Loin du tumulte de la ville, j'aime retrouver une réelle communion avec la nature et son créateur parce que la solitude apaise toujours ceux qui n'y sont pas contraints et incite à la réflexion contemplative et méditative.
J'ai aimé cette période de ma vie pendant laquelle j'étais capable de lire les heures dans la lumière ou de connaître la température ambiante en humant le fond de l’air.
A cette époque, j'avais la sensation de faire partie intégrante du milieu naturel dans lequel j'évoluais jours après jours, de vivre harmonieusement au cœur des prairies et de la garrigue, parmi les arbres et les herbes.
C’était comme un retour à des instincts originels et profonds qui m'ont aidé à me retrouver et à
me rapprocher de mon créateur.
Je percevais la vie avec respect et admiration, je retrouvais mes yeux d’enfant prêts à
s’émerveiller sur le vol d’un héron, sur la digestion d’une couleuvre ou la discipline d’une colonie de fourmis.
Ma "roulotte" isolée au cœur des prairies formait un espace clos, enveloppant, me berçant
nonchalamment au gré du vent.
Il
émergeait quelque chose de doux de ce lieu conceptuel, rappelant la
chaleur du ventre
maternel, un havre de paix propice à l’introspection, une invitation
aux voyages intérieurs autant qu'aux longues expéditions.
Le récital des cigales et des grenouilles ne m’empêchait pas d’entendre la voix de mon créateur;
non au contraire, cette symphonie naturelle portait sa voix jusqu'au fond de mon cœur.
Quel privilège d'avoir vécu cette parenthèse comme hors du temps et des bruits de la ville!
La vie citadine saturée d'agitations de toutes sortes est hélas, davantage propice au stress qu'à la douce communion
avec notre créateur.
Ma nature calme et contemplative a du mal à comprendre ceux qui s'immergent de musiques assourdissantes et
d'informations constantes à renfort de TV, de PC, d'MP3 ou d'I phone…
Après
réflexion, j'ai remarqué que s'il n'y avait que moi à la maison, la
radio serait toujours éteinte, les CD ne
sortiraient jamais de leurs boitiers et les écouteurs n'existeraient
même pas; la TV fonctionnerait ponctuellement et en sourdine et mon
monde serait le monde du silence…
Ce
n'est pas que je n'aime pas la musique, j'aime la transparence et la
clarté d'Haydn qui me donne une sensation de
stabilité, d'ordre et de sécurité; celle de Schubert dont émane une
gamme infinie de sentiments et d'émotions; j'aime les musiques douces
porteuses de textes profonds, spirituels et poétiques
mais j'aime par dessus tout cela la mélodie des oiseaux, le chant
des cascades cristallines ou le ressac des vagues sur le sable…
Et j’aime encore plus le silence, j'en ai besoin comme de l'air qu'on respire ou l'eau qu'on avale.
Je l'aime parce qu'il est porteur de paix et propice à la méditation philosophique ou spirituelle, favorable à
l'attention qu'on peut porter aux autres et à l'essentiel.
Le silence me rend réceptive à ce que Dieu veut me révéler car sa voix est un murmure doux et léger.
Certains se demandent pourquoi Dieu parle de moins en moins aujourd'hui…
Dieu ne parle pas moins qu'autrefois, mais sa voix est simplement noyée dans le flot des bruits qui nous submergent
tout le long du jour.
Apprenez à faire silence devant Dieu.
Eteignez toute la technologie moderne qui stresse votre âme (même inconsciemment) et vous empêche d'entendre votre
créateur.
Faites
taire toutes les voix discordantes dans votre âme, tous vos soucis, vos
questions, vos frustrations et vos
angoisses et penchez vous sur l'épaule de votre créateur, tout près
de sa bouche, prêt à écouter ses consolations, ses conseils et ses mots
d'amour divins et constructifs.
Ne soupirez-vous pas après son murmure
doux et léger qui rafraichit et désaltère l'âme la plus desséchée?

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