Extraits d'un message de David Wilkerson
Aujourd'hui, je désire vous ouvrir mon cœur.
On m'a accusé d'être
trop sérieux au fil des années, mais nous vivons des temps sérieux.
Je
ne crois pas que Dieu puisse utiliser un homme ou une femme sans le
poids, le sérieux de l'Esprit Saint sur sa vie.
Je ne crois pas qu'un
croyant qui va dans le lieu secret de la prière puisse être ensuite
quelqu'un qui se promène le cœur léger en voyant tout ce qui se passe
autour de lui.
Je ne suis pas un prédicateur de malheur, mais à la lumière de ce que
nous voyons dans les nations aujourd'hui, il n'y a pas de place pour
des plaisanteries et des légèretés venant de l'estrade et dans la
prédication.
Si nous n'entendons pas la voix de Dieu, si nous
n'entendons pas le ciel, dans quel but nous rencontrons-nous et
allons-nous à l'église ?
Cela n'a aucune raison d'être.
Lorsque je lis l'Ancien Testament, je suis émerveillé de voir
l'autorité, la persévérance et le sérieux des hommes que Dieu utilise.
Comment un homme peut-il jeûner quarante jours et quarante nuits ?
Comment peut-il devenir à ce point saisi par le fardeau d'une nation
qu'il en vienne à s'arracher la barbe ? Comment peut-il être à ce point
envahi du fardeau pour la nation d' Israël qu'il en vienne à être étendu
pendant une année entière sur son côté, en prophétisant dans sa
douleur ?
Comment les prophètes de Dieu pouvaient-ils passer des nuits
entières à mouiller leur couche de leurs larmes en intercession pour les
perdus de leur nation ou de leur ville ?
Comment pouvaient-ils en
arriver à être tellement touchés par le cœur de Dieu qu'ils entendaient
les battements de son cœur et étaient touchés par les mêmes choses qui
le touchent, lui ?
On lit l'histoire d'hommes de la Bible comme
Esdras, Néhémie, Jérémie et les prophètes.
Ces hommes étaient-ils des
surhommes ?
Lorsque je parle des hommes, je parle aussi des femmes. Je
parle de l'humanité. Il y avait aussi plusieurs prophétesses, des
femmes de Dieu qui portaient, elles aussi, entièrement le fardeau du
Seigneur.
Étaient-ils des hommes et des femmes comme nous ou étaient-ils des
surhommes faits d'une autre étoffe que nous? Étaient-ils humains comme
vous et moi ?
Je lis ces récits et je me dis : « Seigneur, je ne suis
pas ce genre d'homme ! »
Je ne sais pas comment pleurer pendant des
jours, prier et jeûner pendant 40 jours.
Je n'ai pas ces fardeaux qui me
poussent à m'arracher les cheveux ou la barbe, je ne suis pas brisé par
les péchés du peuple de Dieu.
Voici ce qui me dérange : les Écritures
nous disent que toutes ces choses sont là pour notre enseignement, qu'il
s'agit d'exemples et de modèles pour nous qui seront présents lorsque
la fin des temps sera arrivée. Voici ce qui me trouble véritablement :
nous vivons dans une génération qui est bien pire que la génération dans
laquelle ces hommes-là ont évolué.
Ils n'auraient pu concevoir le type
de société et de choses auxquelles nous faisons face aujourd'hui.
Je ne peux concevoir comment Dieu a pu susciter des hommes brisés à
un tel point dans cette génération-là, portant un tel fardeau de la part
du Seigneur et comprenant à un tel point la douleur du cœur de Dieu et
qu'après cela, de façon arbitraire, il volerait ou priverait la
génération présente, celle d'aujourd'hui, d'hommes possédant cette même
étoffe qu'autrefois.
Surtout lorsque nous considérons cela à la lumière
de la Parole de Dieu qui dit spécifiquement que, dans les derniers
temps, l'Esprit serait répandu dans une mesure encore plus grande.
Dans nos églises, nous nous vantons d'avoir été remplis de la puissance
qui vient d'en-haut, que nous avons accès à plus de puissance…
L'Esprit Saint doit mettre une lourdeur sur notre cœur lorsque nous allons dans sa présence.
Je
demande au Seigneur de nous toucher et de nous parler.
Change-moi et
change-nous.
Laisse-nous savoir que nous avons été dans ta présence et
que nous avons eu une rencontre avec toi.
Que nous avons été remplis du
sérieux qui t'habite, de ce qui pèse sur ton cœur, de ta puissance et de
ta majesté.
Esdras qui n'était qu'un scribe ordinaire, a réveillé une nation entière.
Ses paroles nous
disent :
"J'ai été fortifié parce que la main du Seigneur était sur moi." (
Esdras 7.28)
Ces paroles nous disent : "Le peuple de Dieu autour de moi est
en captivité. Nous avons besoin que quelqu'un se lève et prie. Nous
avons besoin que quelqu'un cherche la face de Dieu."
La Parole de Dieu
nous dit qu'il a préparé son cœur afin de chercher l'Éternel son Dieu au
milieu d'une génération méchante.
Quand un homme prépare son cœur et
cherche la face de Dieu, Dieu honore cette décision consciente.
Il
nourrit cette décision. Il aide par son Esprit cette décision.
Il garde
le cœur brisé et révèle sa nature et son caractère à ceux qui cherchent
sa face.
Je suis encore très loin de ce que je voudrais être et il y a
des moments où je m'éloigne.
Vous devez comprendre que les interruptions
sont la première chose que le diable fait lorsque vous prenez la
décision consciente de chercher la face de Dieu et d'éteindre la
télévision, que vous ne passez plus des heures à jouer à des jeux vidéos
ou sur internet.
Je suis estomaqué lorsque j'entends des étudiants de collège
biblique, des jeunes prédicateurs, des pasteurs ou des évangélistes qui
parlent de leur désir d'être utilisés par Dieu.
Ils disent vouloir
connaître le cœur de Dieu, mais je les vois gaspiller des heures à
regarder la télévision, à jouer à des jeux ou à « surfer » sur
Internet.
Peut-être ne s'agit-il pas de péchés en soi, mais ce sont des
heures et des heures de temps perdu.
À travers toutes mes années dans
le ministère, je n'ai jamais connu un seul homme de Dieu, utilisé de
Dieu, qui gaspillait ainsi un temps précieux.
Esdras a tourné son cœur vers le jeûne et la prière.
Dans
Esdras
8.21, il appelle un jeûne afin de venir devant Dieu avec humilité et de
le chercher pour son peuple, les enfants de son peuple et pour tous
leurs besoins. Esdras revenait sur la route de Jérusalem alors que des
voleurs et des criminels dangereux attaquaient les voyageurs partout sur
ce chemin.
Le roi de Perse avait offert d'envoyer avec Esdras une
garde pour le protéger, mais il répondit ceci au roi :
"La main de
notre Dieu est pour leur bien sur tous ceux qui le cherchent, mais sa
force et sa colère sont sur tous ceux qui l'abandonnent." (
Esdras 8.22)
Lisez attentivement ces mots : la main du Seigneur, l'onction, la
différence, la connaissance du caractère de Dieu, la direction, la
protection, la puissance de Dieu est sur tous ceux qui cherchent sa
face.
Pas seulement sur moi, ô roi, dit Esdras, mais que cela soit connu
de tous : pour celui ou celle qui cherche la face de Dieu, la main de
Dieu est sur lui ou sur elle.
Voyez-vous la différence lorsque vous rencontrez un homme qui a été touché par la main de Dieu ?
Esdras est l'homme qui a amené la repentance à Israël.
Cinquante mille
personnes se sont repenties avec larmes lorsqu'elles ont entendu la
parole que Dieu avait donnée à Esdras.
De tels hommes prêchent sous
l'onction et le poids du Saint-Esprit.
Ils ne racontent pas de
plaisanteries.
Ils ne sont pas là pour faire rire les gens.
Ils ont
connu le cœur de Dieu.
Esdras est brisé par le péché; à ce point qu'il
est là devant le peuple et ne mange pas, ne parle pas : il pleure. Tous
ceux qui avaient un cœur pour Dieu sont venus pleurer avec lui.
Par la
suite, quand la parole que Dieu lui avait révélée a pénétré le cœur du
peuple, le peuple a pleuré de façon presque incontrôlable.
Ensuite est
venu le serviteur de Dieu.
Esdras a dit :
"Alors nous avons jeûné et
cherché Dieu. Il nous a entendus. Et la main de notre Dieu a été sur
nous. Il nous délivre de la main de l'ennemi et s'oppose à tous ceux qui
viendraient contre nous."
Comprenez-moi bien. Je ne
parle pas ici d'hommes qui se promènent dans la vie le visage long et
morose, ou qui se frottent le visage pour qu'il soit rougi et que les
autres sachent qu'ils jeûnent.
Je crois qu'un homme qui a la main de
Dieu sur sa vie devient l'un des hommes les plus équilibrés à la surface
de la terre.
Esdras voit les milliers qui pleurent et sanglotent. Puis,
il se lève.
Le passage nous dit que tout le peuple pleurait en
entendant les paroles d'Esdras.
Ensuite, Esdras, sacrificateur et
scribe, dit à tout le peuple :
"Ne pleurez plus, ne soyez plus dans la
tristesse, car la joie du Seigneur est votre force."
Mais il a aussi dit :
"Lorsque
j'ai vu l'état du peuple qui s'était mélangé avec toutes les nations
étrangères et que leurs enfants ne connaissaient même plus la langue de
Dieu, j'ai déchiré mon vêtement, j'ai arraché les cheveux de ma tête, je
me suis arraché la barbe et je me suis assis, épouvanté. Je suis tombé
sur mes genoux, j'ai tendu mes mains devant mon Dieu et j'ai dit : Ô mon
Seigneur, j'ai honte et je rougis. Je ne peux lever mon visage vers
toi. Nos iniquités se sont accumulées au-dessus de nos têtes. Nos
transgressions montent jusqu'au ciel et c'est pourquoi nous ne pouvons
nous tenir devant toi."
Savez-vous ce dont il est question ?
Savez-vous ce que c'est que d'être seul avec Dieu et
qu'il vous montre les péchés et les besoins qui sont dans votre
congrégation ?
La Bible nous dit que la Parole
de Dieu est un marteau.
Ce marteau doit me briser afin que je ne sois pas tellement occupé toute la semaine que je n'ai pas de temps pour prier et méditer la parole de Dieu.
Lorsque vous allez prendre le ferme engagement de cœur de prier, la
première chose qui se produira sera une conspiration démoniaque pour
vous interrompre et vous éloigner du lieu de la prière.
Plusieurs
d'entre vous avez été appelés de Dieu à la prière.
Pendant un temps, vous
l'avez fait et vous étiez constants.
Vous aviez pris la décision
consciemment de chercher Dieu.
Soyez fermes et constants dans cette décision !
Vous devez prendre l'engagement de ne pas être disponible, que votre temps de prière appartient à votre Dieu.
Esdras a dit :
"Je suis tombé sur mes genoux et j'ai tendu mes mains
devant le Seigneur. J'ai dit : Seigneur, j'ai honte… Nos péchés
augmentent au-dessus de nos têtes… J'ai arraché mes cheveux… "
La Parole nous dit de l'homme qui est touché par Dieu et dont le cœur
se consacre à chercher la face de Dieu et qui est en jeûne et prière,
que Dieu lui révèle son cœur.
L'homme qui prie n'est jamais surpris par ce qui va prendre place.
Lorsque le 11 septembre a frappé New York, il nous avait prévenu quatre
mois auparavant.
Quelque chose s'est produit dans notre église.
Un soir,
l'Esprit Saint est descendu. Il a arrêté la réunion pendant 5 minutes.
Un silence total.
Je me suis tourné vers les autres pasteurs et ils se
sont tournés vers moi.
Le pasteur Carter Conlon a dit : "Il y a quelque
chose dans l'air, quelque chose est en train de se produire ce soir.
Quelque chose vient."
Je pouvais, moi aussi, le ressentir. Chaque
pasteur et toute l'église pouvaient le ressentir.
À la réunion suivante,
la même chose s'est produite : 10 minutes de silence.
Personne ne
pouvait bouger. Je voulais prendre le micro, mais j'en étais incapable.
On aurait pu entendre une aiguille tomber au sol tellement le silence
était révérencieux.
Cela s'est produit dans chacune de nos réunions.
Un
mois avant le 11 septembre, au milieu d'une réunion, cela s'est produit à
nouveau.
Pendant une heure entière, personne ne bougeait. On
n'entendait pas même quelqu'un tousser.
Un silence total alors que des
milliers de personnes étaient présentes.
Je suis tombé de ma chaise, sur
mon visage, et je me suis mis à pleurer.
Le pasteur Neil s'est levé
pour prêcher. Il s'est écroulé en larmes près du pupitre.
Le pasteur
Carter s'est aussi mis à sangloter.
Nous avons commencé à prophétiser :
"Nous avons besoin de prier, le jugement s'en vient."
Nous ne savions
pas où, nous ne savions pas exactement quand, mais nous savions. Dieu
parlait.
Dieu me l'a montré. Je
le savais. Chaque personne qui avait une vie de prière savait que Dieu
parlait.
30 personnes de notre église qui travaillaient au World Trade Center
ont été sauvées miraculeusement lors du 11 septembre 2001.
Cinq d'entre
elles se sont réveillées en retard pour la première fois de leur vie ce
matin-là.
Des wagons de métro étaient en retard, des autobus étaient
retardés, une jeune femme qui travaillait au 100ième étage a perdu son
emploi quelques semaines avant...
Elle est d'ailleurs venue nous voir en
pleurant, avant cette tragédie.
Elle nous a dit :
"Dieu a sûrement une
raison…"
Il avait une raison ! Elle travaillait au 100ième étage !
Ce qui est triste, cependant, c'est que pendant trois mois, les églises
étaient bondées.
Des milliers de gens
sont allés dans les églises suite à cette tragédie.
Six mois plus tard, le New York Times a fait un sondage qui a révélé
qu'il y avait moins de personnes dans les églises six mois après le 11
septembre qu'il y en avait la semaine avant le 11 septembre.
Ils ont
demandé aux gens :
"Pourquoi avez-vous cessé d'aller à l'église ?"
La
réponse fut saisissante :
"
Pas un seul pasteur ne pouvait comprendre ou expliquer les jours dans
lesquels nous vivons."
Des gens se levaient dans les réunions, dans des
églises appartenant à des dénominations connues, et demandaient au
pasteur :
"Pourquoi n'avons-nous pas été avertis ? Nous voulons savoir
ce qui s'est passé !"
Personne ne pouvait répondre.