lundi 8 septembre 2014

Les remèdes: la voie de Dieu ou celle des hommes?


 D'après Watchman Nee
L'amour de soi-même a naturellement pour effet le recours à des moyens personnels.
Au lieu de traiter en Dieu la racine de la maladie, les chrétiens préfèrent se soigner par des médicaments.
Nous n'avons pas l'intention ici de perdre beaucoup de temps à discuter si un croyant peut utiliser des remèdes ou non.
Mais ce que nous tenons à dire, c'est ceci: Puisque le Seigneur Jésus, dans le salut qu'il nous a procuré, a pourvu à la guérison de notre corps, ce ne peut être, semble-t-il, que par ignorance, sinon par incrédulité, que nous avons recours aux inventions humaines.
Les chrétiens doivent-ils ou ne doivent-ils pas employer des remèdes?
Le débat est ouvert entre les nombreux argumentateurs.
Ils ont l'air de croire que si cette question est résolue, on tient la réponse à toutes les questions.
Mais se rend-on compte que la vie spirituelle ne repose pas sur un principe de permission ou d'interdiction, mais sur les directions que Dieu donne de cas en cas?
La question qui se pose pour nous est donc la suivante: quand un croyant, à cause du souci qu'il a de sa personne, a recours à la médecine dans un désir de guérison, est-il conduit par le Saint esprit ou sa façon d'agir émane-t-elle exclusivement de lui-même?
Dans la question du salut, la nature humaine est ainsi faite qu'après avoir traversé de nombreuses circonstances adverses, certains ne sont guère portés à être sauvés par la foi et ils s'efforcent de se sauver par les œuvres.

Même s'il est écrit:
Galates 2:16  "Néanmoins, sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme  est justifié, mais par la foi en Jésus-Christ, nous aussi nous avons  cru en Jésus-Christ, afin d’être justifiés par la foi en Christ et non  par les œuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par  les œuvres de la loi."

N'en est-il pas de même pour la guérison du corps?
La bataille pour la guérison divine est même plus rude, parfois, que celle qui a pour enjeu le pardon du péché.
Les croyants admettent plus qu'à moins de se confier en Jésus Christ pour leur salut, ils ne pourront pas entrer au ciel; mais pourquoi, demandent-ils, devraient-ils dépendre de l'intervention du Seigneur pour leur guérison quand il y a tant de moyens médicaux disponibles?
Notre attention ne doit donc pas se concentrer sur la question: Peut-on employer des remèdes?
Mais sur celle-ci: Avoir recours aux remèdes, parce que c'est notre ligne de conduite, n'est-ce pas faire bon marché du salut de Dieu?
On pourrait faire le même raisonnement avec le péché: pour aider les hommes à bien se conduire, le monde n'a-t-il pas créé de nombreuses écoles de philosophie, de psychologie, de morale et de bonne tenue, pour ne rien dire des innombrables rituels et autres règles de bonne vie?
Pouvons-nous, comme chrétiens, accepter de tels moyens et les considérer comme excellents et dignes d'être adoptés?
Sommes-nous pour l'œuvre parfaite accomplie par le Seigneur Jésus sur la croix, ou pour ces ingénieuses trouvailles humaines?
C'est par un chemin analogue que le monde a imaginé des médicaments de toute espèce pour soulager les hommes de leurs maux; pourtant le Seigneur a accompli lui-même sur la croix l'œuvre du salut qui concerne le corps.
Allons-nous donc chercher la guérison par des méthodes humaines, ou compterons-nous sur le Seigneur pour être guéris?
Nous reconnaissons que Dieu se sert occasionnellement d'intermédiaires pour manifester sa puissance et sa gloire.
Cependant, à en juger par l'enseignement des écritures et par l'expérience des chrétiens, nous sommes obligés de confesser qu'après la chute de l'homme, ce sont nos sentiments qui semblent dominer nos vies, ce qui nous incite naturellement à avoir recours aux intermédiaires, plutôt qu'à Dieu lui-même.
Pendant les périodes de maladie, en effet, nous avons observé que les chrétiens font plus facilement appel aux remèdes qu'à la puissance de Dieu.
Bien que leurs lèvres proclament leur confiance en cette puissance, leur cœur semble totalement accaparé par les remèdes, comme si la puissance de Dieu ne pouvait pas être libérée sans leur aide.
Il ne faut pas s'étonner si ces chrétiens manifestent de la tension, de l'anxiété et de la crainte, et demeurent constamment à l'affût d'un moyen de guérison.
Ils ne savent pas ce qu'est cette paix qui engendre la confiance.
Ainsi absorbés par la recherche de remèdes et le recours continuel à leur vertu, ils se tournent vers le monde et sacrifient la présence de Dieu.
Par la maladie, Dieu a cherché a attirer les hommes plu près de lui, mais il semble que c'est le contraire qui se produit.
Il s'en trouve peut être quelques uns qui peuvent employer des remèdes sans faire du tort à leur vie spirituelle, mais ceux là sont rares.
La plupart des enfants de Dieu sont portés à s'appuyer sur des intermédiaires plus que sur lui, et il en résulte que leur vie spirituelle souffre de leur utilisation.
Il y a une grande distinction à faire entre la guérison par les remèdes et la guérison par Dieu.
La puissance des premiers est naturelle, tandis que la puissance de l'autre est surnaturelle.
La manière d'obtenir la guérison est également distincte: en employant les remèdes on met sa confiance dans la science des hommes, tandis qu'en dépendant de Dieu la confiance est dans l'œuvre et la vie du Seigneur Jésus.
Même si le docteur est un croyant, qui demande à Dieu la sagesse et la bénédiction quand au remède appliqué, il est incapable de procurer une bénédiction spirituelle à celui qui est guéri; car ce dernier inconsciemment, a déjà fondé son espoir de guérison sur le remède plutôt que sur la puissance du Seigneur.
Bien qu'il soit guéri physiquement, sa vie spirituelle y perdra.
Si la personne se confie véritablement en Dieu, elle s'en remettra à son amour et à sa puissance.
Elle prendra des informations et fera des recherches quand à la cause de sa maladie, en quoi elle a p déplaire au Seigneur.
Ainsi par sa guérison, elle sera guérie à la fois spirituellement et corporellement.
En faveur des remèdes, beaucoup de personnes invoquent comme argument le fait que c'est Dieu qui les donne, et par conséquent il n'y a pas de raison qu'on s'en prive.
Mais ce que nous cherchons à souligner, c'est ceci: Est-ce Dieu qui nous conduit à utiliser les remèdes?
Nous n'allons pas ouvrir une controverse pour établir si, oui ou non, le médicament vient de Dieu; le point à éclaircir est le suivant: oui ou non, le Seigneur Jésus a-t-il été donné par Dieu à ses enfants comme le sauveur de leurs maux physiques?
Devons-nous chercher une guérison dans la puissance naturelle des remèdes comme les non-croyants et les chrétiens faibles dans la foi, ou devons-nous accepter le Seigneur Jésus que Dieu nous a destiné et nous confier en son nom?
Se fier aux médicaments et accepter cette vie du Seigneur Jésus sont deux choses diamétralement opposées.
Nous reconnaissons l'efficacité des remèdes et d'autres interventions médicales, mais ces guérisons sont naturelles; il leur manque ce que Dieu a préparé de meilleur pour les siens.
Les croyants peuvent demander à Dieu de bénir les remèdes et d'être guéris.
Ils peuvent aussi remercier Dieu d'avoir été guéris par ce moyen, et se regarder comme ayant été guéris par Dieu lui-même.
Cependant cette guérison n'est pas la même que l'acceptation de la vie du Seigneur Jésus.
Car par leur méthode, ils s'évitent de la peine marchant sur le chemin facile de la chair, et abandonnent le bon combat de la foi.
Si dans notre bataille contre Satan, la guérison était le seul objectif à atteindre en cas de maladie, alors nous pourrions utiliser n'importe quel moyen de guérison à notre portée.
Mais si des objectifs plus importants que la simple guérison de notre corps doivent être atteints, notre devoir n'est-il pas de nous tenir tranquille devant Dieu et d'attendre sa méthode et son heure?
Nous ne voulons pas être intransigeants et prétendre que Dieu ne bénit jamais les remèdes.
Nous savons qu'il les a bénis bien des fois, il est si bon et généreux!
Mais les chrétiens qui se fient aux remèdes ne se tiennent pas sur le terrain de la rédemption.
Ils prennent la même position que les gens du monde.
Ils n'ont aucun témoignage à rendre à Dieu dans cette affaire.
Avaler des pilules, appliquer des onguents, prendre des injections ne nous procurera pas la vie du Seigneur Jésus.
En nous confiant en Dieu, nous sommes élevés à un niveau supérieur à celui de la nature.
 La guérison par les remèdes est souvent lente et douloureuse: la guérison de Dieu est rapide et bénie.
Il y aune observation qui ne soulève certainement aucun doute, c'est que si nous sommes appelés à notre guérison par notre seule dépendance de Dieu, nous en retirerons un profit spirituel qu'une guérison par les remèdes ne pourra jamais nous procurer.
Quand la maladie oblige les hommes à se mettre au lit, comme ils se repentent profondément de leur vie passée!
Mais une fois guéris par les remèdes, ils s'éloignent encore davantage de Dieu.
Mais ils ne s'exposeraient pas à de telles suites s'ils étaient guéris en s'attendant à Dieu par la foi en Jésus Christ.
Car ils confessent leurs péchés, renoncent à eux-mêmes, se confient dans l'amour de Dieu et dépendent de sa puissance. Ils acceptent la vie et la sainteté de Dieu, et ils établissent avec lui une relation nouvelle qui les attache à lui sans retour.
La leçon que dieu cherche à nous apprendre dans la maladie, c'est de mettre un terme définitif à notre activité propre, et de nous confier en lui sans réserve.
Combien souvent, quand nous cherchons anxieusement la guérison, nous sommes maintenus sur le qui-vive par un cœur rempli d'amour de nous-mêmes. Nous oublions Dieu et la leçon qu'il cherche à nous apprendre.
Car si les enfants de Dieu étaient exempts de cet amour d'eux-mêmes, rechercheraient-ils la guérison avec une telle avidité?
S'ils en avaient vraiment fini avec leurs activités propres, invoqueraient-ils le secours de la médecine humaine? Pas du tout.
Ils s'examineraient tranquillement devant Dieu, cherchant premièrement à comprendre la signification de leur maladie et lui demandant ensuite à lui la guérison, sur la base de l'amour du Père.
Le contraste entre l'appui qu'on trouve dans les ressources médicales et celui qu'on trouve dans la puissance de Dieu, c'est que dans le premier cas la personne recherche avec ardeur la guérison, tandis que dans le second elle aspire calmement à connaitre la volonté de Dieu.
Si les chrétiens cherchent tellement la guérison quand ils sont malades, c'est parce qu'ils sont remplis d'amour pour eux-mêmes, puis d'un désir impétueux et portés par leur propre force.
Ils réagiraient autrement s'ils voulaient apprendre à dépendre de la puissance de Dieu.
S'ils veulent mettre leur confiance en Dieu pour être guéris, ils devront confesser leurs péchés honnêtement, les abandonner et accepter de se livrer entièrement au Seigneur.
 Il ya beaucoup de chrétiens malades aujourd'hui.
Or, dans chacune de ces maladies, le Seigneur poursuit un objectif spécial.
Chaque fois, que le moi renoncera à sa puissance, Dieu guérira.
Si les chrétiens refusent de se courber, s'ils ne veulent pas recevoir la maladie comme ce que Dieu a de meilleur, et s'ils ont recours à des moyens autres que Dieu, ils seront ressaisis par la maladie, même après leur guérison.
Si l'amour d'eux-mêmes continue à les tenir, s'ils ne pensent continuellement qu'à eux-mêmes, Dieu leur donnera de nouvelles raisons de se prendre en pitié.
Il leur fera voir que les remèdes terrestres ne peuvent pas guérir définitivement.
L'intension que Dieu entend réaliser, c'est que ses enfants sachent qu'un corps sain et fort n'est pas destiné à notre satisfaction personnelle et ne doit pas être utilisé en harmonie avec nos propres désirs, mais appartenir entièrement à Dieu.

Romains 12:1 " Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos  corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable."

L'esprit de guérison est un esprit de sainteté.
Ce qui nous manque, ce n'est pas la guérison, c'est la sainteté.
Ce dont nous avons besoin d'être délivrés, ce n'est pas de la maladie, c'est du moi.
Quand un enfant de Dieu a refusé l'emploi de moyens et de remèdes humains et s'est confié dans le Père avec simplicité de cœur, il remarquera que sa foi est devenue forte.
Il est entré dans une relation nouvelle avec Dieu.
Il commence à vivre par cette vie à laquelle il ne croyait auparavant.
Il confie à son Père céleste son corps aussi bien que son esprit et son âme.
Il découvre que la volonté de Dieu est de manifester la puissance du Seigneur Jésus et l'amour du Père.
Il est conduit à manifester sa foi pour vérifier que le Seigneur rachète le corps aussi bien que l'esprit et l'âme.

Matthieu 6/24-25: " Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre;  ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir  Dieu et Mamon. C’est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas pour votre vie…"

Le Seigneur prendra soin de tout ce que nous lui confions.
Si nous obtenons une guérison instantanée, bénissons Dieu.
Si les symptômes s'aggravent, ne laissons pas le doute prendre le dessus, mais tournons les yeux vers la promesse de Dieu, et ne donnons à l'amour de nous-mêmes aucune occasion de se réveiller.
Dieu peut se servir de cette situation même pour éteindre les derniers feux de notre attachement à notre moi.
Si nous tenons compte de l'état de notre corps, nous commencerons à douter, mais si nous contemplons la promesse de Dieu, nous nous approcherons plus près de lui, notre foi sera fortifiée et pour finit notre guérison nous sera accordée.
Nous devons cependant prendre garde de ne pas tomber dans les extrêmes.
Bien que Dieu se soit fixé comme objectif que nous comptions sur lui, une fois que nous avons réellement renoncé à nos activités propres et que nous avons mis notre confiance ne lui dans la plénitude de la foi, il se peut qu'il prenne plaisir à nous voir utiliser quelque moyen naturel pour venir au secours de notre corps.
Ce que nous entendons, ce sont par exemple des articles naturels, comme Paul qui a prescrit à Timothée un peu de vin pour son estomac. (1 Timothée 5/23)
Il y a pour nous une leçon utile à tirer de ce cas particulier.
Nous devons, c'est parfaitement vrai, faire preuve de foi et dépendre de Dieu; mais en même temps, nous devons nous garder des extrêmes.
Si notre corps est faible, nous devons accepter d'être conduits par le Seigneur à prendre quelques aliments spécialement nourrissants.
En ayant recours à une telle nourriture sous la direction du Seigneur, notre corps sera fortifié.
Jusqu'à sa pleine rédemption, nous continuons à être des humains; nous possédons un corps physique et nous devons être attentifs à ses besoins naturels.
L'usage de tels aliments n'est pas en contradiction avec la foi.
Mais les croyants doivent prendre garde de ne pas se contenter de connaitre simplement la valeur de tel ou tel aliment: l'essentiel c'est l'acte de foi en Dieu.

D'après "L'homme spirituel"

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