mardi 3 novembre 2020

Lamentations de Jérémie 3.17 à 26

Les lamentations de Jérémie 3. 19 à 26

19 Quand je me souviens de mes souffrances et de mes inquiétudes, à l’amertume et au poison

20 Quand mon âme s’en souvient et les mentionne, elle sombre dans la dépression.

21 Voici sur quoi je veux revenir en mon cœur, ce qui me donnera de l’espérance.

22 Les bontés (la grâce, la miséricorde, la bienveillance, l'amour, la faveur, l'affection, la compassion, la clémence,) de IHVH-Adonaï (celui qui est Seigneurs) ne sont pas épuisées, ses entrailles de compassions ne sont pas à leur terme ;

23 Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande!

24 IHVH-Adonaï est ma douce part, ma terre, mon partage, dit mon âme ; C’est pourquoi je m'attends à lui.

25 IHVH-Adonaï est bon pour qui espère en lui, pour l’âme qui le cherche.

26 Quand l'angoisse nous tord, il est bon d’attendre en silence le secours, la victoire et la délivrance de IHVH-Adonaï.

 

Contexte :

Ce chant prophétique, destiné par le prophète à conduire ses frères au seul état d’âme dans lequel l’épreuve puisse se transformer en bénédiction, peut se diviser en quatre strophes :

Dans la première règne la plainte, une plainte sans espoir (versets 1 à 18).

Dans la seconde (versets 19 à 39) le poète s’élève au-dessus de sa douleur par la contemplation de la miséricorde et de la fidélité de Dieu, et parvient ainsi à la résignation et à un commencement d’espérance.

Dans la troisième il exhorte l’Israël fidèle à revenir à son Dieu et fait en son nom la confession de ses fautes; il fait entendre ici les accents de la contrition la plus profonde (versets 40 à 54).

Dans la quatrième éclate la victoire de la foi. Israël demande avec confiance la délivrance de ses maux et le châtiment de ses ennemis (versets 55 à 66).

 

Avant le verset 19, le prophète décrit ses souffrances : son corps brisé par la douleur, son empoisonnement l'amenant dans des vertiges continuels, sa prison lieu d'obscurité, de solitude et d'oubli, broyant du noir, il a le sentiment que l'Eternel lui-même l'a délaissé…

Puis il reprend espoir. Ses yeux se détournent de ses sombres souvenirs qui accablent son âme. Il tourne ses regards vers Dieu et retrouve la joie. Il prend pleinement conscience de la fidélité de Dieu dans l'épreuve. Il compte les bienfaits de la trinité souveraine et ses attributs incomparables. Dieu nous aime du plus profond de ses entrailles et ses entrailles n'ont pas de fin, son amour n'a pas de fin ! Nous pouvons y puiser à chaque instant.

Chaque matin nous pouvons nous attendre aux bienfaits de Dieu, comme un père bienveillant et plein de tendresse, il prépare nos lots de bénédictions quotidiens, tout ce dont nous aurons besoin pour accomplir notre journée. Sachons y puiser avec foi !

Dieu lui-même est notre partage ; il partage avec nous ce qu'il a et surtout ce qu'il est ! et cela doit être doux à notre cœur ! Comment ne pas nous attendre à lui et ne pas espérer en lui quand nous avons goûté combien il est bon ? Quelques soient les circonstances, nous pouvons compter sur lui sans chercher d'autre secours. Il est notre notre sauveur, notre libérateur et notre victoire.

Qu'avons-nous alors à revendiquer, à nous plaindre ou à exiger de lui ?

Il sait mieux que nous ce dont nous avons besoin.

Alors attendons-nous à lui dans le silence, apaisés et confiants.

Les versets suivants nous montre l'avantage d'avoir son joug sur nos épaules, d'être bénéficiaires de sa souveraineté et même de ses châtiments. Son joug est doux et léger, alors que celui du monde écrase et anéantit les peuples sans compassions ni égards.

 

Isabelle et Sophie - Mardi 3 novembre 2020 en zoom...