Pour s’adapter et mettre ses talents au service des autres, le chrétien doit renoncer à vouloir se construire une
tour d’ivoire.
Or la tentation est grande de former un monde « parallèle », protégé, digne de lui, de son
attention.
Nous pouvons comparer l’humanité à un fleuve qui, commençant avec le premier couple, se terminera avec le retour du
Christ : le fleuve de l’histoire humaine.
Dieu est constamment intervenu dans cette histoire.
Comme nous l’avons déjà vu, son intervention se fait essentiellement à travers les dons qu’il fait aux hommes, don
adapté à chaque époque selon sa sagesse.
Cette rivière, à cause du péché, est devenue boueuse et les hommes ont davantage employé leurs dons pour dominer les
uns sur les autres que pour s’entraider.
Certains,
en face de ce fleuve de l’histoire, souvent fait de fer et de sang,
jonché de divers détritus, ont imaginé
l’église comme étant une petite rivière d’eau pure courant son
propre destin, en parallèle au grand fleuve du monde. L’évangélisation
consisterait alors à faire passer de l’eau du grand fleuve à
la petite rivière, à travers divers filtres.
Cette vision des choses explique que lorsque des impuretés sont découvertes dans la pseudo-rivière pure, beaucoup de
chrétiens sont scandalisés : comment est-ce possible chez nous !
Quel filtre n’a pas fonctionné ?
Quelle loi faut-il placer en plus ?
Or cette rivière n’existe pas, c’est une illusion fantasmatique et dangereuse parce qu’elle engendre tout un type de
relations dysfonctionnelles.
Bien que n’étant pas du monde, nous sommes appelés à être dans ce monde.
Comme le commente Jésus, est-ce qu’on apporte une lampe pour la mettre sous un lit ?
Sa place n’est-elle pas plutôt sur un chandelier ?
C’est bien au sein du fleuve qu’est notre place.
D'après un article de J.Poujol/V.Duval-Poujol

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