mardi 9 septembre 2014

Prêts pour le changement?


 


Le Seigneur ne nous a pas créés pour stagner, mais pour évoluer.
Seulement, la nature humaine n’aime pas le changement.
Bien des gens ont peur du changement et préfèrent conserver leur routine sécurisante.
Ils ne sont pas spécialement satisfaits, mais ils se sont familiarisés avec leur condition, leurs amis, leurs mauvaises habitudes, leur travail.
 
Mark Twain a dit : «La seule personne qui aime le changement est le bébé mouillé».
Les années passent mais ils gardent les mêmes blessures, les mêmes rancunes, les mêmes complexes, les mêmes manies ; Ils ne se sont jamais risqué à louer Dieu au-delà des mains dans les poches ; Si une opportunité d’assumer de nouvelles responsabilités s’offre à eux, ils s’effacent…
Souvent, nous nous plaignons de notre condition et languissons après le changement, mais nous ne sommes pas prêts à payer le prix.
Or, nous ne recevrons jamais les grandes choses de la vie sans faire les grandes choses qu’il est nécessaire pour les voir s’accomplir.
Pendant longtemps, un ancien collègue de travail retraité m’a téléphoné pour me partager ses problèmes et trouver conseil: Il souffrait de solitude et d’ennui.
Il voulait aussi faire sa vie mais, selon lui, aucune femme ne s’intéressait à lui.
Un jour, je l’ai invité à l’une de nos réunions d’église.
Lorsque je suis passé le prendre à son domicile, il était sale et empestait.
Il n’avait pas fais sa toilette depuis deux jours, ses vêtements étaient maculés de tâches et chiffonnés, son appartement puait.
Je lui ai dit : «Jean-Marie, voilà pourquoi tu n’as pas d’amis : Tu ne fais aucun effort. Ton attitude relève du mépris envers celui qui t’invite, en l’occurrence moi, puis envers les gens, car tu ne cherches pas à te rendre beaux à leurs yeux. Comment veux-tu que les gens t’aiment si tu ne les aimes pas toi-même ? Ce n’est pas qu’ils soient superficiels, mais veiller à son apparence est une manière de les honorer».
Il me téléphonait également pour que je l’aide à trouver une occupation.
Je lui ai alors donné des idées et je l’ai aiguillé vers des associations, mais il ne s’y est jamais rendu.
D’autre part, il était facilement déçu par les gens, car ils ne rentraient pas à la perfection dans le moule de son idéal.
Puis je lui ai dit : «Si tu attends que les gens soient parfaits, tu ne t’intègreras nul part.Tu dois te montrer flexible et tolérant. Tu veux que les individus t’acceptent mais tu n’es pas prêt à les accepter tel qu’ils sont».
De temps à autre, il m’appelle et se plaint toujours des mêmes problèmes.
Il me pose toujours les mêmes questions et je lui apporte toujours les mêmes réponses.
Comme vous le voyez, cet homme aspirait au changement, mais sans vouloir rompre avec les mêmes schémas destructeurs qui l’ont ralenti toute sa vie et sans faire d’efforts.
Nous ne pouvons semer en terre un type de semence et nous attendre à récolter une plante d’un autre type.
Ou encore, nous ne pouvons pas ne rien semer du tout puis penser que quelque chose va sortir de terre.
Cette phrase peut sembler ne rien vouloir dire, mais : «il n’y a pas de changement sans changement», ou «seul le changement amène un changement».
Nous voyons cela aussi avec le peuple hébreu du temps de l’exode.
L’Éternel avait demandé à Moïse de les conduire en Canaan, une terre où coulaient le lait et le miel, seulement, le cœur de ce peuple était dur et ils ne cessaient de se plaindre des adversités rencontrées sur leur trajet.
«Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx» (Nombres 11v5)
Ils préféraient encore l’esclavage facile, plutôt que la terre de liberté au prix du changement.
Par la suite, vous apprendrez que tous sont morts, et que seul Josué, Caleb, et la jeune génération sont entrés en terre promise.
Savez-vous que certains criminels commettent des crimes rien que pour retourner en prison ?
Ils se sont tellement habitués à la captivité que la liberté leur fait peur !
Ils trouvent une certaine sécurité dans la médiocrité car elle leur est familière.
Enfin, une autre raison pour laquelle nous stagnons est que nous nous accrochons à ce qui nous a été profitable autrefois. Mais que Dieu nous ait béni un temps, ou qu’une chose ait été bonne autrefois, ne signifie pas qu’elle le sera indéfiniment. Le Seigneur a quelque chose de nouveau.
«Ne vous souvenez pas des choses précédentes, et ne considérez pas les choses anciennes. Voici, je fais une chose nouvelle ; maintenant elle va germer, ne la connaîtrez–vous pas ? Oui, je mettrai un chemin dans le désert, des rivières dans le lieu désolé» (Esaïe 43 v 18-19)
 
Olivier MOULIN

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