vendredi 6 novembre 2020

1 Corinthiens 4.1 à 5

 

1 Corinthiens 4

1 En ce qui nous concerne, (Apollos et moi), qu’on nous considère donc comme de simples serviteurs du Christ, des intendants chargés de gérer les vérités cachées et les plans secrets de Elohîms.
2  Or, en fin de compte, que demande-t- on à des intendants? N’est-ce pas d’accomplir fidèlement la tâche qui leur a été assignée et de se montrer dignes, par leur gérance honnête et désintéressée, de la confiance dont ils sont l’objet?
3  (L’avons-nous été?) Personnellement, que m’importe votre jugement à cet égard? Que me font les critiques de ceux qui me passent au crible? Tous ces verdicts émanant d’instances purement humaines me laissent indifférent. D’ailleurs, je me garderai moi-même d’émettre un avis là-dessus: ma propre opinion sur ce point ne signifie rien.
4  Car, bien que ma conscience ne me reproche rien et que je ne me sente coupable d’aucune infidélité, ce n’est pas pour cela que je serai déclaré juste. Le seul qui ait le droit de porter un jugement sur moi en cette matière, c’est le Seigneur.
5  C’est pourquoi il vaut mieux vous abstenir de juger de façon hâtive et prématurée un serviteur de Dieu. Attendez que le Seigneur revienne. Il mettra en lumière tout ce qui se cachait dans les ténèbres: il dévoilera les mobiles véritables de nos actions et les desseins secrets des cœurs. Alors chacun recevra de Elohîms l’approbation qui lui revient.


L'apôtre Paul parle ainsi parce que certains corinthiens dénigraient Paul alors que d'autres le glorifiaient. Hors les croyants ne doivent ni se glorifier ni se dénigrer les uns les autres ou mêmes. Ils doivent glorifier Christ dont ils dépendent !

Ce que nous sommes et ce que nous avons nous vient de Dieu. Alors peu importe les jugements des hommes, ils sont si peu objectifs !

1 Samuel 16.7 "L’Éternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur."

 

Verset 1

Nous devrions être toujours humbles malgré les nombreux dons reçus de la part de l’Éternel, car nous ne sommes que les réceptacles de ses bénédictions. Nous ne méritons rien et ne pouvons rien faire de valable sans lui. Nous ne devons ni nous complaire en nous-mêmes ni nous dénigrer. "Nous sommes ce que nous sommes aux yeux de Dieu ni plus ni moins." disait Saint Augustin.

Ainsi nous ne devons pas être affectés par les jugements des autres qu'ils soient positifs ou négatifs. 

1 Corinthiens 3.21 à 23 "Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes, (en se glorifiant d’avoir eu tel ou tel maître); car tous sont à votre service que ce soit Paul ou Apollos ou Céphas. Tout vous appartient; l’univers entier est vôtre: la vie et la mort, le présent et l’avenir. Tout est à vous, mais vous, vous n’appartenez qu’au Christ, comme le Christ appartient à Dieu."

Paul demande aux chrétiens d'estimer la valeur des serviteurs de Dieu selon 2 seuls critères : qu'ils soient subordonnés à leur chef qui est Christ et qu'ils soient de fidèles intendants (ou administrateurs) des choses secrètes et cachées de Elohîms.

Le mot utilisé par l'apôtre Paul pour parler des serviteurs de Dieu signifie littéralement des "rameurs sous les ordres d'un chef" ; c'est à dire des exécutants, des subordonnés qui lui sont soumis et lui obéissent.

Le serviteur ne s'appartient pas ; il ne fait rien pour lui même ni de son propre chef. Il suit les ordres et le planning de son chef.

D'autre part, les serviteurs de Christ sont dans la confidence de leur chef ; ils connaissent des révélations, des mystères... que les autres ne connaissent pas. 

Psaume 123.2 "Voici, comme les yeux des serviteurs sont fixés sur la main de leurs maîtres, Et les yeux de la servante sur la main de sa maîtresse, Ainsi nos yeux se tournent vers l’Eternel, notre Dieu, Jusqu’à ce qu’il ait pitié de nous."

 

Verset 2

Les serviteur de Elohîms doivent gérer les mystères divins, les "perles" spirituelles, les trésors divins avec fidélité. 

Les qualités du bon intendant au service de Dieu sont : l'obéissance pour exécuter les ordres de son maître ; la confiance totale qu'il a en son maître (sa foi est engagée) ; et qu'il soit loyal, digne de confiance.

La confiance est ici réciproque entre le maître et son serviteur !

D'autre part, l'intendant ne peut donner que ce qu'il a reçu.

1 Corinthiens 3.7 "Ce n’est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître."

Matthieu 25.21 "Son maître lui dit : C’est bien, bon et fidèle serviteur ; tu as été fidèle en peu de chose, je te confierai beaucoup ; entre dans la joie de ton maître."

 

Verset 3

 L'apôtre Paul répond à ceux qui le dénigrent et le méprisent en disant qu'il se moque du regard des autres et même de son propre regard sur sa vie et son ministère. Ce qui l'importe c'est ce que Dieu pense de lui.

1 Corinthiens 2.2 "Car je n’ai pas eu la pensée de savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié." 

Si on se juge soi-même on est conduit dans l'exaltation de soi ou bien dans la dépression ! Notre jugement personnel n'est jamais totalement objectif, il est toujours faussé !

Nous ne devons jamais chercher à accuser les autres ni à rechercher en eux l'excellence ou la défectuosité. 

Au verset 3, la bible Second parle du "tribunal des hommes" mais la version littérale grecque dit " le jour des hommes".

Que signifie cette expression ? Elle s'oppose au "jour de Dieu" c'est à dire au jugement final, au tribunal de Christ où seront divulgués et jugés les secrets des cœurs de tous les hommes et leurs motivations profondes. 

L'apôtre ne craint ni le jugement de ses semblables ni les jugements des tribunaux humains qui sont faillibles et souvent faussés. Il ne redoute que le jugement de Dieu !


Verset 4

L'apôtre explique que ce n'est pas parce qu'il n'a rien sur la conscience qu'il est estimé juste aux yeux de Dieu. 

Nous n'avons jamais vraiment une connaissance parfaite de nous-mêmes pour dire si nous sommes vraiment justes ou coupables.

En réalité personne n'est en soi-même juste ; si nous sommes justes c'est seulement parce que Christ nous a justifiés en mourant sur la croix. Il a pris nos fautes, nos péchés, nos iniquités... sur lui pour nous rendre justes aux yeux du Père. Il a accompli cette justification une fois pour toutes, mais cela ne nous dédouane pas de nous repentir chaque fois que nous pêchons.

Romains 5.1 "Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre  Seigneur Jésus-Christ..."

Actes 24.16 "Je m’efforce d’avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes."

 

Verset 5

Nous nous faisons tant d'illusions sur nous-mêmes et sur les autres, nous sommes tellement subjectifs et en "trompe-l’œil" (jeu de mot de Fémi 😄) que nous ne pouvons ni juger ni condamner. 

Les motivations profondes des uns et des autres seront révélées à la fin des temps, au tribunal du Christ, le juste juge. 

2 Timothée 4. 7-8 "J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée ; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement."

Jérémie 11.20 "l’Eternel des armées est un juste juge, Qui sonde les reins et les cœurs."

2 Corinthiens 5.10  "Il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que  chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son  corps. "

 

D’après le Nouveau Testament, au jour du jugement , Dieu et Christ rendront deux types de jugement. 

Seront d’abord concernés ceux qui n’auront pas cru en Christ : Celui qui croit en Lui n’est pas jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. (Jean 3.18). 

Le chrétien n’est pas concerné par ce jugement. Il échappe à la condamnation qui frappera le non-croyant (Romains 5.1 et 8.1), c’est-à-dire la mort éternelle en enfer. 

L’autre jugement concerne les croyants. C’est celui dont Paul parle dans ce verset. Nous, chrétiens, devrons tous comparaître devant le tribunal de Christ. 

Ce qui sera jugé, ce ne sera pas notre personne mais nos œuvres. Chaque chrétien recevra d’après ce qu’il aura fait dans son corps. Il ne sera donc pas puni, mais récompensé.

Laissons donc Dieu être le juge de nos vies, car notre jugement n'est pas fiable. 

Nous ne devrions pas être en attente des autres, ni impatients ni exigeants. Le temps appartient à Dieu qui agit comme il le veut en son temps ; et tout ce qu'il fait en son temps est parfait !

Nous ne maîtrisons rien, donc nous ne devons juger de rien.

Laissons Dieu faire dans la vie de ceux qui nous entourent et dans nos propres vies. Demandons à Dieu de répandre en nous sa vie et son amour afin de voir comme lui voit !


Psaumes 1.1 à 3 "Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Eternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit."

Faisons de l'Eternel nos délices, délectons nous de sa présence et de sa parole, laissons-le vivre en nous et nous remplir de sa lumière afin que nous portions du fruit à sa gloire et que notre témoignage se propage bénéfiquement autour de nous... C'est de lui que nous tirons toutes choses et de nul autre ! Il est la source de vie, d'amour et de lumière pour ce monde enténébré et affamé. 


Fémi et Sophie - Duo de prière et de méditation biblique - 

            Vendredi 6 novembre 2020 (en zoom)