédestaux, nous
ne sommes plus esclaves de dieux capricieux et tyranniques, mais nous sommes
libres en Dieu qui est tout pour nous !
Appel:
Voulez-vous en finir avec les
idoles qui ont pris la place de Dieu dans vos cœurs ?
Laissez Dieu se révéler à vous
comme le Dieu qui remplit tout en tous, comme l'amour absolu, comme le seul
capable de combler et de satisfaire vos cœurs !
Message prêché par Xavier Lavie le 29 mai 2016
Message prêché par Xavier Lavie le 29 mai 2016
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