mardi 9 septembre 2014

J'irai où tu iras...





Depuis ma conversion, j'ai toujours aimé le livre de Ruth.
Au départ parce que c'est un livre qui parle de femmes exemplaires (Ruth et Noémie), un livre bucolique qui finit comme un conte de princesse qui trouve son prince charmant...
C'est aussi pour cette raison que j'ai appelé ma fille Noémie; prénom signifiant "charme et gaité".
Mais au fond, ce livre est bien plus qu'une tranche de vie bénie, il est une profonde leçon pour tous les croyants qui traversent la souffrance et en cherchent un sens et une solution divine.
 
Résumé du livre:
Le soleil brille, implacable, les champs jaunissent, la terre est dure et fendue; cela fait longtemps qu'aucune goutte de pluie n'est tombée. Une caravane lourdement chargée s'éloigne de Bethléem: c'est Elimélech, un des riches habitants de la ville qui quitte le pays, accompagné de sa femme Noémie et de ses deux fils, en direction de Moab, sur l'autre rive du Jourdain.
Elimélech meurt, ses fils épousent des filles du pays, appelées Orpa et Ruth. Dix ans plus tard les deux fils meurent aussi, et Noémie reste seule, sans mari et sans enfant. Apprenant que la famine est terminée à Bethléem, elle décide de retourner chez elle. L'heure du départ est venue, Noémie veut se séparer de ses belles filles : "Restez chez vous et que Dieu vous bénisse". Orpa et Ruth refusent de la quitter: "Nous retournerons avec toi, chez ton peuple". Noémie essaie de les en dissuader: "Attendez-vous de moi des fils pour vous marier? Soyez raisonnables et restez chez vous".
Elles se trouvent toutes trois au bord du chemin et pleurent.
Que de douleur renfermée dans ces larmes: les deuils successifs, la solitude, le sentiment d'abandon... peuvent-elles encore supporter une nouvelle rupture?
Orpa prend la décision de rester. Tandis que Ruth choisit de continuer la route avec sa belle-mère : "N'insiste pas près de moi pour que je te quitte et m'éloigne de toi; car partout où tu iras, j'irai; où tu demeureras, je veux demander; ton peuple sera mon peuple et ton Dieu sera mon Dieu." lui dit-elle.
Les deux femmes cheminent en silence sur la voie du retour.
Lorsqu'elles arrivent à Bethléem, tous sont frappés de stupeur: est-ce vraiment Noémie, cette femme qu'autrefois tout le monde enviait ?
L'été est arrivé et la moisson est bonne, mais il n'y a rien à manger dans la maison de Noémie. Alors, elle envoie Ruth récolter les gerbes de blé laissées intentionnellement pour les pauvres. Elle va glaner dans le champ de Boaz, un parent de Noémie, qui est l'homme le plus influent de la ville. Quand celui-ci apprend de qui elle est la bru, il lui permet de récolter du blé pour subvenir à ses besoins.
Ruth rentre chez elle et raconte l'incident à sa belle-mère qui décide que le temps est venu pour la jeune femme de se marier. Elle lui dit d'aller se coucher aux pieds de Boaz quand il dormira dans sa grange. Ainsi fait-elle, et vers minuit, l'homme se réveille et trouve Ruth à ses pieds. Celle-ci lui explique qu'il doit racheter les terres qui appartenaient Elimélech, et aussi la prendre pour femme (selon la coutume). Boaz accepte et Ruth se faufile aux aurores pour rapporter la nouvelle à Noémie qui attend impatiemment.
Le matin venu, Boaz propose à un parent plus proche de Noémie de racheter les terres d'Elimélech ; celui-ci accepte, mais quand il apprend qu'il doit aussi épouser Ruth, il refuse et cède ses droits à Boaz qui, devant les habitants de la ville, rachète les champs et l'épouse lui-même. Celle-ci donne naissance à Obed, qui sera le grand-père du roi David.
 
Les leçons que ce livre enseigne au sujet de la souffrance:
1. Nos rêves les plus chers pour la vie présente, ceux que nous croyons essentiels à notre bonheur, doivent être abandonnés si nous voulons connaître Dieu véritablement. Mais nous n'arriverons pas à les abandonner à moins que quelques uns de ces rêves volent d'eux-mêmes en éclat et que nous connaissions la souffrance.
 
2. La douleur ne prouve pas que notre foi est faible mais que nous sommes des humains. La douleur est nécessaire afin que nous puissions découvrir en nous-mêmes une soif pour des rêves meilleurs que nous étions jusqu'alors incapables de découvrir ou d'apprécier.
 
3. Certains de nos rêves vont se briser et le fait de savoir que Dieu aurait pu en assurer la pleine réalisation créé en nous un malaise qui pourrait créer une crise de foi.
 
4. Seule une expérience d'une profonde douleur doit nous rendre capables de reconnaitre la véritable vie et d'en jouir pleinement.
 
5. Peu de chrétiens se désaltèrent vraiment à la source d'eau vive, bien qu'ils la possèdent. La souffrance doit nous donner cette soif qui nous amènera à boire de cette eau qui élèvera notre adoration, fortifiera notre témoignage et remplira notre coeur d'amour fraternel.
 
6. Quoi qu'il arrive dans la vie, un rêve merveilleux reste toujours accessible. Les meilleurs rêves sont indestructibles!
 
Romains 12/2: "  Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait."
 
J'aime les paroles de ce chant écrit par Jean-Jacques Goldman et ce serait bien qu'elles soient comme une prière de notre part envers Dieu:" J'irai où tu iras*, mon pays sera toi, qu'importe la place, qu'importe l'endroit." 

(*bien sûr Dieu est partout, mais il nous conduit par son Esprit là où il veut que nous nous associons à lui dans son œuvre)

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