Un article partagé par Hélène
« Pourquoi remettre à demain, ce que l’on peut faire
après-demain ? »
telle serait la devise des procrastinateurs !
Remettre les choses au lendemain s'appelle la procrastination.
C'est une espèce de maladie beaucoup plus répandue qu'on le croit. Peut-être en êtes-vous atteint ?
C'est Jean de La Fontaine qui l'a découverte et la mise en vers (Le lièvre et la tortue).
Considérée comme un défaut dont on sourit parfois, elle n’en reste pas moins un dysfonctionnement.
Considérée comme un défaut dont on sourit parfois, elle n’en reste pas moins un dysfonctionnement.
Elle entraîne donc des péchés qui doivent être confessés et abandonnés pour en guérir !
Il peut aussi être nécessaire de comprendre d’où vient ce dysfonctionnement pour rompre les liens.
Les étapes de la procrastination
La procrastination suit souvent le même schéma, avec des étapes définies :
Vous devez faire quelque chose, qui ne vous attire pas plus que cela, et dont vous ne retirerez pas de
bénéfice ;
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Vous reportez une première fois sans raison valable (il fait beau aujourd’hui, je commencerai demain) ;
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Vous constatez le problème car vous n’avez pas fait ce que vous aviez à faire ;
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Vous continuez à reporter malgré tout ;
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Vous vous en voulez mais vous trouvez a posteriori des excuses ;
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Vous reportez encore ;
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Vous finissez par faire la tâche.. ou parfois vous ne terminez jamais ;
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Dans tous les cas, vous vous sentez coupable et vous vous jurez de ne plus procrastiner ;
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Vous recommencez.
Ayant
mis des semaines à produire un compte-rendu de réunion de Conseil
d’Administration, j’envoyais donc ce
document finalement réalisé au Président de l’association concernée,
avec ce petit mot d’excuse : « désolée pour cette longue
procrastination», avec quelque ironie et
humour…
Etant souvent dans cette situation, j’ai été poussée à aller chercher les raisons et les solutions à ce
dysfonctionnement.
Je voulais en finir avec ces retards à répétition, ces listes de choses à faire qui n’en finissent pas (et
finissent… à la poubelle).
A la lecture des différents articles, je me retrouvais dans beaucoup de descriptions… le verdict était
tombé : j’étais une procrastinatrice (ça n’existe pas dans le dico) !!
Au quotidien, cela me jouait des tours, m’empêchait d’être libre d’esprit, car j’avais toujours en tête
quelque chose de non fait ou de pas fini… avec toute la culpabilité qui va avec !
Ce que je réalisais aussi c’est que beaucoup de péchés y étaient associés.
En voici une petite liste :
http://pierre-philippe.blogspot.fr/2009/01/cette-maladie-quon-appelle.html
http://www.procrastination.fr/1/quelles-sont-les-causes-de-la-procrastination.html
http://www.doctissimo.fr/html/psychologie/bien_dans_sa_peau/9801-procrastination.htm
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Cette maladie est le fruit de l'indécision. Elle
procure un plaisir trouble, mélange de frustration, d'angoisse et de
sentiment de tout contrôler, de décider soi-même, d'être
maître de son destin en somme.
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Paresse, contrôle, orgueil : parce qu'on trouve
toujours quelque chose de plus important, ou plus facile, ou plus
marrant à faire. Parce qu’on n’est pas en forme au jour J
et qu'on pense qu'on sera mieux le lendemain. Et en plus, parce que
le procrastinateur fait attendre les autres, il se sent important, voire
indispensable.
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Le mensonge : ça ne changera rien au schmilblick si
on commence un peu plus tard, n'est-ce pas? Le procrastinateur commence
quand il aura toutes les infos nécessaires, et le
temps nécessaire devant lui. Et plus il attend et plus il y a de
chances que la demande disparaisse ou qu'elle évolue ; et s'il commence
tout de suite, il aura travaillé pour rien.
-
Insoumission : chez certaines personnes, repousser
le travail que l'on attend d'eux est une façon de préserver leur
autonomie et leur indépendance. Lorsqu'on leur donne
quelque chose à faire, elles se disent: "Vous ne pouvez pas
m'obliger à faire ça, je le ferai quand j'en aurai envie. C'est moi qui
décide". Procrastiner leur donne ainsi l'impression de
contrôler les situations dans lesquelles d'autres personnes font
autorité.
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La peur (d'être seul, de la solitude et de
l'isolement) : les procrastinateurs peuvent avoir besoin de se sentir
constamment connectés et liés à d'autres personnes. Par
exemple, il se peut que vous vous mettiez à procrastiner jusqu'à ce
que des problèmes réels surviennent et que quelqu'un soit obligé de vous
aider pour vous conseiller ou vous protéger. La
procrastination devient donc un moyen de vous assurer que quelqu'un
sera présent pour vous guider et vous aider dans votre vie. Dans sa pire
des formes, la procrastination peut devenir elle-même
une espèce de compagnon imaginaire qui vous rappelle sans arrêt tout
ce que vous avez à faire.
Pour s’en sortir ? Des sites donnent des idées « techniques » :
- Se fixer des échéances claires ;
- Ne pas sous estimer le temps nécessaire aux différentes tâches ;
- Se donner des objectifs réalistes : "Méfiez-vous des éléphants lointains. Ils ont l’air de tout petits points gris à l’horizon jusqu'à ce qu’on soit juste devant !" ;
- Dans tous les cas, fixez-vous une règle : pas plus d’un seul report ;
- Anticipez les obstacles.
Vous pouvez aussi en parler avec quelqu’un de confiance (pasteur, ami chrétien…) qui vous conseillera, priera avec et pour vous, vous guidera dans la voie de la guérison, et vous soutiendra si vous retombez.

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