lundi 8 septembre 2014

Transporté par le vent

 
Un cours d’eau, partit de la montagne et atteignit enfin les sables du désert.
Il essaya de traverser cette barrière comme il aurait traversé les autres, mais il s’aperçut qu'en courant dans le sable, ses eaux disparaissaient.
Il était convaincu que sa destinée était de traverser le désert, et pourtant ce n’était pas possible.
Alors, une voix, venue du désert, murmura: « Le vent traverse le désert, le cours d’eau peut en faire de même. »
Le cours d’eau objecta qu'en se jetant dans le sable, il se faisait absorber, tandis que le vent pouvait voler, c’est pour cela qu'il pouvait traverser le désert.

« En te précipitant de ta manière habituelle, tu ne pourras pas traverser. Tu dois laisser le vent t’emporter jusqu'à ta destination. »

« Comment cela pourrait-il se faire ? »

« En te laissant absorber par le vent. »


Cette idée était impossible à accepter pour le cours d’eau. Après tout, jamais il ne s’était laissé absorber auparavant. Il ne voulait pas perdre son individualité.

Car, quand il l’aurait perdue, comment savoir s’il la retrouverait?

« C’est la fonction du vent, dit le sable; il prend l’eau, l’emporte au dessus du désert, puis la laisse retomber. L’eau tombe en pluie et redevient rivière. »

« Comment puis-je savoir si c’est vrai ? »

« C’est ainsi, et si tu ne le crois pas, tu ne pourras rien devenir d’autre que marécage et là non plus tu ne seras pas un cours d’eau. »

« Mais ne puis-je donc rester le cours d’eau que je suis aujourd'hui ?»

« Dans un cas comme dans l’autre, tu ne peux demeurer le même, murmure la voix. Même aujourd'hui, tu as le nom que tu portes
parce que tu ne sais pas ce qui en toi est la partie essentielle.. »

Le cours d’eau réfléchit, puis laissa ses vapeurs s’élever dans les bras accueillants du vent qui, sans effort, l’emporta doucement au loin.

Si nous voulons franchir le désert acceptons nous aussi d'être transformés et laissons le vent de l'Esprit nous transporter plus loin là où Dieu nous attend.
Philippiens 3:20-21 "Mais nous, nous sommes citoyens des cieux, d’où nous attendons aussi comme Sauveur le Seigneur Jésus-Christ, qui transformera le corps de notre humiliation, en le rendant semblable au corps de sa gloire, par le pouvoir qu'il a de s’assujettir toutes choses."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.

Creuser d’anciens puits

  Genèse 26.1-4 « Il y eut une famine dans le pays, outre la première famine qui eut lieu du temps d’Abraham ; et Isaac alla vers Abimé...